Je vois...
Stalker, c'est un boulot de longue haleine et qui requiert de la précision.
Une phrase anodine, au milieu d'une conversation... Le stalker se souvient de tout.
Des heures de visites sur différentes pages... Le stalker examine tout.
Des tas de commentaires sur ses profils, sur différents sites. Parfois un détail ouvre la porte à un nouveau et vaste champ d'investigation.
Et soudain, la phrase anodine revient. Et un commentaire tout à fait banal, plus banal même que beaucoup d'autres se détache sur cette page, comme s'il se mettait à clignoter. Et la photo qui l'accompagne, même si elle semble banale, beaucoup plus banale même que celle de la majorité des filles qui ont commenté sa page.
Deux ou trois clicks plus tard, il n'y a plus aucun doute. Cette nana, c'est son ex. Rien dans son profil à elle, rien dans sa photo ne le prouve de manière irréfutable. C'est juste une évidence.
Je l'observe minutieusement, déçue et soulagée parce qu'en fait il n'y a pas grand chose à voir. Elle n'est pas jolie. Non, elle n'est pas moche non plus. Si je n'étais pas un bon stalker, j'aurais pu la voir dix mille fois, sans jamais m'arrêter sur elle.
Soulagée parce qu'elle n'est pas un canon, parce que rien dans son profil ne révèle une personne géniale, super intelligente ou je ne sais quoi. Soulagée parce que je me dis "Bah oui, en fait... Moi aussi je pourrais lui plaire".
Et un peu déçue en même temps. Parce que lui aussi, dans le fond, est quelqu'un d'ordinaire.
(oui, c'est un dépressif, torturé, masochiste, caractériel, sociopathe tout ce qu'il y a de plus banal)
Ce que JE suis
Ce que je veux, ce que je dois
Ce que je fais, ce qui est mal
Ce que je fais, ce qui fait mal
Ce que je fais, qui me fait mal
(Ce que je sais, ce que je vois)
J'aime les chansons où on s'envole
And either way you turn
I'll be there
Open up your skull
I'll be there
Climbing up the walls
Un monde gratuit
Une visite sur ma page m'a fait relire cette note qui date de 2007.
Le monde change mais toujours pas dans le bon sens.
Je n'aime pas travailler. Et en effet, ça ne veut pas dire que je n'aime rien faire. Bien au contraire.
Assez ! (XV)
Rendons-nous à l'évidence. Je crois que je n'ai plus envie de te revoir non plus.
Nous sommes souvent en ligne ensemble. Mais nous parlons très peu. Et ce qui est certain c'est que nous n'avons (plus) rien d'intéressant à nous dire. Il est révolu le temps où nous échangions sur nos univers musicaux, sociaux et tout le reste. Où nous nous exprimions le dépit du monde qui nous entoure et nous trouvions si proches. Tu me parles de ton banal quotidien et parfois des rencontres que tu fais via ton site fétiche. Faut croire que tu aimes collectionner les pouffiasses, les paumées, les barrées de tout genre. En tout cas, ce que tu me racontes d'elles n'est pas bien reluisant. Cela ne fait que me décevoir de toi davantage. Et moi, je ne te raconte rien de moi, de mon banal quotidien. Tu ne me demandes rien de toutes manières. Et quand j'ai un truc génial que j'ai envie de partager avec toi, tu ne manifestes que peu ou pas du tout d'intérêt. Après tu te plains que je ne suis pas bavarde.
Quand je te propose une sortie, tu montres peu d'enthousiasme. Mais tu acceptes facilement l'invitation d'une inconnue. On ne sait jamais, si elle était dix-mille fois mieux que moi, si elle était belle, jolie, intelligente et en plus tu lui plaisais.
Je suis fatiguée. Parfois je vois un truc. Et je me dis "tiens, je pourrais lui proposer". Mais je suis lasse d'avance. Tes réponses je les connais déja. "Je sais pas", "J'ai pas envie de sortir, il pleut", "J'aime pas sortir le dimanche", "Trop cher, j'ai pas d'argent" (et après tu vas au restau x fois avec tes copains).
Quand je réussis le tour de force de te faire sortir de chez toi, je sais que je vais avoir droit à des plaintes qui n'en finissent pas. Parce que ton RER a eu du retard, parce que nous marchons quinze minutes avant de trouver l'endroit où nous nous poserons pour prendre un verre, parce que les gens font la gueule à Paris (!), parce qu'ils sont tous habillés pareil...
Je me demande pourquoi j'ai été attirée par toi... Bon, je sais, tu as des qualités. Mais tout est tellement difficile avec toi. Je crois que je n'ai plus envie de te revoir.
J'avais pris deux places pour Rock en Seine. Tu aimes Sigur Ros. Moi aussi. C'est en août.
J'avais pris deux places pour Radiohead. J'adore. Toi aussi. C'est en octobre.
Je t'ai parlé de ces deux concerts. Tu n'as, comme d'habitude manifesté aucune volonté, désir... Le seul truc qui est sorti c'est "ça pourrait être rentable".
J'avais pris deux places pour Cocorosie, en mars de l'année prochaine. Je ne t'en ai pas parlé. A quoi bon...?
Je crois que je ne te verrai ni en août, ni en octobre, ni en mars 2013. Je n'ai plus envie que tu donnes un goût amer aux choses qui me font du bien, comme tu l'as fait l'année dernière aux Eurockéennes, ou à d'autres concerts. Je n'ai plus envie de te revoir.
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"Driiing! Driiing!"
Cette putain de vieille sonnerie de téléphone sonne fort. Elle fait vibrer ma boite cranienne, mes tympans, ma machoire. Elle est près, elle est loin. Je hais cette sonnerie de vieux téléphone. Je hais les téléphones.
"Driiing! Driiing!"
J'ai la bouche pâteuse. J'ai pas envie de répondre. Et puis je sais plus trop.
"Driiing! Dr...
- Allô?
- Salut c'est Carole! (sourire dans la voix) J'ai crû que tu n'étais pas chez toi, je m'apprêtais à essayer ton numéro de portable
- ... (je suis le vide)
- ça va?
- ... (je suis vide)
... (vide)
... (vide)
- allô?
- Oui. J'ai rompu avec Seb.
Assez ! (XIV)
Je ne te reverrai jamais. </3
Jeu de l'amour et du hasard
Il me raconte ses rencards.Et puis, quand je deviens trop curieuse me dit "c'est quoi toutes ces questions ?"
Règle n°2
Ne deviens jamais la bonne copine
It hurts, you know ?

Je sais que c'est toi.
Jeu de l'amour et du hasard
Règle n°1
Ne rien attendre.

