Dreaming my life

01 février 2012

 

 

7 1 100 C

 

(Quand on parle bien français, on fait la liaison.)

 

 

 

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30 janvier 2012

Assez ! (X) - Pleurer

 

Pleurer sans raison, simplement. Parce que c'est plus fort que moi. Parce que j'ai le cœur serré serré tout dur et tout serré.

Parce que je n'arrive pas à oublier. Parce que je sais que ce n'est pas vraiment sans raison.

Ce soir je ne te "vois" pas. Je te vois presque toujours, même quand toi tu ne me vois pas. Tu es là. Tout le temps, à presque n'importe quelle heure. Je le sais parce que je suis ton stalker. Je te suis, je te poursuis. Je t'observe, je t'espionne. Obsessionnelle impulsive hypersensible.

Angoissée.

Névrosée.

On dirait que je suis folle quand on me lit, pas vrai ?

Je m'en fiche. Tout le monde le fait. Et ceux qui ne le font pas, c'est qu'ils ne sont pas curieux. C'est qu'ils ne savent pas ce que c'est d'être suspendus aux lèvres de l'autre, à ses paroles, à ses regards... même virtuels. Aux moindres signes de son existence.

Tout le monde le fait. Et si tout le monde ne le fait pas, je m'en fiche. Je suis ce que je suis. Obsessionnelle impulsive hypersensible angoissée névrosée.

Folle.

Je te suis, je te poursuis. Stalker. J'ai fouillé le moindre recoin de la toile où tu pouvais te cacher. Mi-nu-ti-eu-se-ment. Mé-tho-di-que-ment. J'y ai passé des heures. Des jours... Mot par mot, j'ai reconstitué des bribes de ton passé, de ton présent. Je te connais tu sais. Bien mieux que tu ne le soupçonnes. Je t'ai lu et relu. J'ai décortiqué le moindre de tes mots. Envisagé tous les sens qu'ils pouvaient avoir. Au propre, au figuré. J'ai imaginé tes intonations, tes expressions.

Et ce soir, je ne te "vois" pas. Cet écran ne me dit pas que tu existes. J'ai peur d'avoir perdu ta trace. J'ai peur que tu aies disparu pour toujours. Ça me rend

Folle.

Alors je pleure sans raison. Simplement. Parce que c'est plus fort que moi. Pas de grosse crise, pas de secousses. Juste quelques grosses larmes qui descendent sans bruit, lentement, sur mes joues. Je pleure parce que je ne te "vois" pas.

Posté par _An_ à 20:38 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
06 novembre 2011

Assez ! (IX)

J'étais contente qu'il ait accepté mon invitation à venir à la maison ce soir là.

Je me faisais une joie de l'avoir chez moi, de lui faire découvrir mon home, ma déco multicolore, révélatrice d'une partie de moi. Quelques semaines avant, de passage à Bordeaux j'avais pris soin de choisir quelques bonnes bouteilles en prévision de mon invitation future. J'avais hésité longuement, en pensant à lui.

J'avais tout rangé chez moi depuis quinze jours, un peu tous les soirs. Oui, je suis bordélique, plein de choses trainent partout, mais quand je reçois, il faut que tout soit nickel, beau, reluisant, brillant.

J'avais fait une provision de bières belges, celles qu'il préfère. Bières trappistes ou d'abbaye. Ce sont mes préférées aussi. Chimay, Duvel... Un peu de chaque.

Le matin même j'étais partie chez un fromager à une demi-heure de route de chez moi. Parce que c'est le meilleur que je connais. Il adore le fromage et moi aussi. J'avais commandé un joli et bon plateau...

J'avais pris aussi des produits frais dans le coin, des noix, des fruits, je ne sais plus... Je voulais que tout soit parfait.

Il est arrivé assez tard (un peu avant 22h je crois) ayant des choses à faire en début de soirée. J'étais allée le chercher au métro pour lui éviter de prendre encore un bus.

La soirée s'est bien passée. Je trouve qu'il regarde beaucoup l'écran (on se passe des DVDs de concerts) plutôt que se tourner vers moi pour discuter. Il n'est pas plus bavard que d'habitude mais ça ne me dérange pas, parce que je le trouve plutôt détendu.

D'ailleurs le lendemain soir, quand je le raccompagne au métro, il me dira deux fois merci. "Merci de m'avoir raccompagné" et "merci pour la soirée, c'était sympa". Je trouve que c'est beaucoup, parce que je le croyais incapable de dire merci. Alors je me suis sentie heureuse. Bêtement.

Après la scène sur MSN quelques semaines plus tard, il m'a envoyé deux e-mails.

Dans l'un d'eux il me disait :

"La soirée que j'ai passée chez toi, elle était sympa (plus que les autres moments passés ensemble du moins), je ne vais pas dire le contraire, mais c'est le fait qu'il y ait eu du bon alcool, du bon fromage, de la bonne musique, qui a rendu la soirée sympa, pas ta participation à celle-ci. Ca aurait été n'importe qui avec moi, dans ce même contexte, j'aurais passé la même soirée.

Je ne cherche pas à te blesser en disant ça, juste à te faire comprendre que quand on se voit, la plupart du temps, tu es fantomatique, transparente. Tu ne serais pas là, ça serait presque pareil. Il n'y a pas de relation, pas d'échanges, rien. Juste deux personnes proches dans l'espace, une qui parle à l'autre, l'autre qui l'écoute avec les réactions minimum. C'est tout."

Inutile de dire que je me suis sentie mortifiée en le lisant....

Posté par _An_ à 14:45 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
04 novembre 2011

Assez ! (VIII)

Il m'a menti.

Je réalise qu'il m'a menti. Et je me sens en colère. Et je lui en veux. Pas d'avoir menti. Mais d'avoir menti après avoir tant décrié le mensonge. Et si je lui en veux, je ne suis plus faible devant lui. Et je ne me sens plus misérable de toutes mes imperfections devant lui.

Il m'a menti alors il descend de son piédestal. Il ne peut plus me faire mal.

Posté par _An_ à 22:23 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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29 octobre 2011

Assez ! (VII)

De quoi j'ai besoin aujourd'hui ? D'espoir. J'aimerais m'en injecter une seringue pleine dans les veines. Ou de mort, c'est selon.

Pourtant l'espoir, c'est du vent, c'est creux, c'est vide. J'aimerais peut-être simplement m'entendre dire "il reviendra, tu lui manques probablement, il reviendra". Ou encore " ce n'est pas possible, il ne peut pas ne pas regretter vos échanges en ligne quasi quotidiens jusqu'à deux heures du matin, parfois quatre, ceux même où tu ne disais pas grand chose mais tu lui signifiais simplement ta présence. Ceux où tu l'écoutais se plaindre de ses colocs, des ces filles débiles, des autres. Ceux où vous étiez de part et d'autre de l'écran et vous buviez simplement une bière ensemble. Les moments IRL où il se plaignait des choses anodines mais que tu écoutais en essayant d'adoucir ces contrariétés qui n'en étaient pas vraiment". (Est-ce si grave de marcher quinze minutes avant de choisir un bar plutôt qu'un autre, est-ce si grave que ton verre ne soit pas rempli pile jusqu'à la marque qui indique 50cl etc.)

Sans doute oui, aimer quelqu'un et vouloir qu'il nous aime est un désir extrêmement égocentrique. Dois-je m'en repentir ?

Posté par _An_ à 12:53 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]




23 octobre 2011

Assez ! (VI)

C'est fou la capacité que peut avoir une seule personne à nous briser, à nous détruire.

Cela va faire dix jours qu'il m'a boquée d'une manière que je trouve assez violente, sur MSN. Lui dira, qu'il m'avait assez "prévenue". La formulation me fait sourire avec ironie et amertume. C'est comme s'il parlait à une gamine, exerçant une forme de toute puissance. "Je t'avais prévenue, que si tu n'étais pas exactement ce que je souhaite que tu sois, je te priverais de ma présence".

Et c'est ce qu'il a fait, ne me laissant pas  le temps de lui répondre à son "ciao", il est parti. Nous avons eu un aller-retour d'e-mails par la suite. Les derniers de ma part ont été sans réponse.

J'ai essayé de le joindre par téléphone deux fois cette semaine, j'ai eu droit à être basculée sur son répondeur et sans retour de sa part. Il a répondu à la troisième tentative hier.

J'aurais pu laisser tomber avant, me direz-vous. Pourquoi poursuivre quelqu'un qui ne veut pas de moi ?

J'aime aller au bout des choses, que tout soit dit. Je n'aime pas avoir de regrets. Bon, au final je n'ai pas ceux de n'avoit pas dit ce que j'avais à dire, j'en ai simplement d'autres.

Au fur et à mesure de la semaine passée sans lui ma douleur s'estompait. Un peu. Notre échange d'hier m'a remise par terre.

Que me reproche-t'il ? De ne pas être plus bavarde, plus enjouée quand nous nous rencontrons pour prendre un verre.

C'est vrai que j'ai l'air de souvent pleurnicher sur ce blog, alors peut-être avez vous l'impression que, oui, je ne dois pas être une personne rigolote, que je suis peut-être sombre etc.

Et pourtant, je sais sourire, je sais rire. Je sais dire des idioties. Je ne suis pas toujours des plus bavardes mais je sais converser. Alors quoi... ?

Au risque d'avoir l'air de ne pas assumer mes torts, je vais vous dire... Mais, c'est lui qui me rend comme ça.

(Qui me rendait.. Puisque de toute évidence, il m'a rayée définitivement de sa vie.)

 

(A suivre... peut-être)

Posté par _An_ à 16:38 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
14 octobre 2011

Assez ! (V)

Sur MSN...

Il m'a dit "ciao" puis m'a bloquée.

 

 

- Ah! dit le renard... Je pleurerai.

- C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...

- Bien sûr, dit le renard.

- Mais tu vas pleurer ! dit le petit prince.

- Bien sûr, dit le renard.

- Alors tu n'y gagnes rien !

- J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.


Posté par _An_ à 17:18 - - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
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27 septembre 2011

Assez ! (IV)

Tu m'avais dit : "Ce n'est pas un rencard amoureux".

J'ai acquiescé, un peu prise au dépourvu. Et puis, je ne sais pas ce que c'est un "rencard amoureux". Je pense qu'un rencard peut-être considéré comme "amoureux" quand les deux le conçoivent comme tel.

J'avais quand même cru bon de te dire à un moment "Mais tu me plais et tu m'attires". Et tu avais répondu : "A quoi ça sert de le dire, si ce n'est pas un rencard amoureux ?". Réponse que j'avais trouvée surprenante, mais pas autant que toi tu as trouvé la mienne. "Dans les faits, ça ne change pas grand-chose, si ce n'est la perception".

Et puis tu es là, dans mon lit, allongé à côté de moi, et j'ai envie de te toucher, de caresser la moindre parcelle de ton corps, de t'atteindre. Je ne sais pas si tu dors déja. Je me dis que je n'en ai pas le droit et j'essaye d'endormir mon désir. Je lui chuchote : "ce n'est pas un rencard amoureux". Il n'est pas convaincu. Ce serait si facile, de tendre la main, de parcourir ta peau avec des millions de petits pas de mes doigts. Je sais que tu ne me rejetterais pas, parce que tu trouves ça "agréable". Mais je ne m'en sens pas le droit. Alors je reste sagement de mon côté du lit, les yeux grands ouverts dans le noir de la pièce, et le corps tout ouvert malgré ma position pudique, la peau tendue, en éveil à la moindre perception.

Tu as bougé ta jambe qui s'est collée à la mienne. J'ai senti sa chaleur, sa douceur... J'ai perçu, ressenti le contact du moindre de tes poils. Alors je m'ouvre encore, mais sans bouger d'un millimètre. Je ne sais pas si tu dors, mais moi je ne dors pas. Ce n'est simplement pas possible que tu fasses ce geste de manière inconsciente. Ta jambe est si intimement mêlée à la mienne.

Ce serait si facile de bouger et me coller à toi.

Et je ne dors pas.

Posté par _An_ à 19:12 - - Commentaires [3] - Rétroliens [0]
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25 septembre 2011

Assez ! (III)

J'ai envie de toi très fort

J'ai envie de te toucher

De caresser la moindre parcelle de ton corps

J'ai envie de t'atteindre.

Posté par _An_ à 15:19 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
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14 septembre 2011

Assez ! (II)

Les choses changent autour de moi. Je pourrais m'en satisfaire, mais je me complais dans cette misère. Je ne supporte pas de voir l'autre s'éloigner, alors que je devrais être heureuse pour lui, parce que peut-être il se sent mieux comme ça. Ou simplement moins mal.

 

 

Posté par _An_ à 21:02 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
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12 septembre 2011

Assez !

Je kiffe un voyou, râleur, insatisfait, imbu de sa personne, égocentrique au possible.

Pourquoi ?

Parce qu'il est cultivé, bizarre, sensible, torturé, arrogant.

S'il est beau ?

Pas spécialement.

Tout va bien. ;)

Posté par _An_ à 19:48 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
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