26 juillet 2018

Extasia (I)

Quand la vie s'applatit comme un vinyle moisi
Tu l'empiles sur les autres 33 tours de la tour
Quand les sillons se lissent, que les émotions glissent
Sur ton âme comme sur l'acier - froid - d'une lame
Ce n'est même plus la peine de couler une larme.


Tu es vieille et tout s'affadit.
Tu vibres encore, tu souffres encore,
Ton désir est loin d'être indolore.
Mais qui
Touche encore ton corps ?


Plus aucun crêpitement en tournant le diamant
Dans la spirale n'ébranle que la poussière.
Tu n'es pas si ridée pourtant
Pas si déformée -encore.
Or, l'envie s'évapore.


Il y a les jours avec, il y a des jours en sang
Y a les matins rapides et les soirs en passant
La chaleur de l'ivresse, les caresses lentement
Datent d'une autre vie remontent à d'autres amants.
Tout ça, c'était avant.

Tu as aimé trop vite
Tu as aimé trop fort
Maintenant, tout est mort.

Posté par _An_ à 02:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

20 juillet 2018

Plick plick plick...

La théorie du ruissellement selon Steinbeck:

Et les Sociétés et les Banques travaillaient inconsciemment à leur propre perte. Les vergers regorgeaient de fruits et les routes étaient pleines d’affamés. Les granges regorgeaient de produits et les enfants des pauvres devenaient rachitiques et leur peau se couvrait de pustules. Les grandes Compagnies ne savaient pas que le fil est mince qui sépare la faim de la colère. Au lieu d’augmenter les salaires, elles employaient l’argent à faire l’acquisition de grenades à gaz, de revolvers, à embaucher des surveillants et des marchands, à faire établir des listes noires, à entrainer leurs troupes improvisées. Sur les grand-routes, les gens erraient comme des fourmis à la recherche de travail, de pain. Et la colère fermentait.

Les raisins de la colère.

Un petit air de déjà-vu…

Posté par _An_ à 17:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
11 juillet 2018

Cadeau...

J'ai reçu un paquet dans ma boîte à lettres aujourd'hui. En gros, dessus, des étiquettes Fnac. Déjà, j'étais mécontente. Je déteste la pub et je déteste la Fnac.


A l'intérieur, un DVD d'un film avec deux personnes que j'aime bien. Je sais tout de suite de qui il vient ce cadeau, même si il n'y a pas le moindre mot d'acompagnement. Juste un gros carton avec des logos "Fnac" et "Merci", écrit en différentes langues. Alors, je comprends, c'est un cadeau, c'est gentil, ça vient d'une bonne intention. Mais je reste mécontente. Je lui ai dit mille fois que je boycottais la Fnac pour des tas de raisons. Je lui ai redis, quand il m'a offert ce livre, la dernière fois. Il ne veut pas entendre. Cela me vexe, parce que cela signifie qu'il n'a pas compris qui j'étais. Ou pire... Qu'il a compris, mais qu'il s'en foutait. Pourtant il m'a dit aussi qu'il aimait que je sois une "idéaliste" comme il dit. J'en ai marre d'enrichir ces connards de grands patrons, et je ne veux pas que ce soit fait en mon nom. Il y a quelques semaines, pareil. Il s'en pointé en me disant "je t'ai pris du chocolat" et m'a tendu une tablette de Nestlé. Je lui ai répondu que je n'en voulais pas et j'ai commencé à lui lister une partie des raisons pour lesquelles je ne voulais rien de cette marque. Je me suis arrêtée vite car des raisons, il y en a, à n'en plus finir.

Je ne suis peut-être pas gentille mais ça me fait bouillir le sang, c'est plus fort que moi, mon côté latin. Et donc... pour son DVD, j'ai pas envie de dire merci, j'ai pas envie de le regarder. J'ai même envie de le lui rendre en fait. Le monde va mal... Et en prennant ces détails comme "anodins", ça veut simplement dire qu'on n'a rien compris. A ces grands patrons, suceurs de la terre, de la sueur de leurs frères, j'ai simplement envie de dire "allez-vous faire mettre, bien profond". Pas gentille. Pas élégant non plus. Merde.


Posté par _An_ à 11:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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10 juillet 2018

Mon guitariste n'est jamais aigri. Parce qu'il a une caractère agréable mais aussi parce qu'il est heureux de ce qu'il fait C'est son repère, sa boussole, son sol, son ciel, son horizon. Un truc à fixer, qui l'allège, où il ne se rend de comptes qu'à lui même. Et cela m'allège aussi, même si j'ai l'impression que c'est sa priorité absolue et qu'il m'arrive d'en être irritée dans les moments de doute.Et aujourd'hui, je ne doute pas.

 

Posté par _An_ à 18:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

(co)locataires XXI

Chaton était souvent désagréable avec moi.

Je réalise que c'est parce qu'il n'est pas heureux. Ce qu'il fait, il le fait par obligation, non par plaisir. Il aime certainement l'informatique et tout ces trucs qu'il faut dérouler. Mais il n'aime pas le pourquoi ni le pour qui. Ce qui le rend désagréable dans son travail. J'étais aussi comme ça, quand je rentrais lessivée d'une journée de boulot.

 

Posté par _An_ à 17:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
09 juillet 2018

Je réalise que les blessures n'iront qu'en s'élargissant.

J'ai regardé A l'Est d'Eden hier soir. J'ai trouvé James Dean un peu cruche et le tout un peu trop "joué". Je pense qu'il y avait moyen de mieux mettre en valeur l'oeuvre de Steinbeck. J'ai largement préféré Les raisins de la colère, même si ce n'est pas vraiment comparable.

Posté par _An_ à 21:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
05 juillet 2018

 

Les nouvelles sont anxiogènes. Alors, fermer les yeux, s'extraire de ce monde le plus possible ?

 

 

Posté par _An_ à 21:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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04 juillet 2018

Dominque A, sa musique en fait n'ai jamais aussi délicieuse qu'en concert, quand il est entouré de ses musiciens. J'adore quand ça monte en puissance, le moment devient intense. J'aime assez son dernier double album... Se décentrer, par exemple. Allez jeter une oreille, voire deux :D

Posté par _An_ à 00:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]