29 juin 2019

Dictionnaire (I)

Se morfondre : Se fondre dans la mort.

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Is there anybody out there ?

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28 juin 2019

NSFW II

Crois-tu que je sens pas la différence entre baiser avec tendresse et baiser avec indifférence ?

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27 juin 2019

NSFW

Fait chaud, pas vrai ?

Je lis des trucs sur internet, des histoires de féministes. J'en suis, moi aussi. D'ailleurs je ne comprends pas qu'on puisse ne pas l'être, y compris les hommes.

Bref, je lis l'histoire d'une nana qui raconte une rencontre, un mec génial, de tous points de vue. Puis ils passent à l'acte et paf. La nana conclut par "c'est un mauvais coup". La raison : il a joui, puis il a tout arrêté et ne s'est pas occupé d'elle, qui elle, n'avait pas joui.

Avec cette définition, qui vaut ce qu'elle vaut... On va dire que 90% des mecs que j'ai connus sont (ou étaient, ou étaient avec moi) des mauvais coups. C'est une situation qui me semble ordinaire, et toute féministe que je suis elle ne m'a pas fait hurler. Je suis même surprise, dans le sens "sortie d'une certaine candeur" que la femme considère que ce n'est correct. Mais elle a raison. Combien de fois les choses se sont arrêtées pour moi, me laissant avec cet appétit toujours inassouvi ? L'envie de continuer, mais pour l'autre, c'est trop tard, ça redescend.

Quand je dis que 90% de mes mecs étaient de mauvais coups, je suis gentille, en plus. Tiens toi bien, dans ma vie, j'ai dû avoir, au maximum dix orgasmes. Et là plupart étaient, je ne sais pas trop comment qualifier... je dirais "accidentels". Genre, on est dans un contexte et ça part. Et je ne sais pas pourquoi cette fois là et pas les autres, alors que tout le reste est à peu près pareil. Bon, je me sens peut-être un peu plus en confiance dans ma tête, la température, la pression, tout ça...

Le seul mec que j'ai eu qui était un bon coup, au final, c'est celui qui s'occupait de moi, pour s'occuper de moi. Pas comme un outil qu'on chauffe, quoi, mais il voulait vraiment me donner du plaisir. Il m'observait, composait...

Alors, la comptabilité, c'est pas trop mon truc, il faut un partout, sinon ça marche pas. Mais la première fois que j'ai eu un orgasme, un vrai, je me suis demandée ce qui m'arrivait. C'est le lancement d'Ariane à Kourou, tu vois... Ton corps ne t'appartient plus. Après, je ne me vois pas exiger des trucs, ou même demander... Enfin, ça dépend à qui... Mais j'aimerais bien que ça arrive plus souvent, parce que c'est quand même drôlement agréable, cette intensité.

 

 

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24 juin 2019

Cui cui

Je chante à tue-tête. J'ai chanté tout le week-end. Des chansons, en français, en anglais, en espagnol, des chansons tristes, des chansons gaies. En m'accompagnant de ma guitare, en solitaire. En m'occupant, en ne faisant rien.

"Quelle bonne humeur !" me direz-vous. Mais si je chante comme ça, c'est que je suis triste au fond de moi. J'ai le coeur énorme et pas envie de pleurer. J'ai mal à l'âme sans expliquer pourquoi.

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16 juin 2019

Boulot

Un des avantages indéniable du travail (et un des rares avantages, ai-je envie de dire), c'est qu'il t'empêche de psychoter. Dans la journée, t'es occupé. Et, quand t'es prof, t'es bien occupé, aucune planque possible devant ces paires d'yeux rivées sur toi (dans un état de conscience et d'éveil tout relatif, certes, mais rivés sur toi tout de même). Et le soir, t'es trop crevé pour réfléchir... Tu rentres, tu bouffes, tu zones un peu sur internet, tu lis quelques pages, peut-être et tu te couches. Cette année, j'ai même délaissé pas mal ma guitare. J'étais crevée tout le temps, je te dis.

Et ouais, j'ai moins psychoté. Normal, j'étais pas en vie.

Là, j'ai donné mes derniers cours la semaine dernière. J'ai du temps. Enfin, l'année n'est pas finie encore. J'ai des surveillances d'exam, des exams à corriger, des sessions de jury et autres deuxièmes tours, dans les semaines à venir. Mais le soir, j'ai plus de cours à préparer. J'ai plus de copies de mes classes à revoir.

L'année des activités se termine aussi. Le concert de guitare de fin d'année a eu lieu jeudi. C'était bizarre d'ailleurs, cette année. A la fin, tout le monde s'est barré vite fait, bien fait. On n'est même pas allés prendre un verre avec la bande de copains habituelle, tout le monde est rentré chez soi vite fait, bien fait.

Et comme tous les ans, je sens cette impression de vite. "Post coïtum, animal triste" comme disait Ruffin dans un de ses bulletins l'autre jour. Je déteste les fins d'années. Et je me reprends à psychoter. Le matin, je réveil sonne, et j'ai pas envie de décoller. J'ai cette vague déprime. Je me dis : "Si seulement je pouvais rester collée au matelas. Si seulement ça pouvait finir, juste comme ça."

Malheureusement, ça continue. Les jours se suivent et j'angoisse. For no reason, comme dirait l'autre. Vivre me tue. Comme tout le monde.

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07 juin 2019

Time will crawl

Je comprends ton côté "obsessionnel" qui consiste en "tirer sur la pelote tant qu'il y a du fil qui vient"...

Je suis une obsessionnelle de l'écoute. C'est sans doute pas tout à fait pareil. Mais je suis capable d'écouter un morceau des centaines de fois à la suite tant que je sens qu'il m'emplit de quelque chose que je ne saurais définir mais qui, à ne pas en douter, est un élément fluide... Je ne sais quel a été mon record dans cette vie, mais ça peut aller jusqu'à en être complètement ivre !

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05 juin 2019

Violence

Il y a quand même beaucoup de violence dans ce brouhaha (hum, j'étais pas sûre de l'orthographe de ce mot là) et dans les réactions de certains jeunes. Il y a des cours où c'est beaucoup le bordel. Ce matin l'un d'eux faisait le mariole (c'est un truc récurrent chez lui), et quand je le reprends, ce n'est pas lui c'est untel ou untel autre. Quand je lui parle, il me tient tête. Je lui demande de sortir prendre l'air dans le couloir. Il résiste, je dois argumenter dix minutes avant qu'il s'éxecute. Puis au bout de dix minutes, il toque à la porte, veut revenir dans le cours. Je fais pas attention à lui. Deux minutes après, il recommence. Puis il finit par s'énerver et cogne dans la porte et le mur. A la fin de l'heure, la sonnerie retentit. Il se fait ouvrir par un autre élève et revient. Je pourrais laisser courir, mais je veux lui signifier qu'il ne fait pas ce qu'il veut. Tu sais ce que c'est (ou pas), tu donnes un doigt et on te bouffe tout cru. Encore une fois, il me tient tête. Il me répond très agressivement. Finalement un de ces potes lui dit "calme-toi, on sort" et l'emmène avec lui.

J'ai du mal à comprendre. D'où vient cette violence. En plus je suis très loin d'être pénible ou autoritaire (c'est peut-être le hic). Certains élèves, je les fais sortir avec moi en fin de cours et je discute avec eux pour leur expliquer pourquoi je place certaines limites et ça fonctionne. Avec celui de ce matin, impossible. Il n'a jamais rien fait (même quand je l'interromps en flagrant "délit"), ce que je lui demande (se taire, sortir,...) ne sert à rien... Il m'a même dit que j'avais une mentalité de huit ans... Ah ah.

Bref, ce matin je me suis dit qu'il était à deux dois de m'en coller une. J'ai pas peur, je ne lui laisse pas le dessus. Peut-être que je devrais, avoir peur, je veux dire. Il y a un truc aussi, de mâle dominant (classe de trente garçons !). Il n'agirait jamais comme ça avec mes collègues hommes, même les plus cool d'entre eux. Je le sais. Et ça m'exaspère, ça me fout hors de moi, ce sexisme. Je dois repenser à l'image que je vais donner à mes nouveaux élèves l'année prochaine, revoir ma stratégie. Fait chier de ne pouvoir être soi-même. J'en ai ras-le-bol des masques. Mais bon, pour les premières qui passent en terminale, c'est plus ou moins foutu côté autorité je pense, je vais encore morfler avec eux l'année prochaine. Aussi, je ne mets jamais d'appréciations négatives sur leur comportement dans les bulletins. Je sais que ça peut flinguer leur "parcoursup". Peut-être que je devrais. J'en sais rien.

 

Bref (2). En rentrant chez moi ce matin, je me disais que ça valait peut-être pas la peine toute cette énergie pour rien, dépensée pour essayer de faire rentrer des trucs dans tous ces cerveaux. Y a quoi... Peut-être 1/3 intéressés ? Qui plus est, ce matin j'avais préparé des jeux pour leur faire réviser des trucs vus dans l'année. Stupidement, je m'étais dit que ça leur plairait. J'y ai passé quelques heures ce dimanche. Je suis trop conne.

Du coup je me demande. Vais-je continuer ? Ma collègue avec qui je suis en binôme sur 80% de mes cours me demande de rester. Je pense que je vais rempiler pour un an pour ne pas la laisser tomber. Et après, je sais pas. Pour moi ça vaut clairement pas le coup de risquer de se prendre une mandale par un gamin qui pense que tu es une carpette à sa disposition. Pour moi, ça vaut pas le coup de se fatiguer à préparer des trucs pour des gamins qui dorment de manière ostentatoire devant toi, et qui t'obligent à circuler en disant "réveillez-vous machin, réveillez-vous, truc"; ça vaut pas le coup de travailler pour une autre poignée qui passe les heures à rire bêtement, ne cherche pas les exos que tu leur as préparé, pour le 1% qui bouquine un roman en classe, pour le 2% qui révise son interro de l'heure suivante...

Et les quelques autres ? Tant pis, j'ai envie de dire. Je ne me sens pas une vocation de sauveuse de l'humanité. Franchement, être prof, c'est noble. Mais moi, je suis un être vil. Je m'en balek... Comme la majorité d'entre eux.

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