Dreaming my life

...

14 juillet 2008

Qui me reflète sinon toi-même
Je me vois si peu

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14 juin 2008

Je n'aime plus ma vie.

Je n'ai envie de rien

Je manque de courage d'enthousiasme

Je me sens à l'étroit

Posté par Souffle Anonyme à 17:18 - Auto-psy - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 avril 2008

Lettre à

Dans la dernière lettre que tu m'as écrite tu regrettais la distance que tu avais mise entre nous. Tu me demandais pardon. Pardon "d'avoir accepté ce piège familial confortable que tu n'avais pas le coeur de refuser". Piégé réellement, ou simplement envahis de regrets en pensant à notre histoire. Les choses ne sont jamais simples ni faciles. Probablement les deux. Tu acceptais cette porte qu'elle t'ouvrait soit disant pour être libre de créer, de composer. Je ne pouvais t'offrir ce toit et cette indépendance. Je finissais tout juste mes études et me lançais à la recherche de mon premier vrai boulot. Tu aurais pu te l'offrir toi même d'ailleurs vu que tu avais laissé tomber la fac en cours de route. Et pourtant comme je m'en suis voulu de ne pas pouvor te donner ce que tu voulais tant, une vie à part, sans contraintes sociales ou tu passerais ton temps à écrire des poêmes, des textes, des chansons et peindre des toiles. "Piège familial confortable" dis-tu. Tu t'imaginais partir en tournée et jouer avec ton groupe. Je ne sais comment, ton groupe est mort. "I can see no sign on your flesh". Je n'en ai jamais vu non plus. Rien sur ta peau, rien sur ton corps qui aurait pu me faire comprendre pourquoi à cause de toi, je souffrais autant. "Je sais que demander pardon ne changera rien mais je te demande pardon pour tout ce que je te fais subir". Dix années après cette lettre me bouleverse toujours autant. Est-ce que tu rêves toujours, dans ta famille avec trois enfants?

J'ai retrouvé cette lettre en rangeant mes papiers.

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05 avril 2008

A quel point le traumatisme d'avoir été enfant ne me quitte pas.
Il me dit, l'autre jour "je suis moderne, j'ai un e-mail'. Il semble fatigué de la vie, il est vieux. Parfois j'oublie, parfois il me fait de la peine. Je lui écrit deux mots un soir, histoire de... Il me répond quelque jours après. Et la vision de son nom dans ma boite aux lettres me fait frissonner. Avoir créé ce contact est effrayant. Je n'aurais pas cru.

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25 mars 2008

Il y a des choses que je comprends, de plus en plus. Quand donc oserai-je me les dire en face?

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11 mars 2008

Les gens qu'on ne connait pas "en vrai"

Je passe du temps avec vous, un peu tous les jours.
Ma meilleure amie, je l'ai vue une seule fois en vrai mais à l'époque je ne la connaissais pas. Nous sommes tellement différentes. Si nous nous étions rencontrées en vrai la première fois, peut-être que nous ne serions même pas devenues amies. J'aimais les grands yeux tristes de son avatar sur le forum où nous nous sommes connues.
Je lui ai confié des choses tellement intimes. Un peu comme à vous parfois. Elle ma confié des choses très intimes aussi. Nous nous ressemblons dans notre amour absolu pour la musique et dans notre grande émotivité aussi. Et c'est à peu pres tout. Enfin, pour les grandes lignes.
Il y a beaucoup de gens de qui je me sens proche à travers les blogs mais ça se trouve on se serait rencontrés en vrai le courant ne serait peut-être pas passé. Il faut dire que je suis sauvage aussi.

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22 février 2008

De pire en pire

J'étais en RTT aujourd'hui.

Lundi en arrivant au boulot, j'ai lu tout mes e-mails et je me suis emportée. Puis je me suis sentie abbattue. Puis je me suis dit que je n'en pouvais plus, alors que j'étais à mon bureau depuis moins d'une demi heure. J'ai donc posé mon vendredi, avec pour but de ne rien faire, être n'importe où du moment que ce soit ailleurs qu'à mon boulot.
Je suis quelqu'un d'émotif sans doute. Mais je ne suis pas quelqu'un de faible. Je n'ai jamais eu peur de bosser beaucoup. J'ai déja eu des boulots où il me fallait être joignable 24h/24 et 7/7j. Et bien ce boulot était mieux que celui que j'ai maintenant. L'environnement fait tout. Je suis entourée de gens qui stressent qui flippent dès que leur chef les presse un peu du coup j'ai cinquante personnes stressées sur le dos. Stressées, pressées, flippées et particulièrement désagréables. Mes chefs qui devraient m'appuyer et faire barrage à cette pression sont encore plus flippés que les autres.
On me reproche sans arrêt la mauvaise qualité d'un outil que je maintiens, alors que ça fait plusieurs années que je le maintiens seule et avec tellement de demandes d'évolution que je me demande comment j'ai réussi à tenir le rythme.  Enfin, on dit ne pas me pointer du doigt mais c'est vraiment tout comme, et c'est bizarre je le prends personnellement, car oui, je me suis investie là dedans et j'ai bossé sur ce développement des nuits jusqu'à deux heures du matin. Par masochisme? Peut-être. Par fierté surtout et par refus de l'échec. Pourquoi  n'as tu pas demandé du renfort me direz vous? J'en demande. Mais dans ma boite, on écrème, on vire, on délocalise. Donc voilà on a viré nos plus fidèles alliés (et les plus compétents évidemment), on a coupé la boite en deux (les gens chargés de maintenir mon outil bancal en particulier), et ensuite on veut que ça marche toujours aussi bien, mais en évoluant, et en allant vite, et en étant de qualité. Bah je peux pas. Et c'est de ça qu'on m'accuse.  Toute seule je peux pas. Enfin toute seule, pas vraiment... J'ai un collègue qui bosse avec moi, mais bon tu vois le genre de collègue sympa, un peu rêveur, pas toujours très motivé. Voire pas souvent très motivé. Bon il est là et il fait des choses. Je ne peux pas lui reprocher de ne pas être une bête de travail, car c'est une attitude que je comprends. Alors je le brusque pas.
Par contre je lutte contre tous les cons qui te disent que t'as qu'à faire ci et puis après il faut que tu fasse ça et puis ASAP parce que sinon tu vois, le revenu il rentre pas et les chefs ils sont pas contents parce qu'ils toucheront pas leur belle prime. Ils te demandent de bosser vite et bien mais en s'assurant en même temps que tu n'y arrivera jamais parce qu'ils viennent te voir toutes les 5 minutes pour te demander ou ça en est et comment ça avance. Réponse: ça avancera plus vite quand tu arrêtera de ma pourrir 10 fois par heure (connard).  Je suis de plus en plus désagréable avec les gens qui m'entourent, c'est fou. Je n'ai jamais été comme ça. Même les gens sympa j'ai presque plus envie de les voir. Quand je me visse à ma chaise le matin, je n'ai plus qu'un souhait c'est qu'on ne me parle pas mais qu'on me laisse bosser tranquille toute la journée (sans prendre la moindre pause sauf pour aller pisser) pour avoir le vague espoir lointain de me sortir de toute cette merde un jour, mais même en ramant 50 fois plus vite j'y arrive pas.
Tu vois, ce qui ne m'est jamais arrivé au taff, et à peine à la fac (la seule fois était à un examen de physique subatomique ou j'avais bossé comme une tarée mais avec la peur quand même de me planter) et bien ça m'arrive aujourd'hui.

Je suis stressée.

J'étais en RTT aujourd'hui. Et je n'ai fait que penser au taff, ce putain de taff qui m'attend lundi avec tout ces brasseurs d'air qui vont me faire chier parce que leur chefs les font chier mais surement pas autant que eux me font chier.

Attaquer? J'ai commencé à y penser, un peu. De loin. Mais je ne suis pas quelqu'un qui aime attaquer. Par contre  je refuse de me laisser faire. Et puis même? C'est le pognon qui gagne toujours, non?
Je hais cette loi du fric, je hais devoir toujours faire plus vite moins cher et tant pis si c'est de la merde. C'est pas pour moi. Mais ailleurs c'est pareil, non?

Je regarde les offres d'emploi et j'ai l'impression que tout ce ressemble. Je ne vois rien qui fait rêver.

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02 février 2008

Concours de...

circonstances.
As tu jamais su, je n'ai jamais su. Pas deviné le moment du basculement. Passage à autre chose. Obscurément. Pas su lire entre les lignes mal écrites de ton carnet.
De notes.
Pas saisi la fuite. La goutte d'eau.
Je t'ai attendu dans toutes ces gares à force de longer les quais j'ai été prise d'un vertige
Horizontal. _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _  _ _ _ _ _
Comment?

Je ne me pardonne pas d'avoir failli.

Posté par Souffle Anonyme à 00:05 - Auto-psy - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 janvier 2008

A la cafèt

Ce midi - chose assez rare - j'ai eu envie de me confier à ma petite collègue. Je ressens ne grosse fatigue et un peu de déprime. Je me dis que tout stagne autour de moi. Tous les nouveaux trucs que j'essaye de faire ne m'apportent pas le piquant et la nouveauté que j'espère de la vie. Peut-être que mon mal vient du fait que je n'ai pas de projet ce en moment, aucune force motrice. Je regarde les formations existantes pour un éventuel fongecif. Je songe de loin à une année sabbatique. Je survole les offres d'emploi susceptible de m'interresser. Le tout avec distance et détachement. J'ai perdu mon feu.

Posté par Souffle Anonyme à 23:01 - Auto-psy - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 janvier 2008

Dé-?

Si vous n'aimez pas quand je suis en mode Caliméro (comment ça c'est 99% du temps?), ne lisez pas ceci.

Hier je me suis promenée sur les pages du site copains d'avant. Au début c'était pour voir si je pouvais trouver des nouvelles de mes copines de lycée. Mais un malheureux hasard (pour une fois ce n'était pas par masochisme) a fait que je suis tombée sur le nom d'une personne qui a ravivé de douloureux souvenirs. Son nom à elle. Celle pour qui mon premier amour de ma vie m'a quittée. Celui qui devait être le seul, l'unique, celui à qui je n'avais pas promis de l'aimer pour toujours, car cette promesse était une évidence. Lire son nom, rien que son nom m'a fait l'effet d'un poignard dans le coeur. Bien sûr j'aurais du fermer la fenêtre et passer à autre chose, mais c'est là que mon masochisme est intervenu. J'ai lu ce qu'elle racontait dans son profil. Et bien sûr tout n'a fait que me blesser davantage.
Elle a trois enfants. Lui qui me disait toujours et disait à tout le monde qu'il ne voulait pas d'enfants pour ne pas perpétuer l'espèce humaine. Il l'a donc aimée tellement plus que moi pour accepter de lui donner trois enfants... (même si pour le premier elle lui a forcé la main pour accélerer sa rupture avec moi) C'était vraiment douloureux de lire ça.
Ensuite elle a écrit que sa vie était réussie "au dela de ses espérances". Ce qui fait mal aussi.
Pourquoi je cette histoire me fait toujours mal? Il m'a quittée en aout 1998, cela va faire dix ans. Bien sûr je n'y pense pas tout le temps comme avant. Je devrais réussir a être heureuse mais je n'y arrive pas. Il doit y avoir quelque chose dans ma tête qui ne va pas.

J'ai eu plusieurs fois, j'ai les moyens d'être heureuse mais je n'y arrive pas.

Ensuite j'ai continué à faire défiler mes amis du lycée.

Beaucoup ont mis des photos d'eux aujourd'hui avec leurs enfants. Tous décrivent leur vie personnelle et professionnelle comme réussie. Je suis contente pour les gens que j'ai appréciés. Mais je me demande... comment font-ils tous pour être (simplement?) heureux.


William sheller - photos souvenir
Uploaded by bisonravi1987

Posté par Souffle Anonyme à 21:49 - Auto-psy - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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