16 juin 2014

Je mate

 

Hier j'ai marché quelques heures dans les rues de Paris. J'aime bien dernièrement réapprendre à bouger, laisser tomber de plus en plus la voiture, mais aussi les transports en commun. Les distances sont souvent plus petites qu'on ne les perçoit sur un plan de métro et s'il y a bien d'une chose dont je dispose, c'est de temps.

Je croise le regard de mille personnes, je mate les fesses et les jambes des hommes qui me dépassent en courant ou à vélo. Oui j'aime bien mater, mater beaucoup, mater dans tous les sens, ce n'est pas un sport réservé aux hommes.

Et le soir en rejoignant pour dîner un groupe d'ancien collègues, je me suis retrouvée assise en face de Philippe. Quand il a retiré sa veste, le col de son polo s'est légèrement entrouvert, laissant apercevoir un échantillon de son torse, quelques poils qui doivent être doux et chauds. J'ai maté aussi. Et cette vision m'a émue.

 

 

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13 juin 2014

Dreaming my life

 

When she was just a girl
She expected the world
But it flew away from her reach
So she ran away in her sleep
Dreamed of para- para- paradise
Para- para- paradise
Para- para- paradise
Every time she closed her eyes

 

 

 

 

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10 juin 2014

 

La séduction, ça n'a jamais été mon truc. Vraiment.

 

 

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08 juin 2014

 

A écouter cette nuit avant de vous endormir :

 

 

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11 mai 2014

 

Je ne crois pas en Dieu. J'aime quand même cette chanson.

 

 

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30 avril 2014

Mamita

 

Longtemps avant de mourir, ma grand-mère a été une jeune fille.

En regardant dans ses affaires, j'ai trouvé une nuisette. Elle est joliment désuète, d'un bleu ciel très tendre. Elle a une petite bordure en dentelle blanche autour du décolleté, jusque sur les épaules. Elle serait extrêmement pudique si elle n'était pas si délicieusement transparente.

Elle m'a fait un peu bizarre cette trouvaille, je n'arrive pas à imaginer ma grand-mère dedans, je l'ai toujours connue toute petite et ridée. J'ai décidé de la garder et de la porter en souvenir d'elle. Elle me va plutôt bien et me donne l'impression d'être une personnage des années cinquante.

 

 

 

 

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17 mars 2014

Elle s'appelait Nathalie

Ce coup de fil, c'était un point d'arrêt dans le temps. L'avant, l'après. Et au milieu, ce point.

J'habitais chez mes parents et j'attendais mon amoureux qui allait arriver pour passer la soirée avec moi.

Le téléphone a sonné, je pensais que c'était lui. Je me souviens que j'étais heureuse. En décrochant, j'ai eu cette surprise, de découvrir une voix féminine, me demandant de parler à Franck. J'ai senti un froid dans mon corps, dans mon coeur, un point d'arrêt dans le temps. Qui était cette personne ? Pourquoi appelait-elle chez moi pour parler à Franck ? Il lui avait donné mon numéro de téléphone ? Pourquoi ? Elle l'avait trouvé autrement ? Pourquoi ?

Je ne sais ce qui s'est passé en moi en ces quelques secondes. Je n'étais pas jalouse, pas possessive, j'avais une confiance absolue et un respect total de sa liberté, mais le son de cette voix m'a glacée. Elle m'a changée. J'ai pris un ton très sec, je ne sais plus trop ce que j'ai répondu. "Il n'habite pas ici" ou  "il n'est pas encore là", je ne sais plus. Mais cette sensation, je m'en souviens très bien.

J'ai pris son nom. Elle s'appelait Nathalie.

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07 mars 2014

Far from perfect

 

C'était pas trop mal quand on baisait ensemble. Mais tu parlais vraiment trop et tu disais un paquet de conneries.

 

 

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21 février 2014

Ces idées là

Hier en me couchant j'ai pensé à un truc, juste comme ça, avec le tête et le coeur froid. Si j'avais eu ce gosse, les choses auraient été si différentes. Il aurait dix-huit ans ou dix-neuf, je ne sais plus au juste, peut-être même vingt, j'ai oublié cette date. J'écris il, mais en fait, je pense elle. Cet enfant que je n'ai pas eu, aurait deux ans de plus que celui que tu as effectivement eu, mais que tu n'aurais sans doute pas eu avec elle si je l'avais eu. Ou alors autrement.

Les choses auraient été différentes. Tu es resté avec moi quelques années après, même si dans ma tête, c'est le point où les choses ont commencé à décliner. Tu n'en as peut-être pas eu conscience comme moi. Dans le passé, je veux dire. Aujourd'hui clairement, tu t'en fous. Tu serais peut-être resté plus longtemps, tu ne m'aurais peut-être pas trompée, tu ne m'aurais peut-être pas quitté pour elle, pour des questions "d'honneur". Vous les mecs, vous pensez parfois de manière bizarre. Trompée, je m'en fiche un peu, enfin pas vraiment mais il arrive qu'on aie ce désir urgent d'expériences différentes. Surtout que tu n'avais connu que moi. J'aime pas le mot "tromper". J'aime pas la notion d'appartenance dans un couple. Je ne suis a personne et je ne veux pas posséder qui que ce soit.

J'avais dit juste pour voir "On pourrait peut-être l'avoir ?". Tu avais l'air terrorisé ou quoi quand tu as dit "Non, non, j'en veux pas". Pas de méchanceté ou de rejet de moi là-dedans, tu ne voulais pas être père, et moi... Je sais pas. C'était mon choix aussi pour diverses raisons. Je t'aimais tellement de toutes manières, je n'imaginais pas faire quelque chose "contre" toi.

"Non, non, j'en veux pas." C'est sans doute ce que tu lui as dit à elle, quelques années après. Sauf qu'elle ne t'a pas écouté. Elle l'a fait, le truc "contre" toi. Et tu es parti. Et maintenant vous avez trois gosses.

Donc hier en me couchant, je me suis demandé comment serait ma vie. A tes côtés ? Peut-être ou peut-être pas. Mais il y aurait cet autre être, cette jeune personne. Je l'aurais aimé(e) comme une folle sans doute. Quelle combinaison aurait donné notre mélange ? Tu as de grands yeux bleux, moi des yeux marrons un peu bridés, tu as les cheveux châtains , je les ai très foncés, tu as une grande bouche, la mienne est petite...

Tu dois les aimer, tes gosses. Ils te ressemblent tellement.

Je pensais à ça hier, juste avant de m'endormir. Si un chemin différent m'aurait mené à un autre moi-même. Je sens mon coeur si sec parfois, j'ai l'impression que ça fait des lustres que je n'ai aimé quelqu'un très fort, je veux dire, sans retenue, avec une vraie chaleur qui te réchauffe même le corps. Bien sûr, ce n'est pas qu'à cause de toi. Il y a eu la suite aussi. Peut-être que c'est ça, vieillir. Peut-être que c'est simplement moi aussi.

 

Mais non, je ne suis pas triste. Ton anecdote m'a fait sourire.

 

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18 février 2014

Posté par _An_ à 03:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]