09 août 2009

It's my life

Hier j'étais à une fête regroupant des latinos.

A la fin, se lance une grande farandole et un type à côté de moi rejoint le groupe et me prend la main. On court en dansant c'est amusant. Puis il lâche la farandole mais ne me lâche pas la main. Je suis un peu gênée, je ne sais pas danser. Mais il garde ma main. C'est étrange comme les choses peuvent avoir un sens différent suivant le point de vue où on se place. Une main dans une main en soi, ce n'est pas grand chose mais cette main qui tient ma main devient le centre de tout pendant quelques minutes. J'ose à peine le regarder dans les yeux. Il n'est pas mal du tout. Assez costaud et large d'épaules et son visage n'est pas désagréable. Ses yeux sont un peu clairs je crois. Ce n'est pas vraiment mon type d'homme. Je les préfère plutôt fins et pas trop musclés. Lui il est typiquement sud américain, je l'imagine bien un peu macho (ce que je n'aime pas du tout chez un homme). Il est attirant malgré tout et sa carrure me fait penser qu'on doit se sentir bien dans ses bras. Je n'arrive pas à déceler s'il est plus jeune ou plus agé que moi. J'aurais tendance à dire plus jeune. Mais c'est la gêne qui est la plus forte, j'ai envie de m'enfuir. A un moment il me lâche la main quand même et me demande mon nom. On s'entend à peine à cause de la fanfare, je suis obligée de lui dire presque à l'oreille. Je lui demande le sien mais ne l'entends presque pas. Il est argentin. Il me demande si je compte aller à la fête ensuite. Je ne savais pas qu'il y avait une autre fête après. Il me demande si je suis accompagnée. Je suis venue avec des amis.
Il me demande si j'ai un numéro de téléphone à lui donner.
C'est bizarre. Je ne pensais pas être le genre de nana à qui on demande son numéro comme ça au bout de cinq minutes et ça ne m'est jamais arrivé avant (ou alors quand j'étais étudiante il y a trèèèèès longtemps). Je ne suis pas une bombe, je ne suis pas pomponnée, maquillée, rien de tout ça... Je me dis que c'est un dragueur pourtant il a l'air un peu gauche aussi. Ou alors qu'il cherche quelqu'un avec qui finir la soirée... Ou alors peut-être qu'il m'a trouvée jolie. J'aimerai bien que ce soit ça.

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Sunday morning

Ce matin j'écoute Nico.

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08 août 2009

Gloups

Tu sais ce que c'est, quand tu attends qu'une personne t'écrive un mot ou t'appelle, mais que, dans le fond, tu sais très bien qu'elle ne le fera pas?

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07 août 2009

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Virée (3)

J'ai quitté la boite dans laquelle j'ai travaillé si longtemps. En y rentrant je ne pensais pas y rester autant. Avant je n'avais eu que deux expériences de six mois chacune en société de prestation. C'était un peu une histoire d'amour avec ma boîte, et elle a mal fini.
La semaine dernière j'ai défait la déco de mon coin d'open-space, les bureaux se sont vidés les uns après les autres. Ceux qui restent vont se sentir (se sentent déja?) bien seuls.
C'est bizarre, hier soir j'étais au cinéma et qelques minutes avant le film je rêvassais. Je me re-voyais assise à mon bureau dans un des bons moments. Cet endroit que je n'occuperai maintenant plus jamais était devenu le mien, bien que ne m'appartenant pas. Il était si familier, mon lieu de vie huit heures par jour. ça fait drôle de se dire que je ne serai plus jamais assise à cette place.

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03 août 2009

Question

Faut-il toujours se cacher, ne pas être vrai?
Je voudrais tant tomber le masque mais mille mains le retiennent sur mon visage.

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30 juillet 2009

L'impression d'avoir tout vécu et en même temps de n'avoir rien vécu, c'est ce qu'elle ressentait en regardant fixement le plafond. Encore un matin vaseux, se dit-elle. Pas envie de décoller. Ou alors très fort, très vite pour s'écraser sur ce sol inversé (plafond). N'importe quoi comme réveil vraiment. Et puis ces murs... Depuis combien de temps étaient-ce les mêmes?

Et à sa gauche, la même personne dans ce lit depuis dix ans. Envie de vomir. Lassitude. Ce n'est pas qu'elle ne l'aimait plus. Parce qu'en fait elle n'était pas vraiment sûre de l'avoir aimé. Mais dix ans de caprice ça commence à faire long. Il est toujours aussi beau, on ne peut pas le nier. Mais plus vraiment désirable. Lisse et beau comme le vase dans l'entrée. Elle les fracasserait bien par la fenêtre tous les deux. Violence.

Infidèle.

Elle ne l'avait jamais été. Ce serait une expérience. Rien que par la pensée, elle l'était déja. Elle se souvint de tous les visages croisés dans la semaine, des hommes plus agés aux mains rugueuses, des visages ridés, non dénués d'expression. Des hommes qui relègueraient Jim au rang de jouet.

Mille images se précipitèrent devant ses yeux.

Infidèle, elle l'était déja. Mille fois.

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26 juillet 2009

O.

Et tout d'un coup quelque chose devient une obsession. Genre: je ne peux plus penser à autre chose et je ne peux pas faire autre chose que de penser.
ça va passer?
Pas sûr...

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Je pose la question

Faut-il croire au hasard?

Posté par _An_ à 13:12 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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25 juillet 2009

Auto-psy d'une relation dans un état indéfini

Rencontre lors d'une formation commune dans la société où tu travailles. Au début tu ne le trouves pas terrible. Aucun style. Même pas la peine de s'attarder. Tu es froide, distante. Le lien ne se crée pas.
Quelques années plus tard un de ses collègues travaille avec une de tes collègues et amies. Il arrive que vous preniez des pauses café ensemble. Puis vous déjeunez ensemble tous les quatre. Une fois, deux fois... Ils deviennent et (donc il devient) tes camarades de déjeuner régulier. Tu le trouves bizarre. Pas très bavard, pas toujours expressif. Sauf que quand il s'absente le midi pour aller courir tu le regrettes. Le jeudi midi vous avez un cours de guitare ensemble. Quand il est absent tu le regrettes aussi. Puis tu commences à laisser ton oeil trainer dans les couloirs pour voir s'il ne passe pas de temps à autre en allant voir son ami. Parfois il vient te saluer aussi.

Quand son ami et ton amie sont en congés tu n'oses pas aller le chercher pour déjeuner au début. Puis tu oses une fois. L'invitation: "tu viens déjeuner?" qui se veut légère et anodine est dite d'une voix blanche. Peut-être même que tu as rougi. En tête à tête, tu ne sais pas trop quoi dire car tu n'es pas d'un naturel bavard et lui non plus. *Soupir*

 

Plus tard encore, on annonce la liquidation de la boîte. Les cours de guitare se finissent, on dit au revoir au prof qui est licencié. Et puis on se met en grève, on manifeste. On partage des moments ensemble que l'on ne croyait jamais partager. Des journées ensemble. Toi tu le regardes mais il est toujours bizarre. Il n'a pas l'air à l'aise. Avec toi il est distant et il se comporte tellement différemment avec se collègues hommes (proximité physique) que tu finis par te dire qu'il aime les hommes ou que tu lui est complètement indifférente, même d'un point de vue purement amical. Alors tu perds confiance. Tu n'aimes pas inspirer l'indifférence. Surtout qu'à plusieurs reprises tu as voulu te montrer gentille, lui rendre des services dans le travail, lui envoyer des signaux d'amitié. N'étant pas d'un naturel sociable tu as du mal à faire tomber ce masque mais ce n'est pas facile et ce n'est peut-être pas la meilleure solution.

Tu te rends compte qu'en fait il n'est pas mal, même s'il est bizarre et tu voudrais le connaitre davantage car tu penses qu'il se cache quelque chose derrière son masque à lui. Jusqu'où aller? Dans quelques jours tu quittera la société parce que ton poste est supprimé et alors...? Allez vous rester en contact? Va-t'il aussi faire quelques pas vers toi alors que tu as eu l'impression qu'il reculait à chaque fois que tu avançais?

Posté par _An_ à 15:39 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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