18 novembre 2012

Carnets de voyage (III)

Le rêve de la troisième nuit était violent.

Je voulais tuer mon père.

Au réveil, j'ai senti dans mon ventre cette haine, cette rage, ce désir de mort.

Dans cette ïle paisible, à tant de kilomètres de lui, à tant d'années de ça, comment ce rêve était-il arrivé jusqu'à moi ?

Aussi profondément que soit enfoui ce passé, il remonte toujours régulièrement à la surface.

 

Je n'oublie pas

 

 

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07 novembre 2012

A contre-courant

pause1

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11 octobre 2012

Carnets de voyage (I)

Le voyage réveille bien des choses.

Je suis pourtant dans un endroit qui ressemble au paradis. L'eau du Pacifique est bleue, tiède et claire. Je suis entourée d'oiseaux, poissons, mammifères marins, reptiles... Pas trop d'humains, et seulement à petites doses. Le soleil est tendre. Le jour, je souris, je ris.

C'est la nuit que tout revient. Oh, je vois déjà ton oeil accusateur me dire "Mais arrête donc de ressasser, profite de la vie, va de l'avant." Mais non ce n'est pas ma faute. C'est l'autre. Celle qui est loin, enfouie. Celle que je ne maîtrise pas.

C'est la nuit.

Je me réveille, les yeux humectés de larmes, quand les heures les plus sombres commencent à céder leur place au petit matin. A moitié consciente, je rappelle les images de mon rêve. Je veux savoir, me souvenir ce qui me fait pleurer. Et c'est lui, toujours lui, le premier amour, que j'interroge : 'Mais qu'as-tu fait de notre éternité ? Tu m'avais dit que tu trouvais ça horriblement banal, mais que tu ne trouvais rien de mieux à dire que Je t'aime. Pourquoi as-tu abandonné tout ça?". Et dans un demi-sommeil j'émets un gémissement plaintif: "Que c'est long de vivre..." Mais dans mon rêve, ce n'est pas à lui que je l'envoie... C'est à ma mère. Elle est debout devant un lavabo et ne me répond pas. Elle se (s'en?) lave les mains.

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20 juillet 2012

Untitled 1

Tu me manques quand tu n'es pas près de moi
Et tu m'énerves quand tu es là
Rends-moi ma liberté
Tu ne te poses pas de questions, tu n'es pas torturé
Tu sembles vide, ça m'exaspère
Ni pourquoi, ni comment, rien
Tu sembles creux, tu me désespères
Et parfois ça fait du bien
Dire des bêtises, sourire
S'allonger côte à côte et ne pas parler, ne rien penser
Vivre sans ex...
Vivre sans exister !

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01 mai 2011

(co)locataires XIX

Nous n'avons pas rompu ce jour là, nous n'avons pas rompu les jours d'après.

Nous nous voyons toujours mais les choses ne se passent pas bien. Je vis mal d'être un "secret", mais pas seulement. Nous ne sommes d'accord sur rien. Nous nous disputons sur tout. Je garde en tête qu'il ne m'aime pas alors parfois, je suis patiente. Mais j'ai un fort caractère malgré tout, alors quand je suis hors de moi, je suis prête à arrêter. Mais dans ces moments là, il me retient. Systématiquement. Nous testons nos limites, en permanence. Et elles ne sont jamais bien loin. J'ai l'impression d'être continuellement en conflit avec lui et c'est fatigant. Je n'avais jamais connu ça, avec personne.

Nous restons ensemble et jour après jour, je me rends compte que nous ne sommes pas sur la même longueur d'onde, quel que soit l'angle sous lequel je regarde notre relation.

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11 février 2011

J'ai envie de dire que plus que de souffrir, j'ai peur de faire souffrir. Mais cela me semble en contradiction avec toutes ces fois où j'ai annoncé froidement la couleur, les yeux dans les yeux, tiens, prend la nouvelle, ma décision est prise, c'est comme ça.

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01 décembre 2010

(co)locataires XVIII

Ce sera la première tentative de rupture.

Quelque temps plus tard, un soir... Je m'approche de lui, je le caresse. Il me regarde et prend encore un air triste. Il me dit :

" Non, An', nous ne pouvons pas continuer comme ça. Ce n'est pas bien."

Le bien, le mal.

Le désir, le rejet.

La douceur, la tristesse.

Il ne veut pas continuer. Oui, c'est normal, il ne m'aime pas, il me l'a dit. J'ai mal dans le coeur, dans le ventre. Mais je crois que je suis prête à être "raisonnable", à faire mon deuil de cette relation, de cet amour à sens unique. D'une voix blanche, je lui réponds: "D'accord."

Je m'asseois à côté de lui sur le bord du lit. Simplement.

Nous nous sommes regardés et il a tendu la main vers moi, il m'a caressée, je l'ai caressé aussi. Nous nous sommes embrassés puis nous avons fait l'amour. Doucement, tendrement.

Nous n'avons pas rompu ce soir là.

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04 novembre 2010

(co)locataires XVII

Un jour j'ai l'impression d'atteindre le fond.

Ce week-end là nous avions une sortie avec des amis communs ainsi que des amis et des collègues de ces amis. Ils ne savent toujours pas pour nous deux. Je n'en ai toujours parlé à personne à part à mon ami de l'autre côté de l'océan. Nous passons la journée au parc Astérix.

Toute la journée, je chercherai sa présence, essayant d'être avec lui pendant les différentes attractions. Lui m'ignore royalement, maintient une distance entre nous... Enfin c'est ce que je ressens. Parmi mes amis, je vois la différence de comportement de ceux qui sont en couple. Je me sens mal. Je les envie. Je me sens encore plus mal quand je vois Chaton taquiner une petite brune, collègue d'une de mes amies. Il est fort possible qu'elle lui plaise. J'ai un peu envie de pleurer.

La journée sera triste, même si je fais semblant de m'amuser.

Le trajet du retour avec lui sera maussade.

En arrivant chez moi le soir, nous dînons. C'est à ce moment là que je craque. Lui, a l'air de ne pas comprendre ce qui ne va pas.

Je lui demande:

- Pourquoi es-tu distant ?

- Pourquoi est-ce que tu m'évites devant les autres ?

- Pourquoi mes amis prennent leurs copines par la main et moi je n'ai pas droit à ça ?

- Tu as honte d'être avec moi ?

Je ne me souviens pas avec exactitude de notre dialogue mais mon interrogatoire était de cet ordre là. Je me sens assez malheureuse et je laisse les mots sortir.

Il me répond sur un ton que je ne saurais qualifier. Il a l'air abattu aussi, mais sans doute moins que moi.

"Le problème, c'est que je pense qu'il faut qu'on arrête... Parce que je... ne t'aime pas."

Il appuie sur le "t'aime" comme s'il parlait de quelque chose qu'il ne comprend pas. C'est clair, c'est net, c'est franc. Et c'est douloureux.

Il ne m'aime pas.

A cet instant là, j'ai l'impression que c'est ce qui pouvait m'arriver de pire. Ne pas être aimée. Cela éveille en moi une angoisse profonde. C'est simplement quelque chose que je ne peux pas supporter. Si on regarde en arrière, au fond ça ne m'est jamais arrivé de ne pas être aimée par celui que je désirais. J'ai toujours réussi à toucher son coeur à un moment ou à un autre.

Ne pas être aimée me semble mille fois pire que d'avoir été aimée et de ne plus l'être. Pourquoi ? Je n'en sais rien. Avoir été aimée à un moment, c'est simplement avoir atteint son but peut-être et même si on le lâche, la réussite n'en est pas moins consommée. Petite, on ne me disait pas "Reste telle que tu es, ne t'occupe pas du regard des autres". Oh non. On me disait "Soit la meilleure en classe, soit la plus intelligente, soit la plus sage, la plus polie, la plus raisonnable ...". Tant de superlatifs, tant de sommets à atteindre n'est-ce pas la meilleure manière de faire naître cette angoisse de ne pas être aimée ?

Je me sens toute petite, un peu misérable. Inconsciemment son aveu doit me renvoyer à plein de scènes de mon passé, où, non, je n'avais pas fait assez bien. Peut-être à ce moment, si violent, avec mon père, parce que je n'avais simplement pas compris cette règle d'algébre si bête et facile à comprendre. C'est vrai que mes petits camarades de classe en étaient à peine à additionner et soustraire des fractions. Peu importe, j'aurais dû comprendre pour qu'on m'aime et qu'on soit fier de moi. Au lieu de ça, je déclenche la violence, le non-amour. J'aurais voulu mourir.

Il ne m'aime pas. Vraiment ça m'est insupportable. Je ne suis pas d'un naturel fragile pourtant. Mais la conjoncture du moment, la famille, le travail, les amis... Je ne sais quoi encore... Je suis faible. Je me dis que je ne pourrais pas... Qu'il ne vienne plus chez moi, que nous ne partagions plus ces moments ensemble, qu'il ne me prenne plus dans ses bras... me semble encore pire que de l'entendre dire "je ne t'aime pas". Alors je vends mon âme au diable.

Je lui dis:

"Ce n'est pas grave que tu ne m'aimes pas. Reste quand même avec moi. Continuons à partager ces moments ensemble. Et si un jour tu trouves quelqu'un d'autre ou que tu en as assez, et bien, quitte moi à ce moment là."

Je semble stoïque mais je suis faible à l'intérieur. Lui affiche un visage très triste. Il refuse... au début. Je négocie, l'air de rien, sans le supplier non plus. Je place quelques arguments. Même avec mon premier amour je n'aurais pas agi comme ça, alors que je l'aimais mille fois plus. Qu'est-ce qu'il m'arrive ? Je ne sais pas. Je fais simplement le pari que s''il accepte ce marché, un jour il m'aimera.

Il est encore plus faible que moi. Il accepte.

 

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06 octobre 2010

Le vide

Après ce coup de fil, je ne t'ai jamais rappelé.
Tu ne m'as pas rappelée non plus. Jamais.






L'éternité semble si courte dans "Je t'aimerai toujours" et elle semble si longue dans "Je ne te reverrai jamais"

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20 septembre 2010

Un documentaire de Pierre Carles que je souhaitais partager avec vous.Simplement.

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