Certaines personnes n'entrent que très rarement
Certaines personnes n'entrent que très rarement dans le registre émotionnel.
Certaines personnes n'entrent que très rarement dans le registre émotionnel.
Licenciée. J'ai été licenciée.
Il y a quelques années mon ancienne boîte avait lancé un plan social. Presque tous les employés on voulu en bénéficier tant les indemnités semblaient avantageuses. Davantage de volontaires que de licenciement prévus.
Puis quelques années après, nouveau plan social. Mais les conditions n'étaient plus du tout les mêmes et les mentalités avaient changé aussi entretemps. Parmi les gens restant, personne ne voulait partir. En tout cas, pas dans les conditions proposées.
Incohérences de notre époque.
J'ai toujours été plutôt travailleuse dans les entreprises où je suis passée.
Je t'en prie, dis moi encore que tu m'aimes, je ne me lasse pas de l'entendre.
Egocentrisme démesuré ?
Oh, non. C'est juste que jje suis heureuse quand, par ces mots, tu m'autorises à t'aimer.
Mais pourquoi me font-ils réagir ainsi ?
Certaines réagiraient peut-être de cette manière si on leur présentait un chirurgien, le directeur d'une société, un pompier...
Mon ami m'apprend qu'il est violoniste. Cela lui confère d'office une aura toute particulière. Il est musicien, et cela influence le regard que je vais porter sur lui, de manière plus ou moins inconsciente.
Quand il arrive, il est très souriant. Il a beaucoup de charme. Il regarde les guitares qui sont posées dans un coin - dont la mienne - et fait un commentaire. Au cours de la soirée il dit des choses amusantes. Je le trouve vif et intelligent. Je l'imagine aussi distrait et rêveur. Il a une coiffure un peu floue et décidemment, j'aime beaucoup son sourire. Il a un corps tout fin et des yeux pétillants. J'aime ce qu'il exprime, par ses paroles et par ses gestes.
En fin de soirée, les gens s'en vont et nous avons l'occasion de discuter davantage ensemble. Le courant passe bien.
Nous sommes les derniers à partir et descendons en même temps. Nous nous disons au revoir dans la rue après avoir discuté encore un peu. Implicitement nous exprimons le plaisir de nous être rencontrés.
Quand même, en le regardant une dernière fois, j'ai un doute... Je crois que nous nous étions déja vus, chez ce même ami, lors d'une autre soirée.
En rentrant je vérifie dans mes vieux e-mails. En effet, nous nous étions rencontrés une première fois en septembre 2008.
Je suis perplexe de constater le décalage entre les deux rencontres. La première fois je ne l'avais pas remarqué puisque je ne m'en suis pas souvenu. La deuxième fois, j'avais l'impression de ne voir que lui.
Je l'ai revu. Cela devait bien faire plus de 8 ans que je ne l'avais vu. J'ai fait connaissance avec sa femme et sa fille. Il est toujours aussi beau et attirant. Sa femme est belle. Leur fille est très jolie aussi. Ils sont tous les trois très doux, calmes et gentils.
Quand sa femme me demande comment nous nous sommes connus, je lui dis simplement que nous étions des camarades de transports en commun.
Je ne me lasse pas de le regarder en fait mais je suis discrète tout de même. Il est un peu un idéal inaccessible. Mais son existence me fait simplement du bien. Le voir me donne l'impression de pouvoir me représenter l'Harmonie. Et je ne suis pas jalouse de cette petite famille. Je sais qu'un homme tel que lui ne serait pas pour moi. Cela ne collerait pas. Il est bien trop proche de la perfection.
Quand j'y pense... Il est apparu dans ma vie comme un ange. Nous avons vécu quelques minutes par jour ensemble pendant une courte période, à un moment où j'avais besoin de beauté. Nous nous sommes revus une fois pour une balade. Depuis nous échangeons un couple d'e-mails une fois par an en moyenne. Nos vies ont des points de contact très éphémères et pourtant nous nous aimons d'une certaine manière puisque le temps et la durée n'a aucune importance. C'est vraiment ça. Il est un ange.
Après ce coup de fil, je ne t'ai jamais rappelé.
Tu ne m'as pas rappelée non plus. Jamais.
L'éternité semble si courte dans "Je t'aimerai toujours" et elle semble si longue dans "Je ne te reverrai jamais"
"Mes parents ne sont pas des monstres", m'avais-tu dit. Comme si l'idée de les juger avait pu me traverser l'esprit !
Then I ran across a monster who was sleeping by a tree.
And I looked and frowned and the monster was me