Je mate
Hier j'ai marché quelques heures dans les rues de Paris. J'aime bien dernièrement réapprendre à bouger, laisser tomber de plus en plus la voiture, mais aussi les transports en commun. Les distances sont souvent plus petites qu'on ne les perçoit sur un plan de métro et s'il y a bien d'une chose dont je dispose, c'est de temps.
Je croise le regard de mille personnes, je mate les fesses et les jambes des hommes qui me dépassent en courant ou à vélo. Oui j'aime bien mater, mater beaucoup, mater dans tous les sens, ce n'est pas un sport réservé aux hommes.
Et le soir en rejoignant pour dîner un groupe d'ancien collègues, je me suis retrouvée assise en face de Philippe. Quand il a retiré sa veste, le col de son polo s'est légèrement entrouvert, laissant apercevoir un échantillon de son torse, quelques poils qui doivent être doux et chauds. J'ai maté aussi. Et cette vision m'a émue.