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Dreaming my life
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23 juin 2020

Et toi, que veux-tu ?

Entre mes vingt et vingt-cinq ans, je suis tombée enceinte par "accident". Je l'ai annoncé à mon amoureux. Je savais qu'il ne souhaitait pas d'enfants, il le disait tout le temps. A l'époque, je ne le voulais pas non plus, je suppose. On était étudiants tous les deux. Je voulais finir mes études etc.

Pourtant, quand je lui ai annoncé, son attitude m'a étonnée. Il a simplement dit :"Non, non, j'en veux pas". Et il a eu un mouvement de recul. Dégoût ? Effroi ? Je ne sais pas.

J'aurais sans doute préféré un geste de soutien et de tendresse...

Ma réponse m'a étonnée aussi. "Tu es sûr que tu ne veux pas d'un bébé de nous deux ?" Ma voix êtait toute fluette... Je ne sais pas pourquoi je lui ai posé cette question. Un espoir secret, peut-être, enfoui, inconscient... ?

Je n'ai pas eu le bébé. Le jeune docteur qui s'est occupé de moi, m'a rassurée (je me rends compte que c'est une chance, par rapport à ce que d'autres vivent) il m'a dit que plus tard, je me dirai que j'ai fait le bon choix.

Aujourd'hui, c'est vrai, je me dis que j'ai fait le bon choix.

Mais quand je repense à cet instant, je ne peux m'empêcher de me dire, qu'il ne m'a jamais demandé : "Et toi, que veux-tu ? Que penses-tu ?"

Cet épisode a probablement été le début du déclin de notre relation. Après l'avortement, j'ai pleuré souvent. Quelque part j'étais triste, de plein de choses. Mon amour était moins léger. Et lui... Qui aime une nana qui pleure souvent et est triste ? Nous avons probablement duré encore deux ou trois ans après.

C'est du passé, bien passé. Je me demande seulement, combien de fois, dans tellement de contextes, ces phrases : "Et toi, que veux-tu ? Que penses-tu ?", combien de fois n'ont-elles pas été prononcées, alors qu'elles auraient pu faire tellement de bien.

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22 juin 2020

Souvenirs

vers

17 juin 2020

Cet après-midi avec une collègue, on est allées

Cet après-midi avec une collègue, on est allées rendre visite à une autre collègue.

Normalement, bof, je suis pas sociable. La collègue en question a accouché pendant le confinement, seule. Sa famille à l'étranger, y compris son mari, elle n'a eu aucune aide. Depuis le début, elle est seule avec son bébé. Quelque part j'ai dû me dire "la pauvre, on va aller la soutenir un peu". 

Oui, elle était contente de voir du monde. Elle a même proposé qu'on se revoie plusieurs fois. Son bébé est calme, mignon.

Mais bof, je suis pas sociable.

Elle n'a pas arrêté de parler. Ok. Tu sais, le genre de personne qui parle, parle, parle et quand elle fait une brève pause, tu essayes de lui répondre quelque chose mais tu peux pas, car aussitôt son souffle repris, elle te coupe la parole et reprend ce qui, au final, est un monologue.

 

Un conseil, si t'es le genre de personne qui adore parler, échanger, converser. Si tu as un minimum de respect envers la personne en face de toi, quand tu finis une phrase, compte lentement jusqu'à cinq dans ta tête. Laisse lui la chance de prendre une place dans cet échange. Ecoute ce qu'elle a à te dire. Donne-lui de l'attention. Surtout si c'est pour toi qu'elle parle. Sinon, achète-toi un dictaphone, enregistre-toi et ré-écoute toi après, comme ça, tu feras chier personne.

Bref, au bout d'un moment, tu finis par même plus essayer de parler et t'écoutes des propos dont tu te fous, sur l'accouchement et le prix des tomates dans sa nouvelle ville. Bref. J'aurais dû m'éparger cette sortie.

Les gens me soulent en fait. Ils sont ternes, manquent d'idéaux, ne poursuivent pas le sublime.

Je sais, je suis minable aussi, comme tout le monde. Je fais rien de ma vie, je ne vais même pas me faire tabasser en manif.

Notre relation est terne aujourd'hui. Tu l'as laissée ternir. Je voulais la sublimer. Tout ça, c'est rien de concret, c'est juste dans nos têtes.

10 juin 2020

Une petite cantate du bout des doigts...

De Barbara, j'aime beaucoup aussi cette chanson : https://youtu.be/AuzG5DOcaso mais en un peu plus lente que dans cette vidéo.

Si j'aime tant chanter aussi, c'est que les chansons (ou la musique) nous mènent sur le chemin du souvenir et font revenir des instants qu'il fait parfois plaisir de ne pas oublier.

Ce matin, je bricolais un truc. Je chante souvent quand je bricole. Je chante souvent tout court d'ailleurs. De Radiohead à Starmania, je suis arrivée à Barbara, et cette petite cantate, et puis l'Aigle Noir.

Quand j'étais ado, on entendait souvent l'Aigle Noir sur RTL, la radio qu'on écoutait à la maison. Tout gosses qu'on était, on saisissait déjà le magnifique du truc.

J'avais un petit copain (petit parce qu'il n'était pas grand) au collège. C'était le petit frère d'une de mes camarades de classe, une jolie magrébine aux yeux de gazelle. Lui, il avait deux ans de moins que nous, il était petit donc, rondouillet, les cheveux bouclés et de jolis yeux tirant sur le vert, un petit chérubin quoi. Il s'appelait Samir.


Et, je ne sais pourquoi, il m'adorait. Il me cherchait toujours, et disait toujours des trucs sympas sur moi. Il devait etre un peu amoureux quoi. Il m'encourageait dans mes betises (de fille sage et première de la classe). Quand je draguais mon prof de musique par exemple...  Et puis je sais pas, on chantait l'Aigle noir et il s'est mis à improviser des paroles, c'était plus l'aigle noir qui apparaissait mais moi (oui, oui avec tout le côté magnifique, le diamant bleu et tout ça...)

Sa soeur me regardait d'un air réprobateur et disait à son frère "N'importe quoi...!" Samir lui répondait insolemment : "T'es jalouse parce qu'elle est plus belle que toi". Ah ah ah... Après, la soeur venait me dire "Je veux plus que tu parles à mon frère, tu as une mauvaise influence sur lui." La vérité, c'est que je ne faisais rien. Je le laissais juste traîner avec nous, c'était une petite amitié cool quoi. Donc on s'en foutait, on continuait à trainer ensemble, on rigolait bien.

Après, je suis allée au lycée et lui est resté au collège. Et j'ai déménagé. On s'est perdus de vue. Et donc Barbara m'a fait penser à ça. Merci Barbara.

4 juin 2020

C'est simple

Quand on a beaucoup pleuré, les larmes se tarissent.

Quand on a eu très mal, on finit anesthésié ou on meurt.

Tout cela n'est vraiment pas très important.

J'écoute How to disappear completely. C'est un pansement pour le coeur.

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4 juin 2020

Petite connerie graphique

connerie1

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