Canalblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Dreaming my life
Publicité
28 septembre 2016

Chaque chagrin avale son lot de tristesse

Chaque chagrin avale son lot de tristesse fugitive
Alors on réchauffe contre nous nos joies répétitives
Caressant les cheveux de notre enfance éthérée
Lui répétant qu'il est encore trop tôt pour crier

On a appris à sourire comme des hommes bien élevés
Pour détourner l'attention de nos sexes souillés
Mais on a oublié de nous montrer comment faire
Pour trouver l'amour et lui prouver qu'on peut lui plaire

Mais quand les doutes arrivent
Que la honte récidive
Nos joies répétitives
Savent nous rassurer

On met du noir, du bleu pour barbouiller nos yeux
Pour faire croire, même si c'est faux, qu'aujourd'hui on va mieux
On boit, on mange entre copains pour parler de nos habitudes
Celles d'hier celles de demain pour comparer nos solitudes

On se fout dans le nez ce qui nous reste à vivre
Hurlant à tout vent que l'on est heureux quand on est ivre
Essayant d'étouffer tout c' qui vient nous rappeler
Qu'on est déjà à l'âge d'or du rebelle attardé

Mais quand les doutes arrivent
Que la honte récidive
Nos joies répétitives
Savent nous rassurer

On embrasse tout à tour des garçons et des filles
Car, pour nous tous, ce qui compte, c'est de voir des yeux qui brillent
Mais on rêve secrètement de rencontrer notre amour
Celui qui durera jusqu'à la fin du dernier jour

On accepte de ramper, le regard effacé
La bouche qui veut vomir notre amour ravalé
On pense à cette fois parfaite où on a tout gâché
En laissant s'échapper un "Je t'aime" mal placé


Mais quand les doutes arrivent
Que la honte récidive
Nos joies répétitives
Savent nous rassurer

Publicité
21 septembre 2016

Aujourd'hui nous avions une heure de travail

 

Aujourd'hui nous avions une heure de travail ensemble. J'arrive dans le hall et le vois apparaître à ce même moment. C'est la deuxième fois cette semaine. Il s'avance vers moi pour me faire la bise, en tendant le bras droit pour m'entourer. "Dans mes bras, poupée." me dit-il avec un grand sourire. C'est idiot mais ça m'amuse. Et puis j'ai l'impression que nous devenons plus proches, et pas seulement par le travail. J'ai l'impression qu'il est aussi un peu heureux de me voir. Je le trouve lumineux.

 

 

 

 

20 septembre 2016

Nous savions que nous pouvions nous croiser ce

 

Nous savions que nous pouvions nous croiser ce soir. Je me suis quand même faite un peu jolie, pour cinq minutes de hasard. Et puis j'étais en retard.

J'arrive, je dis bonjour à l'accueil. Je suis euphorique. C'est me sentir un peu amoureuse qui fait cet effet. En arrivant dans le hall, je tourne la tête vers la droite pour regarder l'horloge au fond qui me confirme que je suis en retard. Il est en dessous, en train de se servir un café. Je file le saluer, en lui disant "je suis très en retard", j'ai un grand sourire et les yeux qui brillent. Il semble content de me voir aussi. Il s'est fait beau, il est tout frais rasé. Il me suit pour l'ascenseur que nous prenons pour un étage. Nous échangeons vite fait des histoires. Je descends, je trace, moi vers ma salle, lui vers la sienne. On ne se recroisera pas ce soir.

 

 

19 septembre 2016

Des hauts des bas

 

Et puis des choses me rendent particulièrement heureuse. L'e-mail qu'il a finalement envoyé, le coup de fil que nous avons finalement échangé, qui au départ était juste pour une question de boulot et se transforme en partage de réflexions et confidences. J'aime t'écouter, j'aime te toucher, par mes mots, mes pensées. J'aime que tu me touches, par ta sensibilité, ton intelligence. Et un jour peut-être, nous nous toucherons du bout des doigts, un jour peut-être, je toucherai ton visage, je relèverai cette mèche grise et tu me laissera te regarder, dans tes yeux, si bleus. Et tu me souriras.

 

 

18 septembre 2016

J'attends le mot, qu'il n'écrira pas, le SMS

 

J'attends le mot, qu'il n'écrira pas, le SMS qu'il n'enverra pas, le coup de fil, qu'il ne passera pas.

Il me manque. Les fantasmes emplissent ma tête, se fixent sur ses mains, ses yeux, ses yeux, ses mains. Je pourrais ne plus le faire. C'est un fantasme que j'entretiens volontairement. Il est plus agréable que le vide, ce vide qui prend tellement d'espace. Alors, ses mains, ses yeux, son sourire. Musique.

 

 

Publicité
16 septembre 2016

Dans le roman Lunes de Fiel, il y a une phrase

Dans le roman Lunes de Fiel, il y a une phrase que j'aimais bien. C'était, il me semble "Les gens ne sont jamais aussi amoureux ou aussi indifférent qu'on le croit". Je ne peux pas vérifier, je l'ai offert, mon exemplaire.

J'aimerais vraiment savoir, parfois, ce que les gens ressentent réellement envers moi Cela me ferait des économies de temps incroyables, des heures, des semaines, des mois, des années à aimer les personnes qu'il ne faut pas, qui ne veulent pas.

Je trouve les relations humaines toujours décevantes. J'aime trop vite, trop fort. Je suis déçue, la plupart du temps, trop vite, trop fort. Je me demande si je suis vraiment capable d'aimer. Tout le monde finit par me lasser, inévitablement, une fois le sommet atteint, une fois que la personne en face ne peut pas donner plus. Je finis par trouver l'autre ennuyeux, fade, pas si beau (belle). Je finis par me dégoûter moi-même d'aimer autant, je finis par me trouver stupide de ne pas être aimée en retour, indigne d'intérêt. Qui aimerait quelqu'un qui est prêt à donner tout pour toi sans concession ? Je finis par me rouler en boule et rentrer dans une période sans lien, couper tout ce qui me relie à l'autre, aux autres.

Philippe disait l'autre jour, regretter de ne plus vivre de passion... Que tout était devenu trop lisse, trop bien rangé. Quand je le regarde, tellement toujours égal à lui même, sans aucun désordre apparent, je me demande comment il pourrait être capable d'une passion quelconque. Un peu comme quelqu'un qui me regarderait en face. Méfions nous de l'eau qui dort.

Bref, aujourd'hui, après la soirée d'hier un peu euphorique, je me sens déprimée.

15 septembre 2016

Hier j'assistais à une répétition de musique.

 

Hier j'assistais à une répétition de musique. J'arrive sans faire de bruit, pour ne pas déranger car elle est déjà entamée.

A la pause, mon ami le guitariste descend de la scène et fait mine d'avancer sur moi avec les bras grands ouverts, comme s'il allait m'enlacer sauvagement, alors qu'il vient simplement me faire la bise. Je souris discrètement. Je rigole à l'intérieur. Je suis un peu fatiguée et je reste un peu distante même. J'aimerais bien avoir des gestes plus familiers avec lui, genre lui relever ces mèches qui masquent tout le temps ses beaux yeux bleus. Il les cache tout le temps ceux-là, derrière des lunettes, souvent teintées, voire noires.

Son style vestimentaire est assez folklorique. Il mange n'importe comment, ça commence à se voir avec sa petite brioche. C'est l'âge aussi. Je m'en fous. Quand il joue il est toujours beau, à sa manière. Et quand il fait l'andouille, il est touchant.

 

 

14 septembre 2016

S'envoler (IV)

 

Et puis quand j'étais à côté de lui, j'ai vu son bras. Il revenait de vacances, il faisait chaud, il portait une chemisette légère. Son bras était délicieusement doré. Et surtout, je me suis aperçue qu'il était vraiment recouvert de poils ce bras. Mais tout blonds, ils semblaient tout chauds, tout doux. Je me suis retenue de tendre la main et le caresser.

 

 

12 septembre 2016

S'envoler (III)

 

 

Alors que nous dînions ensemble l'autre soir, j'ai dit à Philippe ma frustration pendant nos vacances, celle qu'il ne se soit pas assez "découvert".

"Tu aurais voulu que je me mette torse-nu ?" me demande-t'il alors.

J'ai souri vite fait mais lui ai expliqué que je pensais que passer autant de temps ensemble nous permettrait de discuter, de nous connaître davantage.

"Quand on est trois, ce n'est pas forcément facile", me dit-il.

Two is company, three's a crowd, c'est certain.

Quoi qu'il en soit, sa phrase tourne un peu dans ma tête depuis. "Tu aurais voulu que je me mette torse-nu ?" Je me demande s'il n'y aurait pas eu là une perche (mouahaha) à saisir. Damned.

 

 

8 septembre 2016

S'envoler (II)

Phil et moi nous sommes envolés ensemble.

Puis entre la promenade et le repas, il avait prévu une visite d'appartement. Il m'a demandé de l'accompagner. J'ai trouvé le jeu amusant. Arriver comme un couple, visiter les pièces ensemble, poser plein de questions. Faire semblant pendant une heure, en dehors du temps. Se pencher sur la rembarde de la terrasse et observer le soleil se coucher. Rêver.

Nous sommes allés dîner ensuite, en debriefant sur la visite. Nous avons cette complicité, malgré tout toujours présente. Je sais que ça arrivera sans doute un jour. Mais je n'aimerais pas, oh non, je n'aimerais pas qu'il ait une amoureuse.

Publicité
1 2 > >>
Publicité
Dreaming my life
Visiteurs
Depuis la création 44 160
Publicité
Derniers commentaires
Archives
Publicité