Un truc que ma mère me disait quand j'étais gosse
Un truc que ma mère me disait quand j'étais gosse : "si tu fais un truc, fais-le bien, ou ne le fait pas".
Un truc que ma mère me disait quand j'étais gosse : "si tu fais un truc, fais-le bien, ou ne le fait pas".
Le père d'un de mes ex était (est toujours sans doute) photographe d'artistes. Un jour il a eu l'opportunité de devenir le photographe personnel d'un chanteur ou chanteuse - j'ai un doute entre deux personnes - et de suivra sa carrière. L'artiste en question était fameux et lui aurait assuré très certainement un bon revenu et avec régularité.
Il a refusé. Parce que le travail du gars lui semblait médiocre, voire mauvais.
Je trouve que cette attitude est digne de respect.
Tiens, ça me rappelle aussi l'histoire des "musclés" qui ont eu le choix, soit d'etre des musiciens "sérieux", soit de devenir riches avec le Club Dorothé (les vieux savent de quoi je parle).
Je suis plutot du genre à refuser, à une autre échelle de travailler avec des gens ou sur des projets que je trouve moyens ou pire. D'ailleurs je l'ai déjà fait.
La semaine dernière, je suis allée assister au mixage de quelques chansons de mon guitariste et la chanteuse avec qui il travaille. Ils ont mis en musique quelques poèmes, certains suggérés par moi d'ailleurs. Puis, des textes écrits par une nana, une amie à eux... J'en avais entendu déjà un ou deux, ça volait pas haut du point de vue de l'écriture et du sens mais ok, quelques chansons "légères", pourquoi pas... Mais la dernière que j'ai écoutée, je la trouve extremement mauvaise. Le texte est mal écrit... On dirait un journal intime d'ado à peine retouché... Et la musique est à la hauteur de la chose. Le phrasé, le chanté... Hum...
Je sais que mon mec ne peut pas etre content d'avoir sorti ce truc. Il me l'a déjà plus ou moins dit d'ailleurs... Mais alors pourquoi ? Pourquoi accepter de faire des trucs médiocres ? Je trouve que ça risque meme de saboter le reste...
J'ai peut-etre un coté élitiste, je sais pas, snob, appelle ça comme tu veux. D'ailleurs, dans ma bibliothèque, alors que je range les choses à peu près par ordre alphabétique, je n'ai pu me résigner à ranger certains auteurs merdiques à côté d'un auteur préféré. Meme sur les étagères, il faut leur garantir un voisinage digne. J'ai retiré les auteurs merdiques, de l'étage, puis de la bibliothèque...
Bref, tout ça pour dire que ça risque d'etre bancal, si un CD sort (ou meme déjà des trucs en ligne, avec d'un coté des textes manifiques avec de la musique soignée et de l'autre, des textes baclés avec une musique bof bof.
Je sais, je peux toujours causer. Moi j'aime pas les trucs qui ne sont pas géniaux, de coeur enthousiaste. Du coup je ne fais rien, je ne crée rien, je n'apporte rien, à personne. Je ferais mieux de la boucler. Mais OSEF, je peux bitcher, je suis chez moi :)
Quand on a un set uniquement en français, la question de l'accent frenchy ne se pose pas. :)
Je sais qu'on n'est pas parfaits, mais je nous aime, tous les deux.
Oui, je suis jalouse de Sonia.
Je suis jalouse de Carine.
Je suis jalouse d'Agnès.
Tu changes ton attitude, parce que tu constates que contrairement à ce que j'ai pu prétendre, j'ai "tendance à être un peu jalouse".
En fait, ce n'est pas Sonia. Ce n'est pas Carine, ce n'est pas Agnès, ce n'est pas Francine, ce n'est pas qui que ce soit.
C'est toi.
C'est moi.
Pendant plusieurs années, j'ai vécu dans la sérénité la plus totale, entouré que tu étais, de tes copines, de tes chanteuses. Je m'en foutais. Tes gestes de tendresse ne me mentaient pas. Je savais que tu m'aimais, moi, et je n'avais peur d'aucune autre, belle moche, vieille, jeune, sympa, intelligente.
Quand j'ai commencé à te sentir distant, j'ai commencé à avoir peur.
Quand tu as arrêté de répondre vite à mes messages.
Quand tu as arrêté de me prendre par la taille dans la rue.
Quand tu as commencé à verrouiller ton écran dès que tu quittais la pièce (pas une fois, je n'ai eu envie de t'espionner quand tu laissais tout ouvert !).
Quand tu as commencé à mettre les destinataires de tes e-mails en copie invisible. Toi qui riais de moi quand je te disais de ne pas laisser toutes les adresses apparantes.
Quand tu as arrêté de m'envoyer le premier petit mot du matin.
Quand tu as arrêté de me faire des cadeaux (je m'en fous des cadeaux, enfin, tu comprends...)
Quand tu as arrêté de me raconter tout ce qui te passait par la tête avant de le raconter au monde entier en le publiant sur tes réseaux dits sociaux.
J'ai commencé à avoir peur. J'ai commencé à craindre les autres... Les jeunes, les belles, les vieilles, les moches...
Un sentiment de jalousie à commencé à naître en moi. C'est un sentiment d'insécurité. Tu es toujours avec moi, mais je ne sens plus ta tendresse des débuts. Et peu importe Sonia, Carine, Agnès ou qui. En fait... Je sais que je suis malade et que je dois arrêter de me ronger. Comment guérir ?
Comment guérir ? S'occuper, faire des choses qu'on aime. Travailler.
Le concert m'occupe un peu. La musique guérit de tout, c'est vrai. Elle fatigue, elle soigne, elle donne du sens. Ces deux morceaux qu'on va finalement bosser ensemble seront jolis. La musique. Sauvons nous par la musique, et l'écriture. L'Amour n'existe pas. L'Amour n'existe plus. Pour qu'il existe, il faut le vouloir. Et tu ne veux plus. La musique est notre seule issue.