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Dreaming my life
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29 novembre 2024

Almost blue

Se passer Almost Blue en boucle. En me souvenant de ce qui était probablement notre première nuit ensemble, dans la cabane des ours. Avant de nous endormir, blottie dans tes bras, je t'avais demandé de me chanter Almost Blue. Et tu me l'avais chanté, tes bras autour de moi. Padada... Padadada dadada dadaaa. Ta voix était chaude et confortable, comme tes bras. Chet Baker me tue, comme le souvenir de toi.

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28 novembre 2024

Naufrage

Tu dis que tu ne m'abandonnes pas car tu n'abandonnes pas les gens.

 

Je te dis que je dérive et tu me réponds que ce n'est pas ce que tu veux, que je dérive.

 

Tout est vain.

 

Pourtant, tu as pris délibérément, un chemin, qui, tu le savais, me ferait souffrir. Malgré l'amour que je te porte. Malgré l'amour qu'on s'est portés. Tu as toujours été centré sur toi, tu n'as jamais pensé qu'on pouvait revenir. Moi j'avais jamais pensé qu'on était partis.

 

Et l'autre, là. Qui attend son tour depuis des années. C'est l'euphorie, avec elle ? C'est comme nous à nos débuts ? Sait-elle seulement qui tu es, qui tu es vraiment ? Sait-elle ce qu'elle me prend. Bon, je sais que ce n'est pas elle, c'est toi, toi qui part. Elle est insignifiante, elle n'existe pas. Elle n'existera plus, de toutes manières, après que tu te sois recentré sur ta guitare. Comme moi. Je m'en fous d'elle. C'est toi qui me brises. Je ne suis que poussière tellement tu m'as brisée menu.

 

Dire à l'autre qu'on l'aime ne l'a jamais empêché de partir. Se laisser mourir non plus.

 

Je suis pas allée bosser aujourd'hui. J'irai pas demain.

 

Je me sens comme si j'étais rien. A woman of no importance. Je me sens moche, je me sens conne, je me sens insipide, je me sens dérisoire, je me sens vide, je me sens peu attirante. Pourtant, t'as bandé, lundi quand je me suis entourée de tes bras. Je l'ai senti. Et tu t'es décollé vite fait, comme si tu avais peur de lui être infidèle alors qu'il y a quelques mois, tu étais tout pour moi.

 

Je l'ai pas senti venir, le truc. Je nous pensais au dessus de tout ça. Je me suis trompée. Toujours n'existe pas.

 

J'écris à ma copine : "il a passé le week-end avec elle". Je suis dévastée. Elle me répond : "Han, le train dans la face !". Elle est drôle, oui, je me suis pris un TGV dans la gueule. J'ai ri, j'ai ri. Et j'ai pleuré, en même temps.

 

Je n'ai goût à rien. Et je te regarde à longueur de journée, partout. Sur youtube, sur insta, sur twitter, sur facebook, partout. Et je deviens schizophrène car je suis aussi derrière tous ces comptes là, avec toi et sous ton nom. J'ai la tête qui vrille. Je regarde tes photos. Je regarde nos messages. Je regarde notre histoire et pourquoi. Pourquoi pourquoi pourquoi. Je pleure sur le carrelage de la cuisine. Je me souviens que tu aimais t'asseoir là, j'ai envie de lécher le sol. Je demande pardon. Je pleure, encore. J'ai peur de vriller.

 

Je t'ai vu mercredi. T'as une sale mine. Tu dois dormir mal. Tu as des rides. Tu es fatigué. Tu te remettras plus vite que moi. Ta culpabilité est plus légère que ma douleur. Tu regardes des vidéos sur commen être viril. Tu veux plaire à l'autre meuf. Tu manges des bananes. Tu veux être performant. J'ai envie de hurler.

 

Mes collègues me disent "ok, tu vas mal, pas de souci". Ils sont hyper gentils mais ne savent rien. Ils voient juste que je me décompose, je me décompose, je dérive, je perds pied.

 

Je pleure encore. Parfois, je gémis juste.

 

De toutes manières, même s'il revenait (ce qui n'arrivera pas), je suis brisée, il m'a brisée.

 

"Je prie tous les Dieux qui n'existent pas de te ramener vers moi". => Il met un coeur.

 

Un coeur, putain. Un putain de coeur. J'suis trop conne. Bon, allez.

 

 

 

 

 

26 novembre 2024

Aujourd'hui je suis triste pour toujours et ma guitare est mouillée.

25 novembre 2024

Une rupture et un café

 

25 novembre 2024

En vrai, quelqu'un qui te fait souffrir, il te fait pas souffrir comme ça. Il se dirige d'abord vers un chemin qui te fera souffrir, tout en sachant qu'il te fera souffrir. Et il choisit de s'y engager. Parfois c'est plus fort que lui, ok, mais donc, c'est un faible. Sa faiblesse est plus forte que vos liens. Alors. Pourquoi "rester amis" ? Je n'y crois pas, je n'y ai jamais crû et je n'y croirait jamais. Quelqu'un qui te quitte pour une autre ne t'as jamais aimée.

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25 novembre 2024

Je suis sortie à 10h30 de chez moi. J'ai appelé Yann en route. Dans le plus grand des calmes, il m'a dit avoir passé le week-end avec elle, et que c'était bien. Je l'ai entendu.

Elle, c'est Sonia.

J'ai raccroché car je cherchais le n°11, la pluie était torrentielle, j'étais trempée. Je n'arrivais pas à trouver le 11. J'ai appelé la psy qui m'a guidée. En cherchant les numéros le nez en l'air, j'ai foutu mon pied dans un fleuve de pluie. Mes bottes ont pris l'eau, ainsi que mes chaussettes. J'étais trempée, lamentable, perdue. Je me suis mise à pleurer avant d'arriver chez elle.

Yann m'a dit que... Ce qu'il vivait avec elle n'enlevait rien de ce qu'il avait avec moi. C'est ce qu'ils disent tous.

 

 

J'ai donc sonné chez la psy. Ma première psy. Hourra, tralala, ça se fête. Trinquons à ma déraison. J'ai donc sonné chez la psy déjà en larmes. Les lunettes embuées, de pluie et de larmes. Les cheveux ruisselants.

Quelle scène pathétique. Vive moi.

 

J'ai parlé, parlé, parlé, pendant une heure. 80€. Schtink ! Ah ah ah. En vrai, ça fait du bien.

Elle a posé quelques questions. Mais j'ai parlé. J'ai pleuré. Mais qu'ai-je dit que je n'avais pas formulé déjà moi-même ? Je suis dévastée. Je reviens la semaine prochaine.

Le cabinet est cosy, dans une petite maison. La dame est sympa, on dirait une mamie. Elle écoute. Elle écoute. Pathos, pathos, quand tu nous tiens.

Ce qui est éphémère n'a jamais existé. Personne ne me fera douter de ça. Est-ce que j'ai envie de crever ? Non. Parce que crever, c'est comme vivre : ça sert à rien.

24 novembre 2024

Mon coeur bat

à l'idée de te retrouver demain.

 

Je ne te le dirai pas car tu ne m'entends plus.

21 novembre 2024

Alors que je remontais de l'école, ce matin, le froid et la neige m'ont saisi le cœur et j'ai enfin pu pleurer.

Arrivée chez moi, la crise a pris de plus belle, sans s'arrêter. Pleurer, pleurer, avoir mal. Il aime quelqu'un d'autre que puis-je y faire ? Pleurer, pleurer encore. Envoyer un message au travail pour dire qu'on ne viendra pas cet après-midi. Partir à la dérive. Reprendre pied. Écrire un poème et s'y noyer.

Tristesse, douleur. Un amour qui meurt n'a jamais été vrai. Et c'est pour cette raison, qu'il faut le pleurer. Parce qu'on s'est trompé.

 

21 novembre 2024

21 Novembre 2024

Plus de 15 jours après, j'ai enfin pleuré.

21 novembre 2024

20 novembre 2024

J'ai un un tel sentiment de gâchis parce que ce que nous avions était magnifique et je ne comprends pas que nous puissions le laisser partir sans nous "battre" pour essayer de le "sauver". Même ce que nous avons aujourd'hui est magnifique mais je me sens amputée d'une partie de moi.

Lundi quand tu m'as prise par la taille, j'avais tellement envie de m'enrouler en toi. Ce que nous avions était beau et intense et joyeux.

Je porte une grande culpabilité et un sentiment de défaite qui m'est insupportable. Je suis consciente que je me suis montrée froide souvent, distante. Pourquoi ? Ce n'est pas toi que je rejetais, mais la situation dans laquelle nous étions enfermés. Si j'avais été libre de toute entrave, nous aurions eu nos instants qui, dans le contexte, étaient trop éphémères, fugaces et ont fini par devenir dérisoires (alors que mes sentiments ne l'ont jamais été).


Mais ces entraves, nous les avons alimentées et aujourd'hui encore. Je suis habituée, en quelque sorte, des relations dans lesquelles je suis "prisonnière" et ce, depuis toujours, et toi aussi, à ta manière. Tout cela, lié au poids de nos familles, de nos mères (entre autres choses). Nous aurions dû nous libérer, ensemble, mais sommes restés dans nos cages respectives en nous touchant du bout des doigts.

J'ai un tel sentiment de gâchis à cause de tout ce que je n'ai pas fait, pas donné pour préserver notre lien. Et pourtant, je voulais tout te donner, et même maintenant. J'ai manqué de courage. Cette lâcheté si caractéristique de ma part, comme quand j'ai vu ma mère se faire tabasser sans rien faire. Je SUIS cette personne qui manque de courage, et même si tu penses  que ça n'a rien à voir, j'ai choisi (mais c'était bien au dessus de moi) de rester prisonnière des apparences.

Pourtant, je regarde en arrière et je pense aussi, à combien de fois, il aurait suffit que tu dises un mot pour que je vienne te rejoindre, et je ne parle pas de ces plages isolées où tu partais dans le Finistère, ni à ces moments où c'était facile. Je parle des moments où il aurait fallu briser quelque chose pour permettre à notre relation de prendre sa place. Il aurait suffit de "viens" et je serais venue. Il y avait trop de "si tu veux", "si tu peux" et "si ça ne blesse ou gêne personne". Si ça ne se voit pas. Pendant le confinement, j'ai attendu que tu me dises "viens", même si c'était interdit et que tu étais seul. Je n'attendais que ça, de pendre ma voiture et te rejoindre.

Oui, je me sens responsable, coupable et fautive. Et pourtant, j'ai aussi l'impression que je suis restée très souvent sans réponse(s).  Oscar Wilde dit, dans le Portrait : "Il n'y a rien de plus important que les mots". Tant de fois, je me suis dit "pourquoi, il ne me répond pas". Je sais que toi et moi n'aimons pas de la même manière, tu n'es qu'un Ourson Mignon, dis-tu. Même aujourd'hui, je ne comprends pas et j'attends ces réponses de ta part.

Au début tu m'avais dit que tu aimais cette relation qui te libère. Et oui, ensemble nous étions libres d'être nous mêmes et ENTIERS. Mais nous ne nous sommes pas libérés de la situation qui nous permettait de vivre cette liberté au quotidien.

Pour arriver à atteindre notre bonheur, il aurait fallu se donner mutuellement le courage de briser des choses. Mais ce sont ces choses qui nous ont brisés. Cette impression que tu m'as toujours vue comme la femme d'un autre, quand j'étais libre pour toi. Je voulais être ta femme à toi. Je suis ta femme, dans mon cœur, dans mon corps, dans ma tête, je t’appartiens. Parce que je suis LIBRE de t'appartenir.

Peut-être que tu as eu peur, peut être que ça fait peur, moi, mes idées d'élévation, mes hypothèses, mon amour trop grand. Alors qu'au final, mon bonheur est fort simple. Être dans une pièce avec toi et une ou deux guitares. Ça, et l'éternité. Pourquoi, j'ai laissé ce bonheur filer, alors que c'était si simple et que nous deux, c'était évident, et chargé de sens. Et c'est toujours évident.  Et je le désire toujours ardemment. Une éternité à te tenir la main.

Liras-tu, tout ça ?  Des mots, des mots, des mots, à n'en plus finir. Je t'attends.

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