Je ferai exprès de ne pas t'appeler. Et je te
Je ferai exprès de ne pas t'appeler. Et je te manquerai.
Je ferai exprès de ne pas t'appeler. Et je te manquerai.
Quand je "fais" les poubelles, je suis souvent en colère. En ce moment j'y vais moins. Par flemme. J'ai un peu honte de ne pas être plus volontaire.
La dernière fois, il y avait une bonne dizaine de poivrons. Pas des moches, moisis, commençant à tourner de l'oeil, hein. Non des beaux, brillants, bien rouges, bien verts, encore tout à fait consommables. Que leur reprochait-on ? Sans doute l'arrivage d'un nouveau stock. Quelques tomates, pas non plus grand chose à en redire. Une poignée de piments.
Mais du pain, surtout du pain. Trois ou quatre pains énormes (qui doivent faire entre trois et cinq kilos chacun). Ils coûtent combien déjà ? 6 ou 7€ le kilo, car ils sont aux graines, au pavot, complets, de seigle, de froment... Une dizaine de pains plus petits aussi, pareil, aux graines. Le tout est bio.
A chaque fois je suis en colère de tout ce qui est jeté. Voilà pourquoi on tire tout vers le bas, pour que tout parte à la benne. Le boulot de quantité de gens, les salaires au niveau des pâquerettes, le tri dans la production à chacune de ses étapes. L'élimination de tout ce qui n'est pas conforme sous tout rapports, hors calibre ou autre.
Je suis en colère et j'ai envie de pleurer aussi, de ce monde (de) malade(s).
L'autre jour sur diaspora*, un États-Unien ironisait sur un post contre le capitalisme : "c'est sûr que c'est un problème d'avoir trop à manger". Mais oui, c'est un problème, mais combien s'en rendent compte vraiment ?
Et ça c'est pour la partie consommable. Des déchets compostables, il y en a aussi plein les poubelles, mélangés avec des plastiques et autres. Quand je peux, je sauve aussi un sac de légumes en décomposition que je destine à finir plutôt en compost qui, au bout d'un an, pourra servir à faire pousser des plantes.
Des bennes, je n'en fais pas des masses. Une toute petite, d'une boutique pas bien grande. Et déjà le gâchis est énorme. Si je pense à tout ce qui est perdu, en région parisienne, en France, dans le monde, ça me file la gerbe et le tournis. Et ce que je sauve est minable : une goutte d'eau dans l'océan.
Tes cheveux se mêlant parfois aux miens,
la peau de ton bras effleurant la mienne,
yeux dans les yeux et sourires échangés,
festival de jazz de l'été
Je ne connais pas trop Joseph Arthur. J'ai mis quelques chansons de lui sur mon lecteur de mp3 qui tourne quasiment toujours en mode aléatoire. De temps à autre un titre inconnu attire mon attention et il se trouve être parfois un des siens. Il a style particulier je trouve. Aujourd'hui j'ai aimé écouter Lonely Astronaut. La version que je mets ici me semble nettement moins bien que celle que j'ai sur mon PC qui dure vingt minutes. Mais comme a dit Lou Reed lors d'une interview : "Something is always better than nothing".
And I'm out of reach...
Une carte postale en forme de Haïku (ou le contraire ?) me dit qu'une personne pense à moi pendant ses vacances, alors que je me sens seule et oubliée. Une personne que j'apprécie beaucoup - esprits connectés.
What do you think I'd see
If I could walk away from me?