Binaire
Un jour les gens ne communiqueront plus qu'en se rebalançant des liens et en clickant sur des "J'aime" et "J'aime pas".
C'était la pensée du lundi. Ne me remerciez pas de la partager avec vous, c'est normal.
Un jour les gens ne communiqueront plus qu'en se rebalançant des liens et en clickant sur des "J'aime" et "J'aime pas".
C'était la pensée du lundi. Ne me remerciez pas de la partager avec vous, c'est normal.
Hier je suis allée voir ce petit film sympathique. "We want sex equality", l'histoire des ouvrières de Ford en Angleterre réclamant l'égalité des salaires entre hommes et femmes.
Peut-être que la scène qui m'a fait le plus réagir est celle où des ouvriers sont interrogés par des journalistes. Ceux-ci demandent leurs avis sur le combat des femmes. Ils répondent : "Non, il ne faut pas payer les femmes comme nous, ce sont les hommes qui sont chargés de subvenir aux besoins de la famille, les femmes n'ont pas besoin de gagner comme nous". C'était en 1968.
Je me rappelle quand j'étais enfant, parfois mes parents se disputaient et mon père disait à ma mère qu'il allait partir. Il faisait mine de prendre ses affaires et de s'en aller. Ma mère était terrorisée. Elle était loin de sa famille, n'avait personne ici en France, ne parlait pas la langue et ne travaillait pas. Elle était très dépendante de lui. Elle le suppliait de rester et le retenait pour qu'il ne franchisse pas la porte. Bien sûr, dans son pays, elle n'aurait pas du tout agit ainsi, elle ne se serait pas laissée faire aussi longtemps. Et puis un jour, elle en a eu marre. Alors qu'il lui jouait pour la nième fois la scène, elle lui dit "D'accord, si tu veux partir, va-t'en." Et elle l'a poussé dehors. Il s'est débattu pour rester alors qu'elle essayait de fermer la porte sur lui. Après cette fois là, il ne lui a plus jamais fait cette menace.
Quand j'ai eu seize ans, ma mère a commencé à travailler. Ce qui ne plaisait pas à mon père mais elle l'a fait. Des années après, elle a passé son permis. Elle est assez indépendante aujourd'hui.
En 2011, combien de femmes sur Terre dépendent encore complètement des hommes et de leur bon vouloir ?
Aujourd'hui, je n'avais rien à vous dire, alors je me suis dit qu'il fallait quand même que je trouve quelque chose à vous raconter.
Alors voilà, j'ai trouvé un sujet. Figurez-vous que je suis allée voir Les Chiche Capon au théâtre de la Pépinière, près de Opéra. Leur spectacle s'appelle Le Oliver Saint-John Gogerty. C'est vraiment n'importe quoi et c'est drôle. Je vous le recommande. Vraiment.
Et puis vous pouvez avoir des billets à 17€ (au lieu de 29€) en vous y prenant quelques jours à l'avance ici.
Il me vient comme une odeur de Live Jazz aujourd'hui.