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Dreaming my life
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dr
9 février 2011

Dreaming #12

Encore un série de rêves très "pesants". Je les enchaine, trois, quatre, cinq nuits de suite. Je n'aurais pas cru qu'il en arriverait un cette nuit, après mon concert. Et pourtant il était particulièrement intense celui là... Le rêve. Oui, le concert aussi.

J'étais avec Chaton dans un lieu où se trouvaient rassemblées beaucoup de personnes. Un séminaire sans doute. De quoi, pour quoi, mon rêve ne le dévoile pas. Et parmi les gens je le vois, mon docteur. Je ne crois pas avoir déja dit son prénom. Il s'appelle Franck - comme mon premier mec. Combien de personnes  dans le monde s'appellent Franck ? - Mais la plupart du temps je l'appelais Francky et ses amis aussi. Ce "y" à la fin de son prénom lui ajoutait un zeste de douceur, une pointe de tendresse.

Je le vois et je ne sais pas s'il m'a vue. Mais déja il s'éloigne. Alors je pars derrière lui dans un couloir.Il y a beaucoup de monde qui circule. Nous arrivons devant une porte. Je l'appelle. Il se retourne et je lui dis "Je peux te parler dix minutes ?". Contre toute attente, il accepte et me répond "Oui, attends moi un peu". Il rentre dans la pièce et j'attends. Deux femmes arrivent, des japonaises. Je me dis que l'une d'elle doit être sa femme, et l'autre plus jeune, sa fille. Elles viennent vers moi et commencent à me poser des questions, sur la vie parisienne. Je me dis que sa femme sait qui je suis. Rien de ce qu'elle dit ne le dévoile, mais je le sens, à l'intonation de sa voix qui contient une pointe de défiance ou d'animosité. Elle se dit sans doute que si elle sympathise avec moi, j'hésiterais à lui faire du mal.

Puis elles s'en vont. Francky ressort de la pièce et vient vers moi. Je lui dit de nouveau cette phrase que j'ai sortie mille fois en rêve et que je doute de pouvoir lui adresser un jour vraiment. "Je voulais te demander pardon pour la manière dont les choses se sont finies." Il me regarde, étonné. Je poursuis : "Je voulais aussi te dire que depuis que tu es parti, il n'y a pas un jour où je ne pense pas à toi. Je te le jure, je pense à toi chaque jour de ma vie."

Il est troublé. Il me répond qu'il ne s'en doutait vraiment pas d'autant que la dernière fois qu'on s'était vus on s'était "pris la tête". Je n'ai pas ce souvenir là. Il est vraiment troublé. Il s'approche de moi et m'embrasse. Je me sens alors parcourue par cette chaleur dans tout le corps, dans mon coeur et dans mon ventre. Lui seul savait la provoquer celle là, d'un simple baiser. Même simplement en rêve, je m'en souviens encore. Un jour d'ailleurs il m'avait dit "Tu vois comme c'est indécent quand on s'embrasse ? On ne pourrait pas s'embrasser comme ça dans le métro par exemple."

Je suis surprise qu'il veuille encore de moi, alors que je ne pensais qu'à lui demander pardon et exprimer mes regrets. Mais nous deux c'est simplement une évidence (pour toujours). Alors il me propose de nous isoler un peu, pour pouvoir discuter "en toute discrétion". Une jeune femme nous indique une pièce et nous y rentrons. Il y a un lit dedans mais nous n'y allons pas. Nous nous installons dans un canapé, serrés l'un contre l'autre et nous embrassons. Encore et encore. Je lui redis que je n'ai pas arrêté de penser à lui. "J'ai toujours été avec toi. Je t'ai toujours suivi, par la pensée. A Tokyo, à Berkeley, à San Jose, j'ai toujours su où tu étais, je t'ai toujours accompagné."

Il pense un moment à sa femme, à sa fille. "Qu'est-ce qu'on va faire maintenant ? Il y a des choix qui semblent impossibles à faire." Je pense à Chaton. "Très difficiles mais pas impossibles"  lui dis-je.

Je m'en sens capable mais je ne veux pas réfléchir de toutes manières. Je suis bien et je veux simplement être bien au chaud, contre lui. Mais ce foutu réveil sonne et me ramène à cette vie, cette vie dont je ne veux pas, celle où je t'ai quitté il y a dix ans déja et où tu es parti si loin de moi.

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7 novembre 2010

Nuit d'automne

Cette nuit j'ai retrouvé mon Docteur encore en rêve.

Je marchais sur une colline, et j'ai rencontré son père (enfin ce n'est pas vraiment son père mais il lui ressemble) avec son appareil photo autour du cou. Je le salue et nous marchons, discutons ensemble, comme si de rien n'était. Nous nous asseyons au bord de la route et continuons à discuter. Et puis au bout d'un moment, je lui dit que je suis gênée mais que je voudrais lui poser une question. "Comment va-t-il ?" Alors il me donne de ses nouvelles sur un ton bienveillant. Me parle de lui, uniquement de lui. 

Puis le décor change et je suis en face de sa mère (mais ce n'est pas sa mère, c'est une femme asiatique que dans mon rêve, je reconnais comme sa mère, sa mère était libanaise dans la réalité) nous sommes assises face à face à une table en pleine nature. Et je lui demande: "Mais il est marié, n'est-ce pas? Il s'est marié là-bas, au Japon ? " Et elle me sort des objets. Une photo de lui seul, et une photo d'elle, seule. Puis une robe colorée. Je devine que c'est sa robe de mariage elle est petite et bien pliée, ne prend pas beaucoup de place. Sur la photo elle ne semble ni jolie, ni laide, ni gentille ni méchante, ni intelligente ni bête. On dirait qu'elle n'exprime rien. Je dis " Oui, je savais qu'il avait rencontré quelqu'un et qu'il s'était marié là bas". J'avoue implicitement que je l'ai pisté sur la toile. Puis je touche la robe. Elle me raconte qu'il va revenir en France avec elle, qu'ils ont trouvé un appartement à Boulogne, ville où il habitait avant. Mon coeur réagit. Et je demande. "Cela fait longtemps. Croyez vous qu'il accepterait que nous nous revoyons et redevenions amis? Je sais qu'il est marié et je respecterai sa femme."

Elle me répond ni oui ni non, cela me trouble. Elle me dit "Je ne sais pas. Je ne sais pas si je peux vous faire confiance. Je viens de vous montrer la robe et vous la touchez", sous-entendu que par ce geste, j'ai brisé sa confiance. Je me sens un peu perdue.

Au réveil ce matin, c'est son visage à lui que j'avais devant les yeux.

Je vois plein de symboles dans ce rêves, dans mes rêves en général. Est-ce que je les décrypte de la bonne manière ?

6 octobre 2010

Le vide

Après ce coup de fil, je ne t'ai jamais rappelé.
Tu ne m'as pas rappelée non plus. Jamais.






L'éternité semble si courte dans "Je t'aimerai toujours" et elle semble si longue dans "Je ne te reverrai jamais"

2 octobre 2010

"Mes parents ne sont pas des monstres",

"Mes parents ne sont pas des monstres", m'avais-tu dit. Comme si l'idée de les juger avait pu me traverser l'esprit !



Then I ran across a monster who was sleeping by a tree.
And I looked and frowned and the monster was me

30 septembre 2010

Oh, toi.

Nous nous étions retrouvés depuis peu. Tu avais croisé une amie et ancienne camarade de fac dans le métro. Tu lui avais demandé de mes nouvelles et donné ton numéro pour que nous reprenions contact.

Je t'avais appelé et nous nous étions revus. Rendez-vous près de cette fontaine aux Halles, café dans cet endroit charmant et puis dîner là. Oui, je m'en souviens très bien. Toi toujours égal à toi même. Toujours impressionnant.

Ensuite tu m'as rappelée un soir de semaine. J'étais déja couchée et je t'ai répondu depuis mon lit. Oui, je m'en souviens très bien aussi. Je m'abandonnais au doux son de ta voix. Tu t'es mis à me raconter ton après-midi, de manière anodine, traîtreusement.

" Je suis allé dans un magasin, chercher un cadeau pour l'anniversaire de ma mère.
- Un magasin de quoi ?
- De bijoux. Et la vendeuse n'a pas arrêté de me draguer et de me faire du charme. Tu en penses quoi ? J'aurais dû lui répondre ?
- Je ne sais pas. "

Je feignais l'indifférence alors que tout mon corps avait déja réagi. Je m'étais raidie et mon visage s'était figé. Jalousie. Et toi à l'autre bout du fil, tu souriais. Tu savais bien que tu me maîtrisais déja.

" Qu'est-ce que tu me conseilles ? Je peux y retourner demain.
- Non. Ne fais pas ça. "

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25 juillet 2010

Songe d'une nuit d'été

Cette nuit j'ai rêvé de mon Docteur. Mes rêves de lui ont de particulier qu'ils sont d'un réalisme étonnant. Son visage, son corps m'apparaissent avec tellement de clarté, sa voix, sa manière de parler. Et je m'en souviens toujours bien le matin au réveil. A tel point que je suis presque étonnée qu'il ne soit pas réellement là. Les rêves de cette qualité, je leur trouve une signification particulière.

Dans ce rêve nous étions présents tous les deux sous le même toit, et nous finissons bien sûr par nous croiser.

J'ai enfin l'occasion de lui dire des mots que je prépare depuis longtemps pour le jour où nous nous retrouverons (dans la vie réelle). En particulier une phrase qui est "je te demande pardon de ne pas avoir été à la hauteur de notre relation".
Je lui dit aussi que, même si nous sommes loin et plus ensemble, je l'aime toujours et "pour toujours".
"Pour toujours" c'est ce que nous nous disions, une promesse sonnant comme un peu enfantine, mais il est le seul à m'avoir dit ces mots là et il est le seul à qui je les ai dit. Pour l'un des autres il aurait sonné comme un pléonasme. Et pour tous les autres, comme un mensonge.
En lui parlant je regarde ses mains et je constate qu'il ne porte plus son alliance. J'ai une vague d'espoir et je lui dis que si jamais il voulait recommencer, je serais prête à le suivre où il veut, à ne plus être égoïste.

 

 

 

And this just feels like spinning plates
Our bodies floating down the muddy river

1 juillet 2010

Eloignement

Lui: Alors, tu ne dis plus "je t'aime"?
Elle: ... (silence)

27 juin 2010

You're (not) alone

Il était devant moi allongé sur son lit et moi assise sur le côté. C'était un peu une prière, quand il m'a dit:
"An', j'ai toujours été seul. Toute ma vie, j'ai été seul."

De réconfort, de ma part, point.

"On est toujours seuls - ai-je répondu sur un ton sans chaleur - Nous naissons seuls, nous vivons seuls et nous mourrons seuls. Et lorsque nous sommes en couple, nous ne faisons que partager nos solitudes de manière provisoire."

Oh, je sais bien que ce ne sont pas ces mots que tu aurais souhaité entendre, mais j'étais bien incapable de te réconforter. Je n'ai jamais réussi à me réconforter moi-même.

Je te demande pardon, pour ça aussi.

 

2 avril 2010

Je t'avais prêté Jude l'Obscur de Thomas

Je t'avais prêté Jude l'Obscur de Thomas Hardy.

Quand tu me l'as rendu, je t'ai demandé si tu avais aimé. Non? En répondant, tu as manifesté une colère qui m'a surprise:

"Ce type est un crétin! Il est incapable de dire à sa femme qu'il l'aime. Ça me tape sur les nerfs. Ce bouquin m'énerve."

Cette réponse, c'était tellement toi.

12 décembre 2009

Je savais que c'était une japonaise.

Je savais que c'était une japonaise.

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