Et si...
Et si il s'était marié à cause de nous ?
Il est au Japon et il aime une femme. Comme son contrat se termine et donc son permis de séjour, il se marie pour ne pas avoir à quitter le Japon et s'éloigner d'elle, comme il s'est éloigné de moi.
Et si il s'était marié à cause de nous ?
Il est au Japon et il aime une femme. Comme son contrat se termine et donc son permis de séjour, il se marie pour ne pas avoir à quitter le Japon et s'éloigner d'elle, comme il s'est éloigné de moi.
Je reviens de voir la bête.
En fait il y en a deux. Un des musiciens joue du "violon électrique". C'est terrible, plus violent que Kurt Cobain dans ses pires moments. Ils font un vacarme d'enfer et c'est terrible. Que du bon.
Ils ont fait dans le désordre
- Henry Lee, d'une manière très spéciale
- The ship song
- The weeping song
- Lime tree arbor
- People ain't no good
- The mercy seat
- Tupelo
- Red right hand
- Deanna
- God is in the house (sublime)
- Hiding all away
- Cannibal's hymn
- The Lyre of Orpheus
- Abattoir blues
- Lucy
C'était génial.
Quand j'étais en primaire, pendant mon CE2, je n'allais pas à la piscine avec ma classe car j'avais mal aux ouies. Pendant ce temps on me laissait avec l'autre classe de CE2. L'instituteur était un anglais. Et à cette heure là, soit il chantait des chansons à sa classe en s'accompagnant de sa guitare, soit il lisait des histoires par séances de un chapitre. Il avait un voix très belle, très douce, grave et profonde. Il nous a lu Le petit Nicolas par exemple. Et un jour il a commencé Le petit Prince. Il lisait doucement, calmement. La beauté de sa voix allait parfaitement avec la poésie et la beauté du texte.
-Bonjour, dit le renard. ..
-Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.
-Je suis là, dit la voix, sous le pommier.
-Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli..
-Je suis un renard, dit le renard.
Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste...
-Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé
Il y a des choses qu'on n'oublie jamais. Pour toujours dans ma tête et dans mon coeur, le renard du petit Prince aura votre voix monsieur D.
Je n'y pense plus trop.
Mais le week-end il revient un peu, sans doute parce que mon esprit se libère des contraintes de la semaine.
Et la nuit je n'ai plus de défenses.
Alors j'ai rêvé, encore, dans la nuit de samedi à dimanche.
J'étais retournée à la fac et je le vois passer sauf qu'il est mal rasé et les cheveux tout décoiffés. Je l'appelle et il me sourit. Je le trouve beau et bronzé. Je lui demande de ses nouvelles et il me dit qu'il revient de son post-doc au Japon. Je lui dit qu'il faudra qu'on se voie pour qu'il me raconte plus en détail. Il me répond en souriant: "J'ai fait des bêtises là bas". (son mariage)
C'est tout ce dont je me souviens. Mais encore une fois cette présence semblait si réelle.
J'ai commencé le roman Tu es une rivière. Je ne sais pas si le moment est particulièrement bien tombé, mais je me sens vraiment dépaysée.
J'avais oublié comme c'est agréable de lire et de ne pas avoir envie de s'interrompre.
再见
J'ai fini de lire Le rendez-vous de Berlin hier soir ou plutôt ce matin.
Ce livre m'a laissée perplexe. J'ai passé une mauvaise nuit.
Cette nuit j'ai fait un rêve.
Mon Docteur sonne à ma porte et me dit qu'il venait voir si j'allais bien. Il s'assoit sur mon canapé. J'entends son coeur qui bat fort. Il me dit qu'il vient prendre des nouvelles puis me raconte qu'il est parti faire un post-doc au Japon, je vois à son petit doigt gauche une alliance en or qui brille beaucoup (pourquoi pas à l'annulaire ?). On discute, il me raconte des choses qu'il a faites. Je pense "mais pourquoi ne me dit-il pas qu'il s'est marié ?"
Il me dit qu'il va aller bosser dans un labo à St Petersbourg. Je lui dit que cet endroit m'attire beaucoup et que j'aimerais le connaitre. Il me dit que je pourrais aller le voir. De son mariage, il ne parle toujours pas.
Je lui dit que j'aimerais beaucoup venir avec lui. Et la suite je ne m'en souviens pas. Je me rappelle juste que c'est un de ces rêves qui a l'air si réel que quand on se retrouve dans la réalité, on a l'impression que c'est le rêve.
Quand les rêves et les pensées sont si fortes, c'est qu'il se passe quelque chose. Je sais qu'en ce moment, il pense à moi.
Remontons dans le temps par transparence. Dans le fond c'est l'hiver. Paysage soit disant féérique aux vertiges tournants descendants
Tu es pâle, livide, fantomatique. Ton oeil se barre d'un sens interdit.
Tu es loin déja. As tu jamais été avec moi ?