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Dreaming my life
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moi
26 juillet 2013

Les gens me demandent, horrifiés : "Mais, tu ne

 

Les gens me demandent, horrifiés : "Mais, tu ne t'ennuies pas ?".

Je respire. Je regarde les arbres. J'écoute la pluie tomber. Je rêve. J'écris. Je fais de la musique. Je peins. Je prends le temps de faire plus souvent des (petites) courses puis de cuisiner, d'expérimenter de plats que je n'aurais pas fait en dix minutes top chrono parce qu'il faut bien s'alimenter. Je m'occupe mieux de mon petit chez moi aussi.

Non, je ne m'ennuie pas. Mais je me souviens de longues périodes d'ennui, enfermée dans un bureau, pendant ces intervalles de huit heures interminables, sans la possibilité de s'enfuir, à faire des fichiers sans intérêt, de la correspondance soporifique avec des collègues. Oh non, je ne m'ennuie pas.

 

 

 

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9 décembre 2012

Je vois, je vois...

Pendant le concert, Charlotte et Sam n'arrêtaient pas de s'embrasser. Comme ils étaient entre moi et la scène, je ne pouvais pas ne pas les voir. Je pensais être agacée par le manque de discrétion. Mais la vérité c'est que j'étais jalouse. J'aimerais avoir quelqu'un aussi qui n'aurait pas peur de montrer son amour à la face du monde, qui ne s'en cacherait pas et afficherait un sourire radieux en ma compagnie. J'aimerais avoir quelqu'un que j'aime sans avoir à me retenir. Quelqu'un qui serait heureux de me voir heureuse avec lui.


Dans le fond je suis triste. J'ai l'impression d'être née triste. Peut-être mourrai-je triste aussi.

18 novembre 2012

J'irais bien au ciné ce soir. Je peux vaincre ma

J'irais bien au ciné ce soir.

Je peux vaincre ma paresse pour prendre le métro et aller dans un cinéma que j'aime bien, à 45 minutes de chez moi (même si dernièrement, je l'aime de moins en moins, la propagation des cartes illimités faisant que le public devient le même partout, des gens qui vont voir des films pour voir des films). Je peux me motiver pour y aller seule, car ici, pour aller voir un film en prévenant le jour même, c'est impossible, il faut plannifier un mois à l'avance. Mais je ne peux me résoudre à endurer une demi-heure de pub avec le son à fond les ballons, des pubs qui vont essayer des me vendre des choses dont je n'ai que faire, avec une esthétique discutable et des slogans à la noix. Le plus vomitif étant d'entendre mes voisins s'extasier sur elles : "Elle est bien cette pub, elle est drôle, elle est belle..." Beurk.

Je vais peut-être attendre qu'il sorte en DVD le dernier Thomas Vinterberg.

13 novembre 2012

Why do I give valuable time to people (who don't care if I...)

Te rends-tu compte que tu parles toujours de toi?
De ta vie, ton boulot, tes relations conflictuelles avec untel...
Je me fiche de connaître tes histoires avec tes collègues, de savoir que tu as
mis deux heures pour arriver au bureau.
Je ne suis pas ton amie.
Te rends-tu compte que tu te plains tout le temps ?
Ton égocentrisme m'ennuie. Ne vois-tu pas qu'il y a des tas de sujets à
évoquer avant toi ?
Il y la brume du matin
L'odeur des feuilles d'automne
Le regard de ce gamin indonésien quand il descend chercher du soufre dans le
cratère
Le sourire de cette petite vieille toute fripée
Ce fou qui prend son envol puis fend l'air d'un sifflant plongeon vertical
Je me fiche de toi

 

 

11 octobre 2012

Carnets de voyage (I)

Le voyage réveille bien des choses.

Je suis pourtant dans un endroit qui ressemble au paradis. L'eau du Pacifique est bleue, tiède et claire. Je suis entourée d'oiseaux, poissons, mammifères marins, reptiles... Pas trop d'humains, et seulement à petites doses. Le soleil est tendre. Le jour, je souris, je ris.

C'est la nuit que tout revient. Oh, je vois déjà ton oeil accusateur me dire "Mais arrête donc de ressasser, profite de la vie, va de l'avant." Mais non ce n'est pas ma faute. C'est l'autre. Celle qui est loin, enfouie. Celle que je ne maîtrise pas.

C'est la nuit.

Je me réveille, les yeux humectés de larmes, quand les heures les plus sombres commencent à céder leur place au petit matin. A moitié consciente, je rappelle les images de mon rêve. Je veux savoir, me souvenir ce qui me fait pleurer. Et c'est lui, toujours lui, le premier amour, que j'interroge : 'Mais qu'as-tu fait de notre éternité ? Tu m'avais dit que tu trouvais ça horriblement banal, mais que tu ne trouvais rien de mieux à dire que Je t'aime. Pourquoi as-tu abandonné tout ça?". Et dans un demi-sommeil j'émets un gémissement plaintif: "Que c'est long de vivre..." Mais dans mon rêve, ce n'est pas à lui que je l'envoie... C'est à ma mère. Elle est debout devant un lavabo et ne me répond pas. Elle se (s'en?) lave les mains.

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3 juillet 2012

Je n'aime pas qu'on me banalise.

Je n'aime pas qu'on me banalise.

23 juin 2012

Ecouter Berlin au réveil me fait toujours le même

Ecouter Berlin au réveil me fait toujours le même effet.

 

 

 

 

No, no, no. Oh Lady Day

16 mai 2012

Je vois...

 

Stalker, c'est un boulot de longue haleine et qui requiert de la précision.

Une phrase anodine, au milieu d'une conversation... Le stalker se souvient de tout.

Des heures de visites sur différentes pages... Le stalker examine tout.

Des tas de commentaires sur ses profils, sur différents sites. Parfois un détail ouvre la porte à un nouveau et vaste champ d'investigation.

Et soudain, la phrase anodine revient. Et un commentaire tout à fait banal, plus banal même que beaucoup d'autres se détache sur cette page, comme s'il se mettait à clignoter. Et la photo qui l'accompagne, même si elle semble banale, beaucoup plus banale même que celle de la majorité des filles qui ont commenté sa page.

Deux ou trois clicks plus tard, il  n'y a plus aucun doute. Cette nana, c'est son ex. Rien dans son profil à elle, rien dans sa photo ne le prouve de manière irréfutable. C'est juste une évidence.

Je l'observe minutieusement, déçue et soulagée parce qu'en fait il n'y a pas grand chose à voir. Elle n'est pas jolie. Non, elle n'est pas moche non plus. Si je n'étais pas un bon stalker, j'aurais pu la voir dix mille fois, sans jamais m'arrêter sur elle.

Soulagée parce qu'elle n'est pas un canon, parce que rien dans son profil ne révèle une personne géniale, super intelligente ou je ne sais quoi. Soulagée parce que je me dis "Bah oui, en fait... Moi aussi je pourrais lui plaire".

Et un peu déçue en même temps. Parce que lui aussi, dans le fond, est quelqu'un d'ordinaire.

 

 

(oui, c'est un dépressif, torturé, masochiste, caractériel, sociopathe tout ce qu'il y a de plus banal)

 

14 mai 2012

Ce que JE suis

 

Ce que je veux, ce que je dois

Ce que je fais, ce qui est mal

Ce que je fais, ce qui fait mal

Ce que je fais, qui me fait mal

(Ce que je sais, ce que je vois)

 

 

17 avril 2012

Jeu de l'amour et du hasard

Il me raconte ses rencards.Et puis, quand je deviens trop curieuse me dit "c'est quoi toutes ces questions ?"

 

Règle n°2

Ne deviens jamais la bonne copine

 

 

 

It hurts, you know ?

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