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Dreaming my life
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5 novembre 2024

Mon premier mec avait un carnet. Il y gribouillait des poèmes, des pensées, des dessins. Il l'avait toujours sur lui. Il ne me cachait rien. Un jour, il traînait dans sa chambre et j'ai fait mine de lui piquer pour l'embêter. Il a fait "Non, non !" Mon sourire s'est figé et en même temps je l'ai ouvert à une page au hasard. Pas pour le contredire mais c'est parce que j'étais déjà dans la dynamique du mouvement et d'habitude il me laissait le lire. J'ai vu les gribouillis habituels, illisibles, surtout que j'ai pas cherché à lire. J'étais interloquée et lui ai rendu. Mais je ne me suis doutée de rien, qu'à cette époque là, il avait commencé à me cacher des choses et à me mentir. C'est beau l'amour, quand tu ne penses pas que l'autre puisse te mentir. Une fois ce stade passé, tu ne redeviens plus jamais comme avant.

 

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6 janvier 2025

Que pourrais-je lui dire de plus que ce que je lui ai déjà dit ? Je lui ai dit mon amour, ma peine, mon désespoir, ma tristesse, ma passion, mon désir. Non, ce n'est pas sexy une femme qui se fait minuscule devant toi, paraît-il. Je m'en fous. J'ai dit tout ce que j'avais à dire. Et il ne revient pas. Il ne reviendra jamais.

J'ai une gueule qui fait peur. Demain j'ai cours.

Qu'a-t-elle, cette autre, qui mérite tellement plus que moi son amour ? Je ne sais pas, je ne saurais jamais. Il finira sans doute sa vie avec. Comme mon premier mec qui m'a quittée pour une autre. Il est resté sa vie avec elle.

J'ai même plus mal aujourd'hui. Je n'existe plus, de nouveau. Dreaming my life. Enfin, si j'ai encore un peu mal, mais j'ai pas versé des torrents de larmes. Je lui manquerai un peu, vous croyez ? Je sais que non. Il ne serait pas partie si vite, sinon. Il m'a dit de lui dire, quand je le sentirai, pour qu'il passe me voir. Pour me donner mes cadeaux de Noël. C'est une blague, non ? Je ne le reverrai pas. Et ses cadeaux, je n'en veux pas. Les gens sont tarés.

5 janvier 2025

J'ai tellement pleuré que j'en ai la nausée. J'ai les paupières gonflées. Je ne sais même pas comment je pourrai reprendre les cours mardi. J'ai été absente la dernière semaine avant Noël. Mes étudiants ne méritent pas le déchet humain que je suis.

Je ne sais pas comment je vais me relever. Je n'y arrive pas. Je n'y arrive vraiment pas. Là, je t'écris et mes yeux s'embuent de nouveau.

Ma psy a annulé notre rendez-vous de demain car son cabinet est en travaux. Pour ce que ça aurait changé, de toute manières.

Je ne sais pas comment faire pour ne pas chialer à chaque seconde. Je me noie. Je me meurs. Je coule. Il ne reviendra pas. Jamais. Il faut que je comprenne ça. Et redevenir un fantôme.

7 novembre 2025

"On ne va pas s'interdire de vivre des choses agréables".

 

De toutes les phrases que tu m'as dites en me quittant, celle-là résonne terriblement.

Tout comme "Tu n'es ni oubliable, ni remplaçable". Résonne d'autant plus que je n'ai plus un mot de toi aujourd'hui. Je veux dire, de mot qui signifie quelque chose.

12 juillet 2025

Si je ne te manque pas, sache que tu manques à chaque instant. Tu ME manques à chaque instant.
Tu manques au café du matin quand tu disais "je vais faire le café parce que ça, je sais faire."
Tu manques à la biocoop quand tu voulais le mélange étudiant et demandais "j'ai le droit de prendre ça ?"
Tu manques bien sûr, aux pieds dans l'eau sur les rochers et aux couchers de soleil.
Tu manques dans les rires et les silences.
Tu manques dans la chambre aux lits jumeaux.
Tu manques dans ma chair et dans mon sang.
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5 juin 2025

Yann me dit qu'il a besoin de silence.

J'ai une extinction de voix depuis deux jours.

Un ami m'écrit : "tu cherches ta voie ou tu cherches ta voix ?" Mes amis sont géniaux. Ils sont peu nombreux.

Je fais une pause avec la psy. Parce que ça douille et parce que je m'introspecte (ça se dit ?) moi-même en ce moment.

Yann, en fait, il est encore plus paumé que moi et souffre. Nous ne sommes que de misérables humains, avec de misérables vies, parfois avec de misérables choix.

J'écris.

Je lis.

Je retrouve des échanges de 2018, 2019. Les premiers hics dans la communication. Mais cela ne veut pas dire qu'on ne s'aime pas. Et même maintenant.

Il ne me laisse pas. Il finit toujours par me renvoyer un mot. Et il me dit aussi des choses qui me blessent. Certaines qui me soulagent.

"Tu te souviens, quand tu m'as dit que tu avais une réelle proximité physique avec elle ? Tu m'avais énormément blessée.

- Ah bon ? J'ai dit ça ? Pourtant ce n'est pas le cas. Tu es sure que j'ai dit ça?

- Sûre, car cela m'avait fait beaucoup de mal."

Comme quoi...

2 mai 2025

Quand la tristesse et le désespoir diminuent, la déception s'insinue.

Déception que tu n'aies pas été meilleur que les autres. Je te savais étrange, je te croyais sincère et de bon coeur.

Déception que notre histoire ne te semble pas assez belle pour te battre pour elle. Pourtant...

Déception que mon amour ne t'ait pas assez porté pour que tu t'échappes de tes mécanismes destructeurs.

Déception que tu aies cédé à la facilité. Car oui, c'est facile.

Tu m'as déçue. Parce que t'es qu'une personne comme une autre.

Comme tout le monde dirait Sed.

Ouais. Décevant, comme tout le monde. J'espère ne plus jamais aimer personne. Vraiment. Quand je me serais remise de cet amour là.

 

30 avril 2025

Je regarde la setlist de l'audition de l'année dernière.

Je n'en ferai pas partie cette année. La première fois depuis... Si longtemps. J'étais toujours là. J'arrivais avant tout le monde, en même temps que lui, vers 15h. Je l'aidais à installer le matériel. Je l'aidais à faire les balances. Je me mettais dans la salle, disais si le son était bon. Et je répétais mes morceaux au fur et à mesure que les autres arrivaient. Ensuite, à 19h, on libérait la salle pour aller manger, et on revenait à 20h. Le directeur faisait son discours et l'audition démarrait. Les élèves passaient par 2, par 3, faisaient leurs morceaux. Des faciles, des moins faciles... Il y a de tout comme niveau. J'accompagnais des petits, des grands, suivant ce qu'il me demandait de faire. Parfois des morceaux faciles à quatre accords. Parfois je devais me fader une série d'accords "jazz" pour accompagner des plus avancés. J'ai toujours répondu présente.  Et je restais toujours jusqu'à la fin de la fin. Quand tout était rangé, je ramenais tout avec lui à sa voiture, on remballait. Et il ose me dire qu'il pensait que je ne l'aimais plus. Qui ferait tout ça sans amour ?

Cette année, je ne serais pas là.

J'imagine Sylvie lui dire "elle ne vient pas jouer avec nous cette année ?"

J'imagine Christophe lui dire la même chose.

Et les gosses, pareil.

Et les autres, que je connais depuis longtemps et avec qui j'ai joué, quelques fois. Ils poseront la question aussi, je le sais. Il dira un truc du style "elle n'a pas pu venir cette année".

Bien sûr, il me l'a proposé. Et j'en crève d'envie. Mais pas dans ce contexte. Je ne serais jamais son amie.

 

27 avril 2025

Elle sert à quoi, au final, cette vie, si tous ceux que tu aimes et qui disent t'aimer finissent toujours par te faire mal ?

Quand tu es enfant,

Quand tu es adolescent,

Quand tu es adulte,

Quand tu es vieille.

Elle sert à quoi, cette vie, quand le sentiment qui devrait être le plus pur et le plus noble, se jette aux oubliettes comme un vieux sac de vomi rance ?

Elle sert à quoi, dis-moi ? Tu sais, toi ?

13 mai 2025

J'ai envie de me rouler en boule, encore une fois.

Comment quelqu'un qui me répondait toujours à tout, au moindre message, laisse maintenant mes questions sans réponse. Il me balance quelques boutades puis me laisse dans un silence assourdissant.

J'ai mal.

Je discute avec une psychanalyste et avec une psychologue. Je dépense des tunes là dedans, mais je ne vais pas mieux.

J'écoute des trucs sur Freud, sur Jung. Au début, tu te dis, ah oui, ça m'aide, puis ça finit par atteindre ses limites, et écouter ça te rend marteau. Parce que même si tu comprends ou tu crois comprendre l'autre et toi même, tu ne peux rien faire, tu n'as pas le pouvoir, tu peux rien changer. L'autre est libre. Mais il est libre d'être dans sa prison, en réalité, libre d'être prisonnier de ses blocages, de ses dysfonctionnements. Il est dans une relation qui l'angoisse, et il t'a rejetée pour ça.

Et moi, j'ai envie de me rouler en boule et de hurler.

L'autre jour, je me suis vraiment roulée par terre. J'étais au sol et je pleurais. Pleurais.

Est-ce que le manque, c'est de l'amour ?

La psy dit, il y a l'état amoureux, ça c'est le truc du début.

Il y a l'amour, le vrai, celui qui vient quand on s'est délesté du sentiment amoureux.

Et il y a l'attachement, celui qui fait écho à l'attachement qu'on avait à la mère, enfant et qui est vital.

Alors, j'ai quoi ?

Je ne sais pas, mais je ne suis bonne à rien. Je suis censée corriger des copies d'examen, là, et j'y arrive pas. Je suis une loque, un sous-humain, je ne suis rien.

Et ce n'est pas un manque de confiance en moi, comme veulent l'entendre les autres.

Mais ça sert à quoi, que le soleil soit doux, que les fleurs soient belles, si la personne que tu aimes n'est pas avec toi ? Si elle est malade de quelque chose, et que tu ne peux rien faire, car c'est ce quelque chose, qui t'a mis à distance ?

8 mai 2025

Quand tu crois que le chagrin est fini, que les choses se tassent, que ça va mieux aller, la tristesse déferlante revient, intense, hurlante. C'est les vagues, violentes qui reviennent s'écraser sur les rochers. C'est la douleur dans le bide. C'est toi qui t'écrases par terre, larmes et face contre le sol. C'est les hoquets de désespoir. C'est Yann qui ne t'écrit plus ou qui te dit qu'il a besoin de silence pour y voir clair. C'est Yann qui ne vient plus jamais chez toi, t’embrasser et te prendre par la main. C'est Yann aussi qui ne veux pas te dire que c'est fini entre vous. C'est ce filet d'espoir dérisoire qui te fait te tordre avec une souffrance indicible.

12 avril 2025

Je regarde les oeuvres que mon amour a déposées à la SACEM, il y en a, des titres bizarres, je connais la plupart, et je déroule la liste. Arrivée en bas, l'angoisse me reprend, celle d'avoir fini la liste et de ne plus lire son nom.

Je scrolle.

Je stalke.

Je cherche.

Il me manque il me manque il me manque.

Je l'ai vu mercredi. Je ne l'avais pas vu depuis décembre. On s'est touchés. On a discuté, jusqu'à 4h du matin.

Depuis il me remanque il me remanque il me remanque.

Je suis vide vide vide. Entends-tu l'écho qu'il y a en moi ?

Je suis livide livide livide. Mon teint est aussi froid que celui

d'un mort

d'une morte

Comme vivre sans toi sans toi sans toi. Le vide résonne en moi.

Je lis ton nom sur des pages sans fin.

Je vois des photos de moments que tu partages sans moi.

Je devine des chansons que tu écriras sans me dire sans me dire sans me dire. J'ai envie de....

10 décembre 2024

Il y a des moments où je me sens courageuse et des moments où je me sens désemparée. Nous n'avons échangé que deux messages aujourd'hui. Peut-être les derniers avant d'entrer dans l'ère glaciaire. J'ai plus envie d'être là. Il m'écrit "C'est pourtant évident que personne ne m'a jamais aimé de cette façon et que personne ne me l'a jamais exprimé comme ça non plus."

Et pourtant, il part...

 

Tout à l'heure, en voulant appeler mon collègue, j'ai failli l'appeler lui, tellement j'ai l'habitude de faire son numéro. Je me consume...

3 décembre 2024

Sonia,

 

J'ai crû que j'allais t'écrire une lettre d'insultes, ou une lettre de prières, ou une lettre de désespoir.

 

En fait, Sonia, je vais te dire merci.

 

Merci car, tu m'as pris ce que j'avais de plus cher et plus précieux et en fait, je ne me rendais pas compte que tout ça était un mensonge.

 

Merci parce que tu m'as pris celui à qui je pensais tous les matins en me réveillant et tous les soir en m'endormant. Merci parce que tu m'as pris, celui que je respirais, celui que je vénérais, celui que j'adorais. Merci de m'avoir montré comme il était facile pour lui de passer à autre chose, après nos huit ans passés ensemble, avec des moments pas toujours constants dans l'intensité du bonheur, mais quels humains sont capables de planer en permanence 50 pieds au dessus du sol ?

 

 

Merci de m'avoir montré que le dévouement et l'attachement que j'avais envers lui ne pesaient pas grand chose, et que du jour au lendemain, je n'aurais plus le droit de mettre sa main dans la mienne, mes lèvres sur les siennes et que mes caresses dans ses cheveux le rendraient indifférent.

 

 

Merci de m'avoir montré que je n'étais rien. Je sais, c'est pas de ta faute. Quand quelqu'un nous plaît, on attaque, enfin, je crois. C'est lui, le seul responsable, parce qu'il a saisi tes perches, comme si se laisser séduire était inévitable et immaîtrisable (ça se dit ?)

 

 

Merci de me faire me rendre compte, qu'il n'a jamais essayé , si certaines choses n'allaient pas entre nous, de me parler, de me le dire, parce qu'il avait si peu confiance en notre amour.

 

Merci Sonia, de me faire mal, si mal. Merci de me montrer qu'il pouvait me faire mal, si mal.

 

Merci de me montrer que je ne suis rien aujourd'hui, en face de toi. Et que donc, je n'étais jamais rien, que j'étais toujours en sursis, depuis le début.

 

 

Merci d'avoir tissé ta toile, sur toutes ces années, tu as bien trouvé le bon moment, pour t'immiscer. Merci de l'avoir poussé à me dire que, malgré que j'étais la relation qui avait eu le plus de sens pour lui, il s'éloignait de moi, car il ressentait une réelle proximité avec toi.

 

 

Merci Sonia de me détruire et de me faire pleurer ce soir, car mon coeur est en miettes.

 

Merci d'avoir éloigné de moi celui auprès de qui je pensais être enterrée un jour. Tu m'as rappelé que quand je lui ai dit ça, un jour, il ne m'a rien répondu.

 

Merci de m'avoir fait voir tant de vérités en face. Car rien ne vaut la vérité.

 

La vérité c'est que je l'aimais, que je l'aime encore et que lui ne m'aimait pas.

 

Sonia, merci.

2 décembre 2024

Il vient toujours me voir mais ne me touche plus. Je ne m'y habitue pas. Est-ce vraiment fini ? Je suis peut-être dans une forme de déni. Ou alors : ça ne peut pas être fini.

 

J'ai crû devenir folle. Est-ce que je remonte ou vais-je creuser encore ?

La psy cause pas trop. Bon, je cause beaucoup, c'est mon travail.

Je dors avec lui dans mes rêves. Je vis avec lui dans mes rêves. Dreaming my life. On revient toujours à ça.

16 septembre 2024

À m'asseoir sur un banc, cinq minutes, avec toi
Et regarder les gens, tant qu'y en a

J'en ai passé du temps, dans les cimetières cet été. Ce sont des endroits paisibles. Ils ne sont pas tous peuplés de la même façon.

Tiens, le cimetière de ma grand-mère, il ne s'appelle pas cimetière mais "parc mémorial". C'est une grande étendue plane, avec du gazon. Aucun monument, aucune stèle, aucune statue. Tout le monde a un petit rectangle avec son nom et ses dates à plat dans le sol. Il y a quelques fleurs mais le ménage est fait régulièrement, donc ça reste le plus plat possible. On peut s'asseoir sur des bancs. Certains pique-niquent sur  place. Il y a des oiseaux super jolis dans les quelques arbres. Des noirs avec la queue jaune, des pics, des perroquets. Les plantes mises dans le petit jardin ornemental du fond sont belles, de toutes les couleurs. C'est tranquille. On peut y passer du temps, loin de la civilisation et oublier le temps qui passe, et s'en souvenir.

On en a vu d'autres aussi, où les arbres détruisaient toutes les niches funéraires, transperçaient les murs. La nature gagne toujours, même sur le béton, qu'est-ce que tu crois.

Comme c'est facile d'écrire sur les cimetières, sur les arbres et les oiseaux, alors que j'ai une p*tain de lettre administrative à écrire, pour contester un p*tain de bulletin de salaire.

J'ai vu un tout petit cimetière aussi, très bien entretenu mais où il faut tirer sur une cloche pour qu'on nous ouvre. Ding dong. Il y avait des bougainvilliers, beaucoup de marguerites. Il était vraiment beau.

Et nous retournerons à la poussière. Rien ne sera plus important. Ni Arthur, ni Benoît, ni Franck, ni personne. Ni ce p*tain de courrier que j'aurais fini d'écrire. Ni nos douleurs, ni nos amours passés. Je pense que je finirai dans une cruche, ou dispersée. Mais si je finis dans un cimetière, peut-être que quelqu'un passera, s'assiéra devant moi, me fera un brin de causette que je n'entendrais pas. Juste quelqu'un qui aime passer dans les cimetières et qui sait que ce n'est pas triste, mais c'est la mémoire, c'est la vie, c'est le calme, c'est les chats libres d'aller et venir et dormir sur les tombes. Peut-être.

25 novembre 2024

En vrai, quelqu'un qui te fait souffrir, il te fait pas souffrir comme ça. Il se dirige d'abord vers un chemin qui te fera souffrir, tout en sachant qu'il te fera souffrir. Et il choisit de s'y engager. Parfois c'est plus fort que lui, ok, mais donc, c'est un faible. Sa faiblesse est plus forte que vos liens. Alors. Pourquoi "rester amis" ? Je n'y crois pas, je n'y ai jamais crû et je n'y croirait jamais. Quelqu'un qui te quitte pour une autre ne t'as jamais aimée.

25 novembre 2024

Une rupture et un café

 

25 novembre 2024

Je suis sortie à 10h30 de chez moi. J'ai appelé Yann en route. Dans le plus grand des calmes, il m'a dit avoir passé le week-end avec elle, et que c'était bien. Je l'ai entendu.

Elle, c'est Sonia.

J'ai raccroché car je cherchais le n°11, la pluie était torrentielle, j'étais trempée. Je n'arrivais pas à trouver le 11. J'ai appelé la psy qui m'a guidée. En cherchant les numéros le nez en l'air, j'ai foutu mon pied dans un fleuve de pluie. Mes bottes ont pris l'eau, ainsi que mes chaussettes. J'étais trempée, lamentable, perdue. Je me suis mise à pleurer avant d'arriver chez elle.

Yann m'a dit que... Ce qu'il vivait avec elle n'enlevait rien de ce qu'il avait avec moi. C'est ce qu'ils disent tous.

 

 

J'ai donc sonné chez la psy. Ma première psy. Hourra, tralala, ça se fête. Trinquons à ma déraison. J'ai donc sonné chez la psy déjà en larmes. Les lunettes embuées, de pluie et de larmes. Les cheveux ruisselants.

Quelle scène pathétique. Vive moi.

 

J'ai parlé, parlé, parlé, pendant une heure. 80€. Schtink ! Ah ah ah. En vrai, ça fait du bien.

Elle a posé quelques questions. Mais j'ai parlé. J'ai pleuré. Mais qu'ai-je dit que je n'avais pas formulé déjà moi-même ? Je suis dévastée. Je reviens la semaine prochaine.

Le cabinet est cosy, dans une petite maison. La dame est sympa, on dirait une mamie. Elle écoute. Elle écoute. Pathos, pathos, quand tu nous tiens.

Ce qui est éphémère n'a jamais existé. Personne ne me fera douter de ça. Est-ce que j'ai envie de crever ? Non. Parce que crever, c'est comme vivre : ça sert à rien.

21 novembre 2024

Alors que je remontais de l'école, ce matin, le froid et la neige m'ont saisi le cœur et j'ai enfin pu pleurer.

Arrivée chez moi, la crise a pris de plus belle, sans s'arrêter. Pleurer, pleurer, avoir mal. Il aime quelqu'un d'autre que puis-je y faire ? Pleurer, pleurer encore. Envoyer un message au travail pour dire qu'on ne viendra pas cet après-midi. Partir à la dérive. Reprendre pied. Écrire un poème et s'y noyer.

Tristesse, douleur. Un amour qui meurt n'a jamais été vrai. Et c'est pour cette raison, qu'il faut le pleurer. Parce qu'on s'est trompé.

 

2 juillet 2024

Mes derniers étudiants sont partis à 10h. J'ai rangé la salle, le matos que j'avais sorti. J'ai rangé mes affaires dans mon sac à dos. Le couloir était vide. J'ai descendu les stores, mis les tabourets sur les tables. J'ai regardé la salle vide, j'ai fermé à clef et je suis partie.

Les deuxième année sont devenus des stats pour la direction. Certains m'ont écrit un mot. Bon, un par classe, c'est pas  beaucoup. Je reverrai ceux qui n'ont pas obtenu leur diplôme. J'ai encore une réunion en fin de semaine, puis c'est fini pour cette année.

Me revoilà au calme que j'aime mais qui me laisse aussi face à mon vide, faut un moment pour ré-équilibrer les émotions. Je me suis mise à suivre un cours d'harmonie musicale cet après-midi. J'aime bien. J'avais jamais pris le temps de faire ça. Et j'ai même pris ma guitare pour pratiquer en même temps, moi qui aime la théorie pure. Cela va peut-être m'ouvrir les oreilles. En tant qu'étudiante, je trouve que le meilleur moyen d'apprendre c'est d'être en demande. Maintenant est peut-être juste le bon moment, habituellement, je n'y comprenais rien à ces histoires, des dièses à la clef et tout ça. Je commence par les bases. Je me suis mise aussi à écouter des vieux trucs, pas très rock'n'roll. Philippe Chatel. Il avait une technique guitaristique bien à lui, il pratiquait le picking, pas trop de français le faisaient. Il m'arrive d'être nostalgique et même d'écouter des chansons pour enfants. Ah qu'est-ce qui pique, ce hérisson. Comme elle est triste sa chanson... ça swingue un peu.

A+

25 juin 2024

C'est devenu casse-pieds, l'authentification sur canalblog. Cliquez sur les feux, cliquez sur les bus, cliquez sur les motos, cliquez sur les vélos.

 

Bref, laissez-moi taper vite fait mes mots insignifiants SVP, j'en ai rien à secouer du reste.

 

Je crois que j'ai fait le tour d'internet. Il soûle.

 

Je crois que j'ai fait le tour de la vie. Elle soûle.

 

J'ai fait le tour des relations humaines (tu connais la suite), non, c'est pas vrai. Mais la plupart me saoulent aussi.

 

J'ai pas fait le tour de la musique. Je me suis mise à me passer des morceaux que j'aime bien, en m'asseyant à côté de la sortie du son avec ma guitare. Et je joue des notes dessus et je teste si ça sonne bien ensemble. Pas beaucoup, deux-trois notes, pour voir. Je suis timide, j'ose pas envahir la musique que j'aime. J'ai peur que ce soit pas bien. Et puis plink, plink, plink, ça commence à le faire. J'ai jamais vraiment tenté l'impro, même s'il y a des techniques pour que ça sonne pas délirant (fuck la technique, en fait les gens qui font des impros de ouf, c'est pas juste des impros de ouf, c'est juste qu'ils ont une technique de ouf, consciente ou pas, en réalité, ça s'appelle impro mais c'est pas vraiment de l'impro, c'est juste faire des phrases en maîtrisant complètement la langue, mais avant de parler, tu sais pas ce que tu vas dire). Ouais, la confiance. La peur de trahir peut-être. Mais là, c'est rigolo, les phrases mélodiques répondent un peu aux phrases de Peter Doherty, comme un lutin malin qui ferait de l'écho. Et... je sais pas, je sens qu'il y a des trucs à creuser en allant par là, pour moi. Peut-être qu'un jour je composerais une musique ou deux ? J'ai quelques textes en attente d'un air pour aller avec.

 

D'ailleurs j'en ai fait lire un. Mon lecteur m'a dit "c'est le texte de quelqu'un en colère !"  Bah... Non. C'était un texte drôle en fait. Je suis incomprise. Bon, c'est juste une personne qui ne m'a pas vraiment capté. Retour à la phrase au dessus sur les relations humaines.

 

 

 

25 février 2025

Je t'appelais "mon chéri", "mon amour", parfois "mon ange" ou "petit ange". J'avais toujours trouvé un peu grotesques les couples qui se donnaient des petits noms sirupeux. Mais l'amour que je te porte les faisait s'envoler tout seuls.

 

Voilà plus de trois mois que ma vie s'est écroulée. Rien ne bouge vraiment. Ce qui était vrai alors est vrai maintenant. Je pense à toi chaque seconde de ma vie. Je me réveille en détresse, je m'endors en priant de te rejoindre. Parfois je dors beaucoup mais je me réveille épuisée. Parfois, je n'arrive pas à fermer l’œil et les nuits sont blanches.

 

Quand, dans la nuit, je me réveille, le premier réflexe est de voir si j'ai un message de toi, quelque part. C'est mon premier réflexe depuis dix ans. Maintenant, mes espoirs se heurtent à du vide.

Tu dis que je suis assez intelligente pour savoir que peut-être, je me raconte des histoires, en disant que tu es l'homme de ma vie et que nous nous réunirons un jour. Je ne sais pas. Je ne vois pas de futur sans toi. Ni de présent d'ailleurs. Tu es en moi. Je te porte. Tu m'entoures.

La douleur est tellement intense, que, bien sûr, ma raison me dit que je dois, que je devrais te laisser partir... Je n'y arrive pas.

J'essaye de me faire violence, mais mon corps refuse. Et mon corps est plus fort que moi. Ce matin, j'ai pensé à abandonner l'idée d'être avec toi. J'ai été prise aussitôt de nausées horribles.. Mon corps ne veut pas. Comme mon corps se refuse à tout tant que tu n'es pas près de moi.

Je me rends compte que c'est bien plus que de l'amour que je te porte. C'est une passion dévorante et déchirante - en ce moment. Il est peut-être étrange pour un humain comme toi de s'entendre dire ces mots là. Mais ils sont vrais. Au delà des sentiments, au delà de la raison, mon corps entier t'aime et refuse de te perdre et il rejette cette alternative.

Tu es quelqu'un de très spécial. Tu es tellement et tant de choses indescriptibles. Les gens avec qui j'ai parlé de toi ne réalisent pas. Pour eux, ou pour la plupart, sans doute, tu es le mec un peu marrant, un peu bizarre, qui est génial dans un domaine. Mais tu es bien plus que ça. Sinon je ne ressentirais pas une telle détresse de te perdre.

Quand je regarde les vidéos de Yohann, je lis beaucoup de choses dans ta posture, sur ton visage, même quand tu portes des lunettes sombres. Tu dois trouver que c'est étrange, je ne te connaissais même pas à l'époque.

Ce que je sais, c'est que jamais - pour moi- quelqu'un n'égalera ta sensibilité, ton intelligence dans bien des domaines et ton ouverture d'esprit. Ni non plus dans l'affection et dans la tendresse que tu es capable de donner, quand tu as envie de donner,quand tu ne te bloques pas en raison de tes peurs, de tes fantômes. Cet amour dont tu es capable, il  m'a comblé tant de fois, il m'a rendue si heureuse.

La psy me demande de faire des exercices de respiration, d'ancrage, pour "laisser partir". Même devant elle, mon corps se refuse. Je ne peux pas.

Je sais, tout ce que je dis est sans doute lamentable. En termes de stratégie de "reconquête", faire pitié n'est sans doute pas très brillant. Et puis, il y a la distance. Je ne t'ai pas vu depuis décembre. Pourtant, en t'écrivant, je sens cette sincérité de moi vers toi comme une force. Je te l'ai dit souvent, je n'ai pas peur de me dévoiler devant toi (ou peut-être un peu maintenant ?) et il n'y a rien de plus valorisant pour moi, quand toi, tu te dévoiles devant moi et me confies des choses que tu ne dis à personne d'autre.

Je me désespère et pourtant j'espère.

Je t'espère toujours.

Le temps me semble long sans toi.

Chaque seconde est une éternité.

Le vent souffle fort.

Je t'aime.

9 février 2025

Je suis déçue de lui.

Mais je ne suis pas en colère après lui. Ou seulement un peu de temps en temps.

Qui n'a jamais désiré une autre femme que la sienne ?

Je sais pas.

Jamais il ne m'a fait de reproches ou dit que quelque chose n'allait pas. Et paf, il disparaît.

J'ai mal. J'ai envie de crever souvent, mais de manière de plus en plus sourde. Parfois je passe plusieurs heures sans pleurer puis ça revient.

Il est partout autour de moi. Il a vécu partout autour de moi. Il est partout. Je le vois assis sur le sol de la cuisine. Je le regardais d'un air réprobateur parce que souvent c'est sale (je passe pas trop souvent la serpillère) et je lui disais "te mets pas là, c'est sale". Aujourd'hui, je voudrais le voir assis là. Et même je me mettrais à côté de lui.

Pourquoi cette meuf a voulu précisément le mec que j'aime ? Pourquoi ? Alors qu'il est balourd, s'habille n'importe comment et fait des blagues parfois bizarres, garde des traces de dentifrice sur sa tronche et parfois sur ses vêtements après s'être brossé les dents ? Pourquoi ??? Pourquoi, alors qu'il y a 5092485920 mecs ou plus qui existent, elle a voulu celui-là ? Oui, parce que je sais... que si elle était pas entrée en chasse, il ne serait pas parti. Il est ce genre de mec là. J'ai envie de crever. De ce mec qui ressemble à rien. Qui a des comportements bizarres, qui ronfle comme un ours et pousse des gloussements bizarres dans son sommeil. J'ai mal, putain de bordel de merde, j'ai trop mal.

 

19 novembre 2024

Day number whatever

 

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