Dans le roman Lunes de Fiel, il y a une phrase que j'aimais bien. C'était, il me semble "Les gens ne sont jamais aussi amoureux ou aussi indifférent qu'on le croit". Je ne peux pas vérifier, je l'ai offert, mon exemplaire.
J'aimerais vraiment savoir, parfois, ce que les gens ressentent réellement envers moi Cela me ferait des économies de temps incroyables, des heures, des semaines, des mois, des années à aimer les personnes qu'il ne faut pas, qui ne veulent pas.
Je trouve les relations humaines toujours décevantes. J'aime trop vite, trop fort. Je suis déçue, la plupart du temps, trop vite, trop fort. Je me demande si je suis vraiment capable d'aimer. Tout le monde finit par me lasser, inévitablement, une fois le sommet atteint, une fois que la personne en face ne peut pas donner plus. Je finis par trouver l'autre ennuyeux, fade, pas si beau (belle). Je finis par me dégoûter moi-même d'aimer autant, je finis par me trouver stupide de ne pas être aimée en retour, indigne d'intérêt. Qui aimerait quelqu'un qui est prêt à donner tout pour toi sans concession ? Je finis par me rouler en boule et rentrer dans une période sans lien, couper tout ce qui me relie à l'autre, aux autres.
Philippe disait l'autre jour, regretter de ne plus vivre de passion... Que tout était devenu trop lisse, trop bien rangé. Quand je le regarde, tellement toujours égal à lui même, sans aucun désordre apparent, je me demande comment il pourrait être capable d'une passion quelconque. Un peu comme quelqu'un qui me regarderait en face. Méfions nous de l'eau qui dort.
Bref, aujourd'hui, après la soirée d'hier un peu euphorique, je me sens déprimée.