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Dreaming my life

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11 avril 2019

Printemps 2019

Toutes les années, au printemps, c'est la même rengaine. Et donc je vous ressers la même salade.

Je ne sais pas pourquoi, le soleil, les arbres en fleurs, l'air plus léger reviennent et j'ai envie de mourir. Pas de me buter, car ce serait un brin trop violent et peut-être inélégant pour moi. Mais j'ai envie de ne plus exister, de m'enterrer profond sous terre, de ne plus me réveiller.

Et ce "spleen" revient tous les ans avec une ponctualité effrayante. L'impression de n'être rien, de ne compter pour personne ou pas assez, que tout le monde pourrait tourner aussi bien sans moi - ce qui est vrai.

D'où vient cette douleur ?

Tout à l'heure, pendant ma séance de yoga, nous faisions une série de mouvements, allongées sur les tapis. Mes larmes se sont mises à couler sur les côtés, sans raison. Pourquoi ?

Je me demande si d'autres personnes connaissent ça.

Du coup je chante des chansons joyeuses, comme la chanson du film de Ruffin "J'veux du soleil". La mineur, Mi septième, La mineur, Ré mineur... En boucle. Mais c'est idiot, les chanter me rend encore plus triste.

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10 avril 2019

Quand je regarde les photos de Bowie, à n'importe

Quand je regarde les photos de Bowie, à n'importe quelle époque, je ne peux que le trouver parfait, dans son imperfection. Je sens son aura, par objectif interposé.

Et quand j'écoute ses chansons, je ne peux que ressentir le génie. Tout est si parfait, dans les sons, dans les sens. Même dans son Never let me down, il y a des bijoux...

Et moi, incapable de produire une poussière de ce qu'il a fait, j'aurai pas composé une simple chanson de ma vie, rien de valable...

Mais, diable, je ne me sens jamais autant en vie que quand j'écoute une de ses chansons.

10 avril 2019

Time will flow

Les texte sauvegardés, c'est comme autant de machines à remonter dans le temps. Sauf que c'est pas des machines et que le temps coule dans le même sens inexorablement.

 

 

5 avril 2019

Paroles, paroles...

Quand j'ai commencé à bosser au lycée, j'ai eu à subir un jour un collègue à la cantine. Subir, parce que je ne l'apprécie pas trop pour des histoires que je raconterai peut-être plus tard. Appelons le G..

Donc G. nous demande, à mon autre collègue débutante et moi :

"Vous avez choisi d'enseigner par passion ou pour l'argent ?"

En moi-même j'ai fait : "????". Sachant que le salaire de prof n'est pas vraiment terrible (bon, je ne me plains pas, il y a pire etc.) et je ne vois pas ce qu'il y a de passionnant à s'agiter devant 35 gus qui ne t'écoutent pas, à corriger des copies et préparer des cours jusqu'à deux heures du matin le dimanche... (Je caricature, hein, on se calme... Mais pas beaucoup. :) )

Donc je lui ai répondu : "Ni l'un, ni l'autre. J'ai choisi d'enseigner parce que j'aime l'aventure.". Il m' a regardé comme ça : "???" (Tu visualises la tête ? ).  Ah ah.

Bref. C'est cool d'être en week-end !

Bisous les amis, aérez-vous bien les neurones.

 

5 avril 2019

Le désir

Les plus grands de mes élèves sont des jeunes hommes.

J'ai rêvé de l'un d'eux cette nuit.

C'est pas le plus beau de sa classe, mais l'un des plus intelligents. Et il a une voix rocailleuse assez particulière.

Dans la journée, j'ai pris un verre avec un bon ami. Il portait une chemise façon jean's bleu clair. Le café où on s'est retrouvés avait des chaises bleues. Quand je suis entrée et l'ai vu assis dans la salle vide (tout le monde était en terrasse mais il ne voulait pas s'embrumer dans la fumée de clope et il avait bien raison), je me suis écriée : "Que c'est bleu ici !"

Oui. Ses yeux sont bleus aussi, clairs. Ils s'accordaient parfaitement avec sa chemise. Quelques éclats gris commencent à éclairer sa chevelure chataignasse... J'ai regardé ses quelques rides. Ai constaté qu'elles donnaient beaucoup de caractère à sa tronche. Je me suis dit qu'il était beau, pendant qu'il me racontait que sa femme était en télétravail et qu'elle nous aurait dérangés avec ses conversations téléphoniques, si on avait pris le café chez eux.

On a parlé musique et bouquins... Des auteurs qu'on n'a jamais eu le temps de lire. On n'aura jamais le temps de tout lire dans cette vie, m'a-t'il dit. J'ai acquiescé. Il a cité Colette, qui était bisexuelle et avait même couché avec - au moins - un gars beaucoup plus jeune qu'elle. Je l'ai fait aussi d'ailleurs, mais ils étaient largement majeurs.

Du coup j'ai repensé à mon rêve.

Le désir des femmes semble toujours plus choquant que celui des hommes pas vrai ? Bon, dans mon rêve il ne s'est rien passé. Seulement du désir. Que je ne ressens pas dans la réalité d'ailleurs. C'est perturbant.

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25 mars 2019

Dreams are my reality

L'autre soir, on sortait du ciné où on venait de voir Les Témoins de Lendsdorf. On décide de retourner au café d'en face pour finir la soirée.

Sur la carte, je vois "Cheesecake". J'adore les cheesecakes. Et puis on n'a pas pris de dessert avant le film... Le dessert n'est pas obligatoire mais... J'adore les cheesecakes. Soit. Cheesecake ce sera.

Dix minutes plus tard, on cause devant nos desserts. (Tiens ça me rappelle que j'ai commandé un café aussi, qui n'est jamais venu et que j'ai oublié de vérifier sur la note qu'ils ne l'avaient pas compté... Pour le principe, quoi.)

"Tu sais quoi ? Le cheesecake fantasmé était meilleur que le cheesecake réel. Tu sais, c'est comme pour les vitrines des pâtisseries, tu vois des gâteaux qui ont l'air super jolis et appétissants. Mais si t'as le malheur d'en acheter un, c'est juste tout plein de sucre et la saveur n'est pas à la hauteur de ce que tu attendais. Le fantasme est toujours supérieur à la réalité.

- Oui, c'est souvent le cas. Pour tout d'ailleurs.

- Exact."

Et en continuant mon décevant cheesacake, je me disais que c'était le cas pour notre relation également. Et je n'ai pas pu m'empêcher de penser, qu'au même moment, il pensait peut-être exactement la même chose que moi.

19 mars 2019

19 mars 2019

Mais que diable allait-elle faire dans cette

Mais que diable allait-elle faire dans cette galère ?

15 mars 2019

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Quand j'étais petite, on vivait avec ma famille dans un HLM, au troisième ou quatrième étage, si mes souvenirs sont bons. C'était un peu crado, pas super sexy comme intérieur et localisation géographique, mais bon, c'était fonctionnel et je n'ai pas le souvenir d'y avoir "mal" vécu (en tout cas, pas pur ces raisons). En même temps, quand on ne connait pas autre chose, difficile de comparer.

Ma mère voulait sortir de cet endroit, de cette zone, de cet environnement. Comme une fourmi, elle a économisé. Année après année. Elle ne travaillait pas. Mon père avait un salaire qui n'était pas énorme. Quand il lui donnait l'argent des courses, elle gardait les pièces de deux francs, elles avaient une forme un peu différente des autres, facile à repérer. Elle les mettait dans une petite boîte, cachée... Plus tard, il y a sans doute eu les allocs aussi, je suppose. Et un jour, il y a eu assez d'argent. Mes parents ont commencé à regarder les maisons, il y avait assez pour faire un apport et prendre un crédit. Nous avons eu chacun notre chambre, dans une zone plus jolie. J'ai pu faire mon entrée dans un meilleur lycée. Sans doute qu'à ce moment, nos vies, à ma soeur, mon frère et moi, ont pris un autre tournant.

Ce que je voulais vous raconter surtout, c'est que nous avons planté un petit cerisier dans le jardin, notre premier arbre fruitier. Au bout d'un an, deux, ou trois, je ne me rappelle plus, il a fait quelques premières cerises, une poignée, quelque chose d'insignifiant. Et bien, quand la première a été mûre nous l'avons cueillie, tous les cinq. Et nous l'avons coupée, en cinq. Un cinquième de cerise... Tiens, je te raconte et j'ai envie de sourire et j'ai les larmes au yeux en même temps. Un cinquième de cerise que nous avons goûté chacun. Sentait-on vraiment le goût ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. Un mélange de douceur, de fraîcheur et d'acidité... C'est le souvenir que j'ai. Mais nous avons partagé, alors que ce n'était presque rien. C'est joyeux et ça fait du bien.

Tout ça pour dire que je ne comprends pas les ultra-riches qui se gavent, qui ont tout et plus encore et ne font que presser, écraser davantage ceux qui n'ont rien (mais qui ne sont pas rien), ou pas grand chose, au lieu de leur tendre la main.

22 février 2019

Veille de vacances scolaires, ma vie est devenue

Veille de vacances scolaires, ma vie est devenue aussi passionnante qu'un encéphalogramme plat.

Je lis Un sac de billes et je réécoute des vieux titres de Bowie. J'apprends des trucs de représentation cinématique. C'est marrant.

Bon. Au moins, avoir un boulot me permet de m'acheter tous les livres que je veux. Je renoue avec la littérature. Sinon c'est tout. Je ne consomme pas plus qu'avant. Consommer m'ennuie et puis j'ai plus le temps. Quand mes heures de classe sont finies, j'ai hâte de retourner dans ma grotte, dans le silence, sans gamins qui foutent le bazar et s'écrient "c'est pas moi madame !" sur un ton de drama queen quand tu leur adresse une remarque. C'est la comédie humaine, une salle de classe. Bref. Demain à 17h25, dehors les morveux. Vive la solitude, vive moi.

 

Coucou toi.

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