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Dreaming my life

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28 mars 2018

Dreaming my life

 

Hier j'avais envie d'écrire : je vis sans envie.

Mais c'est peut-être tout le contraire. Je meurs parce que j'ai trop d'envies, éternellement insatisfaites. Parce que je ne peux être autrement. Je ne peux pas. Je ne veux pas me contenter.

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8 mars 2018

Réalité

 

J'ai décidé de te vivre comme un fantasme.

 

 

Mon histoire d'amour.

19 février 2018

Didier Lockwood nous a quittés, comme on dit. Je

Didier Lockwood nous a quittés, comme on dit. Je l'ai découvert il y a quelques semaines à l'occasion d'un premier concert pour moi, au Duc des Lombards. Il était plein d'énergie. J'ai tout de suite senti le musicien sincère et généreux. Qui aurait pu croire qu'il allait partir si peu après. Ce soir là, je m'étais dit que je le reverrais volontiers. J'ai eu la chance de le voir une fois.

 

 

18 janvier 2018

J'ai faim. J'ai faim de sexe J'ai faim de mots

J'ai faim.

J'ai faim de sexe

J'ai faim de mots

J'ai faim de caresses douces et chaudes

J'ai faim de discussions jusque tard dans la nuit

J'ai faim de ta présence

Je crève

Je crève d'envie

Je crève d'ennui

Je crève d'attendre que tu te réveilles que tu reviennes

Je crève d'attendre que tu te détaches de ta guitare, ta thérapie

Je meurs

Je meurs d'amour je meurs d'envie

Je meurs de voir tes yeux briller comme ils ont su briller dans nos premiers

baisers

Je meurs

Je meurs d'amour je meurs de désir et d'envie

Et mon amour

                 il meurt aussi.

16 janvier 2018

Ma vie ne tient pas à un fil

Que devient-il, le beau Philippe ?

Peu de temps après notre voyage au Pérou ou peu avant, je ne me souviens plus trop du comment, du pourquoi, il a fini par avoir une amoureuse. Au final ça m'a fait bizarre mais rien de plus. Je ne suis pas jalouse, même si j'ai eu l'impression qu'il y a toujours eu ce petit truc entre nous, un truc entre l'attirance ou la tendresse. Je ne regrette pas de ne pas avoir tenté. Je sais qu'il n'est pas pour moi, il n'est pas mon complément. Je suis contente pour lui, même si j'ai l'impression qu'il va dans la relation un peu à reculons. Il me dit souvent "elle a son caractère !" avec un air un peu terrorisé. Ah ah. Il ne connait pas le mien. :) Ils cherchent à s'installer ensemble, cependant. Je pense que nous avons eu notre dernière promenade en moto tous les deux. C'était cool, c'était sur la belle qui va vite. Je crois que je ne poserai plus jamais ma main sur son épaule en me serrant contre son dos. Je suis contente d'avoir connu ces sensations là. C'était chouette.

 

Quand mon amoureux me caresse, ça va plus vite que 130km/h.

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16 janvier 2018

Je serais amoureuse, s'il me le permet.

 

Je serais amoureuse, s'il me le permet.

14 janvier 2018

Être une femme (I)

Quand j'avais autour de vingt ans, j'étais encore dans un âge naîf... pas déniaisée totalement, on va dire. J'avais un job le week-end, dans un magasin qui vendait des trucs de bricolage. J'y bossais tous les dimanches, plus rarement les samedis et pendant les vacances scolaires, puisque j'étais étudiante à la fac.

L'ambiance était plutôt sympa, donc j'étais copine avec à peu près tout le monde parmi mes collègues, qu'ils soient vendeurs, caissiers, magasiniers, vigiles, responsables...

Un jour, je sais plus pourquoi, je devais être en train de chercher le prix d'un article ou un truc similaire, j'étais accroupie et je regardais le rayon du bas d'une étagère du magasin. A ce moment, il est arrivé dans mon dos, un des vigiles. Simon, je crois qu'il s'appelait. Il s'est penché, m'a entourée de ses deux bras et a attrapé mes seins, chacun dans une main et les a pressés. J'ai failli perdre l'équilibre. Par réflèxe, j'ai jeté mon coude en arrière pour me dégager de lui et je me suis relevée en même temps en essayant de ne pas me casser la gueule. Je n'ai pas chuchoté, je n'ai pas crié, mais je lui ai signifié "Arrête !", bien clairement. Il m'a répondu une connerie "Ah bon, tu n'aimes pas. Normalement, les femmes aiment bien ça." Je me suis barrée. Je devais retourner en caisse avec le prix de mon article. Ce qui avait le dessus à ce moment était la mission à accomplir pour mon boulot. Je n'ai rien répondu de plus.

De retour à ma caisse, je cogitais, j'ai cogité tout l'après-midi. Pourquoi ne l'avais-je pas pourri, insulté ? La colère est montée en moi après coup. Au moment même, ce qui m'avait saisie, c'était la surprise, plus la position inconfortable (ne pas perdre l'équilibre). Est-ce qu'on s'attend, quand on est en train de faire son boulot, concentrée et consciencieuse, à se faire attraper ainsi ? Par quelqu'un qu'on connait, avec qui on entretient non pas une relation amicale, mais au moins cordiale ? Non bien sûr. Premier réflexe, se dégager. Deuxièmé réflèxe retourner bosser. La colère vient après. Après avoir réalisé. Je n'avais pas peur de Simon. Il était bien plus grand et plus costaud que moi. Mais je n'avais pas peur, on était dans le magasin, et même si le rayon où j'étais semblait vide, il y a avait du monde pas loin. Pourquoi ne lui avais-je pas mis une mandale dans la gueule ? C'est ce que j'ai regretté de ne pas avoir fait. Mais par défaut, je n'ai pas eu de réaction violente, ce n'est pas dans ma nature. Et la colère n'est venue qu'ensuite.

Et après ? Après rien... Je pense qu'aujourd'hui le choses se passeraient différemment. A l'époque j'étais une gamine. Retourner lui parler après coup me semblait une perspective inutile et désagréable. Se plaindre ? A qui ? De quoi ? "Il m'a tripoté les nichons". Bof. Je n'avais pas mal, je n'avais pas de traces. Le témoignage aurait semblé ridicule ou au moins anodin. Cela aurait servi à quoi ? Aujourd'hui je mettrais les mots dessus : agression sexuelle. Pourquoi étais-je en colère ? Parce que ce connard avait crû que j'étais open bar. Parce que cet abruti avait pensé à moi comme à moins qu'une personne, qu'on pouvait se passer de me demander et d'obtenir mon consentement pour toucher à mon être, à mon corps. Une femme, quoi.

Bien entendu, j'ai été prise d'une aversion profonde pour cet individu. Je ne lui ai plus adressé la parole. Un matin, il est venu me saluer, et je l'ai regardé avec mépris. "Pourquoi es-tu comme ça avec moi ? m'a-t-il demandé. Qu'est-ce que je t'ai fait ?". Des années après, j'hallucine encore. Je lui ai répondu avec le même silence et le même mépris. J'aurais peut-être dû lui répondre quelque chose. Lui expliquer ? L'éduquer ? J'ai des doutes sur l'utilité de la chose et à l'époque, c'était la seule manière que j'ai trouvé de réagir. Après, il m'a foutu la paix. Mais je suis restée mal à l'aise de travailler sur le même lieu que lui. Il ne me faisait pas peur, mais sa présence suscitait en moi une réelle aversion. Heureusement, il n'était pas là tout le temps, ils étaient plusieurs dans son équipe à tourner sur plusieurs sites. Le croiser restait cependant fort désagréable et je l'évitais le plus possible.

 

21 décembre 2017

Détachement

Le matin, pas de ressort pour me pousser à me lever. Pas d'envie, rien. Il y en a eu une qui a duré moins d'une année. Mon envie vivait dans ton envie. Ton envie s'est détachée de la mienne. Tu es redevenu un, à part entière. La notion de couple, tu n'y crois pas.

Se fondre dans l'autre. Je ne suis pas entière, j'ai une plaie non refermée, non recouverte, non complétée. Ma souffrance est rouge, comme ce bout de chair, comme ce flot de sang

Je ne suis pas entière, je ne suis rien. Rien qui manquerait à quelqu'un, si je n'étais pas là. Rien qui serait irremplaçable.

J'ai vécu un moment de douceur cette semaine. J'ai joué devant des gens. Cinq morceaux de musique, en duo acoustique. Un monsieur un peu âgé, m"écoutait, me regardait, une étincelle dans l'oeil. Une fillette chantonnait avec nous, un air dont elle ne pouvait connaître les paroles. En dehors de ça, je ne sers à rien. Je ne suis rien.

 

 

21 décembre 2017

A qui je sers ?

 

A qui je sers ?

 

18 décembre 2017

L'un est fou, et l'autre aussi !

 

L'un est fou, et l'autre aussi !

 

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