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Dreaming my life

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9 septembre 2020

Internet et le boulot

Je passe mon temps à lire des trucs sur internet. Ce qui m'empêche d'avancer sur mon travail.

On serait donc tentés de dire qu'internet m'empêche de bosser.

C'est sûr que c'est une forme de liberté, la vie sans internet.

Tiens, je me souviens du temps où j'étais étudiante. J'allais à la BNF et je m'installais pour étudier et réviser mes partiels. Je me mettais dans la salle "littérature étrangère". J'adorais cette salle. Et bien, inévitablement, il y avait toujours un moment où je me levais et allais me perdre dans les rayons et je finissais happée par des romans britanniques, allemands, états-uniens ou que sais-je encore. Je pouvais me perdre des heures, tout en me disant "il faut que je retourne étudier".

Au final, c'est pas internet qui m'empêche de bosser, mais le boulot.

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21 juillet 2020

Un truc que ma mère me disait quand j'étais gosse

Un truc que ma mère me disait quand j'étais gosse : "si tu fais un truc, fais-le bien, ou ne le fait pas".

 

20 juillet 2020

Se compromettre

Le père d'un de mes ex était (est toujours sans doute) photographe d'artistes. Un jour il a eu l'opportunité de devenir le photographe personnel d'un chanteur ou chanteuse - j'ai un doute entre deux personnes - et de suivra sa carrière. L'artiste en question était fameux et lui aurait assuré très certainement un bon revenu et avec régularité.

Il a refusé. Parce que le travail du gars lui semblait médiocre, voire mauvais.

Je trouve que cette attitude est digne de respect.

Tiens, ça me rappelle aussi l'histoire des "musclés" qui ont eu le choix, soit d'etre des musiciens "sérieux", soit de devenir riches avec le Club Dorothé (les vieux savent de quoi je parle).

Je suis plutot du genre à refuser, à une autre échelle de travailler avec des gens ou sur des projets que je trouve moyens ou pire. D'ailleurs je l'ai déjà fait.

La semaine dernière, je suis allée assister au mixage de quelques chansons de mon guitariste et la chanteuse avec qui il travaille. Ils ont mis en musique quelques poèmes, certains suggérés par moi d'ailleurs. Puis, des textes écrits par une nana, une amie à eux... J'en avais entendu déjà un ou deux, ça volait pas haut du point de vue de l'écriture et du sens mais ok, quelques chansons "légères", pourquoi pas... Mais la dernière que j'ai écoutée, je la trouve extremement mauvaise. Le texte est mal écrit... On dirait un journal intime d'ado à peine retouché... Et la musique est à la hauteur de la chose. Le phrasé, le chanté... Hum...

Je sais que mon mec ne peut pas etre content d'avoir sorti ce truc. Il me l'a déjà plus ou moins dit d'ailleurs... Mais alors pourquoi ? Pourquoi accepter de faire des trucs médiocres ? Je trouve que ça risque meme de saboter le reste...

J'ai peut-etre un coté élitiste, je sais pas, snob, appelle ça comme tu veux. D'ailleurs, dans ma bibliothèque, alors que je range les choses à peu près par ordre alphabétique, je n'ai pu me résigner à ranger certains auteurs merdiques à côté d'un auteur préféré. Meme sur les étagères, il faut leur garantir un voisinage digne. J'ai retiré les auteurs merdiques, de l'étage, puis de la bibliothèque...

Bref, tout ça pour dire que ça risque d'etre bancal, si un CD sort (ou meme déjà des trucs en ligne, avec d'un coté des textes manifiques avec de la musique soignée et de l'autre, des textes baclés avec une musique bof bof.

Je sais, je peux toujours causer. Moi j'aime pas les trucs qui ne sont pas géniaux, de coeur enthousiaste. Du coup je ne fais rien, je ne crée rien, je n'apporte rien, à personne. Je ferais mieux de la boucler. Mais OSEF, je peux bitcher, je suis chez moi :)

16 juillet 2020

Zik

Quand on a un set uniquement en français, la question de l'accent frenchy ne se pose pas. :)

7 juillet 2020

Je sais qu'on n'est pas parfaits, mais je nous

 

Je sais qu'on n'est pas parfaits, mais je nous aime, tous les deux.

 

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5 juillet 2020

Jalousie

Oui, je suis jalouse de Sonia.

Je suis jalouse de Carine.

Je suis jalouse d'Agnès.

Tu changes ton attitude, parce que tu constates que contrairement à ce que j'ai pu prétendre, j'ai "tendance à être un peu jalouse".

En fait, ce n'est pas Sonia. Ce n'est pas Carine, ce n'est pas Agnès, ce n'est pas Francine, ce n'est pas qui que ce soit.

C'est toi.

C'est moi.

Pendant plusieurs années, j'ai vécu dans la sérénité la plus totale, entouré que tu étais, de tes copines, de tes chanteuses. Je m'en foutais. Tes gestes de tendresse ne me mentaient pas. Je savais que tu m'aimais, moi, et je n'avais peur d'aucune autre, belle moche, vieille, jeune, sympa, intelligente.

Quand j'ai commencé à te sentir distant, j'ai commencé à avoir peur.

Quand tu as arrêté de répondre vite à mes messages.

Quand tu as arrêté de me prendre par la taille dans la rue.

Quand tu as commencé à verrouiller ton écran dès que tu quittais la pièce (pas une fois, je n'ai eu envie de t'espionner quand tu laissais tout ouvert !).

Quand tu as commencé à mettre les destinataires de tes e-mails en copie invisible. Toi qui riais de moi quand je te disais de ne pas laisser toutes les adresses apparantes.

Quand tu as arrêté de m'envoyer le premier petit mot du matin.

Quand tu as arrêté de me faire des cadeaux (je m'en fous des cadeaux, enfin, tu comprends...)

Quand tu as arrêté de me raconter tout ce qui te passait par la tête avant de le raconter au monde entier en le publiant sur tes réseaux dits sociaux.

J'ai commencé à avoir peur. J'ai commencé à craindre les autres... Les jeunes, les belles, les vieilles, les moches...

Un sentiment de jalousie à commencé à naître en moi. C'est un sentiment d'insécurité. Tu es toujours avec moi, mais je ne sens plus ta tendresse des débuts. Et peu importe Sonia, Carine, Agnès ou qui. En fait... Je sais que je suis malade et que je dois arrêter de me ronger. Comment guérir ?

 

Comment guérir ? S'occuper, faire des choses qu'on aime. Travailler.

Le concert m'occupe un peu. La musique guérit de tout, c'est vrai. Elle fatigue, elle soigne, elle donne du sens. Ces deux morceaux qu'on va finalement bosser ensemble seront jolis. La musique. Sauvons nous par la musique, et l'écriture. L'Amour n'existe pas. L'Amour n'existe plus. Pour qu'il existe, il faut le vouloir. Et tu ne veux plus. La musique est notre seule issue.

 

23 juin 2020

Et toi, que veux-tu ?

Entre mes vingt et vingt-cinq ans, je suis tombée enceinte par "accident". Je l'ai annoncé à mon amoureux. Je savais qu'il ne souhaitait pas d'enfants, il le disait tout le temps. A l'époque, je ne le voulais pas non plus, je suppose. On était étudiants tous les deux. Je voulais finir mes études etc.

Pourtant, quand je lui ai annoncé, son attitude m'a étonnée. Il a simplement dit :"Non, non, j'en veux pas". Et il a eu un mouvement de recul. Dégoût ? Effroi ? Je ne sais pas.

J'aurais sans doute préféré un geste de soutien et de tendresse...

Ma réponse m'a étonnée aussi. "Tu es sûr que tu ne veux pas d'un bébé de nous deux ?" Ma voix êtait toute fluette... Je ne sais pas pourquoi je lui ai posé cette question. Un espoir secret, peut-être, enfoui, inconscient... ?

Je n'ai pas eu le bébé. Le jeune docteur qui s'est occupé de moi, m'a rassurée (je me rends compte que c'est une chance, par rapport à ce que d'autres vivent) il m'a dit que plus tard, je me dirai que j'ai fait le bon choix.

Aujourd'hui, c'est vrai, je me dis que j'ai fait le bon choix.

Mais quand je repense à cet instant, je ne peux m'empêcher de me dire, qu'il ne m'a jamais demandé : "Et toi, que veux-tu ? Que penses-tu ?"

Cet épisode a probablement été le début du déclin de notre relation. Après l'avortement, j'ai pleuré souvent. Quelque part j'étais triste, de plein de choses. Mon amour était moins léger. Et lui... Qui aime une nana qui pleure souvent et est triste ? Nous avons probablement duré encore deux ou trois ans après.

C'est du passé, bien passé. Je me demande seulement, combien de fois, dans tellement de contextes, ces phrases : "Et toi, que veux-tu ? Que penses-tu ?", combien de fois n'ont-elles pas été prononcées, alors qu'elles auraient pu faire tellement de bien.

22 juin 2020

Souvenirs

vers

17 juin 2020

Cet après-midi avec une collègue, on est allées

Cet après-midi avec une collègue, on est allées rendre visite à une autre collègue.

Normalement, bof, je suis pas sociable. La collègue en question a accouché pendant le confinement, seule. Sa famille à l'étranger, y compris son mari, elle n'a eu aucune aide. Depuis le début, elle est seule avec son bébé. Quelque part j'ai dû me dire "la pauvre, on va aller la soutenir un peu". 

Oui, elle était contente de voir du monde. Elle a même proposé qu'on se revoie plusieurs fois. Son bébé est calme, mignon.

Mais bof, je suis pas sociable.

Elle n'a pas arrêté de parler. Ok. Tu sais, le genre de personne qui parle, parle, parle et quand elle fait une brève pause, tu essayes de lui répondre quelque chose mais tu peux pas, car aussitôt son souffle repris, elle te coupe la parole et reprend ce qui, au final, est un monologue.

 

Un conseil, si t'es le genre de personne qui adore parler, échanger, converser. Si tu as un minimum de respect envers la personne en face de toi, quand tu finis une phrase, compte lentement jusqu'à cinq dans ta tête. Laisse lui la chance de prendre une place dans cet échange. Ecoute ce qu'elle a à te dire. Donne-lui de l'attention. Surtout si c'est pour toi qu'elle parle. Sinon, achète-toi un dictaphone, enregistre-toi et ré-écoute toi après, comme ça, tu feras chier personne.

Bref, au bout d'un moment, tu finis par même plus essayer de parler et t'écoutes des propos dont tu te fous, sur l'accouchement et le prix des tomates dans sa nouvelle ville. Bref. J'aurais dû m'éparger cette sortie.

Les gens me soulent en fait. Ils sont ternes, manquent d'idéaux, ne poursuivent pas le sublime.

Je sais, je suis minable aussi, comme tout le monde. Je fais rien de ma vie, je ne vais même pas me faire tabasser en manif.

Notre relation est terne aujourd'hui. Tu l'as laissée ternir. Je voulais la sublimer. Tout ça, c'est rien de concret, c'est juste dans nos têtes.

10 juin 2020

Une petite cantate du bout des doigts...

De Barbara, j'aime beaucoup aussi cette chanson : https://youtu.be/AuzG5DOcaso mais en un peu plus lente que dans cette vidéo.

Si j'aime tant chanter aussi, c'est que les chansons (ou la musique) nous mènent sur le chemin du souvenir et font revenir des instants qu'il fait parfois plaisir de ne pas oublier.

Ce matin, je bricolais un truc. Je chante souvent quand je bricole. Je chante souvent tout court d'ailleurs. De Radiohead à Starmania, je suis arrivée à Barbara, et cette petite cantate, et puis l'Aigle Noir.

Quand j'étais ado, on entendait souvent l'Aigle Noir sur RTL, la radio qu'on écoutait à la maison. Tout gosses qu'on était, on saisissait déjà le magnifique du truc.

J'avais un petit copain (petit parce qu'il n'était pas grand) au collège. C'était le petit frère d'une de mes camarades de classe, une jolie magrébine aux yeux de gazelle. Lui, il avait deux ans de moins que nous, il était petit donc, rondouillet, les cheveux bouclés et de jolis yeux tirant sur le vert, un petit chérubin quoi. Il s'appelait Samir.


Et, je ne sais pourquoi, il m'adorait. Il me cherchait toujours, et disait toujours des trucs sympas sur moi. Il devait etre un peu amoureux quoi. Il m'encourageait dans mes betises (de fille sage et première de la classe). Quand je draguais mon prof de musique par exemple...  Et puis je sais pas, on chantait l'Aigle noir et il s'est mis à improviser des paroles, c'était plus l'aigle noir qui apparaissait mais moi (oui, oui avec tout le côté magnifique, le diamant bleu et tout ça...)

Sa soeur me regardait d'un air réprobateur et disait à son frère "N'importe quoi...!" Samir lui répondait insolemment : "T'es jalouse parce qu'elle est plus belle que toi". Ah ah ah... Après, la soeur venait me dire "Je veux plus que tu parles à mon frère, tu as une mauvaise influence sur lui." La vérité, c'est que je ne faisais rien. Je le laissais juste traîner avec nous, c'était une petite amitié cool quoi. Donc on s'en foutait, on continuait à trainer ensemble, on rigolait bien.

Après, je suis allée au lycée et lui est resté au collège. Et j'ai déménagé. On s'est perdus de vue. Et donc Barbara m'a fait penser à ça. Merci Barbara.

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