On est vieux quand on regarde plus souvent en
On est vieux quand on regarde plus souvent en arrière qu'en avant, non ?
J'ai toujours été vieille.
On est vieux quand on regarde plus souvent en arrière qu'en avant, non ?
J'ai toujours été vieille.
Le moindre contact avec des humains me blesse, même ma famille, ces étrangers.
Douce nuit, je hais décidément Noël.
Je n'aimerais pas être mariée à quelqu'un qui confond "ce" et "se", qui ne met pas de majuscule en début de phrase, qui est fan de Jackson, de Goldman et Zazie. Oui, c'est sûr que ce pourrait être pire, ce n'est pas le fond du fond.
En ce moment, je scanne des photos anciennes. Elles sont belles à faire pleurer. Des photos en noir et blanc, elles ont mal vieilli. Le noir et blanc est beau, bien contrasté, pas terne comme les noir et blanc que l'on fait aujourd'hui. Elles sont encadrées d'une bande blanche dentelée. Certaines parties sont ternies, presque plus visibles. D'autres sont tâchées, jaunies, voire déchirées. Les gens posaient pour être beaux sur ces instants de vie, rien à voir avec des clichés au smartphone. Elles sont belles à faire pleurer, on y voit mon arrière grand-mère dans un âge assez avancé, ma grand-mère quand elle était bébé. Les larmes me viennent aux yeux de la voir ainsi, alors qu'elle vient de nous quitter. Elle a été bébé, elle a été jeune fille (oh cette photo fantômatique !), elle a été maman, grand-mère, arrière grand-mère et maintenant elle est partie et ne reviendra jamais. Et je vois les photos de ma maman. Elle aussi a été bébé en noir et blanc, ado, jeune fille, maman. Je voudrais qu'elle ne parte jamais...
Elles sont belles et élégantes les femmes de ma famille. Et ce temps ne reviendra jamais.
Je retrouve des photos de moi aussi. Finalement j'étais quand même jolie. Tout ce temps passé traînant ces doutes, il ne reviendra jamais.
Si, en marchant dans la rue le soir, croisant le regard des passants, la phrase qui te vient à l'esprit dit "ma vie est un échec", pense très vite à autre chose, zappe cette pensée qui peut t'entrainer loin, tu finiras encore en larmes. Pense à n'importe quoi d'autre.
Je t'écris quelques mots d'ailleurs à cause des ricochets.
L'hiver est retombé sur les sentiers isolés de la forêt. Les arbres rouge et or virent au marron foncé. Les feuilles ne s'envoleront plus.Le sol est trop gelé, l'air lourd et glacé. Mes soupirs s'évaporent en gros nuages blancs. Hiver et solitude.
Je te revois lançant tes pierres plates... Elles rebondissaient en trois, quatre, cinq ricochets...
Je te revois me guidant à travers la forêt, à travers le printemps, à travers l'été, à travers le rouge et le doré, à travers les sapins enneigés... Où nous nous sommes arrêtés...
"Sexiste, moi ? N'importe quoi, j'ai des tas d'amies femmes ! J'en ai même une à la maison, pour te dire."
Dernièrement les concerts m'avaient laissée un peu sur ma faim.
Le Zénith. QOTSA.
Le concert commence fort par deux chansons énergiques. J'avais réussi à me faufiler jusqu'au milieu de la fosse. Elle devient vivante, se remue, se mélange, se soulève, s'emmêle. Je me dis que je ne tiendrai pas deux heures à ce rythme. Avec le mouvement, je finis par me retrouver au troisième rang derrière la fameuse barrière. Trois chansons plus calmes suivent, me permettant de me remettre et des récupérer l'énergie pour aller au bout. J'en profite également pour sortir de mon sac un foulard dont je me sers comme ceinture, parce que je perds mon pantalon. Quand ça repart, je suis entourée de gars et de filles en sueur. Il fait chaud, la musique est bonne. Nous nous cognons dans nos dtranses frénétiques. De temps en temps, un corps passe au dessus de nous. Ce groupe, c'est une drogue.
Nicotine, Valium, Vicodin, Marijuana, Ecstasy and Alcohol. C-c-c-c-c-cocaine !
A Compiègne, dans la maison des grand-parents de ton ami Guillaume, c'est là que nous avons vraiment fait l'amour pour la première fois. Il y avait foule. Emmanuel, l'autre Guillaume, Vincent. Xavier aussi, peut-être. Les nanas, je ne m'en souviens pas. Le soir, vous buviez, fumiez des pétards. Moi j'étais simplement avec vous. Et vous passiez sur l'écran du salon le Unplugged de Neil Young. Nous avions tous le sourire au lèvres quand il a chanté Harvest Moon.