Quand j'étais au collège, j'avais des camarades
Quand j'étais au collège, j'avais des camarades de diverses origines.
Quand j'étais au collège, j'avais des camarades de diverses origines.
Je voudrais (je devrais ?) écrire davantage. Raconter des épisodes de ma vie, mon chemin intérieur. J'ai l'impression que certains souvenirs jusqu'à présent très vifs, s'estompent. C'est peut-être l'effet de l'été. Mais j'ai peur d'oublier. Je pourrais laisser partir (let it go) mais je ne veux pas. Je veux tout garder, dans mon coeur et dans ma tête, revivre à l'infini certains effleurements. Des douceurs, des douleurs. Je veux me souvenir. Toujours.
Je veux mes cheveux au vent !
Ô vent ! Ô vent !
J'en ai marre de ces tresses sages !
Ô rage ! Orage !
Que mon amoureux y plonge ses mains.
Toute grande littérature, ancienne ou moderne,
est un pont reliant un être humain à un autre,
un esprit à un autre.
La qualité de notre vie dépend du nombre de ponts
de ce genre que nous sommes capables de traverser.
Daisaku Ikeda
J'ai toujours aimé la pluie et le joli clapotis de gouttes tombant par terre. Je trouve cette musique apaisante, j'aime la regarder tomber aussi. J'ai l'impression que rien de mauvais ne peut m'arriver les jours de pluie. Quant aux l'orages, je n'en ai jamais eu peur, même petite. Ils me fascinent, j'adore la lumière des éclairs déchirant le ciel, le son du tonnerre qui gronde.
Quelques blocs de béton... Tu vois, ici, c'était mon école primaire. C'est bizarre comme tout me semble petit. C'est dans cette cour que je jouais. Enfin jouais, je sais pas, je me souviens surtout de regarder les autres, discuter...Élastiques et autres marelles. Elle est minuscule cette cour. Même petits, comment pouvait-on tenir là-dedans ? Comment pouvaient tenir Yann, Gabriel, Thierry, Joachim, Hernando et tous les autres ?
Des blocs et des blocs... Elle était glauque ma cité et j'ai l'impression que c'est bien pire maintenant. Je reconnais à peine l'immeuble où j'ai habité pendant treize ans.
On est vraiment petits quand on est petits. Les distances quotidiennes qui me semblaient longues, j'ai l'impression que je pourrais maintenant les enjamber en deux-trois pas.
Mon collège aussi est petit. Toi tu t'en fous. Tu sais même pas pourquoi je fixe autant tous ces blocs de béton.
J'ai tellement peu aimé être enfant que je n'infligerai jamais ça à personne.
Les gens me demandent, horrifiés : "Mais, tu ne t'ennuies pas ?".
Je respire. Je regarde les arbres. J'écoute la pluie tomber. Je rêve. J'écris. Je fais de la musique. Je peins. Je prends le temps de faire plus souvent des (petites) courses puis de cuisiner, d'expérimenter de plats que je n'aurais pas fait en dix minutes top chrono parce qu'il faut bien s'alimenter. Je m'occupe mieux de mon petit chez moi aussi.
Non, je ne m'ennuie pas. Mais je me souviens de longues périodes d'ennui, enfermée dans un bureau, pendant ces intervalles de huit heures interminables, sans la possibilité de s'enfuir, à faire des fichiers sans intérêt, de la correspondance soporifique avec des collègues. Oh non, je ne m'ennuie pas.