Clutching at straws
Still drowning

Ecouter Berlin au réveil me fait toujours le même effet.
No, no, no. Oh Lady Day
Mon (vrai) premier mec a un twitter. Comment je l'ai trouvé je ne sais plus. Il avait un site web dans le temps, avec des photos des tableaux qu'il avait peint dans la dernière année où nous étions ensemble. Il avait des "mots" fétiches. Ses noms et prénoms, assez communs et quelques mots clefs de ma connaissance me permettent de le détecter facilement quand je me dis "tiens, qu'est-ce qu'il devient ?".
Mon (vrai) premier mec a un twitter. Y a rien dessus, mais ça pointe sur un tumblr. Il ne dit rien dessus. Y a des liens et des images. Il poste jamais rien, ne mets jamais à jour. C'est nase.
Puis aujourd'hui. Fatigue, décompression, je zone sur le web. Je me dis "tiens, qu'est-ce qu'il devient ?". Je tape le mot clef qui me conduit vers son twitter, qui me conduit sur son tumblr. Et je vois des nouvelles photos. Je me dis "tiens, y a des nouvelles photos".
Je les regarde. Des photos de "street art". Elles sont pas mal. Je repère des graffitis un peu connus. Je les défile lentement, dans un sens, dans un autre. Je le reconnais à ce qu'il aime. Je regarde distraitement les tags, les légendes. Je lis "Paris".
Paris...
Je regarde encore. Les photos ne sont pas "juste" des photos partagées. Elles sont de lui. "Prises avec..." dit la page.
#paris
Il est venu à Paris...
Je me demande quand... Il semble si loin, dans le temps, dans la distance. Le sud de la France n'est pourtant pas si loin. Mais sa présence à Paris me semble quelque chose de difficilement réel-isable.
C. me disait "Je n'aime pas les surprises, car en général elles ne sont pas bonnes".
Un boulot qui te tue doucement... Tu as l'air si fatigué et mal-heureux.
Je voudrais bien une vie tranquille.
Une jolie petite maison, un joli petit jardin.
Le silence.
Et ni d'alarmes, ni de surprises.
Et surtout pas,
Pas d'alarmes ni de surprises.
PS: Mais moi, je les aime.
C. me disait "Je n'aime pas les surprises, car en général elles ne sont pas bonnes".
Un boulot qui te tue doucement... Tu as l'air si fatigué et mal-heureux.
Je voudrais bien une vie tranquille.
Une jolie petite maison, un joli petit jardin.
Le silence.
Et ni d'alarmes, ni de surprises.
Si ça te rend heureux, alors continue. Continue à m'ignorer. Continue à alterner proximité et distance. Continue à frapper à ma porte, me dire deux-trois mots joyeux pour ensuite me renvoyer un silence glacial pendant des semaines.
Continue à m'abandonner.
Continue à te perdre, dans cette foule d'inconnues qui te fait mal, en te disant que - peut-être - l'une d'entre elles te fera du bien.
Si ça te rend heureux, ça ne doit pas être si mal.
Si ça te rend heureux... Mais je sais que ce n'est pas le cas.
Tu es en vie mais tu n'as pas d'âme.
Alors regarde pendant que je commence à sourire.
Après chaque soirée, je meurs.
J'aime la musique quand elle est sale. Même le dimanche matin.