
Conversation surréaliste n° 4
Il doit être quatre heures du matin. Elle, la tête reposant sur sa poitrine, pose une main sur lui et le pince doucement.
Elle : Est-ce que tu es vrai ?
Lui (après un silence) : C'est quoi cette question ?
Mais elle est loin déja. Dans son demi-sommeil, cette interrogation fait naïtre un joli et léger sourire. Elle n'y répondra jamais.
J'ai de tout temps exécré l'adultère, non pas par
J'ai de tout temps exécré l'adultère, non pas par esprit de mesquine moralité, par pruderie ou par vertu, non pas tant parce que c'est là un vol commis dans l'obscurité, l'appropriation du bien d'autrui, mais parce que presque toute femme, dans ces moments-là, trahit ce qu'il y a de plus secret chez son mari; chacune est une Dalila qui dérobe à celui qu'elle trompe son secret le plus humain, pour le jeter en pâture à un étranger... le secret de sa force ou de sa faiblesse. Ce qui me paraît une trahison, ce n'est pas que les femmes se donnent elles-mêmes, mais que presque toujours, pour se justifier, elles soulèvent le voile de l'intimité de leur mari et qu'elles exposent comme dans le sommeil, à une curiosité étrangère, à un sourire ironiquement satisfait, l'homme qui ne s'en doute pas.
Stefan Zweig - La confusion des sentiments
Il y a quand même un petite suite à cette
Il y a quand même un petite suite à cette histoire. J'ai pris de la distance par rapport à cette relation, n'ayant pas forcément envie de me torturer pour quelqu'un qui finalement, n'était pas si intéressant. La suite est d'une banalité à faire pleurer. "Je te suis, tu me fuis, je te fuis, tu me suis". Donc il m'a recontactée. Une, deux, trois fois. Il est même allé jusqu'à me passer en coup de fil, ce qu'il ne faisait jamais avant, le SMS étant son mode de communication préféré. Il se trouve que, en plus de ne pas être très motivée par le revoir, j'ai été assez occupée et donc nous ne nous sommes pas revus. Puis, dernièrement, il m'a demandé un service, que je suis en mesure de lui rendre. C'est amusant comme maintenant qu'il a besoin de moi, son attitude est complètement changée. Mes SMS, mes IMs ne restent jamais sans réponse. Il répond toujours.
Ah, la nature humaine... Tellement méprisable et répugnante parfois.
Your (not so) pale blue eyes
Moi : J'aime tes yeux.
Lui : (silence)
Moi (le regardant dans les yeux comme si je voulais transpercer son âme) : J'aime ton regard. Plus que tes yeux, c'est ton regard que j'aime, en fait.
Les lumières, les ombres
Il y a des jours comme ça... On erre, on lit des trucs sur la toile, on clique, on tombe ici ou là. Et puis surviennent des notes... douces, rondes, chaudes. Et une voix, masculine et sensible nous enveloppe soudain, dans l'intimité des histoires qu'elle raconte. Et on tombe un peu amoureux, on se laisse entrainer dans cet univers. Est-ce le jour, est-ce l'heure, le moment ? Ou est-ce juste que c'est simplement beau ?
Love of my life de Queen. Et je me dis que la
Love of my life de Queen.
Et je me dis que la beauté arrive quand même à exister dans ce monde. On arriverait presque à imaginer ce que peut être la perfection.
Je vous néglige chers lecteurs. Mais je vous aime
Je vous néglige chers lecteurs. Mais je vous aime toujours.