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Dreaming my life

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17 janvier 2011

Station to station II

Notre rupture n'en finissait pas de s'éterniser.

Je t'attendais ce matin là dans la froide et grise gare Saint-Lazare. Anxieuse de ton retard.

La veille tu m'avais assuré que tu allais lui parler, lui dire que tu voulais rester avec moi. Avant que je monte dans mon bus tu m'avais embrassée et tes derniers mots avaient été : "Je t'aime". Quelques minutes avant je t'avais donné une petite feuille où j'avais recopié à la main le poème de Guillaume Apollinaire, L'Adieu. Non pas que je voulais te dire adieu, mais peut-être simplement t'en faire sentir le goût et la tristesse. Ou alors parce que tous ses mots appuyaient si bien sa dernière phrase "Et souviens toi que je t'attends" ? Ou encore, était-ce un pressentiment, une intuition féminine ? Je ne sais pas. Tu m'avais dit "Je t'aime" et j'étais montée dans ce bus.

Je me suis toujours sentie mal à l'aise dans cette gare Saint-Lazare. Et toi tu n'arrivais pas. Chaque minute passée semblait ajouter un poids supplémentaire sur mes épaules. N'en pouvant plus d'attendre, je me suis dirigée vers une cabine téléphonique. Je n'ai pas appelé chez toi. J'ai composé son numéro à elle. Et elle a décroché. J'ai demandé à te parler. Tu étais effectivement chez elle et tu as pris le combiné. (Mon coeur s'est brisé encore une fois). Je ne t'ai rien dit d'autre qu'un silence, un silence long, pesant et aigu. Et j'ai raccroché.

Nos chemins se sont croisés quelques mois (semaines ? Je ne saurais dire tant ma notion du temps était bouleversée à cette époque) plus tard. Dans une gare de banlieue en correspondance, je descendais les marches pour changer de quai, et toi tu montais. Je t'ai reconnu au premier coup d'oeil, bien sûr. Ton physique, ton allure, je les connaissais par coeur. Il y avait beaucoup de monde, je pense que tu ne m'as pas vue. Durant quelques secondes, le temps s'est figé.

Pendant des années, je t'avais aimé, adulé, vénéré, admiré.

Je t'avais chéri, choyé, adoré.

Je t'avais désiré, recherché, convoité.

Je t'avais embrassé, caressé, serré... fort.

Combien de fois avais-je passé ma main dans tes cheveux ? Combien de fois mes doigts avaient-ils parcouru les lignes de ton visage, redessiné tes yeux, tes lèvres?

Je t'avais enveloppé, tout entier. Je t'avais absorbé, aspiré, assimilé, digéré. Je t'avais chevauché, griffé, léché, sucé. J'avais bu chaque parcelle de ton corps, comme chaque mot de ta bouche. J'avais bu chacun de tes regards, avec mes yeux, avec mon coeur, avec mon âme.

Nous en avions passé du temps ensemble, depuis même le lycée. Nous avions parcouru tous ses couloirs côte à côte. Nous avions discuté des heures et des heures assis en tailleur dans sa cour.

Nous avions échangé une quantité phénoménale de mots, nos yeux s'étaient croisés une quantité impensable de fois. Nous avions échangé une quantité infinie de tendresse.

Durant quelques secondes, le temps s'est figé. Je ne voyais que toi. Et j'ai descendu ces marches, à quelques pas de toi. J'ai poursuivi mon chemin, tout droit. Comme si tu n'existais pas.

 

 

 

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12 janvier 2011

Voeux






Et puis il a fini par: "Gros bisous et à bientôt."






10 janvier 2011

You Don't Just Want To Break Me

You want to tear me apart.


 

Regarde, l'hiver s'installe, il va faire froid pendant un moment...

 

Que j'aime Hawksley, avec la sensualité torride qu'il dégage, quel que soit le sentiment qu'il exprime, dans le désir ou dans la souffrance, dans la douceur ou dans la violence. Cette voix, ces mots, ces notes... Je frissonne.

 

22 décembre 2010

Anecdote sans intérêt (2)

Qu'il est agréable d'entrer dans cette librairie, pas si petite en fin de compte, d'y trouver des personnes accueillantes. Comme il plaisant de discuter avec elles de tel ou tel roman.

19 décembre 2010

Faites-moi donc mourir puisque je n'aime rien


Faites-moi donc mourir puisque je n'aime rien

 

Guillaume Apollinaire

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17 décembre 2010

Je ne me perds jamais.




Je ne me perds jamais.





15 décembre 2010

Time

Retrouvailles, retissage de liens sur la toile. Dix ans que nous n'avions pas entendu parler l'un de l'autre. Pourtant nous avons été assez proches à la fac. Puis il est parti poursuivre ses études à l'autre bout du monde. J'étais d'ailleurs allée le retrouver et nous avions passé de chouettes vacances ensemble. Et puis le temps et l'éloignement...

Aujourd'hui il est marié, il a une fille. Elle est grande. Sur les photos, j'ai l'impression qu'il n'a pas changé. Dans les messages qu'il m'envoie j'ai l'impression qu'il n'a pas changé non plus. Le temps qui passe me laisse songeuse. Il semble presque que ces dix ans n'ont été qu'une courte pause dans notre amitié.


9 décembre 2010

Raison

Parce que même si je peux être attirée, je pense qu'aujourd'hui il n'existe aucun homme capable de me séduire.

8 décembre 2010

Le serpent qui danse

Le sRpen ki danse

Ke j'm voir, chR 1dolente,
2ton kor si bo,
Kom 1 étof vacillante,
MiroiT la po!

Sur ta chevelur profon2
Oz akr parf1,
mR odorante é vagabon2
O flo bleuz é br1,

Kom 1 navir ki Cveil
O ven du mat1,
Mon am réveuz apareil
Pour 1 ciL lou1t1.

T zyeu, ou ri1 ne se révL
2dou ni damR
Son 2 bijou froi ou se mL
Lor avec le fR.

A te voir marché en Kdance,
bL d'abandon,
On diré 1 serpent ki danse
O bou d'1 baton.

Sou le fardo 2 ta parS
Ta Tte d'enfan
Se balance avec la molS
D'1 jeun Léfan,

é ton kor se pench é s'alonj
Kom 1 f1 vésso
ki roul bor sur bor é plonj
C vRgue dan l'o.

Kom 1 flo grossi par la fonte
dé glacié grondan,
Kan l'O 2 ta bouche remonte
O bor 2 T den,

Je kroi boir 1 v1 2 boM,
AmR é v1Keur,
1 ciL liki2 ki parsM
Dtoil mon keur!

Charles Bo2lR

8 décembre 2010

I want to know (II)

Sympathique dîner dans un restaurant japonais assez quelconque. Nous ne nous étions pas vus depuis quelques mois.

Il regarde sa montre. Il n'est pas très tard.

"Tu veux monter faire un peu de guitare ?"

Je ne m'attendais (presque) pas à cette proposition. Je le regarde et il a cet air un peu timide que les jeunes hommes ont parfois. Perplexe, je réponds trop spontanément :
"J'ai pas ma guitare.
- (Bref silence) Je te prêterai la mienne.
- Ah... D'accord !"

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