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Dreaming my life

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27 mars 2010

Yann Le Breton III

Le champagne fait son effet aussi.

Je lui demande: "Qui es tu?"
Il rit et me répond simplement:
"Je suis moi... Yann.
- Pourquoi je t'ai suivi?
- ça, c'est à toi qu'il faut le demander"

Moi ne me donne pas de réponse.

C'est bizarre cette proximité soudaine avec ce corps inconnu, d'une personne que je n'ai pas eu le temps de désirer. Qui plus est, je suis refroidie par le lieu. Yann revient de vacances et l'appartement n'est pas chauffé depuis quinze jours. On est tout de même au mois de décembre et l'air est glacial. Et puis, l'endroit n'est pas familier, je ne m'y sens pas à l'aise.

Quoiqu'il en soit, nous nous rapprochons de plus en plus. Mais au moment de passer au choses sérieuses nous nous apercevons d'une erreur dans la logistique, d'un problème de gestion des stocks. Yann n'a plus de préservatifs dans son tiroir. Et moi (erreur de débutante) je n'en avais pas pris non plus.

Je décide de reprendre les choses en main parce que vraiment, tout part de travers et j'ai de plus en plus froid, étant donné que je suis à moitié, non, au deux tiers complètement nue. Je lui propose alors de partir vers chez moi, étant donné que j'ai ce qu'il faut à la maison. Donc on se rhabille et hop! à cette heure où la nuit recommence à s'éclaircir, nous reprenons la route.

 

 

 

 

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18 mars 2010

Yann Le Breton II //

Je ne sais pas de quoi nous avons parlé dans la voiture. Il a joué les guides touristiques, je crois, nous nous sommes amusés. Il me dit de nouveau qu’il se trouve en charmante compagnie, et bien sûr, cela me flatte. Nous arrivons chez lui. Il me drague encore, en me disant qu’il me proposerait bien de monter prendre un verre mais que chez lui, c’est le désordre absolu. Je me sens toujours aussi légère et me laisse guider par le désir de ne pas mettre fin à cette rencontre. Je lui promets de fermer les yeux.

Il vit près de la gare Montparnasse, dans le quatorzième arrondissement Son appartement est un studio assez petit. On dirait un logement d’étudiant. Son lit est un canapé dépliant, et il est ouvert. Il occupe pratiquement tout l’espace.

Il m’invite à m’y asseoir. Prétextant de regarder mes bagues, puis mon bracelet brésilien, il noue le contact physique.

Je suis surprise. Je ne pensais pas pouvoir lui plaire "tout de suite". J'avais toujours conçu la séduction comme quelque chose qui s'inscrit dans la durée. Et lui, il vient vers moi sans attendre. Mon esprit est un peu confus à ce moment là. Je me demande où je vais. C'est vrai qu'il n'a plus l'air d'être le jeune homme timide et réservé de la soirée.

Je me sens toujours un peu légère, mais un peu grave en même temps.

 

17 mars 2010

Tu te l'autorises parce qu'il n'y a pas d

Tu te l'autorises parce qu'il n'y a pas d'issue?

17 mars 2010

Jusqu'à cette nuit, j'avais essayé de rompre avec

Jusqu'à cette nuit, j'avais essayé de rompre avec toi. Mais, après avoir vu brûler la barque de pêche, je renoncai à la lutte et c'est volontiers que je m'abandonnai à ce qui me paraissait être mon destin. Quand tu m'as dit: "Ne veux tu pas m'empêcher de tromper Midori aussi longtemps que nous vivrons?", je t'ai répondu sans hésiter: "Puisque nous ne pouvons éviter d'être des pécheurs, soyons du moins de grands pécheurs. Et aussi longtemps que nous vivrons, nous tromperons non seulement Midori mais encore tout le monde." Et cette nuit là, pour la première fois depuis que nous avions commencé à nous retrouver à l'insu de tous, je connus un sommeil sans trouble.



Le fusil de chasse - Yasushi Inoué

16 mars 2010

Mode wesh

J'ai trop peur de ressembler aux autres.
Parce qu'en vrai, chuis trop pas comme eux.

 

 

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16 mars 2010

Scary

J'ai peur de trop ressembler aux autres.

Parce que ça signifierait que...

 

I wish I was smarter
I got so lost on the shore
I wish I was taller
Things really matter to me

But I put my faith in tomorrow
I believe we're not alone
I believe in Beatles
I believe my little soul has grown

And I'm still
So afraid
Yes, I'm still
So afraid
Yeah, I'm still
So afraid
On my own
On my own

15 mars 2010

Yann Le Breton I //

Je viens de me rendre compte que j'avais déja écrit cette histoire, juste après l'avoir vécue. J'ai retrouvé des feuilles dans mes papiers. C'est amusant de voir, de comparer, si on se souvient toujours des mêmes choses ou bien si les souvenirs ont changé.

Alors voici la version hum... je dirais 2003/2004. J'avais appelé le texte "rencontre parallèle" ou "rencontre parenthèse".

 

 

 


Samedi soir, Lucie fêtait ses vingt-neuf ans.

La soirée était une soirée ordinaire. Celle où on discute de tout et de rien, peut-être plus agréable qu’à l’ordinaire. Sa meilleure amie, une fille vive et sympathique animait beaucoup la conversation.

Il y avait Pierre, Marie et Olivier.

Lucie était très jolie. Elle portait une jupe noire et un petit gilet violet pailleté. Ses yeux étaient cernés et elle était un peu pâle. Pourtant elle était très jolie, très fragile, séduisante comme toujours.

Au fur et à mesure, de nouvelles personnes arrivaient.

Puis Yann. Très beau. Et seul. Je le classerais même dans la catégorie des « trop beau pour toi ».

Comment le décrire ? Des détails physiques, au fond, sans importance ? Assez grand. Blond ? J’aurais dit châtain foncé. Les yeux ? Je n’ai pas vu, remarqué tout de suite. Ils sont marron clairs. Son physique est un peu hors du commun, trop beau, justement.

Non…

Pour le décrire, je dirais : discret (secret ?), calme (distant ?). Quelque chose comme «intouchable» ou « inaccessible».

Je reste identique à moi-même, c'est-à-dire distante aussi. Bien sûr, pendant les soirées, je donne de plus en plus l’image de quelqu’un qui n’est pas moi, qui aime danser, aller vers les autres. Je m’amuse à taquiner Olivier, Pierre aussi. Mais eux sont mes amis, alors nos rapports sont différents. Ils sont mon repère dans ce monde d’inconnus.

« Et toi, comment tu as connu Lucie ? » est la brique de base de toutes les conversations.

Yann est toujours un peu à l’écart. Il discute avec des petits groupes sur le balcon. Je me joins à eux, par moments. Jamais bien longtemps, n’ayant rien d’intéressant à dire. S’il y a quelque chose que j’aime encore moins que d’écouter des banalités, c’est d’en dire moi-même.

Arrive une brune, vêtue d’un débardeur fuchsia moulant. Elle amène de la musique « pour danser ».

Yann ne danse pas.

Il circule dans les groupes, proposant à boire et à manger. Ce serait presque simple de discuter avec lui.

Je n’ose pas, bien sûr (« trop beau pour toi » mais aussi « tu ne dois pas être le genre de fille qui lui plaît ». Je l’imagine déjà aux bras de jolies blondes ou brunes, fluettes et aux yeux clairs).

Quand il discute avec Pierre, Lucie ou Marie, je m’approche, j’écoute un peu mais ne dis rien.

Il parle doucement et je n’entends pas grand-chose à vrai dire. Je le regarde simplement - pour le plaisir des yeux.

Plus tard dans la soirée, il discutait avec Lucie. Je me suis approchée. Leur conversation avait l’air un peu privée, alors je n’ai pas écouté. Puis, Lucie s’est levée, est partie pour rejoindre un autre groupe. Je me suis retrouvée seule avec lui. Obligée de discuter, plus de fuite possible.

Je lui parle du disque qu’il a offert à Lucie, pour rompre le silence. Il me dit qu’il s’intéresse à la culture de l’Europe de l’est car il a découvert ses vraies origines il y a peu de temps (ses parents ne seraient pas ses vrai parents). Je suis surprise, étonnée qu’un étranger me dévoile des choses aussi intimes, mais… pourquoi pas ?

Finalement il parle beaucoup.

Lucie revient, le sujet change car il ne veut pas lui révéler ce qu’il m’a appris (il prétend que je suis la première personne à qui il en parle… De plus en plus étrange…).

Nous commençons alors à parler d’art, de musique, de peinture, de choses qui me tiennent à cœur. Yann a des goûts plutôt classiques. Nous confrontons nos sensibilités qui sont différentes. Nous pourrions nous compléter. J’aime sa personnalité et sa manière de s’exprimer. Il est tellement différent des gens que je côtoie. Il m’attire tout de suite. Il me plaisait déjà physiquement mais je crois que j’aime le reste aussi. La réalité c’est que, pour la première fois de ma vie, j’aimerais croire au coup de foudre. Cela y ressemble beaucoup. Tout ce qu’il dit résonne, trouve son écho en moi. J’ai l’impression de le connaître ou de le reconnaître. Je me rapproche de lui encore. J’ai envie de discuter davantage avec lui. Notre conversation a l’air bien partie pour durer. De toutes manières, je suis déjà un peu hors du temps. Je ne pense même pas à un après qui arrivera certainement trop vite, tellement je suis absorbée par le moment présent.

Lucie vient lui demander si tout va bien. Il répond qu’il est bien, qu’il discute tranquillement et est en charmante compagnie. Cela me surprend - un peu - et me fait plaisir aussi. Mais il fallait que mes pieds retouchent la terre. Les gens se regroupent, s’amassent. Ils ont décidé que c’était l’heure du départ. Que faire ? Il ne reste plus que nous deux qui sommes assis dans le salon. Tous les autres disent déjà au revoir. Il me faut donc me résoudre à partir aussi. Mais avant, j’aide un peu Lucie et son amie à ranger, pour être plus longtemps près de lui. Yann aide aussi. En dehors de Lucie et son amie, il ne reste donc vraiment que nous deux.

Et voilà, nous devons partir. Je regrette un peu de devoir me séparer de lui, sans être vraiment triste non plus, tellement j’ai la conviction que ce n’est pas la fin.

Lucie lui demande s’il va rentrer en métro La réponse est négative bien sûr. A l’heure qu’il est, il n’y a plus de métro. Il va chercher un taxi. Je me souviens de Stéphanie, qui m’avait enseigné, à mes dépends, qu’il ne fallait jamais rater sa chance. Alors je lui demande où il habite. Il se trouve que son appartement est, à peu de chose près, sur mon chemin. Je lui propose de le ramener et il accepte. Je me sens légère et j’ai envie de rire. Nous jouons au départ raté, car il oublie sa valise chez Lucie, mais finalement, nous arrivons à ma voiture. Et nous voilà partis. Nous ne sommes plus que tous les deux.

 

 

 

15 mars 2010

Yann Le Breton II

Il accepte ma proposition.

La découverte se poursuit dans la voiture. Je le trouve amusant, sympathique, léger. Je n'ai qu'un regret, c'est de voir l'heure de la séparation approcher à grands pas. Cette rencontre avait quelque chose de magique pour moi.

Arrivés devant chez lui, je m'apprête à lui dire "au revoir" mais l'invitation inattendue tombe. Inattendue mais coulant de source en même temps. "Tu veux monter prendre un verre?". C'est presque drôle, c'est cliché, c'est codé (même vu du haut de mon immense naïveté.... comment ça, vous n'y croyez pas?). Je n'ai pas envie de me prendre la tête. Je suis étonnée que ce soit en train de m'arriver car le jeune homme frôle la perfection en apparence, et oui, je trouve cette fin de soirée magique. Alors j'accepte.

 

 

12 mars 2010

Yann Le Breton I

Il y a quelques années, peu de temps après ma rupture avec le Docteur, j'étais invitée par l'amie d'un ami (et donc avec qui j'étais aussi un peu amie mais pas proche) à sa soirée d'anniversaire. Je m'y rends seule et je me retrouve parmi des personnes inconnues à part elle et deux amis.

Je ne suis pas quelqu'un de sociable mais j'ai un bon souvenir de la soirée. Je discute avec mes amis et je fais connaissance avec quelques autres. Il y a en un que je remarque tout de suite parce qu'il est très beau. Je me souviens d'avoir pensé quelque chose du genre "trop beau pour toi". Je me dis qu'il doit être du genre à pouvoir sortir avec les plus belles filles et qu'il ne fera pas du tout attention à moi. Alors je me préserve et après l'avoir salué, je reste loin de lui pendant pratiquement toute la soirée. Après avoir discuté, mangé, dansé, je me pose sur un coin de canapé pas loin de lui. Il vient vers moi et me parle. Je suis agréablement surprise car il est amical, sympathique et intéressant. Il me parle de musique, de choses que je ne connais pas. Je lui trouve beaucoup de charme, il me plaît.

Puis les gens partent un par un. Avec mes amis nous aidons à ranger avant de partir aussi. Je me souviens d'un détail complètement insignifiant... Yann avait une valise dans un coin car il arrivait de je ne sais où. Nous prenons l'ascenseur tous les deux et je lui demande où il habite. Il est tard, même pour un samedi soir et il se trouve que son quartier est sur mon trajet. Etant en voiture, je lui propose de le ramener.

 

12 mars 2010

(co)locataires I

 

 

 

Locataires

Quand j'étais petite, ma mère écoutait Julio Iglesias.
Il y avait une chanson dont j'aimais bien le texte.

 


Le refrain disait:
Amant,
J'aime  être ton amant
Me sentir si distant
De ceux qui disent que tu
Es une femme de peu de vertu

 

Lors de la traduction en français, le sens a été complètement changé et est devenu: "Fidèle, à nos amours je suis resté fidèle..."

 

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