Canalblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Dreaming my life
Publicité
9 décembre 2020

La vie est devenue casse-couilles

Pardon du langage.

J'ai jamais été dans les gens qui sont "heureux de vivre", aiment fare la fête sont insouciants. J'ai plutôt tendance à une vague déprime, même si la plupart du temps, je suis de bonne humeur, voire joueuse avec tout le monde.

Mais là, je trouve qu'elle se blinde d'âneries qui me la fond trouver pénible.

Les hélicoptères qui passent au-dessus de chez moi à longueur de journée...

Ne parlons pas des attestations à la con pour sortir. J'en ai plus fait dernièrement ou très rarement. Qu'ils aillent se faire foutre.

Ne parlons pas du masque pour marcher dans les rues désertes et que tant défendent. Ok, on veut pas tomber malades mais bon.

Il paraît qu'on veut ficher nos opinions politiques... Ah ah ah.

Tiens, je suis descendue chercher un Colissimo ce matin. Le facteur a pris en photo ma main de dessus, bykhôse, ça remplace la signature. WTF ? La surprise m'a prise de court et j'ai pas pensé à dire WTF ?

Je sais pas, y a plein de trucs, des petits riens... qui s'accumulent et qui font beaucoup.

Je vois bien mes étudiants. Ils sont jeunes, c'est plus trop des gamins (enfin, ça dépend pour quoi), ils n'ont pas envie de le porter ce masque. Ils l'oublient, ils le baissent. Ils s'alcoolisent les mains en revanche. A outrance... Parfois parce qu'ils ont juste touché un stylo.

Ouais, ça pourrait être pire. Je pourrais être éborgnée, perdre ma main... Je vais pas au manifs. Peut-être par lâcheté, peut être par j'm'en foutisme (est-ce que je me fous vraiment de tout ça ?), peut-être et sûrement parce que je crois pas à ces trucs là. Marcher dans la rue pour dire qu'on n'est pas contents ? Peut-être aussi parce que je déteste le bruit et la foule. Je cherche pas d'excuse, hein. Je réfléchis tout bas.

Tout pourrait être pire. Mais tout pourrait être tellement mieux.

On pourrait se foutre de Noël et aimer passer des moments avec les gens qu'on aime.

On pourrait aller respirer dehors, seuls ou accompagnés

On pourrait ne pas avoir besoin d'un papier de merde pour aller embrasser son chéri, se blottir contre lui et regarder un film. Rentrer chez soi tard (si on veut) parce que fuck ce putain de couvre-feu. Nan mais, un couvre-feu quoi !

Ouais, pur moi ce sont des "problèmes de riche". Parce que j'ai un toit, à bouffer (à outrance).... Pourquoi se plaindre ?

Tu sais, mes étudiants, je les appelle "mes enfants". C'est idiot. Surtout que j'ai jamais eu d'enfants. Et qu'ils ne sont plus des enfants (et qu'ils ne sont pas à moi, accessoirement). Ils ont 18, 20 ans. Ils sont assez mignons cette année. Ils sont polis, studieux, intelligents, curieux.  Au moins un truc qui fait plaisir. Mais je me demande qu'elle vie peut les attendre... Ils seront comme moi. Ou ils auront peut-être l'illusion d'être heureux.

Je t'embrasse, mon ami(e)

Publicité
17 juin 2020

Cet après-midi avec une collègue, on est allées

Cet après-midi avec une collègue, on est allées rendre visite à une autre collègue.

Normalement, bof, je suis pas sociable. La collègue en question a accouché pendant le confinement, seule. Sa famille à l'étranger, y compris son mari, elle n'a eu aucune aide. Depuis le début, elle est seule avec son bébé. Quelque part j'ai dû me dire "la pauvre, on va aller la soutenir un peu". 

Oui, elle était contente de voir du monde. Elle a même proposé qu'on se revoie plusieurs fois. Son bébé est calme, mignon.

Mais bof, je suis pas sociable.

Elle n'a pas arrêté de parler. Ok. Tu sais, le genre de personne qui parle, parle, parle et quand elle fait une brève pause, tu essayes de lui répondre quelque chose mais tu peux pas, car aussitôt son souffle repris, elle te coupe la parole et reprend ce qui, au final, est un monologue.

 

Un conseil, si t'es le genre de personne qui adore parler, échanger, converser. Si tu as un minimum de respect envers la personne en face de toi, quand tu finis une phrase, compte lentement jusqu'à cinq dans ta tête. Laisse lui la chance de prendre une place dans cet échange. Ecoute ce qu'elle a à te dire. Donne-lui de l'attention. Surtout si c'est pour toi qu'elle parle. Sinon, achète-toi un dictaphone, enregistre-toi et ré-écoute toi après, comme ça, tu feras chier personne.

Bref, au bout d'un moment, tu finis par même plus essayer de parler et t'écoutes des propos dont tu te fous, sur l'accouchement et le prix des tomates dans sa nouvelle ville. Bref. J'aurais dû m'éparger cette sortie.

Les gens me soulent en fait. Ils sont ternes, manquent d'idéaux, ne poursuivent pas le sublime.

Je sais, je suis minable aussi, comme tout le monde. Je fais rien de ma vie, je ne vais même pas me faire tabasser en manif.

Notre relation est terne aujourd'hui. Tu l'as laissée ternir. Je voulais la sublimer. Tout ça, c'est rien de concret, c'est juste dans nos têtes.

1 août 2018

Humeur du jour...

... bonjour.

L'actualité me déprime. C'est le cas tout le temps mais d'habitude, je ne la consulte pas, ne la regarde pas, ne l'écoute pas. Là j'ai été happée par un tourbillon médiatique.

Pourquoi les gens ne sortent pas de cette société qu'on leur impose ? Ne plus aller chez les hypermarchés, les grandes chaînes, ne plus acheter chez les bourreaux esclavagistes. Tout le monde n'a pas les moyens... Financiers, j'entends. Ok.

Moi-même parfois je faute... Mais si tout le monde refusait de filer son fric aux gros... ça ferait pas avancer les choses ? Je vire obsessionnelle. A un repas de famille, mon frangin m'a accusée de vouloir laver plus blanc que blanc... Sur le coup ça m'a froissée. Parce que je ne veux en tirer aucun prestige. Mais les choses me blessent. Je commence à voir tout déformé par des lunettes que je me pose moi-même sur le nez. Quelqu'un mange un truc à la pâte à tartiner à la noisette sous mes yeux. Vlan ! Je pense à ces orang-outans qui meurent. Quelqu'un boit un soda noir et je pense à l'assèchement des nappes phréatiques au Mexique. On boit de l'eau en bouteilles ? Je pense plastique, pollution des océans et privatisation de l'eau.. Et je peux vous dire que j'y pense souvent, en ce moment, dans le métro avec la canicule. Tout le monde y va, de sa petite bouteille en plastique. Je pense aux montages de déchets, à l'argent dépensé... ça vire à l'obsession... Je me dis que mes choix ne servent à rien, n'alimentent rien, tellement le nombre de personnes qui s'en foutent est monstrueux.

Sur *diaspo, je me sens peut-être moins seule pour ces sujets là. Mais on dirait que c'est des gens qui n'existent pas dans la vrai vie, celle où les gens changent tout le temps de smartphone, on des dizaines de paires de chaussures, boivent de l'eau en bouteille, font dix minutes de voiture plutôt que de marcher et votent pour ce connard de Macron.

 

5 octobre 2019

Nous toutes.

Le premier mec avec qui j'ai baisé était un tocard.

J'avais déjà 18 ans, j'étais à la fac et je bossais les dimanches dans une enseigne de bricolage.

Lui c'était le mec de l'informatique. Il draguait tout ce qui bouge. Je m'en rendais pas compte. Je m'en foutais. J'étais naïve. J'étais conne. Ah oui. Il avait au moins deux fois mon âge. Il s'appelait Michel, c'est pour dire.

Je le trouvais charmant. Il était toujours tout sourire quand il me saluait. Un jour il vient me voir en me disant "Tu veux que je te montre la salle informatique, avec de très gros ordinateurs qui gèrent les prix de toutes les boutiques de l'enseigne ?" La salle serveur était dans un pavillon, sur le parking. Hors des murs du centre commercial. Je dis "Ok, cool." Il me plaît un peu.

J'ai quinze minutes de pause à la caisse. Oui, j'étais caissière.

Il me montre la salle des machines, puis me montre son bureau à l'étage. Il ferme la porte. Me défroque, se défroque. Je ressens un peu de désir mais il me fait mal alors je dis "non". Il s'en fout, il continue. C'est quoi, la parole d'une femme ?

Visite de la salle serveurs, acte consommé, retour en caisse : moins de quinze minutes. Tendresse : zéro, plaisir :zéro.

La chef caissière me voit arriver et me demande : "t'étais où avec X ?" (elle l'appelle par son nom). Je lui réponds qu'on était à la salle informatique. Elle prend un air mécontent.

Après il m'a filé son numéro. On se donnait des rendez-vous. Il venait me chercher à la fac quand j'avais deux-trois heures de libres et on allait baiser dans un hôtel. J'en avais rien à foutre de lui. Je me disais que j'avais un amant. Je n'avais pas envie d'autre chose avec lui, ça n'a pas duré très longtemps d'ailleurs. Et un jour j'ai arrêté de l'appeler.

Quelques années après, je l'ai croisé dans un train. Il s'était fait retirer son permis. Il m'a demandé si ça me dirait qu'on se remette ça. Je lui ai répondu que j'avais un amoureux. Il m'a dit "ça n'empêche pas". Je me suis dit que c'était un tocard. Enfin, je le savais déjà.

 

25 mars 2022

Moby dit

J'aime bien Moby, le musicien chanteur.

Il a l'air toujours triste quand tu le vois.

Et t'as l'impression qu'il a toujours été triste, depuis tout petit.

Il est connu et il fait de la belle musique. Mais dans son regard, tu sens qu'il est seul. Seul et triste.

Il porte la culpabilité de ne pouvoir rien faire alors qu'il fait sans doute plus que beaucoup.

Il demande comment... comment, les humains arrivent à être heureux, en sachant qu'il y a d'autres humains et des animaux qui souffrent qui meurent ou qui sont torturés. Il se pose la question. Vraiment. Alors qu'il pourrait être juste riche et connu et s'en foutre.

Oui, comment... Comment font les humains pour être heureux. Je me suis aussi posé cette question des millions de fois dans ma vie... Moi aussi la culpabilité me ronge souvent. C'est idiot, ça sert à rien.

Comment fait-on pour être heureux ? On peut pas... Faut être inconscient pour être heureux. J'ai aussi l'impression d'avoir toujours été triste, depuis petite.

 

Echapper à ses pensées. C'est le seul moyen d'avoir un peu de répi. Quelques instants. J'aime bien toucher la terre. La belle terre toute noire, avec des vers dedans. J'ai mis des lianes de maracuya chez moi. C'est pas local (mais on s'en fout) ça grimpe partout.

J'apprends à mon neveu à regarder les vers, les escargots, les oiseaux, les araignées en faisant "OOOOOh", avec une bouche toute ronde. Et on rit. Mais c'est quand même triste, la vie.

 

 

Publicité
15 mars 2022

Tu te diras "elle est partie". Tu penseras que tu

Tu te diras "elle est partie".

Tu penseras que tu ne comprends pas pourquoi.

Tu te demanderas ce qui avait bien pu se passer dans ma tête. Toi pour qui rien n'est sérieux. "C'est juste ci", "c'est juste ça".

C'est juste tes idéaux qu'on enferme.

C'est juste tes idéaux qu'on enterre.

C'est juste tes idéaux dont on pisse sur la tombe.

"Elle s'est évaporée, tu diras. Comme son rire léger, comme ses lettres de buée sur les fenêtres fraîches.

- Ah non, répondrai-je d'on ne sait où, c'est pas évaporé, les lettres, c'est décondensé. Oui, même morte, j'aime bien faire madame Je-sais-tout.

- Qui me parle ? Te demanderas-tu... Bizarre, on dirait- qu'il y a quelqu'un dans mon cerveau. Peut-être encore un coup de Bowie... Tiens, ça me donne une idée pour un morceau."

 

Pendant que j'écris mes délires, y a mes voisins qui baisent. Je les entends. C'est marrant.

11 mars 2022

Aujourd'hui j'ai fait une interro. Cinq élèves

Aujourd'hui j'ai fait une interro. Cinq élèves ont dormi pendant. Cinq. Défaite.

Quand j'ai relevé les copies, j'ai vu que les réponses étaient à la masse, pour un truc qui était facile en ayant bossé un minimum. Défaite.

Ensuite j'ai fait cours. Trois étudiants parlaient tout le temps en même temps que moi, pendant que je faisais mon cours.  Ce qui me fatigue. Surtout quand je communique avec un étudiant au fond de la salle qui essaie de suivre. Je leur ai demandé de se taire gentillement. Une fois, deux fois, trois fois. Puis, je leur ai demandé de la boucler à la fin. Puis je les ai fait sortir. Défaite.

 

Défaites, défaites. Je n'aime pas le monde dans lequel on vit. Et puis je sers à rien. Défaites, défaites. Ils s'en branlent de ce que je raconte. Pourquoi je me fatigue à le raconter ? Me la couler douce, au calme. Attendre. Pourquoi me fatiguer à préparer des cours tard ? Faire des interros pour voir ce qu'ils ont compris, en veillant à ce que ce soit assez facile pour qu'ils y arrivent mais pas trop facile pour qu'ils aient conscience de la difficulté de leur examen à venir... Pourquoi me fatiguer à corriger ces copies pour qu'ils sachent ce qu'ils ont compris et ce qu'ils doivent revoir...Pourquoi parler de la réponse indicielle, de l'amplification, du filtrage. On s'en branle... Le seul truc qui ait une réalité dans ce cours, c'est le rapport signal sur bruit.

C'est le week-end. Ok. Lundi, on recommence. C'est idiot. C'est tout.

 

4 mars 2022

Toi tu te branles sur des culs tendus. Moi sur

Toi tu te branles sur des culs tendus.

Moi sur des notes qui s'écoulent en flux

Toi et moi ne nous entendons plus.

Parfois j'ouvre les yeus sur le visage de Ed ou de Thomy, sur les cheveux ondulants de Johnny, sur les vagues de leurs corps sexys.

Parfois je m'arrête et je ne fais plus qu'écouter... les guitares, la voix, la basse, le clavier, la  batterie... les sons, les sens... C'est orgasmique aussi.

J'ai écouté mille versions de Identikit en live. Et je ne sais plus si ça me permet de ne plus exister ou au contraire d'exister vraiment. Entièrement.

 

We ride tonight

Ghost horses

16 février 2022

She just talks, talks too much.

J'aime bien les langues. Le français, c'est pénible mais joli. J'aime bien l'anglais, c'est simple et parfois très musical. Quand j'étais ado, je kiffais mon cours d'anglais. J'étudiais beaucoup et je pouvais enfin comprendre les textes des chansons que j'aimais et les apprendre par coeur. Je me souviens encore de passages entiers du manuel scolaire de l'époque "Imagine you're English". Ah ah.

Il y a l'espagnol, c'est ma langue maternelle. Un truc marrant : quand je chante en espagnol, ma voix change, on dirait que j'ai plus de puissance. Comme si c'était ma voix "naturelle", alors que je parle bien mieux français - et sans doute meme anglais -  qu'espagnol.

J'ai essayé d'étudier le chinois, trois ou quatre ans je crois. Il y avait des cours le samedi à la médiathèque de ma ville Le parler ne doit pas etre si dur. Il faut travailler l'accent. Mais l'écrire, bonjour. Il faut apprendre constamment les caractères. C'est pas 26 lettres et puis basta. Que nenni. Déjà pour, disons, se débrouiller dans la vie courante, il faut en avoir au minimum 100 dans la tete. J'ai laissé tomber parce que ça ne collait plus à mes horaires. Et puis certaines personnes parlaient trop bien pour le niveau du cours et donc ceux qui venaient pour seulement apprendre, comme moi, étaient dépassés. Quand la prof cause 15 minutes avec un mec qui est presque bilingue et toi tu te bats pour dicerner 2-3 mots, ça ne peut pas marcher sur la durée. Ou alors faut avoir une force de caractère que je n'ai pas. Et puis le chinois, c'était juste pour le fun, aucun enjeu. Donc j'ai arreté.

Après, ils ont ouvert un cours de russe dans ma ville. C'est la langue que je voulais étudier depuis longtemps. Me demande pas pourquoi, je ne sais pas. Non, aucune envie d'aller monter des ours avec Poutine. J'en ai fait quelques années, en petit comité avec 5-6 autres inscrits. C'était plaisant mais difficile. La grammaire est un peu compliquée, mais ça va.

Et puis, il y a eu 2019. Les cours ont été arretés pendant une période, puis ont repris, puis ont eu lieu par visio. J'ai pas fait la visio. J'ai pas suivi, ça m'a soulé, meme pas essayé. Le reste de la classe a continué, sans moi. J'avais payé mon année quand meme mais bon. Le fric quoi. Je m'en fous. Parce que je peux encore m'en foutre, on est d'accord. Une année sans presque rien. J'avais les documents par mail, je ne les ouvrais pas. Pas de motivation ou je ne sais quoi.

2021, cet été, je me suis réinscrite pour la rentrée. Ce cours de russe était fragile, à cause du petit nombre d'inscrits. Et en septembre, ils ont mis en place le pass sanitaire. Je me suis dit que non, je n'allais pas payer une troisième année pour rien. J'ai annulé mon inscription. J'ai appris par la suite que le cours avait sauté. Ils n'ouvrent pas le cours pour trois personnes. C'est dommage, c'est la vie. Enfin la vie que certains ont décidé pour les autres.

Non mais j'aime beaucoup l'anglais. Tiens j'aime beaucoup le mot "collapse". C'est rigolo comme mot, non ? Drole de son, un truc qui dégringole, se déglingue, se casse la gueule, s'éffondre sur lui meme. Le son est un peu joli, comme une canette ou bouteille de soda ou de bière qui s'ouvre. Sauf que j'aime pas les canettes, ni les sodas... Mais le son, oui, c'est joli. J'aimais bien le sens aussi, mais en 2022, il fait un peu peur. Peur comme quand tu montes sur une montagne russe. Peut-etre que quand tu te retrouves de nouveau en bas, à la fin, tu te diras : "ah, c'était bien".

25 juillet 2013

Rien

 

Le temps semble ne pas avancer ici. Il y a du soleil, il fait chaud. Un doux vent agite les feuilles des arbres. Je m'étonne de l'allure à laquelle ils grandissent. Les oiseaux chantent doucement, on dirait qu'ils se moquent. Ils sont petits et jolis.

La maison est grande et j'y suis seule.

Je ne pense pas. Je ne réfléchis pas. Je ne pleure pas. Je vis seulement. Parfois j'entends la cloche de l'église au loin. La nuit est encore plus calme, je fais des rêves qui ne me ressemblent pas.

Plus rien ne me fait du mal, plus rien ne me fait du bien.

Mon âme n'a plus de corps.

 

 

 

30 mai 2013

Now is good

 

 

 

 

J'ai des mots pleins la tête mais mon clavier ne veut pas.

Sinon j'ai vu un film que j'ai trouvé joli. Il s'appelle Now is good et raconte une histoire de vie, de mort. Les acteurs sont beaux mais pas trop et ils ont un jeu que j'ai aimé parce qu'ils n'en faisaient pas des tonnes. C'est simplement une histoire, avec des moments, jolis et tristes, un peu doux, un peu violents.

 

 

 

 

5 avril 2013

Assez ! (XVII)

 

Un soir tu as recommencé. Tu as essayé de jouer avec moi, tu as essayé de me faire mal. Tu ne t'y attendais sans doute pas mais je t'ai envoyé au diable avec violence. Tu es resté comme un con.

J'ai eu du plaisir à réaliser que le pouvoir que tu avais sur moi était seulement celui que je voulais bien t'accorder.

 

 

6 février 2013

La vie des Hommes

Quand je lis certaines offres d'emploi, j'ai juste envie de me pendre.

D'abord parce qu'elles se ressemblent toutes. C'est comme si j'étais condamnée à lire éternellement la même mauvaise page d'un mauvais bouquin.

En plus, elles puent toute la suffisance des gens qui les ont écrites et des sociétés qui les embauchent.

Une boîte a un poste à pourvoir, une personne cherche du boulot. Est-ce que les attentes se rencontrent ? Pouvons-nous construire quelque chose avec les moyens des deux parties en présence ? Pouvons-nous faire quelque chose ensemble dans le respect des uns et des autres, de manière efficace et harmonieuse ?


Dès la lecture de l'annonce, le son de cloche est tout autre. Parfois ça me désespère, parfois ça me dégoutte. "Vous avez un parcours exceptionnel dans une société incroyable après avoir fait des études dans telle magnifique école École ou telle autre". Il y a quelques minutes, j'ai lu "Vous avez un anglais irréprochable, aussi bien à l'écrit qu'à l'oral. Si ce n'est pas le cas, inutile de lire plus loin." D'accord, ça évite aux non bilingues de perdre leur temps, mais j'imagine le ton méprisant de la personne qui a rédigé ce texte et ça me met en colère.

Il y a quelques semaines, j'avais vu le texte d'un type publié dans un forum de discussion ayant pour thème le management (ou autre connerie de ce genre). Le type explique "Avant, je ne m'habillais pas à la mode. Mais peu à peu, j'ai commencé à m'y mettre et je me rends compte qu'être habillé comme-ci ou comme-ça donne du poids aux argument que j'avance, et que je suis mieux reconnu par mes collègueq et mes supérieurs." Dans ma tête, je me suis dit "quel crétin ce type". J'ai ri un peu. Et puis j'ai regardé les 600 commentaires qui lui répondaient. Et là, j'ai eu envie de me pendre. C'était genre "Ouais, mais t'as grave raison, la manière dont on s'habille ça compte." ou encore 'oui, il y a un code pour tout, même la tenue du vendredi doit rentrer dans telles cases".

Bref, j'en ai lu une dizaine et je me suis dit que je détestais notre société.

Depuis la fin de ma dernière mission, j'ai pas envoyé une seule lettre de candidature. Parce que je n'arrive pas à lire plus de dix lignes de chaque annonce. Elles me mettent hors de moi, quand elles ne me dépriment pas. Pourtant je pourrais correspondre aux critères de plusieurs d'entre elles, mais leur état d'esprit n'est pas le mien.

J'ai même été contactée par une nana qui me proposait une mission de très (trop) longue durée dans une boîte où j'ai déjà bossé. J'ai refusé. Pas envie de retourner parmi ces cons.

 

Et vous, ça va ? ;)

 

26 novembre 2021

Il en existe tellement, des sales types, qui

Il en existe tellement, des sales types, qui s'approchent de toi et te touchent contre ton gré. Certains te chopent les seins, certains veulent te presser vers un truc auquel tu penses même pas. Ces mecs là se pensent des chasseurs, des séducteurs. Certains ne comprennent pas le non. Certains le comprennent trop bien. On en croise à tout âge. Des mecs lambda, des pères de famille, des jeunes, des vieux, des beaux, des moches. Il s'attaquent aux gamines, aux ados, aux femmes. Les forceurs, les violeurs, vous êtes de gros bâtards et vous êtes pathétiques à toujours vous chercher des excuses.

 

 

Not all men, oui, je sais.

18 juillet 2021

Je dois avouer que je ne le trouve pas toujours

Je dois avouer que je ne le trouve pas toujours très intelligent. Cette manière de penser, à se dire toujours que les choses sont pas si pire et que les autres sont pas si affreux... J'ai du mal. Beaucoup de mal. Et le rire facile... J'en ai ma claque aussi.

Je passe ma vie à me prendre la tête, me faire des noeuds au cerveau. Réfléchir au pourquoi, au comment...

Bien sûr, on peut se foutre de tout. On va tous mourir et rien n'est important. Pourquoi se prendre la tête ? Au nom de principes ?

Tu sais, moi, le bien commun, j'y crois pas. Il y a ceux que j'aime et parfois moi. Et toi aussi, avoue. Si tout le monde luttait, vivait pour le bien commun, y aurait pas de pauvres, pas de gens qui crèvent la faim. Les gens se lèveraient quand une personne se fait agresser dans la rue et feraient front commun. Non sérieux. Tout le monde se fout du bien commun, sauf des êtres un peu exceptionnels, comme l'abbé Pierre peut-être ou mère Théresa, je sais pas.

 

En ce moment, la vie c'est BLA BLA BLA BLA BLA. Fermez vos gueules, tous. Merci.

(c'est la dictature, ce blog, t'as vu ?)

1 novembre 2012

Carnets de voyage (II)


Je suis dans le gris Paris et elle est déjà bien loin ma deuxième nuit de voyage.

Son rêve avait pourtant cet air de réalité, avec des évènements qui obsèdent tout le jour d'après.

Il y avait une jolie Japonaise, elle m'observait, elle me suivait. Elle avait l'air de me connaître. Je lui demande qui elle est. Elle me répond simplement "Veux-tu en savoir plus sur J. ?", puis elle s'en va.

J. c'est la femme de mon Docteur.

Mon rêve me révèle à quel point je voudrais savoir qui elle est. Et savoir alors si je connaissais vraiment mon ancien amour.

Est-elle jolie ?

Je pars donc à la recherche de la jeune femme. Elle m'ouvre la porte et je me retrouve dans une école de danse. Je lui pose mes questions: "Sont-ils heureux ensemble ? Est-ce qu'elle est très jolie ?"



14 octobre 2011

Quand je me sens triste, je suis An'. An', ce

Quand je me sens triste, je suis An'.

An', ce n'est pas moi, c'est l'autre, celle de ma vie parallèle. Non, je ne suis pas schizophrène, je suis juste deux. Tu vois, moi je suis une autre. Je suis joyeuse parfois, parfois je ris. J'ai un travail, des collègues, des amis. An' c'est celle qui se meurt en rêvant, en fixant le plafond avec de la musique. C'est celle qui écoute Pyramid song en pensant à lui, en se disant que rien ne sera plus jamais pareil. Moi je me dis que c'est mieux ainsi, parce qu'il était ingérable, parce qu'il pouvait faire très mal. Mais An' elle ne pense pas comme ça du tout. Elle souffre, elle le regrette, alors que ça ne fait qu'un jour qu'il est parti.

 

 

16 avril 2011

Désir (II)

Pourquoi ai-je l'impression qu'à chaque fois que j'exprime mon désir, je me condamne moi-même à souffrir ?

En face, c'est le vide, l'absence de réaction le plus complet. Ni oui, ni non, ni va te faire voir. Et l'incertitude est bien l'une des choses que je déteste le plus. Mais pas autant que de devoir me censurer. Quand j'aime une personne, j'aime lui dire, lui montrer. Que ce soit un homme, une femme, de l'amour, de l'amitié... Mais j'hésite de plus en plus, me retiens. C'est un peu une torture, mais il semblerait que cela ne se fait pas. Que les humains sont bizarres.

 

29 octobre 2017

Aujourd'hui.

Ecrire, pourquoi ?

Pour se souvenir, pour réfléchir, pour se regarder dans un miroir. Pour guérir peut-être un peu, ouvrir les valises que l'on traine. Ou au moins avoir conscience de ses valises...

 

L'autre jour, je pensais à mes parents.  Je me demandais si, quand mon père mourra, j'aurais de la peine. Difficile à dire. Je me demande ce que je ressentais pour lui, si j'éprouvais une quelconque forme d'amour filial. Je crois que la réponse est non. Beaucoup de choses se sont effacées, ternies mais elles ont quand même existé. J'ai sans doute porté ses valises, celles de ma mère aussi, celles de leur relation, qui, par miracle, dure jusqu'à aujourd'hui. J'en ai pris conscience il y a quelque temps déjà. Mais c'est une prise de conscience qui n'en finit pas. Le poids se dégage petit à petit. Le jour de ma mort, serai-je légère ?

 

Il y a d'autres choses qui me pèsent, liées à ce que je suis. Je ne suis pas quelqu'un que j'aime aujourd'hui, même si je ne me dés-aime plus trop. Il y a des trucs à rectifier, des choix à faire, des décisions à prendre. Quelles qu'elles soient, elles feront mal, à d'autres, à moi aussi, malgré tout. C'est difficile, de donner un coup de pied dans la fourmilière... Faut prendre son courage à deux mains.

30 septembre 2017

Je me noie je te tends la main Tu me regardes et

Je me noie je te tends la main

Tu me regardes et puis rien

 

Tu as sorti ton armure

J'ai sorti mon cyanure

Comme la vie est dure

Pas un amour ne dure

Quelle imposture

 

Nous vivions un beau songe

Qui a tourné en mensonge

Une relation qui nous ronge

 

Je ne regarde plus le passé

Lui aussi s'est effacé

J'en ai eu plus qu'assez

de ressasser

6 février 2016

Scary Monsters (And Super Creeps)

Le matin je n'ai que rarement envie de me lever.

Pas envie d'exister.

Et la nuit je n'ai pas envie de m'éteindre, je veux exister jusqu'à ma dernière limite, attendre que mes rêves s'imposent d'eux mêmes, quand ces paupières se ferment seules, emprisonnant ma conscience extrême.

Lire

Lire

Lire

Écouter

Écouter

Écouter

Regarder

Regarder

Regarder

Et ressentir...

 

Demain j'aurai encore des cernes.

 

16 août 2017

La musique guérit de tout. C'est la ritournelle

La musique guérit de tout. C'est la ritournelle sempiternelle. Elle panse, elle pense à notre place, elle compense les manques de notre vie. Elle ressent, elle gémit. Elle jouit aussi dans notre for intérieur, dans notre fort intérieur qu'elle a réussi à pénétrer.
Elle nous ouvre, permet de fluidifier la peine, la fait circuler, la mêle à cette énergie vitale, à l'oxygène qu'on vient de respirer.

18 juillet 2017

"Il y a pire que moi", me dit il. Je lui réponds

 

"Il y a pire que moi", me dit il.

Je lui réponds que ce n'est pas une question de pire ou de meilleur, de bon ou de mauvais. C'est comme dans un puzzle, il y a des pièces qui s'emboîtent, des gens qui s'accordent. "Toi et moi, ça fonctionne, lui dis-je, parce que je sais qui tu es, je sais à quoi m'attendre".

Nous avons toujours été transparents l'un envers l'autre, pas de jeu de séduction, de se présenter sous le meilleur jour. Il n'y a pas eu tromperie sur la marchandise ou d'illusion. Je sais, ce que, chez lui, je considère comme des défauts, des points de désaccord, les choses qui me dérangent. Pour l'instant je les accepte.

15 juin 2017

Je lui parle de vie privée, de facebook et ses

 

Je lui parle de vie privée, de facebook et ses pratiques plus que douteuses. Il me répond que pour lui, facebook n'est pas un sujet, car, en l'occurrence, personne n'est obligé de rien. Je ne sais pas répondre à des trucs comme ça. Sans doute parce que je ne sais pas par où commencer, et que ça me semble toujours étrange, les gens qui ne tiennent pas du tout à un minimum de privacité. Un des arguments qu'il m'a avancé est "Je suis convaincu, qu'on ne peut rien nous voler. Rien de ce qui est important, en tout cas."

Au cours d'une autre conversation, il m'a sorti "Je ne suis pas un idéaliste, moi". Sous-entendu, que j'en était une. Il n'a pas tort. La question qui se pose est, quand, idéologiquement, je le sens à des kilomètres de moi, qu'est-ce que notre relation va donner à long terme. Pour s'aimer, on s'aime, on s'aime beaucoup. Mais parfois, on n'est simplement pas sur la même planète.

8 juin 2017

Elle ne guérit jamais cette tristesse au fond de

 

Elle ne guérit jamais cette tristesse au fond de moi. Je pense être heureuse puis l'euphorie retombe. Oui, il est toujours là. Oui, nous échangeons toujours, des textos, des appels, des e-mails, des cadeaux. Il n'y a plus autant de profondeur. L'impression de faire partie un peu des meubles, un bien "acquis". Lui est toujours précieux pour moi. Adoré, adulé, vénéré. Ordinaire et extraordinaire en même temps. Le désir s'est fait plus doux de son côté, dirait-on. Mais il est toujours aussi gentil. J'ai remarqué une différence depuis mon voyage. Il a sans doute appris, compris, qu'il pouvait vivre sans moi. Je n'aurais pas dû partir ? Pas un instant sa pensée ne m'a quittée. Pas une seconde. L'addiction peut être douloureuse parfois. Le manque fait mal. Comment se guérit-on de vivre ?

Publicité
Publicité
Dreaming my life
Visiteurs
Depuis la création 44 157
Publicité
Derniers commentaires
Archives
Publicité