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Dreaming my life
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27 juin 2021

Badaboum

J'aimerais bien que ce soit toujours bien rangé chez moi, mais je suis bordélique. C'est pas que j'ai pas le temps, bien que ça pourrait m'appeler, comme excuse. Je pose un truc et me dis que je le remettrai à sa place "plus tard", dans pas longtemps.

Je dois me sentir plus en sécurité quand les choses s'empilent que quand rien ne dépasse. Les piles, c'est mon truc. Tiens, je vais lire ce bouquin, et puis celui-ci, et puis celui-là. Ce qui fait un tas, même pas bien vertical, les gros sur les poche en travers, à l'envers, à l'endroit. C'est un joyeux mélange entre une tour de Pise et un escalier en colimaçon. Le désordre, c'est la vie.

Pour mes partitions, c'est pareil. Je veux jouer ci, et puis jouer ça, oh et ce morceau, il faut que je le déchiffre, et vla, et vla, une pile de feuilles, sur la table, une autre sur le pupitre. Un coup de vent, et elle s'envolent, finissent par terre. Livres, partitions, médiators, un jour ça va faire badaboum ! mais là, c'est juste mon joyeux désordre. Parfois je range, très rarement. Et rien ne reste en ordre bien longtemps.

Ma prof de CM2, Mme Dellot, avait dit un jour à ma mère :"Elle est gentille, elle est bonne élève... Mais qu'est ce qu'elle est désordonnée ! Quand on ouvre son pupitre, tous les livres se cassent la figure." Et maintenant, tu vois, le désordre de mon pupitre, c'est la même chose à l'échelle de mon chez moi. Quand on ouvre les placards, les fringues se cassent presque la figure. Non mais l'ordre, ça sert à quoi ?

 

Sinon j'ai plein de plantes, des petites, des grandes. Je fais pousser des orangers, des grenadiers, des nèfliers, des tomates, des poivrons, des bégonias, des papyrus... Tout ce qui me tombe sous la main, je sème, je bouture... Ma maison, c'est l'Amazonie. :)

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17 juin 2021

Je n'ai plus que deux classes jusquà la fin de

Je n'ai plus que deux classes jusquà la fin de l'année, soit 6 à 8h. Les cours se finissent le 4 juillet. Désolée, j'ai rien d'intéressant à dire.

Hier déjà tout le monde a tombé les masques dehors, ou l'avaient-ils déjà fait. Revoir les visages. Respirer. Je ne te remercie pas de nous autoriser à faire ce dont tu nous avais privé.

Mes étudiants passent leurs épreuves pour les examens. Hier j'ai passé deux heures à discuter avec eux dans la cour du campus, un peu comme des camarades. Une fois leur diplome obtenu, je ne verrai plus la plupart d'entre eux. Ils proposent une sortie pour feter la fin de l'année. J'ai pas l'impression d'avoir presque vingt-cinq ans de plus qu'eux. La vieillesse, parfois on la sent et parfois moins.

 

1 juin 2008

Je me lance

Non sans mal j'ai réussi à obtenir une carte orange pour le mois de juin.
Depuis quelque temps j'ai envie d'essayer de reprendre les transports en commun pour aller travailler (ce que je n'ai pas fait depuis 1999).
Je voulais commencer par essayer une semaine (la semaine dernière) et je me suis pointée à un guichet de SNCF le dimanche soir avec un auréole sur la tête et mon plus beau sourire "Bonsoir Monsieur, je voudrais un coupon hebdomadaire zones 2-5". Et bien ce n'était pas possible. "On ne vends plus de coupons, sauf si vous avez déja une carte orange. Il faut remplir un dossier pour l'obtenir, ça coute 5 euros et vous ne l'aurez pas tout de suite, il faut attendre 10 jours. Sinon vous pouvez aller à la gare de X, ils la délivrent tout de suite" Ah. Sympa, quand on veut un coupon dimanche soir pour lundi matin, il faut attendre 10 jours... Sinon il faut aller à la gare de X. Euh... en voiture, ou en payant son transport?
N'étant pas toujours du genre coriace, je suis allée bosser en voiture la semaine dernière. J'ai récupéré un vieille carte orange en fouillant partout et j'ai cherché à acheter un coupon dans un distributeur. Il semble que les distributeurs automatiques délivrant ces coupons ont diminué aussi.

Alors voilà j'ai une carte orange pour le mois de juin qui me servira pour mon trajet maison boulot et que j'utiliserai à partir de demain.
Les inconvénients pour moi d'aller bosser en transports en commun:
Je mettrais un heure au lieu de trente minutes par trajet, soit deux heures par jour au lieu de une.
Je serais entourée de gens agités qui courent dans tous les sens, pressés, désagréables etc. Qui plus est, sur la dernière partie du trajet, je serais dans un bus avec des collègues (soupir).
Je ne pourrais pas mettre mes CDs à fond et chanter en même temps
Je devrais partir et arriver au boulot à heures fixes. Moins de flexibilité.

Les avantages:
Moins de stress avec les fous du volant du matin
ça me fera bouger un peu plus
Je pourrais de nouveau bouquiner dans le train, et qui sait, peut-être même écrire.
Je ferais un peu d'économies
Et surtout je polluerai moins.

Voyons ce que ça donne.

 

31 mars 2010

Yann Le Breton V

Yann m'a rappelée et nous nous sommes revus.

Je me souviens d'une exposition Modigliani au Sénat que nous avons visitée ensemble.

Je me souviens d'un jour de l'an que nous avons passé tous les deux, entre mon lit, les petits fours et le champagne.

Au fil des semaines, Yann me montre des aspects de lui que je n'aime pas. Il parle beaucoup, il parle bien (mais son sujet principal, c'est lui). Il est beau, s'habille bien, il a une certaine éducation. Mais c'est un raffinement de surface. Je finis par le trouver extrêmement vulgaire dans sa manière d'être. Il dégage un certain manque d'humilité. Il n'accorde pas vraiment d'importance aux autres. Alors, doucement, je prends de la distance vis-à-vis de lui, sentimentalement parlant.

A l'époque, je travaillais dans une société de service. Pour le début de l'année, la direction organise une fête pour les employés. Je demande à Yann de m'y accompagner. Je ne m'attends pas à ce qu'il dise oui car je sens bien qu'il ne veut pas s'impliquer avec moi. A ma grande surprise, il accepte. Alors nous voilà à ce diner au milieu de mes collègues, que je connais très mal pour la plupart. Il y a un certain décalage entre Yann et tous ces ingénieurs techniques et commerciaux. Mais il n'a pas l'air mal à l'aise et finalement c'est assez amusant.

Mon directeur est un bel homme. Il est entouré en permanence de sa "cour": quelques commerciaux et commerciales et des jeunes femmes des ressources humaines. Des blondes pour la plupart, les genre à passer des heures devant leur miroir pour s'habiller et se maquiller. L'une d'elle a des yeux bleus très clairs et une (très) grosse poitrine. Yann la remarque et me dit à l'oreille:

"Elle est jolie celle là."

Je le regarde sceptique.."Ah... Tu trouves?"

Je la connais bien. C'est une jeune femme très gentille mais physiquement, je ne le trouve pas jolie. Pour moi, elle dégage quelque chose de vulgaire même et son regard a quelque chose de terne. Bien sûr, tout cela est totalement subjectif. Mais sur le coup, je suis vexée. Ce qui me dérange, ce n'est pas que Yann regarde d'autres femmes, et ce serait même plaisant qu'il en regarde de jolies, élégantes et raffinées. Mais là, c'est tout le contraire.

Je suis dépitée. Et il ne trouve rien de mieux à faire que d'en rire, ce qui me vexe plus encore.

 

15 mars 2010

Yann Le Breton I //

Je viens de me rendre compte que j'avais déja écrit cette histoire, juste après l'avoir vécue. J'ai retrouvé des feuilles dans mes papiers. C'est amusant de voir, de comparer, si on se souvient toujours des mêmes choses ou bien si les souvenirs ont changé.

Alors voici la version hum... je dirais 2003/2004. J'avais appelé le texte "rencontre parallèle" ou "rencontre parenthèse".

 

 

 


Samedi soir, Lucie fêtait ses vingt-neuf ans.

La soirée était une soirée ordinaire. Celle où on discute de tout et de rien, peut-être plus agréable qu’à l’ordinaire. Sa meilleure amie, une fille vive et sympathique animait beaucoup la conversation.

Il y avait Pierre, Marie et Olivier.

Lucie était très jolie. Elle portait une jupe noire et un petit gilet violet pailleté. Ses yeux étaient cernés et elle était un peu pâle. Pourtant elle était très jolie, très fragile, séduisante comme toujours.

Au fur et à mesure, de nouvelles personnes arrivaient.

Puis Yann. Très beau. Et seul. Je le classerais même dans la catégorie des « trop beau pour toi ».

Comment le décrire ? Des détails physiques, au fond, sans importance ? Assez grand. Blond ? J’aurais dit châtain foncé. Les yeux ? Je n’ai pas vu, remarqué tout de suite. Ils sont marron clairs. Son physique est un peu hors du commun, trop beau, justement.

Non…

Pour le décrire, je dirais : discret (secret ?), calme (distant ?). Quelque chose comme «intouchable» ou « inaccessible».

Je reste identique à moi-même, c'est-à-dire distante aussi. Bien sûr, pendant les soirées, je donne de plus en plus l’image de quelqu’un qui n’est pas moi, qui aime danser, aller vers les autres. Je m’amuse à taquiner Olivier, Pierre aussi. Mais eux sont mes amis, alors nos rapports sont différents. Ils sont mon repère dans ce monde d’inconnus.

« Et toi, comment tu as connu Lucie ? » est la brique de base de toutes les conversations.

Yann est toujours un peu à l’écart. Il discute avec des petits groupes sur le balcon. Je me joins à eux, par moments. Jamais bien longtemps, n’ayant rien d’intéressant à dire. S’il y a quelque chose que j’aime encore moins que d’écouter des banalités, c’est d’en dire moi-même.

Arrive une brune, vêtue d’un débardeur fuchsia moulant. Elle amène de la musique « pour danser ».

Yann ne danse pas.

Il circule dans les groupes, proposant à boire et à manger. Ce serait presque simple de discuter avec lui.

Je n’ose pas, bien sûr (« trop beau pour toi » mais aussi « tu ne dois pas être le genre de fille qui lui plaît ». Je l’imagine déjà aux bras de jolies blondes ou brunes, fluettes et aux yeux clairs).

Quand il discute avec Pierre, Lucie ou Marie, je m’approche, j’écoute un peu mais ne dis rien.

Il parle doucement et je n’entends pas grand-chose à vrai dire. Je le regarde simplement - pour le plaisir des yeux.

Plus tard dans la soirée, il discutait avec Lucie. Je me suis approchée. Leur conversation avait l’air un peu privée, alors je n’ai pas écouté. Puis, Lucie s’est levée, est partie pour rejoindre un autre groupe. Je me suis retrouvée seule avec lui. Obligée de discuter, plus de fuite possible.

Je lui parle du disque qu’il a offert à Lucie, pour rompre le silence. Il me dit qu’il s’intéresse à la culture de l’Europe de l’est car il a découvert ses vraies origines il y a peu de temps (ses parents ne seraient pas ses vrai parents). Je suis surprise, étonnée qu’un étranger me dévoile des choses aussi intimes, mais… pourquoi pas ?

Finalement il parle beaucoup.

Lucie revient, le sujet change car il ne veut pas lui révéler ce qu’il m’a appris (il prétend que je suis la première personne à qui il en parle… De plus en plus étrange…).

Nous commençons alors à parler d’art, de musique, de peinture, de choses qui me tiennent à cœur. Yann a des goûts plutôt classiques. Nous confrontons nos sensibilités qui sont différentes. Nous pourrions nous compléter. J’aime sa personnalité et sa manière de s’exprimer. Il est tellement différent des gens que je côtoie. Il m’attire tout de suite. Il me plaisait déjà physiquement mais je crois que j’aime le reste aussi. La réalité c’est que, pour la première fois de ma vie, j’aimerais croire au coup de foudre. Cela y ressemble beaucoup. Tout ce qu’il dit résonne, trouve son écho en moi. J’ai l’impression de le connaître ou de le reconnaître. Je me rapproche de lui encore. J’ai envie de discuter davantage avec lui. Notre conversation a l’air bien partie pour durer. De toutes manières, je suis déjà un peu hors du temps. Je ne pense même pas à un après qui arrivera certainement trop vite, tellement je suis absorbée par le moment présent.

Lucie vient lui demander si tout va bien. Il répond qu’il est bien, qu’il discute tranquillement et est en charmante compagnie. Cela me surprend - un peu - et me fait plaisir aussi. Mais il fallait que mes pieds retouchent la terre. Les gens se regroupent, s’amassent. Ils ont décidé que c’était l’heure du départ. Que faire ? Il ne reste plus que nous deux qui sommes assis dans le salon. Tous les autres disent déjà au revoir. Il me faut donc me résoudre à partir aussi. Mais avant, j’aide un peu Lucie et son amie à ranger, pour être plus longtemps près de lui. Yann aide aussi. En dehors de Lucie et son amie, il ne reste donc vraiment que nous deux.

Et voilà, nous devons partir. Je regrette un peu de devoir me séparer de lui, sans être vraiment triste non plus, tellement j’ai la conviction que ce n’est pas la fin.

Lucie lui demande s’il va rentrer en métro La réponse est négative bien sûr. A l’heure qu’il est, il n’y a plus de métro. Il va chercher un taxi. Je me souviens de Stéphanie, qui m’avait enseigné, à mes dépends, qu’il ne fallait jamais rater sa chance. Alors je lui demande où il habite. Il se trouve que son appartement est, à peu de chose près, sur mon chemin. Je lui propose de le ramener et il accepte. Je me sens légère et j’ai envie de rire. Nous jouons au départ raté, car il oublie sa valise chez Lucie, mais finalement, nous arrivons à ma voiture. Et nous voilà partis. Nous ne sommes plus que tous les deux.

 

 

 

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18 février 2010

ça allait plutôt bien jusqu'à hier soir. Je sais

ça allait plutôt bien jusqu'à hier soir.

Je sais pas d'où ça vient. J'ai toujours besoin de porter une affection démesurée à une personne. Sentiments qui s'emballent pour un rien.

Et quand cette personne ne fait pas attention suffisamment à moi, je me sens nulle. Je n'aime pas ne pas être brillante dans les domaines qui la touchent. Je perds mes moyens.

18 février 2010

Principe n°1: Quand les choses ont atteint un

Principe n°1: Quand les choses ont atteint un équilibre qui te plait, il arrive toujours quelque chose pour que cet équilibre soit rompu.
Principe n°2: Il y a toujours une greluche qui vient s'incruster dans l'histoire et le mec fait le paon devant la greluche.
Principe n°3: J'ai un problème avec les nanas.

J'en ai marre. Je veux que ça bouge. Bordel.

20 avril 2008

Quand j'étais au collège, j'avais une camarade de

Quand j'étais au collège, j'avais une camarade de classe tunisienne qui s'appelait Alia. Elle était très jolie, avec de grands yeux de biche. Un jour nous ne l'avons plus vue. Ses parents avaient appris qu'elle sortaient avec un garçon et avaient décidé de la renvoyer dans son pays pour la marier. Elle avait quatorze ans.

19 avril 2008

Lettre à

Dans la dernière lettre que tu m'as écrite tu regrettais la distance que tu avais mise entre nous. Tu me demandais pardon. Pardon "d'avoir accepté ce piège familial confortable que tu n'avais pas le coeur de refuser". Piégé réellement, ou simplement envahi de regrets en pensant à notre histoire. Les choses ne sont jamais simples ni faciles. Probablement les deux. Tu acceptais cette porte qu'elle t'ouvrait soit disant pour être libre de créer, de composer. Je ne pouvais t'offrir ce toit et cette indépendance. Je finissais tout juste mes études et me lançais à la recherche de mon premier vrai boulot. Tu aurais pu te l'offrir toi même d'ailleurs vu que tu avais laissé tomber la fac en cours de route. Et pourtant comme je m'en suis voulu de ne pas pouvor te donner ce que tu voulais tant, une vie à part, sans contraintes sociales ou tu passerais ton temps à écrire des poêmes, des textes, des chansons et peindre des toiles. "Piège familial confortable" dis-tu. Tu t'imaginais partir en tournée et jouer avec ton groupe. Je ne sais comment, ton groupe est mort. "I can see no sign on your flesh". Je n'en ai jamais vu non plus. Rien sur ta peau, rien sur ton corps qui aurait pu me faire comprendre pourquoi à cause de toi, je souffrais autant. "Je sais que demander pardon ne changera rien mais je te demande pardon pour tout ce que je te fais subir". Dix années après cette lettre me bouleverse toujours autant. Est-ce que tu rêves toujours, dans ta famille avec trois enfants?

J'ai retrouvé cette lettre en rangeant mes papiers.

20 décembre 2009

I. Vocal Under A Bloodlight Last night you said I

I. Vocal Under A Bloodlight

Last night you said I was cold, untouchable
A lonely piece of action from another town
I just want to be free, I'm happy to be lonely
Can't you stay away?
Just leave me alone with my thoughts
Just a runaway, just a runaway
I'm saving myself

Découvrez la playlist Blind_Curve avec Marillion
14 décembre 2009

J'aimerais bien disparaitre de la surface de

J'aimerais bien disparaitre de la surface de cette planète. Je ne suis pas suicidaire mais j'aime l'idée que, comme dans une nouvelle de Ray Bradbury, je puisse m'endormir ce soir en sachant que je ne me réveillerai plus jamais. Sans douleur et sans violence. Mais on ne disparait jamais totalement hélas. Il reste toujours trop de choses. Un appartement vide. Des tas d'objets chargés de sentiments. Des souvenirs dans la tête des membres de la famille, des amis. Sans oublier ce corps.

Je ne vous ai jamais dit mais je suis en couple. Depuis plusieurs années.
Je ne vous ai jamais parlé de lui. Il y a plusieurs raisons. Je n'ai jamais voulu évoquer trop ma vrai vie ici. Plutôt des fragments de vie perçue à travers un imaginaire. J'ai souvent voulu fuir ma vrai vie. Quand j'étais au collège ou au lycée je ne me souviens plus, il y a eu toute une période où je rentrais des cours et j'allais me coucher. Je voulais dormir. Dormir pour rêver. Rêver d'ailleurs. Mais l'ailleurs je ne l'atteinds jamais car c'est toujours là où je ne suis pas. Et c'est parfois là où j'aurais pu être, là où j'ai déja été et où j'aurais pu rester.

Il y a une personne auprès de qui je m'endors tous les soirs et auprès de qui je me réveille tous les matins. Il m'embrasse en partant au travail et il m'embrasse quand il en revient le soir.

15 juin 2021

L'année se termine, mes étudiants de deuxième

L'année se termine, mes étudiants de deuxième année passent leurs examens. Après ils sortiront de ma vie et je n'en saurai presque plus rien.

C'est étrange, de créer des liens qui se défont si simplement.

J'ai déjà oublié la plupart de mes élèves d'il y a deux ans, mais je ne m'étais pas attachée comme à ceux-là, les plus grands.

En fin d'année, on attend notre "service" de l'année prochaine, le nombre d'heures qu'on nous demande de faire, les matières, les classes qu'on aura. "C'est pas nous qu'on décide".

Je ne veux pas d'un temps plein. Je veux du temps pour moi.

-Tiens, ça braille dehors. Qu'est-ce que c'est idiot ces match de foots. Ou plutôt ce que ça provoque-

L'année touche à sa fin. Pas d'audition, pas de concert. C'est bête, j'avais bossé presque plus que d'habitude.

 

 

14 juin 2021

Liberté, quand va-t-on se retrouver ? Pas que je

Liberté, quand va-t-on se retrouver ?

Pas que je me sente tellement privée,

Mais c'est l'idée.

L'idée de respirer, de vivre de trainer.

Le jour, la nuit.

Vivre sans etre cernée de caméras, d'hélicoptères, de drones.

La liberté, ce n'est pas le virus qui nous en a privés.

Tu ne peux pas vivre sans travailler.

Définis travailler.

Tu ne peux pas retirer tout ton fric de ton compte en banque ou de ton livret.

Tu ne peux pas payer en espèces plus de mille euros.

Tu ne peux pas (veux pas) aller à un gros concert.

Tu ne peux pas (presque pas) partir en voyage, dans l'autre pays qui est le tien, juste pour être dans le jardin de la maison presque 24h/24 sans jamais voir personne, à part les chats qui traversent, les oiseaux, les petits singes et les lézards.

Tes voisins veulent te dire comment agir, quoi penser.

Un bon ami que tu retrouves après un an sans l'avoir vu te demande aussi sec "Alors, t'es vaccinée ?". Comme si on n'avait pas mille choses à se dire, plus agréables, plus sympathiques, je sais pas moi...

J'ai passé le week-end dans le jardin de mes parents, à jardiner, tailler, cueillir, semer, lézarder, à jouer avec le petit neveu aussi. C'est fatigant mais c'est pas du travail. Il parait. Je monte à l'arbre cueillir des cerises. Je n'ai plus 20 ans, je suis moins intrépide.

Ma mère qui commence à avoir sérieusement mal au dos, me dit "c'est dur la vieillesse. Quand on était jeune, on ne savait pas que c'était dur comme ça, la vieillesse". Oh, si je savais. Je n'ai jamais souhaité vivre vieille. Mon père tourne au ralenti. Et le bébé, mon neveu, c'est la vie qui revient, c'est l'éternel (ou pas) recommencement.

Liberté (ou presque) tu reviendras, mais quand ? De mon vivant ? Qu'aurons-nous subi, d'ici là ? Quel mariole aura le droit de nous dire l'année prochaine, si on a le droit de sortir ou pas, de voir les gens qu'on aime ou pas, d'aller à la mer ou pas, d'acheter des culottes ou des chaussures ? (men fous, j'achète presque jamais de chaussures, le shopping c'est un minimum, vivons tous à poil, avec les températures on va tous rotir en enfer de toutes manières)

Tu peux encore écouter des concerts chez toi jusqu'à quatre heures du matin. Certains te diront que c'est pas si pire. Ne les écoute pas. Ou écoute les, qui suis-je pour te dire que penser ?

Cheers.

 

 

 

 

 

 

 

27 octobre 2007

Confusion in her eyes that says it all. She's

Confusion in her eyes that says it all.
She's lost control.
And she's clinging to the nearest passer by,
She's lost control.
And she gave away the secrets of her past,
And said I've lost control again,
And a voice that told her when and where to act,
She said I've lost control again.

And she turned around and took me by the hand and said,
I've lost control again.
And how I'll never know just why or understand,
She said I've lost control again.
And she screamed out kicking on her side and said,
I've lost control again.
And seized up on the floor, I thought she'd die.
She said I've lost control.
She's lost control again.
She's lost control.
She's lost control again.
She's lost control.

7 octobre 2009

Retrouver le premier amour

Je disais à Anadema que pour moi, le grand Amour ne se vit qu'une fois. Je pense à lui tous les jours. Enfin au moins un jour sur deux. Il y a mille manières de penser à lui, parfois sans y penser vraiment.
Je l'ai googlé souvent pour essayer de savoir où en était sa vie. Après notre séparation il y a plus de onze ans, j'avais rompu tous les liens. Ces recherches ne donnent pas grand chose. Il est discret sur la toile, voire carrément absent. Je savais qu'il était toujours avec celle pour qui il m'a quittée car elle est dans "Copains d'avants". Ils ont eu leur premier enfant quelques mois après notre séparation. Le deuxième l'année d'après et récemment un autre. Puis ils se sont mariés l'année qui vient de passer. D'elle je ne connaissais que le nom, l'âge et la profession. Jamais de photo en ligne. Ma mère et ma soeur les avaient aperçus ensemble peu après notre rupture. Ma soeur m'avait rapporté: "franchement, elle est trop moche". Quelque part je voulais y croire mais je me disais qu'elle voulait me faire plaisir. Et maintenant elle vient de publier une photo. De son mariage, avec lui à côté et ses trois gosses.  Bien sûr la photo n'est pas d'une grande qualité. Mais je vois quand même à quoi elle ressemble et je me dis...C'est vrai qu'elle n'est pas jolie. Je me dis même, elle est moins jolie que moi. Elle n'est ni gracieuse, ni élégante. Et lui... Il porte un costume qui ne lui ressemble pas. Un peu voyant. Lui qui était la sobriété même. Ce n'est pas la personne que j'aim(e?)ais et pourtant c'est lui. Je trouve que ses défauts ressortent. Dire que je les aimais tant. Un pas de plus vers le deuil de cette histoire? Je ne sais pas si ce tableau me soulage ou m'attriste.

2 septembre 2009

Retour de vacances et je réalise sans doute

Retour de vacances et je réalise sans doute seulement maintenant que j'ai bel et bien été virée. Je n'ai pas eu à aller au bureau ce matin, je n'aurai pas à y aller demain. Mes collègues et amis ne sont plus "que" mes amis. Je les imagine chacun à leur place. Pas que je ne me sens pas bien chez moi mais ça fait juste bizarre.

9 août 2009

It's my life

Hier j'étais à une fête regroupant des latinos.

A la fin, se lance une grande farandole et un type à côté de moi rejoint le groupe et me prend la main. On court en dansant c'est amusant. Puis il lâche la farandole mais ne me lâche pas la main. Je suis un peu gênée, je ne sais pas danser. Mais il garde ma main. C'est étrange comme les choses peuvent avoir un sens différent suivant le point de vue où on se place. Une main dans une main en soi, ce n'est pas grand chose mais cette main qui tient ma main devient le centre de tout pendant quelques minutes. J'ose à peine le regarder dans les yeux. Il n'est pas mal du tout. Assez costaud et large d'épaules et son visage n'est pas désagréable. Ses yeux sont un peu clairs je crois. Ce n'est pas vraiment mon type d'homme. Je les préfère plutôt fins et pas trop musclés. Lui il est typiquement sud américain, je l'imagine bien un peu macho (ce que je n'aime pas du tout chez un homme). Il est attirant malgré tout et sa carrure me fait penser qu'on doit se sentir bien dans ses bras. Je n'arrive pas à déceler s'il est plus jeune ou plus agé que moi. J'aurais tendance à dire plus jeune. Mais c'est la gêne qui est la plus forte, j'ai envie de m'enfuir. A un moment il me lâche la main quand même et me demande mon nom. On s'entend à peine à cause de la fanfare, je suis obligée de lui dire presque à l'oreille. Je lui demande le sien mais ne l'entends presque pas. Il est argentin. Il me demande si je compte aller à la fête ensuite. Je ne savais pas qu'il y avait une autre fête après. Il me demande si je suis accompagnée. Je suis venue avec des amis.
Il me demande si j'ai un numéro de téléphone à lui donner.
C'est bizarre. Je ne pensais pas être le genre de nana à qui on demande son numéro comme ça au bout de cinq minutes et ça ne m'est jamais arrivé avant (ou alors quand j'étais étudiante il y a trèèèèès longtemps). Je ne suis pas une bombe, je ne suis pas pomponnée, maquillée, rien de tout ça... Je me dis que c'est un dragueur pourtant il a l'air un peu gauche aussi. Ou alors qu'il cherche quelqu'un avec qui finir la soirée... Ou alors peut-être qu'il m'a trouvée jolie. J'aimerai bien que ce soit ça.

20 septembre 2007

Contact et Musique

J'ai fini par contacter mon ancien copain de fac retrouvé dans LinkedIn.
Parce que dans le fond j'en pinçais pour lui à la fac, qu'il avait les yeux super doux et qu'il m'a mise sur la voie du Rock'n'Roll. J'avais raté ma chance avec lui, à l'époque déja je me sabotais mes plans toute seule.
Nous avons échangé quelques e-mails. Et bien il n'écoute plus Hendrix, ni Pink Floyd, ni "rien de tout ça". Il ne joue plus de basse non plus. ça fait bizarre d'apprendre ça je trouve. ça casse un peu le mythe.
Enfin ça nous a fait plaisir, je pense, d'avoir des nouvelles (en tout cas à moi oui) mais le temps ...

11 juillet 2009

Virée

Ce n'est pas facile de rester positive.
Sur le forum de discussion, mes collègues en France postent à toute heure. Trois heures du matin, cinq heures du matin. Pas moyen de penser à autre chose. J'ai passé neuf ans dans cette boîte. D'autres en ont passé quinze, vingt... davantage. Certains se sont donnés beaucoup, en support client jour et nuit, vingt quatre heures sur vingt quatre. Je l'ai fait moi même. D'autres en développement, avant-vente, tests et intégrations et que sais-je encore. De la pression nous en avons eu à revendre. ASAP était le mot favori dans les e-mails au détriment de "s'il te plait" et "merci". Et aujourd'hui on nous montre la porte gentillement.

Pas d'accord.

2 juillet 2009

Il y a tellement de choses dans ma tête.

Il y a tellement de choses dans ma tête. Tellement de questions. Pour / Contre? Soutenir / Etre indifférente?
A quelle cause se rallier?
Je commence à me sentir mal. Vivement qu'on recoive ces foutues lettres.
Je n'arrive pas à progresser non plus sur le reste. Cela occupe mon esprit de manière permanente.

27 juin 2009

Comment savoir?

Une boite qui se démentèle. Le grand chef qui nous dit qu'il a vraiment cru qu'il allait pouvoir la sauver mais là, c'est la fin.

Comment savoir s'il est de bonne foi?

Les différentes unités cherchent un repreneur. Une grande partie d'entre nous se retrouvera sans job. Alors je me pose la question. Au prix où il est payé avait-il le droit de ne pas réussir? Avait-il le droit de virer autant de personnes sans indemnité aucune tout en attribuant des millions de bonus à ses dirigeants? A t-il vraiment essayer de nous sauver ou n'a t'il cherché que son interêt personnel plus celui d'un nombre limité de personnes?

3 juin 2021

Qu'espère-t-elle ? Qu'attend-elle ? J'écoute

Qu'espère-t-elle ? Qu'attend-elle ?

 

J'écoute Lotus Flower.

J'écoute toujours les mêmes trucs.

Je dis toujours les mêmes trucs. Je radote.

En ce moment je prends mon gros bouquin avec les accords de toutes les chansons. Quand je vois une séquence qui me semble abordable, je tente un truc à la guitare en chantant les phrases. J'adore ces textes.

Parfois, les accords sont durs alors, je lis juste les mots et je me dis que j'y reviendrai plus tard.

J'ai juste du plaisir à dire ces textes.

18 mai 2021

Plusieurs nuits de mauvais rêves. C'est par

Plusieurs nuits de mauvais rêves. C'est par périodes chez moi... Quelques nuits et puis s'en va.

Ceux de maintenant ont de particulier que mon père est dedans, ce qui génère une ambiance oppressante.

En ce moment je vais souvent voir ma mère pour voir mon neveu, qu'elle garde. Il est mignon et rigolo. Bon, je suis toujours contente d'avoir choisi de ne pas être mère.

Parfois mon père balance ses vérités, avec cet air sûr de lui et imbu de sa personne. Il me rappelle de temps à autre le connard qu'il est. J'y prête pas plus attention que ça. Mais dans les rêves, ça revient.

13 mai 2021

Sur le sol, épars, tes vêtements Quelques minutes

Sur le sol, épars, tes vêtements
Quelques minutes avant, tu étais encore dedans.
Je t'imagine te déshabillant,
les laissant tomber
un à un,
à tes pieds,
de manière négligée.
Je les vois s'effondrer,
perdre corps
et dévoiler un peu du tien.

Sur le sol, épars, magazines et bouquins
Tu te glisseras entre tes draps et en saisiras un
Je t'imagine faisant tourner les pages
Détaché
ou concentré
- sur "L'homme illustré" ?
Je vois les expressions sur ton visage
Et je voudrais déposer
un baiser
sur tes paupières ensommeillées

9 février 2019

Facepalm.

Je colle un contrôle aux gosses de première. Consigne : calculette interdite. Ils sont stupéfaits. Hurlent à la torture. Disent que c'est impossible. Y a une p*tain de multiplication ou deux à faire pour tracer une droite. Avec des nombres à trois chiffres certes. Mais une multiplication quoi. Ils me demandent si moi même je saurais la faire. Ben oui, je sais compter. Ils ne savent même pas la différence entre "faire de tête" et "poser un opération". Je me tape la tête contre les murs mais ne cède pas.

Plus tard, je croise les terminales de la même section. Je leur demande :"Rassurez-moi. Vous savez faire une multiplication ?". Ils me regardent. "Sans calculatrice ? Pas sûr, on ne se souvient plus."

 

C'est moi ou le monde va mal et ça ne risque pas de s'améliorer ?

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