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Dreaming my life
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8 février 2006

Hours

J'adore me réveiller avec The Pretty Things are goint to Hell
Certains vous diront que Hours ne fait pas partie des meilleurs albums de David. Personnellement je l'aime beaucoup. C'est celui qui m'a fait le découvrir et l'aimer. Cet album et moi on se comprend, j'ai l'impression qu'il a été écrit pour moi. Il a accompagné mes errances pendant quelques années. Et je l'écoute toujours avec plaisir.

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7 février 2006

There is no childhood's end

On est entourés de plein de gens même en étant seuls chez soi. Des gens à qui l'ont s'est attachés à un moment ou à un autre, on peut les retrouver ici.
Je sais que le mec pour qui j'en pinçait en première année de fac a fait de brillantes études (je le savais qu'il réussirait, il était très brillant), va se marier bientôt. Je sais qu'il a toujours de très beaux yeux verts, et que sa fiancée est très jolie. J'ai l'impression qu'ils sont très amoureux. Et ça me fait plaisir.
Je sais qu'un de mes ex est parti bosser au Japon. Il était doué aussi.
J'aurais pu devenir une scientifique de renom si j'avais bossé davantage... lol
Mais je suis trop rêveuse pour ça...
Au fond il n'y a pas énormément de gens que j'ai envie de suivre de loin. Ils se comptent sur les poignées d'une main. Et ils n'ont pas tous un site, un blog ou je ne sais quoi. Et c'est tant mieux. Le web ça peut devenir aliénant aussi.

17 janvier 2006

sonnera trois fois

Ce matin mon réveil à sonné tant de fois. Il est tellement difficile à franchir le premier pas du rêve vers la réalité. Cette réalité quotidienne que je n'aimerais plus du tout s'il n'y avait pas un peu de toi...
Je vais encore jouer le même personnage: une jeune femme débordée avec plein de plannings à gérer en parallèle, avec plein de question en attente, avec des réunions à longueur de journée qui n'en finissent pas de ne pas finir.
Malgré ça je suis à découvert. Les impots sont passés cette nuit.
Encore une journée à écouter Stupéflip

17 janvier 2006

Un peu d'histoire

Je suis née une nuit de janvier.
Mon père était encore avec nous. Ma mère avait vingt-sept ans.
Mes parents n'habitaient pas ensemble, chacun dans sa famille mais deux maisons séparées simplement par une simple rue à traverser.
Un jour, dans cette fameuse rue en pente ma mère parle à un ami de son oncle qui lui demandait je ne sais quoi à propos de son oncle. Ils se séparent puis ma mère entend la voix de la grand-mère de mon père qui l'appelle en face. La grand-mère de mon père, c'est elle qui l'a élevé puisque sa mère est morte quand il avait trois ans. Elle ressemble a une sorcière. Sur une photo que j'ai vu d'elle, elle est grande, séche et ses cheveux grisonnants tombent de chaque côté de son visage.
Elle appelle ma mère donc et lui dit que mon père veut lui parler. Ma mère se dirige donc vers chez lui. La sorcière dit à travers la porte "ça y est" et elle sort.
Mon père attend ma mère et quand elle arrive chez lui, il la frappe. Parce qu'elle a osé parler à un autre homme. Elle se défend sans doute, ma mère n'est pas du genre à se laisser faire. En partant de chez lui elle avait des bleus au visage. Elle me prend (j'avais quelques mois) et part se réfugier chez une tante.
Elle restera quelque temps cachée chez elle avec moi. Mon père nous cherchait, ne savait pas où nous étions.
Un jour sur les conseils de ma grand-tante ma mère s'est mise à chercher du travail et est partie dans une autre ville. Elle a été secrétaire d'un dentiste dans une ville minière pendant quelque temps. Elle dit que c'était une bon souvenir. Elle gagnait tout juste de quoi nous faire vivre, elle, moi et la femme qui me gardait, tout son salaire partait. Ma mère a le sourire en se rappelant de ces moments. Il parait que cette femme était adorable.
Puis un jour mon père a été arrété (il était communiste et menait des actions qui ne plaisaient pas au dictateur en place sans doute). Il s'est fait tabasser sauvagement en prison. Il a perdu quelques dents.
Ma mère l'a appris et est rentrée. La sorcière est venue la voir. Elle était persuadée que mon père allait mourir. Il était d'ailleurs probable qu'il allait être fusillé (ses compagnons l'ont été). Elle a supplié ma mère de lui pardonner et de se marier avec lui.
Ma mère a accepté. Elle a eu tort. Elle a été faible, ou trop gentille, elle a eu pitié, je ne sais pas au juste quoi.
Mon père n'est pas mort. Il a été chassé de son pays et expédié en France.
Un an après ma mère et moi l'avons rejoint. Nous n'aurions pas dû.

Vous les femmes qui me lisez, de tout âge, de toute origine, ne restez jamais avec un homme qui lève la main sur vous, ne serait ce qu'une fois. Quelle que soit la raison. Qu'il soit sobre, ivre, drogué. N'acceptez jamais ça.

19 février 2006

Sweet child of mine

Parfois je me pose des questions.
Ai-je envie d'être mère un jour ?
Je suis assez partagée en fait car le oui ou le non implique tellement de choses.
Je conçois très bien en quoi la première vision d'un sourire d'un regard peut chambouler une vie à jamais. Je comprends le bonheur de prendre son enfant dans ses bras, de le voir tatonner, apprendre, avancer. J'imagine un amour pratiquement fusionnel pour le début. Et petit à petit aussi une déchirure un éloignement. Puis je prendre la responsabilité de guider la vie d'une personne ? De la faire souffrir peut-être malgré moi, de la rendre folle peut-être?
Pas simple quand on a eu soi même un vie de famille agitée et même en étant adulte...
Et je vois toutes ces choses sur lesquelles il faudrait (?) tirer un trait. J'adore voyager, partir loin, ne rien prévoir... Escalader un sommet, traverser un désert avec un bébé sur le dos, ce n'est pas facile...
Mais est-ce que ça peut donner un sens à une vie ?

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22 décembre 2005

This world is totally Fugazi

J'écoute Marillion ce soir. J'en vois déja certains d'entre vous rire "ah ah ah, Marillion c'est ringard"
Mais Marillion ce sont eux qui m'ont fait aimer la musique. J'ai découvert Marillion grâce à Julien, à la fac.
Il me plaisait bien Julien, il portait la barbe sur un visage d'enfant. Ses yeux était très doux et très vifs à la fois. Je lui plaisais aussi, mais je me suis défilée. J'avais si peur d'être aimée... Il ne m'a presque plus parlé après. J'ai regretté notre complicité.
C'est tout ça Marillion

Looking in shades of green through shades of blue
I trusted you trust in me to m
isstrust yo
u

19 décembre 2005

En lisant les autres

C'est peut-être bête mais je me dis que j'ai eu raison, il y a longtemps, d'arrêter mon agonie au bout du sixième mois. J'ai souffert quand même beaucoup et pendant longtemps, c'est vrai. Mais ma douleur a sans doute été moins violente que si j'avais continué à te voir, même si je n'ai pas cessé de t'aimer. Mon amour propre a été moins malmené aussi, qu'il aurait pu l'être. J'ai tout de même mis cinq ans à faire le deuil de toi. J'aurais aimé que nous soyons éternels. En échange j'ai eu d'autres expériences que je n'avais jamais pensé avoir: désirer sans être sûre d'aimer, désirer en étant sûre de ne pas aimer, me chercher sans me trouver, être une âme en peine, puis ré-apprendre à souffrir et à aimer...

24 août 2005

Argent trop cher

Ce soir j'ai envie de vomir ma vie.
Je suis écoeurée par tout ce stress qu'on essaye de nous faire endosser à longueur de journée. Je suis à bouts de nerfs. Pas que je sois d'un naturel facilement ébranlable, mais c'est à force d'ingurgiter de la caféine, d'être toujours sur le qui-vive. Je suis extrêmement fatiguée.
Je me coucherai de bonne heure pour changer. Je dois être en forme demain, pour les Pixies. A 17h plus personne ne me trouvera à mon bureau. Il y a des priorités dans la vie.

22 août 2005

And fade out again

Je l'ai perdu tu me consoles
Tu n'aimes personne je te console
On fait l'amour correspondances
J'en aime un autre tu es content
Je ne l'aime plus tu me consoles
Tu aimes une femme je te console
Tu te maries
Enfin
Je suis avec lui
Enfin
On ne correspond plus
On ne se console plus
Chacun dans son coin de planète.

16 août 2005

Seven years in Tibet

Ton enfant doit avoir sept ans maintenant
Et moi je n'ai toujours pas trouvé l'âme soeur
Qu'est ce qu'une âme soeur ?
Ai-je une âme soeur ?
Avons nous tous une âme soeur ?
N'avons nous tous qu'une âme soeur ?
L'ai-je jamais croisée ?
L'ai-je perdue ?
Etait-ce toi ?

 

Je vis avec mes fantômes.
Je monte le son pour étouffer leurs voix. Parfois ça ne marche pas
Jeudi de la semaine prochaine ils ne seront plus là. Il y aura les Pixies. Je chanterai les Pixies. Je danserai les Pixies. Je hurlerai les Pixies. Franck Black sera partout autour de moi. Je serai les Pixies.

8 août 2005

Pyramid song

J'ai envie de silence.
De silence avec
ça

 

 

 

I jumped in the river and what did I see?
Black-eyed angels swam with me
A moon full of stars and astral cars
All the things I used to see
All my lovers were there with me
All my past and futures
And we all went to heaven in a little row boat
There was nothing to fear and nothing to doubt


I jumped into the river
Black-eyed angels swam with me
A moon full of stars and astral cars
And all the things I used to see
All my lovers were there with me
All my past and futures
And we all went to heaven in a little row boat
There was nothing to fear and nothing to doubt

There was nothing to fear and nothing to doubt
There was nothing to fear and nothing to doubt

 
4 août 2005

Queen Bitch

Je t'ai connu enfant, gavroche sur la tête, frêle, fin et fort à la fois
Je t'ai connu blond, féminin dans ta longue robe bleue
Je t'ai connu extra-terrestre roux, ni d'ici ni d'ailleurs... De Mars peut-être ?
Je t'ai connu homme d'affaire en costume et cravate
Je t'ai connu punk outsider
Je t'ai connu homme comblé.

J'ai une réelle tendresse pour toi et pour tous ces sentiments et émotions que tu peux provoquer en moi.

26 février 2006

Death is not the end

Cette nuit j'ai rêvé que c'était la fin du monde. C'est un rêve récurrent chez moi qui doit m'arriver une fois par an. Ce n'est pas toujours le même mais la structure est toujours la même. En gros tout le monde sait que c'est la fin du monde mais il n'y a pas vraiment de panique. Tout le monde se met à se déplacer en groupe ou seul, la logique étant sans doute de retrouver quelque chose ou quelqu'un. C'est amusant parce que dans mes errances je retrouve des gens que je connais, ou que j'ai connus, des amis d'enfance qui errent aussi. Dans certaines versions de ce rêve, on entend parfois la voix de Dieu qui s'élève au dessus de nous. Bizarre comme la fin du monde peut-être calme...

9 novembre 2005

L'essentiel

Je ne l'écoute pas souvent mais j'aime beaucoup le premier disque.

          You say you're lookin' for someone
          Who will promise never to part
          Someone to close his eyes for you
          Someone to close his heart
          Someone who will die for you an' more
          But it ain't me, babe
          No, no, no, it ain't me, babe
          It ain't me you're lookin' for, babe


22 septembre 2022

J'avais bien appris mon cours, hier soir, je

J'avais bien appris mon cours, hier soir, je l'avais bien travaillé. Résultat : j'ai eu l'attention de 3 étudiants ce matin (sur une dizaine, c'est pas si pire), et la classe de cet après-midi m'a posé un lapin. Courage, bientôt la mort euh, la retraite.

Mais sinon, enseigner, c'est beau. Quand je montre une nouvelle chanson à mon neveu, il me dit "encore", "encore" puis "encore". Et il regarde mes lèvres pour voir comment je prononce. Et il apprend la chanson. Et après, on chante ensemble "bateau sur l'eau, la rivière au bord de l'eau". Bientôt, je lui montrerai comment faire une voix rauque et chanter "REFUSE ! RESIST !"

21 septembre 2022

Prof

Aujourd'hui un cours sur l'image numérique. Demain un cours de thermodynamique.

C'est dur de toujours changer de sujet sans jamais avoir le temps de jamais maîtriser. J'enseigne de manière assez "généraliste". Mais j'ai l'impression de toujours être au taquet, survoler. Essayer de comprendre le maximum de choses, le plus vite possible. Et essayer d'analyser le mieux possible afin de synthétiser et donner à manger aux poussins quelque chose de complet mais abordable. Pas facile. Je finis toujours par bosser jusqu'à des heures indues (1h, 2h du matin), alors que mon emploi du temps indique un temps de service de vingt heures par semaine.

Me coucher tard, travailler tard ne me dérange pas, même si ce sont des heures "données" (vu le salaire que nous avons, bosser 3 heures chez soi, pour une heure de présence devant les étudiants, c'est du temps donné). Ce qui est difficile, c'est de se lever ensuite pour être devant la classe à 8h20. Et être en face d'étudiants qui discutent entre eux. Qui dorment. Qui zonnent sur leur téléphone portable. Et devoir parler. Présenter, se battre pour leur attention.

Et être frustrée parce qu'en réalité, tu aimerais bien passer davantage de temps sur chacun des sujets. Parce que toi, ça t'intéresse, le fonctionnement de tout. Le monde qui nous entoure. La physique.

24 octobre 2022

People are not good to each other

Les gens ne sont pas bons les uns avec les autres.

Bien sûr, il y a les conflits, la guerre.

Mais comment ce monde pourrait-il tourner rond, quand la haine est si palpable, la méchanceté ?

Quand des personnes sensées s'aimer, vivent sous le même toit, ont fait un gosse, se balancer du poison verbal dans la gueule.

Non, les gens ne sont pas bons les uns avec les autres. Et ils ne le seront jamais.

18 octobre 2022

J'aime les maths. Elles m'ont coûté des misères

J'aime les maths.

Elles m'ont coûté des misères pourtant. Elles m'ont fait souffrir. Mon père était cinglé. C'est pas la faute des maths.

Tous ces jeunes ahuris... 99% d'entre eux ne comprennent pas les maths. C'est pas grave, hein. C'est comme l'art. T'es pas obligé d'aimer Munch, qui a fait des "cri" à répétition, et d'autres choses à répétition car il était obsessionnel, comme... moi, peut-être, sans le talent.

Pourtant, c'est beau les maths. Tiens. exponentielle de x, moins 1, le tout divisé par x... En 0, il n'y a pas d'asymptote infinie, ça tend vers 1. Comme si la fonction était continue, sauf qu'elle est interdite en ce point. C'est fou, quand on y pense.

Pendant mon cours de maths, certains gars jouent à des jeux sur leurs smartphones. Ils ont le droit d'avoir leurs smartphone, au cas où leurs patrons les appellent, vu qu'ils sont déjà esclaves à mi-temps. Donc, certains jouent à des jeux. Des jeux à la con. Pendant les deux heures de maths. Quand je passe derrière eux, je balance un sarcasme. Oui, j'ai un mauvais fond. Mais je le fais même pas méchamment parce qu'en vrai, bah, qu'est-ce que ça peut faire ? Crois-tu qu'ils se décolleraient de leur écran pour m'accorder une seconde de leurs neurones ? Nan. Ils répondent un truc vite fait et continuent de jouer.

Pendant mon cours de maths, certains gars dorment, la tête posée sur le bureau. Ils n'ont même pas sorti un cahier ou un stylo. Pendant les deux heures, parfois. Je sarcasme aussi (du verbe sarcasmer, cherche pas). Je demande s'il ne serait pas mieux dans son lit. Parce que quand même, c'est pas comfortable ce bureau. Mais en fait, quand ils sèchent, leurs patrons leurs font des retenues sur salaire. Donc, ils viennent dormir en cours, parfois baillent bruyamment. Merci de me faire sentir soporifique. Ennuyeuse. Inutile. OSEF.

Le truc, c'est que tu peux même pas essayer de leur communiquer la beauté des maths, parce qu'ils ne t'écoutent pas. Pas une seconde. T'as aucune chance. Rien. Zéro. Et parfois tu fais faire un exercice au tableau et tu t'arraches les cheveux parce que, le gars, en études supérieures, il ne comprend pas quand tu énonces ce qu'est un numérateur et un dénominateur (ce que tu ne devrais même pas avoir à faire, parce que t'apprends ça quand t'es petit, normalement).

Je ne perds pas patience comme mon père. Je répète, je recommence. Parfois, c'est imperméable, je passe à autre chose, j'essaie autrement. Je désespère parfois et d'autres, c'est ICCL. Bon. il y a quand même deux-trois gars avec qui c'est plaisant dans chaque classe. Par exemple, celui qui avait un T-shirt Metallica ce matin ou l'autre avec son sweat-shirt jaune flashy qui m'a dégommé les yeux.

 

16 octobre 2022

Demain on recommence. En toujours pire, avec

Demain on recommence.

En toujours pire, avec toujours moins d'espoir.

On recommence.

Pourquoi, on sait pas. Vers où ? On sait pas. Ah, si. Le cimetière. Une urne mais sans bulletin de vote. C'est plus sympa.

Comme disait Alexandra David-Néel, ce n'est pas dur de marcher, il suffit de mettre un pied devant l'autre.

Et pourtant.

12 septembre 2022

Rentrée des classes, être de nouveau "occupée".

Rentrée des classes, être de nouveau "occupée". Occupée par mon vide intersidéral.

Enseigner. Un groupe de 13, une classe de 33, un groupe de 20, une classe de 9.

Enseigner. Faire des simagrées au tableau. Se casser la voix car il y a des travaux dehors, un super gros complexe fllambant neuf en finalisation, habitations / bureaux / commerces du dernier chic et qu'il faut être super riche pour se payer un truc là. De futurs clients pour notre bahut, qu'ils ont dit.

Occupée à me sentir mal, à divaguer. J'aurais bientôt cinquante ans. T'imagines, si je vis centenaire, je vais me regoinfrer encore autant. Et comme la vie est de plus en plus pourrier, cela semblera interninablement long.

Les maths c'est cool. C'est déjà ça.

9 septembre 2022

Quand j'étais à la fac, en deuxième année, il y

Quand j'étais à la fac, en deuxième année, il y avait un groupe de camarades qui traînaient ensemble. Parfois j'étais avec eux. Christophe, Alain et Matthieu, je crois.

J'avais un petit ami à l'époque.

Un jour en informatique, on a eu un devoir à faire, en binôme, développer un jeu de "Abalone". Je ne sais plus trop en quoi, un langage assez basique. Alain était en binôme avec Matthieu. J'étais en binôme avec Christophe. Christophe profitait de prendre le clavier pour me toucher les mains "accidentellement". Puis, il me disait "tu as les mains douces. On t'a déjà dit que tu avais les mains douces ?". Marrant. Puis un jour, avec son pote Alain à côté, il m'a demandé "Tu ferais quoi, si tu étais amoureux d'une nana qui est déjà maquée ?"  Mais moi, je ne pensais pas à lui comme ça. Un camarade de fac quoi, un copain marrant et sympa.

Un jour en classe, je l'appelle pour qu'on avance sur le programme. J'étais nulle et je galérais, à vrai dire. Il me dit "En fait, je me mets avec Alain et Matthieu". Effectivement, Alain était meilleur que moi et avait bien avancé. Christophe n'avait rien fait. Son idée était donc de me laisser tomber parce que j'étais nulle. "Mais vous êtes trois alors qu'on doit le faire en binôme ?". Pas grave, répond-il. OK. Merci, au revoir.

Bon, je me suis remise au travail, hein, et j'ai fait un truc qui marchouillait un peu, pas super sophistiqué ni esthétiquement abouti, mais j'ai produit quelque chose. Le programme d'Alain, lui, s'est mis a planter et ne marchait plus. Christophe est revenu tout sucre, tout miel vers moi. "Je peux me remettre en binôme avec toi ?". J'aime pas les gens comme ça. J'ai refusé.

Cette histoire est sans intérêt pour toi, ami lecteur. C'est juste un truc dont je me souviens et que j'écris. Bykhôze, why not ?

3 avril 2010

Il y a un peu plus d'un an, j'ai fait

Il y a un peu plus d'un an, j'ai fait connaissance avec une femme. Instinctivement, dans un groupe d'une vingtaine de personnes, nous sommes allées l'une vers l'autre. J'ai envie de dire qu'il n'y avait pas hasard. Nous nous sommes reconnues à ce moment là. Et nous sommes devenues amies.

Elle pense la même chose de notre rencontre.

C'est une personne d'une grande sensibilité. Parfois quand elle parle de certains sujets qui la touchent, son coeur s'enflamme, elle parle avec vivacité et il arrive que des larmes apparaissent. Dans ces moments là, je la trouve très belle. Le reste du temps elle dégage une douceur et un calme apaisants. Elle m'a fait ouvrir les yeux d'une façon différente sur beaucoup de choses, m'a transmis un peu de sa manière de voir la vie. Je l'admire surtout pour son rapport aux autres. Plein de bienveillance et avec une incroyable ouverture d'esprit. Elle n'est pas parfaite, simplement très humaine.

Hier nous discutions, partagions nos expériences, autour de choses vécues dans l'enfance. Et elle a mis des mots sur des choses que j'avais moi aussi vécues mais jamais exprimées, des souffrances restées sans voix. J'avais en face de moi quelqu'un qui comprennait cette partie de moi. J'étais bouleversée.

5 juillet 2021

G.

J'ai un collègue d'histoire géo qui est très beau, enfin, j'en sais rien, c'est subjectif. Disons qu'il me plaît. Voilà trois ans qu'on travaille au même endroit sans même trop s'adresser la parole. Parfois quand il envoie des messages à tout l'établissement je lui réponds sur les sujets qu'il évoque, mais en privé. Il ne sourit pas beaucoup, mais je l'aime bien, parce qu'il est du genre à soulever les sujets qui fâchent, même s'ils ne font pas plaisir à la "hiérarchie". Et puis il propose souvent des projets sympas pour les élèves.

L'autre jour il a proposé un nouveau truc, et j'ai dit que je voulais participer. On a pris donc un verre avec trois collègues pour travailler sur le sujet. Je suis restée une heure, le temps qu'on finisse le "travail", puis je suis partie, parce que d'autres collègues se sont joint et à plus de 5-6 personnes, les gens commencent à être débiles et puis, c'est pas mon kiff.

Ce collègue a un prénom très breton et de très jolis yeux très bleus.

Tout à l'heure on s'est croisés. Il m'a fait un très joli sourire et nous avons échangé deux mots. Ce sourire, c'était un soleil. Il m'a fait un bien fou, dans le coeur, dans le corps. Et puis ? Rien. Il a déjeuné à quelques tables de la mienne, mais je ne l'ai pas cherché du regard comme j'aurais pu le faire à une autre époque. Je me suis contentée de ce sourire et ces paroles et cette beauté.

Et maintenant que je suis rentrée, j'ai toujours ce sourire et ces yeux bleus en tête, et ce visage. Et puis ? Rien. Juste rien. Un rêve, une vapeur, un fantasme, une image. Un truc transparent que la main traverse. Et ce sourire me fait sourire aussi. Encore. Alors qu'il date de cinq heures, soit trois cent minutes ou dix-huit milles secondes. Et peut-être que cette nuit, en dormant, je sourirai encore.

4 juillet 2021

J'aime les plantes. J'aime mon neveu-bébé. Avant,

J'aime les plantes.

J'aime mon neveu-bébé.

Avant, il allait vers les plantes d'extérieur ou d'intérieur, il voulait enlever la terre, déchirer les feuilles.

Je lui ai appris que les plantes sont belles, que les fleurs sont belles : "tu peux les toucher, les caresser, les regarder, comme elles sont belles..."

Maintenant, il caresse - un peu brusquement - les feuilles, puis il se tourne vers moi et il rit.

Je sais, je lui ai lavé le cerveau...

28 juin 2021

J'ai emprunté un clavier à la médiathèque de ma

J'ai emprunté un clavier à la médiathèque de ma ville. Je ne sais rien en faire, je vais expérimenter. Mes maigres connaissances en guitare me serviront peu. Et toutes les partitions que j'ai sont orientées "guitare" aussi, enfin, je suppose. Les accords, c'est marrant, c'est beaucoup plus "visuel", je crois que j'ai commencé à comprendre des trucs qui m'échappaient à cause de la manière dont la guitare fonctionne. Et puis tu peux faire des accords avec une seule main, ça change.

Je voudrais essayer plein de trucs. Mais par où commencer ?

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