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Dreaming my life
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18 mars 2021

Cela va faire un an que je n'ai vu mon frère. Il

Cela va faire un an que je n'ai vu mon frère. Il habite en Angleterre. Un an, ça commence à etre long, meme quand on ne se voit pas si souvent. Et l ui, expatrié, vivant seul. Meme pour un solitaire, ça commence à etre long.

Ce soir peut etre, une bande d'abrutis vont me me dire si j'ai le droit d'aller voir me parents ce week-end ou pas. Il vont me dire si j'ai le droit de respirer après 18h ou pas.

L'autre soir, je m'étais glissée chez mon mec un peu avant 18h. Deux heures après je me disais, c'est fou : si je veux rentrer chez moi maintenant, j'ai pas le droit. C'est insensé. C'est absurde, c'est débile.

J'ai toujours trouvé que la liberté était notre bien le plus précieux. Depuis petite, ma famille étant déjà une sorte de "dictature", meme si le mot peut vous sembler exagéré. J'ai pas eu le cran d'Alexandra David Neel. J'aurais du me barrer.

L'autre fois, j'ai vu que le long du gymnase, ils ont mis des photos de tous les élèves, masqués, gros plan sur le visage avec le slogan "Tenons, ensemble". Mais en cas de covid, les classes ne sont pas fermées. Sauf quand il est impossible de continuer à se voiler la face. Par contre, tu rentres à 18h, hein. Fuck off.

Bisou les amis.

 

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13 mars 2021

On s'habitue

On s'habitue à tout ou presque.

On s'attend au pire qui n'existait pas il y a un an.

On entrevoit que la folie, l'ambition l'arrogance n'a pas de limites.

Comme l'indifférence.

On est dans un cocon. On s'en fout, on s'habitue. Même si on a peur, souvent ce n'est pas pour nous.

Je viens de lire une BD : "Irena". Il y a des héros sur terre. Il y en a, il y en a eu. Mais pourquoi la pourriture règne ?

 

 

7 août 2022

It's not nothing, it's emptiness.

Voler des graines d'arbres et de fleurs...
Congeler de l'eau en bouteille et écouter le bruit qu'elle fait quand elle repasse à l'état liquide...
Ecouter les oiseaux...
Rien...
Rien...
Rien...

En anglais, j'aime bien le mot "emptiness".

Avoir chaud...
Sentir le vent sur sa peau...
Emptiness.
Aimer les points de suspension.
Rien...
Rien...
Rien.
It's not nothing, it's emptiness.

17 juillet 2022

I dream on saturdays

Cette nuit en rêve, j'ai encore vu Francky. Il ne me quittera jamais, il me suivra toute ma vie.

Je lui ai dit pour la première fois que je l'aimais pour toujours et depuis toujours. Et que je regrettais la manière dont je m'érais comportée avec lui.

Ma mère était là, mon père, mon frère aussi. Tout le monde semblait l'apprécier. Et ça m'a fendu le coeur, de ne jamais l'avoir présenté à ma famille. Ils l'ont adoré. Moi qui craignait qu'ils ne l'aiment pas....
Ma soeur le draguait même et restait là, malgré mes signes pour lui dire de partir car je voulais être seule avec lui.

On a fini par se retrouver. "Reste avec moi. Je t'aime pour toujours et depuis toujours. Ne pars pas. C'est ici chez toi. Pardon pour la manière dont je r'ai traité. Ne pars pas..."

Il est quand même monté dans le bus qui l'emmenait à l'aéroport pour rejoindre sa femme japonaise. Mais je lui ai dit ce que je voulais lui dire. Je t'aime depuis toujours et pour toujours. Je me souviens, de la première fois que je l''ai vu. Il ne me quittera jamais. Mon âme soeur.
20 juin 2022

Demain, j'accompagne sur trois morceaux. Deux à

Demain, j'accompagne sur trois morceaux. Deux à la guitare, un au charango. Cela fera deux ans que je ne serais pas montée sur une scène. "Mes" duos ont foutu le camp. A cause de moi, en partie. J'avais plus envie. J'ai toujours pas envie. On verra demain, si l'envie revient. Je crois que j'ai envie d'être seule. Jouer seule, apprendre seule.

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16 août 2018

Si j'ai peur ? Peut-être un peu. Pourtant, si ça

Si j'ai peur ? Peut-être un peu. Pourtant, si ça ne marche pas, on s'arrête, on recommence et on va reprendre autre chose.

Cette fin d'été est étrange pour moi. La rentrée est déjà présente. Trop sans doute. Je vais déjà avoir un élève la semaine prochaine, on va faire de l'espagnol de manière "intensive", à la demande de ses parents. Il doit être ravi.

Sinon, début septembre, c'est la rentrée, la vraie, celle où je vais essayer. Quand j'étais gamine, j'avais dit un jour à mes parents que je voulais être prof "quand je serai grande". Mon père avait répondu avec mépris : "Les profs sont des abrutis". Super. Comment salir ce que tu aimes, ce que tu respectes. J'aimais mes profs, j'en adorais certains même. Je les trouvais tellement instruits, généreux, de donner leur savoir. J'avais un truc particulier avec mes profs d'anglais, d'arts plastique, de musique et sans doute de français aussi. Même si j'ai fait des sciences ensuite, je ne me souviens pas de cette complicité avec mes profs de maths ou de physique. D'ailleurs, j'ai oublié la plupart d'entre eux. Sauf une certain Monsieur B. que j'avais en biologie.

J'ai toujours fonctionné comme ça, avec les gens, plutôt qu'avec les objectifs. Et moi, m'aimeront-ils mes élèves ? Cela me semble primordial, apprendre est avant tout un truc émotionnel... Je suppose. En tout cas, je l'ai constaté déjà avec mes cours particuliers, quand un courant spécial passe, la connaissance se transmet facilement aussi, enfin, plus facilement déjà.

J'ai jamais été prof, et j'ai peut-être la trouille. D'ailleurs, au début j'avais postulé pour un job de laborantine dans ce lycée, c'était cool, un temps partiel, un job un peu en retrait des élèves. Mais il était déjà pourvu et le directeur m'a proposé celui-là à la place. Temps plein, devant des élèves... J'ai accepté, forte de sa confiance. En même temps, ils peinent à recruter. Tu m'étonnes. S'ils payaient convenablement les enseignants, ce serait plus facile. Non, je ne vais pas être riche. Oui, je vais sans doute galérer cette première année en CDD. Je ne sais pas si je vais aimer. Je vous dirai.

 

 

4 janvier 2021

J'avoue que je trouve pour le moins étrange cette

J'avoue que je trouve pour le moins étrange cette vague d'ouvrir des patreon ou des tipees à tout va (je sais même pas comment ça s'écrit), pour des choses qui, de mon point de vue, ne valent pas d'argent (ce qui ne veut pas dire qu'elles ne valent rien). Là, je viens de lire une nana sur twitter qui dit "tu aimes mes tweets ? Tu peux me financer."

C'est sans doute en contradiction avec le fait que je trouve que tout le monde devrait pouvoir avoir des sous (en réalité, un toit, de quoi bouffer et être en bonne santé) et passer son temps à faire ce qui lui plaît.

Tiens, j'ai ce blog depuis des années. J'aurais pas idée de dire (bien que je viens de l'avoir l'idée, puisque j'en parle) : "tu aimes me lire, file-moi du fric pour que j'aie plus de temps pour écrire, et tu pourras me lire plus." Déjà, devoir répondre à des contraintes pour écrire, quelle horreur. "J'ai eu 300€ de tips ce mois-ci, faut que j'écrive au moins 50 pages !!!"

Et puis, je veux dire, ça ne ressemble à rien, il n'y a ni début, ni fin, ni structure. Juste les pensées et les blablas d'une nana (VHN).

Non mais si des gens sont prêts à payer pour ça, où est le mal ? Je sais pas... Payer pour que je m'exprime, partage des idées ? Et puis quoi encore ?

Même. J'ai fait un "site" web pour une copine l'autre fois, pour son boulot. Je l'ai fait par amitié. Un jour, en partant de chez moi, elle m'a filé une enveloppe avec une carte postale de son pays, disait-elle. Bon, elle m'avait filé des biftons. Elle voulait me payer pour mon travail. J'avais rien demandé. Je le faisais par amitié. J'ai été froissée. Comme si on ne pouvait pas juste "faire un truc et ne rien attendre en retour". J'ai eu envie de ne plus jamais la voir et de ne plus l'aider. Ah ah ah. Je suis une tête de... je ne sais quoi.

Pourtant, ceux qui font des dessins, je sais pas, je trouve ça normal de les aider, ceux qui font des BDs "libres" par exemple. Alors au final, pourquoi pas les tweets ?

Bref. On s'en fout ?

28 septembre 2020

Stalker

Je viens de voir que le mec que je kiffais au lycée est membre d'une équipe de LREM. Purée, je l'ai échappée belle. Si j'avais su par avance, j'aurais pas pleuré autant de le voir amoureux d'autres nanas. Merci Stéphanie, merci les autres. Merci le lapin que tu m'as posé quand on s'est retrouvés à la fac. Merci, mille fois merci.

17 septembre 2020

L'âme soeur...

l'âme soeur devrait être un frère, qui ne laisse jamais vos mots sans réponse.

L'âme soeur devrait être une oreille qui vous écoute, un bouche qui dit "Oui, je t'ai entendu."

L'âme soeur devrait être une main, qui se tend quand tu en as besoin.

L'âme soeur devrait être un coeur, qui ne va jamais se reposer ailleurs.

L'âme soeur devrait être une paire d'yeux qui te regarde et te trouve toujours jolie.

L'âme soeur devrait être un âme, légère, et toujours prête à s'envoler avec toi.

L'âme soeur devrait être une caresse.

L'âme soeur devrait être un sourire.

L'âme soeur devrait être un murmure

qui te rassure.

14 septembre 2020

Mais que croire ? Il est 21h. Demain, c'est ma

Mais que croire ?

Il est 21h.

Demain, c'est ma vraie rentrée, devant les élèves et tout. Bon, ça fait quelques semaines que je travaille déjà à préparer mes cours. Demain, j'ai des gentils, que j'ai déjà eus l'année dernière. Ils sont un peu moins de dix.

Je sais pas, j'ai une boule dans l'estomac.

C'est pas vraiment la rentrée, c'est cette lourdeur, ambiance, ce tu sais quoi. Le COVID, la violence, l'escroquerie. Le gouvernement, la police, les drônes.

J'ai peur des mauvaises intentions. J'ai peur du mensonge. J'ai peur de la tromperie. J'ai peur de la distance. J'ai peur du désamour.

J'ai peur de mes mensonges. Tant de choses me rongent.

J'ai peur de vivre encore des histoires douloureuses.

J'ai peur du désamour.J'ai peur de mon humanité. J'ai peur de son humanité. Nous sommes loin d'être purs. J'ai peur de la fin. Le début est déjà loin.

J'ai peur sans avoir peur. Il est temps que je meure ?

Non, je demeure.

Je survivrai à ça. Je survivrai encore.

Demain c'est la rentrée. Je retourne travailler.

J'ai reçu un joli T-shirt de la Quadrature du Net. Il me donne un peu d'espoir. Un peu, presque rien... mais ça fait déjà du bien.

 

20 juillet 2020

Se compromettre

Le père d'un de mes ex était (est toujours sans doute) photographe d'artistes. Un jour il a eu l'opportunité de devenir le photographe personnel d'un chanteur ou chanteuse - j'ai un doute entre deux personnes - et de suivra sa carrière. L'artiste en question était fameux et lui aurait assuré très certainement un bon revenu et avec régularité.

Il a refusé. Parce que le travail du gars lui semblait médiocre, voire mauvais.

Je trouve que cette attitude est digne de respect.

Tiens, ça me rappelle aussi l'histoire des "musclés" qui ont eu le choix, soit d'etre des musiciens "sérieux", soit de devenir riches avec le Club Dorothé (les vieux savent de quoi je parle).

Je suis plutot du genre à refuser, à une autre échelle de travailler avec des gens ou sur des projets que je trouve moyens ou pire. D'ailleurs je l'ai déjà fait.

La semaine dernière, je suis allée assister au mixage de quelques chansons de mon guitariste et la chanteuse avec qui il travaille. Ils ont mis en musique quelques poèmes, certains suggérés par moi d'ailleurs. Puis, des textes écrits par une nana, une amie à eux... J'en avais entendu déjà un ou deux, ça volait pas haut du point de vue de l'écriture et du sens mais ok, quelques chansons "légères", pourquoi pas... Mais la dernière que j'ai écoutée, je la trouve extremement mauvaise. Le texte est mal écrit... On dirait un journal intime d'ado à peine retouché... Et la musique est à la hauteur de la chose. Le phrasé, le chanté... Hum...

Je sais que mon mec ne peut pas etre content d'avoir sorti ce truc. Il me l'a déjà plus ou moins dit d'ailleurs... Mais alors pourquoi ? Pourquoi accepter de faire des trucs médiocres ? Je trouve que ça risque meme de saboter le reste...

J'ai peut-etre un coté élitiste, je sais pas, snob, appelle ça comme tu veux. D'ailleurs, dans ma bibliothèque, alors que je range les choses à peu près par ordre alphabétique, je n'ai pu me résigner à ranger certains auteurs merdiques à côté d'un auteur préféré. Meme sur les étagères, il faut leur garantir un voisinage digne. J'ai retiré les auteurs merdiques, de l'étage, puis de la bibliothèque...

Bref, tout ça pour dire que ça risque d'etre bancal, si un CD sort (ou meme déjà des trucs en ligne, avec d'un coté des textes manifiques avec de la musique soignée et de l'autre, des textes baclés avec une musique bof bof.

Je sais, je peux toujours causer. Moi j'aime pas les trucs qui ne sont pas géniaux, de coeur enthousiaste. Du coup je ne fais rien, je ne crée rien, je n'apporte rien, à personne. Je ferais mieux de la boucler. Mais OSEF, je peux bitcher, je suis chez moi :)

5 juillet 2020

Jalousie

Oui, je suis jalouse de Sonia.

Je suis jalouse de Carine.

Je suis jalouse d'Agnès.

Tu changes ton attitude, parce que tu constates que contrairement à ce que j'ai pu prétendre, j'ai "tendance à être un peu jalouse".

En fait, ce n'est pas Sonia. Ce n'est pas Carine, ce n'est pas Agnès, ce n'est pas Francine, ce n'est pas qui que ce soit.

C'est toi.

C'est moi.

Pendant plusieurs années, j'ai vécu dans la sérénité la plus totale, entouré que tu étais, de tes copines, de tes chanteuses. Je m'en foutais. Tes gestes de tendresse ne me mentaient pas. Je savais que tu m'aimais, moi, et je n'avais peur d'aucune autre, belle moche, vieille, jeune, sympa, intelligente.

Quand j'ai commencé à te sentir distant, j'ai commencé à avoir peur.

Quand tu as arrêté de répondre vite à mes messages.

Quand tu as arrêté de me prendre par la taille dans la rue.

Quand tu as commencé à verrouiller ton écran dès que tu quittais la pièce (pas une fois, je n'ai eu envie de t'espionner quand tu laissais tout ouvert !).

Quand tu as commencé à mettre les destinataires de tes e-mails en copie invisible. Toi qui riais de moi quand je te disais de ne pas laisser toutes les adresses apparantes.

Quand tu as arrêté de m'envoyer le premier petit mot du matin.

Quand tu as arrêté de me faire des cadeaux (je m'en fous des cadeaux, enfin, tu comprends...)

Quand tu as arrêté de me raconter tout ce qui te passait par la tête avant de le raconter au monde entier en le publiant sur tes réseaux dits sociaux.

J'ai commencé à avoir peur. J'ai commencé à craindre les autres... Les jeunes, les belles, les vieilles, les moches...

Un sentiment de jalousie à commencé à naître en moi. C'est un sentiment d'insécurité. Tu es toujours avec moi, mais je ne sens plus ta tendresse des débuts. Et peu importe Sonia, Carine, Agnès ou qui. En fait... Je sais que je suis malade et que je dois arrêter de me ronger. Comment guérir ?

 

Comment guérir ? S'occuper, faire des choses qu'on aime. Travailler.

Le concert m'occupe un peu. La musique guérit de tout, c'est vrai. Elle fatigue, elle soigne, elle donne du sens. Ces deux morceaux qu'on va finalement bosser ensemble seront jolis. La musique. Sauvons nous par la musique, et l'écriture. L'Amour n'existe pas. L'Amour n'existe plus. Pour qu'il existe, il faut le vouloir. Et tu ne veux plus. La musique est notre seule issue.

 

23 juin 2020

Et toi, que veux-tu ?

Entre mes vingt et vingt-cinq ans, je suis tombée enceinte par "accident". Je l'ai annoncé à mon amoureux. Je savais qu'il ne souhaitait pas d'enfants, il le disait tout le temps. A l'époque, je ne le voulais pas non plus, je suppose. On était étudiants tous les deux. Je voulais finir mes études etc.

Pourtant, quand je lui ai annoncé, son attitude m'a étonnée. Il a simplement dit :"Non, non, j'en veux pas". Et il a eu un mouvement de recul. Dégoût ? Effroi ? Je ne sais pas.

J'aurais sans doute préféré un geste de soutien et de tendresse...

Ma réponse m'a étonnée aussi. "Tu es sûr que tu ne veux pas d'un bébé de nous deux ?" Ma voix êtait toute fluette... Je ne sais pas pourquoi je lui ai posé cette question. Un espoir secret, peut-être, enfoui, inconscient... ?

Je n'ai pas eu le bébé. Le jeune docteur qui s'est occupé de moi, m'a rassurée (je me rends compte que c'est une chance, par rapport à ce que d'autres vivent) il m'a dit que plus tard, je me dirai que j'ai fait le bon choix.

Aujourd'hui, c'est vrai, je me dis que j'ai fait le bon choix.

Mais quand je repense à cet instant, je ne peux m'empêcher de me dire, qu'il ne m'a jamais demandé : "Et toi, que veux-tu ? Que penses-tu ?"

Cet épisode a probablement été le début du déclin de notre relation. Après l'avortement, j'ai pleuré souvent. Quelque part j'étais triste, de plein de choses. Mon amour était moins léger. Et lui... Qui aime une nana qui pleure souvent et est triste ? Nous avons probablement duré encore deux ou trois ans après.

C'est du passé, bien passé. Je me demande seulement, combien de fois, dans tellement de contextes, ces phrases : "Et toi, que veux-tu ? Que penses-tu ?", combien de fois n'ont-elles pas été prononcées, alors qu'elles auraient pu faire tellement de bien.

15 juin 2016

Ma vie tient parfois à un fil (IX)

 

Nous nous retrouvons chez toi pour une séance "nostalgie" des vacances. Nous avons tous les trois nos photos que nous nous échangeons. J'ai récupéré les tiennes, celles de la fontaine joyeuse. Elles sont plus claires et plus réussies que les miennes. Nous sommes beaux tous les deux. Quelqu'un qui ne nous connait pas pourrait penser que nous sommes un couple. Le seul petit hic, c'est cet énorme reflet dans nos yeux, qui nous donne un regard extraterrestre. Il y en a une surtout que je regarde sans arrêt. Chez toi, tu as essayé de retoucher deux d'entre elles en appliquant un filtre anti-yeux rouges. Le résultat n'est pas très concluant. Je me dis que si tu as tenté, c'est que - peut-être - ces photos sont aussi importantes pour toi. J'aimerais qu'elles le soient.

 

10 juin 2016

Ma vie tient parfois à un fil (VIII)

 

Les dernières heures à Lima, nous devions nous lever tôt pour prendre l'avion, quitter l'hôtel à 7h30. Je me lève la première, comme quasiment tous les jours depuis le début des vacances. Copine et Philippe dorment encore. Un incident survenu la veille, après le féérique spectacle des fontaines avait quelque peu rendu la soirée épuisante, d'autant plus que nous avions décidé de sortir et étions rentrés à deux heures du matin.

Je réveille doucement Copine qui prend son tour dans la douche après moi. Pendant ce temps, je fais tranquillement mon sac, je murmure quelques mots à Philippe qui semble dormir très profondément. Je n'ose pas trop le réveiller car il a des problèmes pour s'endormir, doublés d'un sommeil très léger, alors je préfère qu'il profite de quelques minutes de plus. Le temps passant, je m'approche quand même, lui caresse la paume de la main délicatement en murmurant qu'il faut se lever. Une fois, deux fois... Je continue de ranger mes affaires... J'y retourne... Trois fois, quatre fois... Je suis surprise qu'il ne réagisse pas car il a le sommeil vraiment léger. L'effleurer ainsi est agréable et en fait la seule idée qui me vient, le bout de mes doigts dans le creux de sa main. Il finit par ouvrir l'oeil et dire, je crois, que c'est dommage de ne pas être réveillé tous les matins d'une manière si agréable. Et nous sommes très en retard sur notre horaire déjà.

 

9 juin 2016

Visite nocturne

 

J'ai rêvé de Philippe cette nuit. Ce qui ne m'était jamais arrivé. Après avoir psychoté pas mal sur lui pendant les quelques jours qui ont suivi notre retour, mon esprit (et mon corps devrais-je dire, pour être honnête) s'était calmé. Comme à chaque fois, le voir me fait l'effet d'une tornade qui s'apaise, au fond, assez rapidement. Je sais que nous ne sommes pas des âmes soeurs, même si nous nous rejoignons de temps à autre, et si je l'ai "reconnu" le jour de notre première rencontre. Les réponses parfois laconiques à mes essais de communication finissent d'éteindre le feu.

 

Mon rêve était un peu intemporel et à part un morceau, dénué de lieu identifiable. Philippe et moi étions ensemble, collés, dans des positions très tendres, chaleureuses, et c'est lui qui recherchait la proximité à chaque fois, sensation très agréable de me blottir contre lui.

Plus tard, je suis avec lui dans le jardin. Philippe est torse nu. Ma mère est là. Elle ne fait aucun commentaire quant à nous. Je me lève pour aller chercher quelque chose à l'intérieur. Ma mère lui demande à ce moment :"Pourquoi es-tu torse nu ?" Il lui répond : "Parce qu'il fait chaud." Je rigole et lui retourne "Ah bon, c'est pas pour montrer tes beaux muscles ?" 

Puis un enfant blond (inconnu) approche et demande à ma mère : "Philippe et An', ils sont ensemble ?". Sa réponse est - comme une évidence - "oui".

 

 

 

7 juin 2016

School's out et amitié

 

 

 

Ce qui est bien quand on fait du soutien scolaire, c'est qu'on s'instruit soi-même en aidant les autres.

La petite a des autodictées en anglais. "My friend is one... who take me for what I am". Ou celle-ci "The only way to have a friend is to be one". Sur l'amitié j'aimais celle du Petit Prince avec le renard "Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé" et bien sûr le raffinement de Oscar Wilde "Let our friendship be a caprice".

 

 

 

 "Les citations, c'est ce qu'on sort quand on n'a rien à dire..." - Moi.

20 mai 2020

Plaisir solitaire.

Je suis habituée à pleurer seule. Je pratiquais lorsque j'étais petite déjà. Avec mes parents, fallait pas pleurer, ou se plaindre. En gros fallait etre content et fermer sa gueule. J'ai pleuré souvent seule, enfant. Meme dans la chambre que je partageais avec mon frère et ma soeur, j'attendais, lumière éteintes de pouvoir verser mes larmes silencieuses.

Du coup, je suis pas beaucoup habituée à etre consolée, non plus. Et j'ai toujours eu du mal à exprimer. Mes doutes, mes douleurs, mes peines, mes angoisses. Autrement que par écrit je veux dire. Peut-on etre consolés, de toutes manières ?

Je sais pas ce qui me fait le plus de peine en fait... Le manque de lui, son absence de manque à lui ? Le fait qu'il n'ait meme pas évoqué "d'enfreindre" le confinement pour que nous puissions nous voir un peu ? Ou est-ce peut-etre juste le contexte actuel, la vie en général qui me déprime, et ça... ne fait que s'y ajouter.

Là, je pleure un peu. C'est douloureux mais ça fait du bien aussi. Après, je pourrai remettre le masque "sourire", quelque temps.

 

 

11 août 2017

J'avais vu un documentaire il y a quelques années

 

J'avais vu un documentaire il y a quelques années où il était expliqué, que s'il arrivait un évènement dans notre vie, qu'il soit très heureux ou très malheureux, il nous fallait trois mois, pour revenir à notre "état" de bonheur initial.

Un exemple pour illustrer pourrait être une relation amoureuse. Au début, c'est l'euphorie. Puis on commence à se poser des questions, à prendre de la distance, réfléchir beaucoup, se dire qu'on a existé avant, et qu'on pourrait exister après. L'euphorie ne dure pas, même si la relation est heureuse.

 

17 mai 2020

Ta maman est morte le 13 juillet 2001. Je l'avais

Ta maman est morte le 13 juillet 2001.

Je l'avais connue peu, en somme. Elle m'aimait bien, je crois. Pourquoi est-elle partie ?

J'ai du mal à réaliser que presque vingt ans nous séparent de ces évènements. Comme j'ai été lamentable avec toi. Je n'ai rien fait pour alléger ta peine. J'ai toujours été nulle à ces trucs là. Je ne t'ai même pas accompagné à l'enterrement. Et tu étais  plutôt d'accord, même si tu me l'as proposé. Tu m'as dit : "Ce serait bizarre que tu rencontres ma famille dans ces circonstances".

 

Pourquoi était-elle malheureuse, ta maman ? Je voudrais pouvoir lui demander. Et comme je pense à toi, je pense encore à elle. Elle qui pensait qu'elle te laissait avec moi. Je ne sais pas, si elle a toujours sa place dans ce grand cimetière. Je devrais peut-être aller la visiter. Qui va la voir ? Tu es si loin.

 

Je te demande pardon, pour tout ce que je n'ai pas fait. Pour tout ce que je n'ai pas dit.

Je suis toujours restée une étrangère pour les familles de mes amoureux. La seule famille que je reconnaissais était la mienne, et c'était bien assez.

 

Je regrette de ne pas lui avoir parlé davantage. Nous sommes restées presque étrangères. Tu l'as dit toi-même, elle était déjà presque un fantôme.

Vingt ans...

 

 

6 mai 2020

Bright side of life

La vie est là. C'est un truc que je constate, qui m'entoure, que j'observe. La vie est là.

Je n'y tiens pas.

Je sais. "Tout le monde" part du principe que la vie est belle, etc. T'es peut-etre pas tout le monde, toi non plus ? La dernière fois que j'ai dit ça à quelqu'un, je me suis fait taxer "d'orgueilleuse" je crois ou un truc comme ça. Bah je comprends pas pourquoi. Je me sens assez humble en fait et petite. Non, je n'y tiens pas. Je ferai peut-etre moins la maline, sur mon lit de mort. Je sais pas.

Bien sur, ça ne veut pas dire que j'ai envie de mourir. Mais surtout en fait, je n'ai pas envie de voir mourir les gens que j'aime.

Non, la vie, je ne la trouve pas belle. La vie est ce qu'on en fait sans doute en partie. La vie qu'on a est sans doute en bonne partie tracée à notre naissance. Et puis il nous arrive des trucs. D'autres ne nous arrivent jamais.

Je ne dis pas qu'elle n'est pas parfois agréable. Profiter du soleil qui caresse nos peaux. T'écouter enchainer des notes sur ta guitare. Une conversation, un film, un soir. Elle est parfois très agréable, mais je n'y tiens pas.

La vie, je ne la trouve pas belle, comme me disait je ne sais qui sur un "réseau social" l'autre jour. Un mec que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam qui m'a dit "Que la vie est belle et qu'il faut (ou qu'on doit, je sais plus) en profiter et l'aimer le plus possible, à chaque instant". Outre le fait que je ne lui avais rien demandé (c'était en réponse à un texte littéraire il me semble, qui en plus ne parlait pas vraiment de ça...), j'ai trouvé cette injonction au bonheur assez vomitive. Son ton un peu moralisateur aussi. "Il faut aimer la vie". Qui l'ordonne ? Faut obéir ? Je veux dire, au nom de quoi, de qui ?

Ok, je ne suis pas malheureuse (en ce moment), il ne me manque rien (ah, si : pouvoir sortir respirer sans me faire crier dessus par un connard de drône et sans remplir un papier). Mais ne pas etre malheureux n'implique pas d'etre heureux. En plus, on ne sait pas ce que chacun a vécu, d'où il vient, où il croit aller... Alors qui sommes-nous pour lui dire "Il faut aimer chaque instant de la vie" ?

Non, la vie, je ne la trouve pas belle. Et je ne dis pas ça par défi, avec arrogance ou que sais-je... Je la trouve fascinante oui, pleine de mystères. Déjà rien que le fait qu'on puisse tenir debout et avancer... qu'on puisse réfléchir, se poser des questions... Matière et énergie... Oui, elle me fascine. Mais je n'y tiens pas, pour moi. Comme on se disait l'autre jour : "essayer de vivre le moins mal possible" et "faire des choses sympas avec les gens qu'on aime". Mais ce sont des visions personnelles, et en aucun cas des conseils ou des injonctions à quoi que ce soit.

Tiens, j'ai pris ma gratte hier et essayé de chanter "Always look on the bright side of life" des Monty Python. Ben, certaines phrases sont pas simples à dire.

30 avril 2020

J'ai longtemps vécu accompagnée de ton absence.

J'ai longtemps vécu accompagnée de ton absence. Tu descendais les marches qui descendaient vers chez moi. Je te voyais avancer sur le trottoir d'en face, tu arrivais sur les quais de gares de trains que tu ne prendrais jamais. Mon cerveau reproduisait jusqu'à ta démarche un peu spéciale liée à ton pied tourné un peu vers l'intérieur. Tu étais chaussé de tes Clarks noires invariablement.Tu portais ta veste violette en été, ton long manteau noir en hiver et souvent un parapluie noir à la main...

J'étais entourée de ton fantôme alors que t'étais même pas mort. Je savais que tu ne (me) reviendrais jamais et je t'attendais pourtant, en te parlant.

Combien d'années pour te laisser t'évanouir progressivement ? Il y a eu Bruno, Jean-Jacques, Jean-Luc, Pascal qui n'ont rien effacé de toi.

Et puis Francky.

Comment as-tu existé, toi qui n'es plus rien... Une image tout au plus, un rêve parfois, un relent de parfum, des bouts de textes dont je me souviens... Comment en être sûre ?

11 mars 2017

Qu'est-ce qui fait qu'on aime quelqu'un ?

 

Qu'est-ce qui fait qu'on aime quelqu'un ?

Qu'est-ce qui fait qu'on s'en éloigne ?

Qu'est-ce qui fait qu'on s'en rapproche ?

Qu'est-ce qui fait que ce qui nous énerve parfois chez l'autre est aussi souvent ce qui nous attire ? Cette manière de donner des coups de pieds dans la fourmilière... De bousculer nos habitudes, remuer notre zone de confort. Nous montrer qu'il n'y a pas une manière d'exister, de penser, de voir les choses...

Qu'est-ce qui fait qu'on aime, qu'on dés-aime et aime encore plus fort ?

Qu'est-ce qui fait qu'on peut aimer certains côtés si fort et d'autres nous repousser autant ?

Qu'est-ce qui fait que ce corps m'attire ? Qu'est-ce qui fait que je m'y sente au chaud, en sécurité, comme dans un cocon ? Qu'est-ce qui fait que j'ai envie d'avancer, de créer, me projeter avec lui ?

Qu'est-ce qui fait que j'en aie peur ?

Qu'est-ce qui fait que je craigne qu'un jour ça cesse ?

Qu'est-ce qui fait qu'il me rassure... Malgré toutes nos différences... ?

16 avril 2020

Sans déconner..

... les gens découvrent aujourd'hui que chez Am*z*n, c'est des fumiers ? Et des appels à Boycott. Ok, mieux vaut tard que jamais, on va dire. Mais faut attendre que les dirigeants se rebiffent contre l'état...? C'étaient des connards depuis toujours. Tiens l'année dernière y avait un film de Ken Loach sur le sujet. Déprimant.

Tiens la nana d'un de mes amis à trouvé que cette période, c'était le moment idéal pour acheter un congélo, et que ça pouvait pas attendre. Livré hier. Mais sérieusement, les gens ? Bon, ok, ça occupe, les gens s'ennuient, tout ça.

 

De toutes manières, je comprends pas les gens. J'en connais qui commandent tout à la fn*c ou chez d*rty ou semblables... Malgré mes tentatives de lavages de cerveau. J'ai obtenu quand meme d'un de mes "proches" que quand il voulait commander un bouquin chez un monstre en ligne, il me laisse aller le chercher (ou commander) pour lui, dans ma librairie de quartier. Parce qu'en plus, les libraires y sont sympas, accueillants, savent conseiller sur n'importe quel livre. Ah ! La paresse des gens, j'te jure...

Boycotter les monstres ok, mais n'attendons pas de suivre les autres. Perso, je ne compte plus les marques ou boites que je boycotte. Et puis c'est pas pour faire la leçon, c'est juste que c'est vrai. Y a des trucs qui sont viscéraux.  Alors oui, quand je cause, certains se moquent de mon indignation mais au final, who cares ? On va tous clamser.

 

Bonne journée, sinon. :D

 

11 avril 2020

Blabla sans intérêt et fragments de masque

Ce qui n'existe plus aujourd'hui n'existait pas hier.

Ce qui existe aujourd'hui n'existera plus demain.

 

A quel calme dans le désespoir je suis parvenu sous l'écorce la plus commune, nul ne peut le croire; nul ne s'y retrouve, car je ne lui en fournis pas le décor, ni aucune réplique : je parle seul.

Nul ne peut croire non plus à l'absolu creux de chaque rôle que je joue.

Plus d'intérêt aucun, plus d'importance aucune : tout me semble fragment de masque, fragment d'habitude, fragment du commun, nullement capital, des pelures d'aulx.

Fragments de Masque
par Francis Ponge

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