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Dreaming my life
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2 juin 2009

You are not so sexy

Dans les transports en commun il peut apparaitre un jeune homme d'une parfaite beauté. La peau douce et lisse, la fraicheur de la jeunesse. Tu rentres tout juste dans la vie active. Je t'imagine mutin et rieur. Mais là tu as juste l'air si sérieux dans ton costume gris foncé et derrière tes lunettes de soleil.

PS: je t'aime.

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8 mai 2009

In your underclothes You went out for a smoke I

In your underclothes
You went out for a smoke
I call you in

Just before the storm begins
Your last breath of smoke
You let out in the room
It makes a cloud
Like the greyist
Perfect plume oh

Smoke baby, smoke baby
More alcohol baby
Cocaine in Montreal
And black out on the plane baby
An early flight will leave
And on it will be me, yeah
I'll be half asleep
And you'll get up at three

Who'll give you time to cry
Who'll give you time to find yourself

7 mai 2009

Je me souviens déja à l'école je n'aimais pas la

Je me souviens déja à l'école je n'aimais pas la fin de l'année car elle signifiait que j'aillais dire au revoir à mes camarades pour de longues semaines et par la même occasion me retrouver en famille. Je ressentais une vague angoisse. La peur de ne pas les retrouver peut-être? Je ne sais pas.
Aujourd'hui je ressens un peu la même chose, sauf qu'il n'y aura pas de rentrée en septembre. Après la liquidation qui restera-t'il? Parmi les gens que j'apprécie, j'en perdrai de vue certains. Je resterai en contact avec d'autres sans doute mais de manière plus espacée. Et puis, à vivre dans le monstre je me suis un peu perdue. Aller le voir et lui demander "tu veux bien me donner tes coordonnées pour qu'on reste en contact"?

5 mai 2009

Demain je vais au concert de HW Sinon je me sens

Demain je vais au concert de HW

Sinon je me sens un brin déprimée.
Dans quelques semaines il ne restera au plus que 25% de ma boite en France. Pas que je tienne à ce que je fais tous les jours. Le taff pour moi c'est pour faire rentrer la tune. Mais voilà, j'ai passé huit ans de ma vie sur ce site. Putain, huit ans! J'aime certaines personnes depuis longtemps. J'ai fait connaissance avec d'autres récemment. Il y en a que je peux pas blairer. Oui, il y en a de moins en moins. Bientôt y en aura plus du tout. Mais voilà on s'attache. L'endroit où j'ai taffé pendant huit ans. Les batailles de boulettes avec les copains qui ne sont plus là. Les sourires dans les couloirs. Les cafés en bas. Les disputes en réunion, les crises de nerfs. Les discussions à la cantine, les jeux à deux balles. Les rencontres avec les russes, avec les chinois. Les externalisations. Mon bureau. Ma voisine chiante. Mon voisin le sournois. Le petit jeune avec les cheveux en pétard.

28 octobre 2008

Madagascar

" Bonjour Vazaha!"

C'est un joli petit garçon. Sept? Huit ans? Il est très mince et sa peau est très brune. Il a de grands yeux noirs.
Il porte juste un short et une casquette. Il marche pieds nus.

'Les bonbons, vazaha, les bonbons."
Je lui dit que je n'ai pas de bonbons. Moi même je n'en mange jamais.

"L'argent, vazaha, l'argent."
Je lui dit que je ne lui donnerai pas d'argent. Je ne donne jamais d'argent aux enfants.

Il ramasse une fleur violette et me la tend pour m'attendrir
"Les fleurs, vazaha, les fleurs."

Je descends sa casquette sur ses yeux pour le taquiner. Il sourit. Ses yeux sont magnifiques, et son sourire aussi, des dents éclatantes de blancheur. Je me promène et il ne me lâche pas d'une semelle. Je l'aime bien mais me sens un peu mal à l'aise. Je n'ai pas grand chose à lui donner et il y a des dizaines d'enfants aux alentours qui demandent aussi aux touristes: des bonbons, des stylos, des sous. Il reste quand même avec moi.
On se sourit beaucoup. Je ne parle pas sa langue et ses mots en français sont limités. Au bout d'une demie heure pasée ensemble, il me prend la main. ça me touche cette petite main dans la mienne. ça fait quelque chose dans mon coeur. Le soleil se couche et le paysage est magnifique. C'est un moment un peu magique.
Au moment de regagner la voiture du guide, je me sens triste de le laisser. Je ne saurais sans doute jamais ce qu'il deviendra. Parmi tous les enfants qui nous entourent pour nous dire au revoir, je ne regarde que lui. Je n'aurais pu lui donner que quelques biscuits et une bouteille en plastique vide (les enfants les récupèrent , là- bas, rien ne se perd).

Veloma.

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28 octobre 2008

Si je quoi? Affirmatif... No comment!

Une fiche de copain d'avants récemment mise à jour.
Il a fini par se marier avec elle. "L'épouser" dit-on.
Lui qui ne voulait pas se marier.
Ils ont eu trois enfants. Lui qui ne voulait pas d'enfants.
Mon premier amour n'en finit pas de me tuer.
Si j'ai mal? Un peu.

Je pleure.. Un peu. Des larmes silencieuses.

Douloureusement.

8 septembre 2008

Zegut a un blog

Je vous l'ai peut-être déja raconté mais j'ai la flemme de rechercher alors si c'est déja fait, tant pis, je vous la raconte encore.
Quand j'étais petite, on partageait la même chambre avec mon frère et ma soeur. Et le dimanche ou samedi soir (je ne me souviens plus) sur RTL il y avait une émission de Francis Zegut. C'était très tard le soir, et moi, cachée sous mes couvertures, j'écoutais à volume très faible l'oreille collée sur un petit transistor. J'aimais beaucoup sa voix grave et surtout la musique qu'il passait. Je me souviens surtout de LA découverte grâce à lui de Stairway to Heaven.

31 août 2008

C'est l'histoire d'un mec qui n'aime plus sa

C'est l'histoire d'un mec qui n'aime plus sa femme mais qui reste avec elle parce qu'il n'a personne d'autre sur terre de toutes manières. Il a bien des frères et soeurs sur un autre continent mais il ne les a jamais vraiment connus. Sa mère est morte peu après sa naissance et son père est parti le laissant avec sa grand-mère. Et puis il n'aime personne, il n'est pas sociable. Enfin si, il aime peut-être ses enfants. Mais quand ils étaient petits il n'était pas trop proche d'eux. Parce qu'un enfant, ça crie, ça pleure et puis c'est sale aussi. Après ils sont devenus adolescents et puis adultes mais ce sont eux qui se sont éloignés. D'ailleurs ils ne lui parlent presque plus. Juste le nécessare. Ils n'ont rien à lui dire.

14 mars 2020

Hôtel Forum - Berlin

Hôtel Forum à Berlin, 2000 ou 2001.

Nous avions prévu un week-end en amoureux dans la ville où tu allais t'installer. Berlin. La nana qui nous vend le week-end (billets d'avion + hôtel), nous parle de l'hôtel Forum comme d'un hôtel "fonctionnel mais sans charme".

 

Il était vraiment bien cet hôtel. Nous y étions heureux. Que demander de plus en termes de charme ?

 

J'ai dû mixer cette scène avec une autre. Pour le mariage de Karine et Laurents, nous étions aussi dans un hôtel mais en France. On s'habillait pour s'y rendre. A la télé, passait un clip de Radiohead. Dans ma tête, c'était le titre de "Climbing up the walls" qui passait, mais le clip dont je me souviens, c'est celui de Paranoid Android. J'ai dû mixer aussi. C'était bien ce dessin animé pourtant. Rain now...

 

J'écoute Radiohead de nouveau. Ce titre me fait penser à toi. Tu m'avais dit aussi : "Il est bien ce groupe, j'ai eu l'occasion de le voir dans une toute petite salle alors qu'il n'était pas encore connu." Quelle chance. Je suis heureuse que tu l'aies eu.

Je suis heureuse de tout ce qui t'est arrivé de bien dans la vie. Tes voyages, ta carrière, ta femme. Et surtout de ne plus m'avoir dans les pattes. Je ne te méritais pas. Je t'aime, pour toujours.

2 mars 2017

Y a-t-il si peu de personnes engagées -

 

Y a-t-il si peu de personnes engagées - impliquées, devrais-je dire plutôt -, conscientes que ce sont les "petits" gestes, les changements dans le quotidien qui feront changer les choses, bien plus que glisser un bulletin dans une urne ? Voter et ne surtout rien changer dans sa manière d'exister... Tellement incohérent... Pourquoi s'énerver, se consummer encore ? A quoi bon ?

2 février 2020

Je compte les jours...

... qui me séparent de la fin de l'année. Une mère d'élève me les brise. Son fils aussi. Je veux pas y aller, le matin. Je suis pressée de partir, le soir.

Heureusement qu'on se marre parfois, avec certains. Les 1ères m'apprécient, on est un peu complices. Avec les terminales, c'est tendu. L'année a mal commencé. Y a de la tension entre nous. Les aider à aller au bout de leur projet de bac et me casser.

Les grands, en BTS, sont sympathiques, mais leur niveau est effrayant. Tout fout le camp. Les profs de longue date... Ces héros.

24 janvier 2020

Si la mort ressemble au sommeil, je veux une vie pareille.

 

Le pays où je suis le mieux est celui du sommeil. Là, pas d'heures à attendre patiemment, ton appel. Pas de conflits, pas de guerres, pas de LBD, de CRS ou d'oeil crevé.

Depuis toujours. Exister, manger, dormir. Ah, dormir. Se réfugier dans un coin chaud, où la déception amoureuse n'existe pas, où tu es en paix quand ton passé ne revient pas, en rêve.

Passer les heures, passer la vie. Passer les amours aussi et passer les envies. En rêve, elles peuvent être assouvies. -Parfois-

Passer l'attente de tes caresses, repasser mes mains sur tes fesses, sans que tu me dises que tu regardes le film et que tu ne peux te concentrer que sur un truc à la fois.

Passer ma main dans tes cheveux, m'attarder sur les lumières dans tes yeux. Oh, dormir encore un peu.

2 janvier 2020

Le temps

Tu as choisi de caler une séance de studio à un moment où nous aurions pu nous évader quelques jours ensemble. Comme si nos possibilités étaient infinies. Soit.

Il y a des choses qui doivent se vivre ici et maintenant. A quoi cela servira de nous envoler quand tu auras fini tout ce que tu as à faire ? A regarder nos décrépitudes dans le blanc des yeux? Moi je veux vivre. Et toi aussi. Mais nous n'avons pas de désir pour les mêmes choses, dirait-on. Comme je comprends pourtant, ton amour pour la musique ! Mais je ne veux pas, non, je ne veux pas être le truc que tu cases en dernier, quand tout le reste est programmé. Comme si, dans le fond, c'était tragique de décaler un enregistrement de quelques jours ou semaines, alors que ne pas me donner de temps ne l'est pas. C'est ton choix. Et uniquement le tien.

 

26 décembre 2019

Ménage d'hiver

J'ai foutu tout en vrac dans ma maison. Ménage d'hiver. J'ai envie de jeter plein choses. Faire le vide. Le vide de ce trop plein, de tout. Faire de la place. Foutre à la benne l'administratif périmé, les choses à regrets, les choses à regret... Je suis sentimentale.

Je retombe sur des correspondances. Des belles, écrites à la main. Et des e-mails imprimés. Mon mec se foutait de moi l'autre jour... Des mails, imprimés ? Y a que toi, pour faire des trucs pareils. Comme si l'essence même d'un mail était de ne pas être sur papier. M'en fous. Pour moi la correspondance doit pouvoir se renifler. Celle-ci date de 2000, 2001... Peut-être d'avant ou d'après.

Je lis. Des lettres d'une bonne copine. A l'époque je l'appelais amie. En ignorant volontier que l'éternel n'existe pas, ni en amour, ni en amitié. Je lis, ces lettres délicieuses. Elle avait un vocabulaire très riche, était malicieuse. Je l'aimais beaucoup cette amie. J'aurais aimé garder contact avec elle. Nous étions trois bonnes amies. Je les avais retrouvées de manière éphémère un peu avant 1998. Mais j'ai fui quand, la troisième a décidé de rester avec un mec qui l'avait amochée en la frappant. Je ne supportais pas de la voir ainsi. Mais surtout, je ne supportait pas de le voir lui. Comment aurais-je pu continuer à le voir, être sociable ? Non. Un jour j'ai de nouveau coupé les ponts. Je sais qu'elles deux sont toujours en contact. Je regrette un peu, la belle littéraire, j'étais plus proche d'elle. Son prénom voulait dire pomme dans une langue d'Asie. C'était mon amie d'enfance. L'enfance doit rester en arrière, pas vrai ?

23 décembre 2019

Pause

J'attendais ces vacances depuis tellement longtemps (depuis les dernières en fait). La fatigue allait croissant. Et puis j'ai été malade. Et il y a eu la grêve. Je n'ai aucune foi. J'attendais ces vacances pour vivre. Ne plus penser, à ces copies, à ces gamins, à ces collègues.

Mais il faut se rendre à l'évidence, je ne vis pas. Je suis en vacances, depuis ces quarante-huit heures, et je ne vis pas. Mon cerveau est aussi plat que je ne sais pas quoi, l'encéphalogramme de Johnny Hallyday...

Je zone. Je commence des choses que je ne finis pas. Je traîne. Je ne vis pas. J'ai besoin du vide absolu. Du rien intense. Je me dis encore que cette vie est absurde. Passer d'être au taquet à n'être rien, n'avoir envie de rien.

Mardi je retrouve ma famille. Et je serai "rien" autrement. J'existerai sans vivre.

10 décembre 2019

Il faudrait presque se forcer à écrire pour avoir

Il faudrait presque se forcer à écrire pour avoir toujours des choses à dire. L'appétit vient en mangeant et c'est en forgeant qu'on devient forgeron.

Nouvelles du front ? De mon côté, pas grand chose.

Ma soeur a fabriqué un humain qui débarque en février. Elle acquiert sa barraque tranquilou. Classique.

J'ai passé un week-end affreux, parce que j'ai chopé un virus d'un des ados. Malade et tout. Je viens de passer une soirée sans penser à rien ou presque. En tout cas pas à "qu'est-ce que je vais faire comme cours demain ?". Les gosses, ils te lâchent jamais d'une semelle: "Madame, vous êtes là demaiiiiiin ?????". Bon, je les comprends.

En vrai ils sont quand même mignons. Juste mignons et fatigants. Certains sont seulement fatigants. Certains seulement mignons. Ah non, je m'emballe.

T'imagines, toute la journée, entendre avec toutes ces voix différentes "Madaaaaaame ?", "Madaaaaaame ?", "Vous pouvez venir voir madaaaaaaaaaaaame ?", "Madaaaaame, ça fait trois fois que je vous appelle et vous ne venez pas !!!!!!". Bon, là en l'écrivant, ça me fait rire. Mais sur le terrain, c'est FA-TI-GANT !

L'année prochaine, je ne re-signe pas. En tout cas, c'est le bilan du 9-12-2019. Trop FA-TI-tusaisquoi. Trop pas assez payé pour le niveau de... tu sais quoi. Je m'en fous d'être riche, soyons précis. Mais c'est pour tous les collègues qui triment et s'en sortent pas. C'est pas juste. Bon, y a d'autres trucs injustes, mais il y a aussi celui-là.

Et puis le mépris, le dédain... C'est encore plus... tusaisquoi. L'autre gamin qui te dit qu'il sait mieux que toi parce qu'il a lu sur internet.

Et le niveau des élèves, c'est à pleurer. L'autre jour y a un mec de 19 ans qui a sorti à ma collège : "Madame, comment on calcule l'infini ?". LOL mais non, en fait.

Y a bien un de mes élèves de 17 ans qui a dessiné un serpent en l'air en me demandant "Madame, c'est un S ou un C, ça déjà ? Je me souviens plus."

Bon, il y a sûrement des tas de choses qu'ils savent faire que nous on ne sait pas. Commander discrétos sont repas sur UberEats pendant le TP de techno sur les ordis du lycée par exemple. Retrouver des corrections de TPs en se disant que s'ils nous rendent le truc tel quel, on ne s'en apercevra pas. Même si TOUTE la classe le fait et EXACTEMENT de la même manière.

Bref. Et vous, ça va ?

14 octobre 2019

Prendre ce que nous pouvons avant de mourir. Ton

Prendre ce que nous pouvons avant de mourir.

Ton regard, ton sourire. Ta tendresse quand elle ne disparait pas. Ton désir quand il pointe.

Exister, à des moments donnés, en pointillés.

T'aimer peut-être ou peut-être plus.

Se perdre. Se dire qu'on s'en fout de nos envies d'asbolu passées. Que ça n'existe pas. Que rien n'est grand en ce bas monde. Pas même l'amitié

Te voir partir et revenir. Souffrir. Mais pas tant que ça. Sourire faux parce que t'as donné des trucs à une autre et que je te voulais uniquement pour moi.

Cent pour cent. C'est ce que je te donne, pas ce que je reçois On s'en fout. Aime tout le monde. Je m'en fous. Elle glisse, la vie. Sur moi.

12 octobre 2019

Le monde n'est pas si important. La vie n'est pas

Le monde n'est pas si important.

La vie n'est pas si importante. Même la notre propre.

Il y a un mec sur frama, il taggue souvent ses post avec #pastrèsimportant.

Il a raison, rien n'est important. On va tous clamser et au final, l'important c'est de ne pas trop souffrir.

Tant pis, l'enfance pas trop heureuse, avec l'impression de ne pas trop être à sa place.

Tant pis, l'adolescence douloureuse, où on se sent moche, pas aimée, pas désirée par ceux qui nous font soupirer.

Tant pis, la jeunesse et le mec que tu aimes, qui te quitte pour une autre, parce que c'est le destin.

Tant pis l'âge adulte où tu ne fais que des choix improbables. Sentimentalement parlant, je veux dire.

Tant pis l'âge mûr où tu continues les mêmes conneries parce que tu crois que le nouveau est différent.

Tant pis, les années qui coulent.

Tant pis le bonheur, les joies et les tristesses.

Tant pis la colère l'impuissance et l'indignation.

Il a raison le gars. C'est #pastrèsimportant. Il est important au contraire de ne rien faire. Ne pas manifester, ne pas revendiquer, ne pas acheter, ne pas dépenser, ne pas voter. Leur dire à tous qu'on s'en fout d'eux. Ils n'ont que la légitimité qu'on leur donne.

Ouais, t'a de la peine pour les orang-outans qui disparaissent. Est-ce ta faute ou celle des connards qui s'en foutent? Ouais, mais le ***tella, c'est si bon, te dit-on. C'est pas important. Ils vont crever, et nous aussi.

Ce monde n'est pas important du tout.

T'as qu'à voir les gamins. Comme ils s'en foutent. Des mini-blaireaux. Pas tous, hein. Mais beaucoup. Pas de coeur, pas de sagesse, pas d'écoute. Ils sont centrés sur leur nombril. L'amitié ? Tu parles, ils balancent leur copain à la moindre occasion.

J'espère bien, que ce monde va disparaître. J'espère juste ne pas trop souffrir.

13 juin 2007

Mercredi

Aujourd'hui j'ai pris un jour de congé. Pour le plaisir. Je n'ai rien de spécial à faire mais j'ai besoin de souffler. Il devient de plus en plus difficile de tenir l'ambiance tendue au boulot. Je ne prends pratiquement jamais de jours de congés "pour rien" d'habitude. 
Ce matin je me suis levée à 9h30, tranquillement. Je m'occupe un peu de moi. J'ai trainé dans la salle de bain. J'ai démarré la journée avec le Black album de Metallica. Quand j'étais petite, on écoutait ça avec mes camarades de bahut. C'était l'époque des sittings dans la cour. L'époque de mon premier grand desespoir amoureux. L'époque où j'ai découvert avec surprise que moi aussi je pouvais être aimée.
Bon voilà. Je viens de finir de me vernir les ongles des mains et des pieds. Quentin Tarentino n'a qu'à bien se tenir. Maintenant je vais trainer un peu puis je vais aller chez ma mère glander dans son jardin. On se racontera des ragots de famille, rien d'intime ni de trop personnel. Ma mère n'a jamais été ma bonne copine, ni ma confidente, ni rien de tout ça. Elle a toujours été ma mère.
L'autre jour elle me racontait une discussion qu'elle a eu avec un oncle qui habite en Scandinavie et qu'elle a retrouvé il y a peu de temps. L'oncle en question a quitté l'Amérique du Sud quand il a eu son bac, pour suivre des études. Il est parti en Russie, où il s'est marié, il a eu 3 enfants. Bien plus tard il a divorcé puis est parti pour la Suède. Ma mère lui a demandé "Et si tu pouvais revenir dans le passé, y a t'il des choses que tu ne referais pas ou que tu changerais ?".
Il lui a répondu: "Finalement, non. Car si j'avais fait certaines choses différemment, il se serait sans doute passé d'autres choses par la suite que j'aurais regretté aussi"
C'est étrange qu'elle m'ait raconté ça. Je n'ai jamais ressenti autant mes regrets qu'en ce moment. Il y avait quelque chose d'un peu apaisant dans cette anecdote. Pourtant ma mère ignore tout ce qu'il y a au fond de moi. Elle me connait si bien et en même temps si mal. Si elle savait qu'une partie de mes douleurs me vient d'elle, plus ou moins directement.

 

En ce moment, je lis "Le livre de ma mère" d'Albert Cohen.

24 septembre 2019

L'amour de ma vie

La dernière fois que je suis allée à une conférence de lui et qu'il parlait d'une tombe d'amoureux, je me suis dit que j'aimerais bien, je crois, "reposer" à côté de toi. Et c'est "marrant" d'avoir eu cette pensée, parce que j'avais toujours imaginé ma mort "dématérialisée", être réduites en cendres et envolée. Mais j'ai visualisé nos deux noms accolés sur une pierre et pensé que j'aimerais bien, continuer à te tenir la main sous terre pour toujours. Enfin aussi longtemps qu'il est possible. Cela peut sembler bizarre ou morbide mais je trouve l'idée jolie et romantique. Sans doute bien plus qu'un mariage ou trucs de ce style.

 

Il m'a répondu à ce message trois jours après. Trois jours. Il me disait que c'était vraiment touchant. J'aurais préféré qu'il me réponde qu'il le voulait lui aussi. 

Comme j'aurais voulu qu'il réponde quelque chose à tous mes mots d'amour de cet été. Au moins quelque chose. Dans l'absolu, qu'il m'aime aussi. Il remonte à tellement de temps, son dernier "je t'adore", celui avec les yeux qui brillent et le sourire qui fait fondre. Et puis, qui suis-je pour espérer quelque chose ?

Il est toujours là et... J'ai l'impression qu'il pourrait être l'amour de ma vie, mais qu'il ne sera pas l'amour de ma mort. Mort qui se consumera certainement solitaire.

17 septembre 2019

Hier, j'étais à bout. Trop dur. Trop de

Hier, j'étais à bout.

Trop dur. Trop de résistance. Trop de monde.

L'enseignement, c'est pas pour moi, on dirait.

C'était ce que je voulais faire quand je serais grande, dans mon enfance. Mais ce que j'aime c'est savoir, apprendre, découvrir... J'aime définitivement pas les gens, quel que soit leur âge. Et l'effet groupe ne fait rien pour les rendre plus sympathiques. Y a toujours le mytho, l'egocentrique, le soit-disant surdoué, l'hyperactif, le bavard, le rien-à-foutre...

Non, j'ai pas envie de fréquenter ces gens là. Je me supporte déjà à peine moi-même.

13 septembre 2019

Un jour tu réalises que ta mère est une mortelle.

 

Un jour tu réalises que ta mère est une mortelle. Vraiment... ça fout les jetons.

Ma soeur a fabriqué un gosse avec son mec. C'est bizarre, cela va transformer tout mon écosystème. Bon, il ou elle devrait arriver en février. J'suis étonnée. Pourquoi fabriquer des humains alors qu'il y en a plein qui fonctionnent déjà ? Bon, elle s'achète aussi toujours des nouvelles paires de pompes alors qu'elle en a déjà plus de cent. Du coup elle me refile celle dont elle ne veut plus. Mais faudra pas faire pareil avec le bébé, parce qu'il rentre pas dans mon meuble à chaussures.

 

 

20 août 2019

L'être et lettres.

J'ai toujours admiré les personnes qui avaient de l'élégance dans leur langage. Les mots choisis, les subjonctifs passés sortant de leurs bouche avec aisance et légèreté et naturel.

J'ai toujours causé simple, bref et direct. Cela m'a joué des tours à l'école. Quand il fallait rendre deux copies doubles et qu'en une seule j'avais l'impression d'avoir tout dit et au-delà. J'avais toujours mis ça sur le compte de mon esprit scientifique: "allons droit au but".

Je viens de réaliser que c'est peut-être plutôt une question de classe sociale. Mes parents ne parlaient pas français quand ils se sont installés ici, vivaient dans un coin un peu moisi. Plus facile de sortir "il eût fallu que tu le susses" quand on a vécu dans un milieu social élevé. Ou au moins, plus élevé. Un de mes camarades de lycée adorait les subjonctifs passés et sortait la précédente formule souvent, pour s'amuser.

Quand j'écris des lettres à des gens "qui parlent bien", je me sens toujours un peu pouilleuse. Mes tournures me semblent horriblement terre à terre et peu gracieuses, je relis quinze fois car une faute d'orthographe repérée après coup me tuerait de honte. Oui, c'est une question de classe sociale, et plein d'autres choses encore..

28 septembre 2016

Chaque chagrin avale son lot de tristesse

Chaque chagrin avale son lot de tristesse fugitive
Alors on réchauffe contre nous nos joies répétitives
Caressant les cheveux de notre enfance éthérée
Lui répétant qu'il est encore trop tôt pour crier

On a appris à sourire comme des hommes bien élevés
Pour détourner l'attention de nos sexes souillés
Mais on a oublié de nous montrer comment faire
Pour trouver l'amour et lui prouver qu'on peut lui plaire

Mais quand les doutes arrivent
Que la honte récidive
Nos joies répétitives
Savent nous rassurer

On met du noir, du bleu pour barbouiller nos yeux
Pour faire croire, même si c'est faux, qu'aujourd'hui on va mieux
On boit, on mange entre copains pour parler de nos habitudes
Celles d'hier celles de demain pour comparer nos solitudes

On se fout dans le nez ce qui nous reste à vivre
Hurlant à tout vent que l'on est heureux quand on est ivre
Essayant d'étouffer tout c' qui vient nous rappeler
Qu'on est déjà à l'âge d'or du rebelle attardé

Mais quand les doutes arrivent
Que la honte récidive
Nos joies répétitives
Savent nous rassurer

On embrasse tout à tour des garçons et des filles
Car, pour nous tous, ce qui compte, c'est de voir des yeux qui brillent
Mais on rêve secrètement de rencontrer notre amour
Celui qui durera jusqu'à la fin du dernier jour

On accepte de ramper, le regard effacé
La bouche qui veut vomir notre amour ravalé
On pense à cette fois parfaite où on a tout gâché
En laissant s'échapper un "Je t'aime" mal placé


Mais quand les doutes arrivent
Que la honte récidive
Nos joies répétitives
Savent nous rassurer

19 septembre 2016

Des hauts des bas

 

Et puis des choses me rendent particulièrement heureuse. L'e-mail qu'il a finalement envoyé, le coup de fil que nous avons finalement échangé, qui au départ était juste pour une question de boulot et se transforme en partage de réflexions et confidences. J'aime t'écouter, j'aime te toucher, par mes mots, mes pensées. J'aime que tu me touches, par ta sensibilité, ton intelligence. Et un jour peut-être, nous nous toucherons du bout des doigts, un jour peut-être, je toucherai ton visage, je relèverai cette mèche grise et tu me laissera te regarder, dans tes yeux, si bleus. Et tu me souriras.

 

 

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