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Dreaming my life
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23 novembre 2016

J'suis paumée

 

Nous continuons nos échanges quotidiens. Je reçois des messages où il continue d'évoquer notre concert de jeudi comme un bon moment. Quand l'occasion se présente, il me place un compliment au milieu de quelques vannes, me dit que je suis "trop cool", que je suis "trop", qu'il va dire à telle personne qu'il connait une "superbe" sud-américaine. On s'envoie des trucs drôles, des pensées aussi, sur la musique et des tas d'autres trucs. Le premier message du matin, comme le dernier message du soir viennent de lui. Il ponctue ma journée de rires et sourires.

J'suis paumée.

 

 

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21 septembre 2016

Aujourd'hui nous avions une heure de travail

 

Aujourd'hui nous avions une heure de travail ensemble. J'arrive dans le hall et le vois apparaître à ce même moment. C'est la deuxième fois cette semaine. Il s'avance vers moi pour me faire la bise, en tendant le bras droit pour m'entourer. "Dans mes bras, poupée." me dit-il avec un grand sourire. C'est idiot mais ça m'amuse. Et puis j'ai l'impression que nous devenons plus proches, et pas seulement par le travail. J'ai l'impression qu'il est aussi un peu heureux de me voir. Je le trouve lumineux.

 

 

 

 

6 mai 2016

Move on (David Bowie style)

 

Dans moins d'une semaine je pars en vacances avec le beau Philippe et Copine, fraîchement séparée de son désormais ex boy-friend.

J'avoue que mon côté ourse stresse un peu, même si ce sont deux personnes que j'apprécie. Leur volonté de régler le plus possible de choses à l'avance m'oppresse. Quand je voyage, je ne planifie rien, ne réserve rien. Je mets mes affaires dans un sac au dernier moment et vive l'aventure.

J'ai malgré tout cherché un endroit où dormir la première nuit, afin de leur faire plaisir et surtout d'avoir mon mot à dire afin que notre point de chute ait un minimum de charme et de cachet "local". En demandant à mes deux compagnons de voyage leurs pré-requis non négociables en termes de lieu, j'ai eu la suprise de lire la réponse de Philippe : "Si nous sommes à trois dans le même lit, je demande au moins 90cm".

Philippe, il est super gentil, mais il est aussi très sérieux, et il ne pratique pas souvent le second degré. Copine m'a dit un jour à son sujet : "Je crois que je ne l'ai jamais vu vraiment rire."

Donc sa réponse sur le ton de l'humour me fait sourire, beaucoup. Peut-être qu'on va bien s'amuser, en fin de compte. Et puis, il y a toujours cette tension entre nous (enfin je suppose qu'elle est réciproque sinon je psychote pour rien). Je ne sais où tout ça va mener. Lors de nos retrouvailles autour d'un café pour discuter "team voyage", je sentais cette chaleur irradier de nos peaux, l'une vers l'autre, une sensation assez étrange, pas tout à fait désagréable mais provoquant une certaine frustration.

Bref, il a veillé à nos conforts respectifs en réservant une chambre triple où nous aurons bien chacun nos 90 cms et plus, respectant nos bulles proxémiques. Mouaha.

 

1 mai 2016

Âmes affamées

 

C'est fou comme l'attachement se construit sur peu de chose. Hier je te rencontrais pour la première fois. Je savais que je m'entendrais avec toi. Mais c'était mieux encore. Quelle douceur et sagesse dans tes paroles ! Je t'ai tout de suite bien aimé. Et je n'ai pas eu cette appréhension de la première rencontre non plus. Alors c'est étrange de passer une journée sans échanger avec toi. Tu avais de la visite ce week-end, j'avais mes choses à faire aussi. Je crois que tu m'as manqué un peu (déjà).

 

 

28 mars 2016

Quand je me couche en priant pour te retrouver,

 

Quand je me couche en priant pour te retrouver, la plupart du temps, il n'en est rien. Mais voilà que deux nuits de suite, je m'endors, épuisée, ne demandant rien d'autre qu'un peu de repos, en me trainant jusqu'à mon lit. Et tu décides de me rendre visite. Deux fois. Deux nuits.
Car c'est bien ton âme qui prend l'initiative, n'est-ce pas ? Mon cerveau travaille pourtant, après avoir vu ta photo actualisée sur un site, vendredi soir. Tu as changé. Un peu. Assez pour me perturber, cependant.Tu ne souris pas sur cette photo. C'est un photo sérieuse, sur un site sérieux. Tu as perdu du poids, dirait-on. L'un dans l'autre, ton visage semble plus fin, plus long. Je réalise que tu es devenu soudain un homme. Tu sembles plus sombre mais ton sourire franc et tes bonnes joues me manquent et me laissent perplexe. Je me demande si tu es heureux (encore une fois). Mon visage aussi perd doucement sa rondeur de la jeunesse et mon sourire n'est pas aussi spontané qu'avant. A distance, nous vieillissons ensemble. Je te trouve beau.
Est-ce donc mon cerveau qui travaille ou ton âme qui prend l'initiative ? Peu importe, je te vois deux nuits de suite, et ces nuits je voudrais qu'elles ne se réveillent jamais, et je hais le matin, quand tu t'en vas. Pourtant tout n'est pas doux, car tu me rends visite avec ta vie de maintenant, ton statut d'homme marié et notre passé, celui où nous nous sommes séparés. Les rêves ne mettent pas toujours les compteurs à zéro. Malgré ces retrouvailles douces-aigres, je voudrais que tu ne partes jamais.

 

 

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18 mars 2016

Dîner avec mes futurs compagnons de voyage hier.

Dîner avec mes futurs compagnons de voyage hier.

La soirée est agréable et passe vite. La conséquence est que tout le monde se couche bien plus tard que prévu (enfin, surtout ceux qui travaillent).

Au réveil j'envoie un SMS à Philippe et à Copine : "Pas trop dur ce matin ?"

Il répond sans trop tarder "C'est toi qui dragues par SMS. Non, pas dur car j'ai passé une bonne journée et une bonne soirée. Et toi ?"

Je ne comprends pas sa première phrase. Mais elle me fait sourire. Lui demander si il n'a pas eu de mal à se lever est assimilé à de la drague ? Je lui réponds par un point d'interrogation. Il me dit qu'il a reçu un SMS d'un numéro inconnu et se demande si j'en suis l'auteur. Je comprends mieux. C'est amusant qu'il m'ait demandé si c'était moi (tout en sachant très bien ou à 95% que ce n'était pas moi). Peut-être qu'il aurait voulu. :D En tout cas, me signaler qu'il a reçu un SMS de drague ne me semble pas anodin.

 

Mode adolescente boutonneuse off>

14 mars 2016

Philippe

 

Dans quelques semaines, je partirai en vacances avec Philippe. Il y aura d'autres amis également. Soit.

Ce sera étrange. Ce sera la première fois que je pars en vacances avec des amis. Enfant ou ado, je ne partais pratiquement jamais en vacances et les deux ou trois fois que c'est arrivé, je suis partie avec ma famille. Adulte, j'ai toujours été une voyageuse solitaire ou en couple.

Ce sera étrange. Je sais que je sentirai une certaine tension, au moins à certains moments. Montera-t-elle, en permanence, au point d'arriver à m'exaspérer ? S'usera-t-elle face à son tempérament manquant de piment, sa douce fadeur ? Me sentirai-je jalouse ? Une amie sera là aussi. Elle est actuellement dans une relation finissante et m'a avoué il y a peu qu'avec Philippe "il y aurait moyen". Elle m'avait dit avant qu'il était trop "bizarre". Bizarre is good. Mais il ne l'est pas vraiment. Je ne lui ai jamais retourné la confidence, à cette amie, que Philippe m'attirait réellement. Elle doit au plus savoir que je le trouve beau et "bien sous tous rapports". Ah ah.

S'il se rapproche davantage d'elle que de moi, ça me tapera sur les nerfs. Ou je me rapprocherai du quatrième humain qui est un joyeux luron. On rigolera, ce sera au moins ça.

Ou peut-être encore qu'ils finiront tous les trois par me gaver. Je suis une voyageuse solitaire, doublée d'une sociopathe, ne l'oublions pas. Ce qui est certain c'est que j'aurais besoin de longues plages de solitude, pour écrire au moins. Je me demande si j'ai bien fait de m'engager là dedans.

 

12 février 2016

Elle s'appelait Nathalie (II)

Je l'ai eue trois fois au téléphone, je crois. Non, j'en suis sûre.

Franck m'appelait quelquefois au labo où je faisais mon stage de fin d'études. Tout le monde n'avait pas de téléphone portable comme aujourd'hui.

Un numéro était affiché sur le téléphone. Ce n'était pas le numéro de chez lui. Il aurait pu m'appeler d'une cabine, c'était fréquent à l'époque.

"D'où m'appelles-tu ? lui ai-je demandé.

- De chez moi" me répondit-il.

J'ai donc su que c'était un mensonge. C'était il y a une vingtaine d'années mais ils n'étaient pas si courants, les téléphones avec les numéros appelant qui s'affichent. Alors il ne s'est pas méfié et il m'a menti. J'ai su que c'était un mensonge et j'ai su qu'il était chez elle. J'ai dû avoir le coeur serré.

J'ai noté le numéro. Plus tard, j'ai cherché à qui il appartenait.

Elle s'appelait Nathalie.

Elle s'appelait Nathalie, mais ça, je le savais déjà. J'ai découvert son nom aussi, son adresse.

Un jour en sortant du labo, je me suis arrêtée à une cabine et je l'ai appelée. C'est bizarre d'appeler et d'entendre la voix juvénile qui décroche, c'est douloureux. Je ne sais plus du tout comment j'ai commencé cette conversation.

"Alors, c'est vrai, ai-je dit à un moment, tu es enceinte ?

- Oui, m'a-t'elle répondu.

Ma voix est devenue un filet tout aigü.

- Pourquoi est-ce que tu me fais ça ?"

Ce pourquoi portait toute mon incompréhension de l'époque. Pourquoi une fille pouvait faire ça à une autre fille ? Lui prendre celui qu'elle aimait le plus dans sa vie, celui qu'elle chérissait sans fin, celui sans lequel elle ne pouvait pas vivre ? Pourquoi? Et pourquoi elle me faisait ça, à moi, alors que je ne la connaissais même pas. Pourquoi ?

Je ne sais plus ce qu'elle a répondu. Probablement un silence, sinon je me souviendrais.

Je ne sais pas ce qui s'est passé dans ma tête après.

"Tu prendras bien soin delui, n'est-ce pas ? ai-je murmuré

- Oui, pour ça tu peux compter sur moi."

Avec le recul, sa réponse me semble horriblement effrontée, d'autant qu'elle a pris un ton subitement assuré. Et moi, pourquoi ai-je posé cette question sur le coup ? Elle ne me ressemble vraiment pas. Je me suis interrogée en raccrochant le téléphone. Pourquoi ai-je dit ça ? Ai-je eu envie inconsciemment d'exhiber une quelconque grandeur d'âme ? Absurde. Ai-je voulu montrer que mon amour pour lui était plus grand que le sien, à elle, et que son bonheur à lui était le plus important à mes yeux, même si eux piétinaient le mien... J'en sais fichtre rien. Aujourd'hui encore je m'interroge. Cette question semble ne pas être de moi.

Même des années après, j'ai en passé des heures à chercher après elle, essayer de savoir qui elle était. J'ai vu des photos d'elle. Elle n'est pas belle. Et je le dis sans haine, en étant le plus objective (possible). J'aurais préféré la trouver belle je crois. D'après ce que j'ai lu d'elle, elle ne semble pas être une lumière non plus. J'aurais préféré qu'elle soit très intelligente. Il me semble que lui et moi avions nos esprits en harmonie. Alors pourquoi ? Est-ce parce qu'elle était enceinte ? Est-ce pour autre chose ? Pourquoi lie-t-on sa vie avec celle de quelqu'un qui ne nous illumine pas ? Cette question je me la suis posée, pour mille autres raisons. Je ne pense pas trouver de réponse dans cette vie.

 

 

 

5 septembre 2013

Mamita

 

La première fois que j'ai vu ma grand-mère "en vrai", je devais avoir vingt ans. Avant, je l'avais vue en photo seulement, et je n'en avais pas de récente je crois. Pourtant, quand je suis sortie et que j'ai posé mes yeux sur elle, perdue dans la foule de l'aéroport, j'ai su que c'était elle. Toute petite et fripée. Son teint était doré et elle sentait bon comme une pomme restée trop longtemps au soleil. Mon coeur a bondi de joie. Car c'est lui qui l'a reconnue bien avant mes neurones. Et depuis cette fois là, à chacune de nos retrouvailles, elle est plus petite et plus fripée. Et j'ai toujours ce bond dans ma poitrine. J'ai envie de la soulever à bout de bras et la faire tournoyer devant le soleil. Mais elle est si fragile. Je l'aime.

 

 

19 juillet 2012

Obsession (I)

Il y avait le beau et puis l'autre. Au début, je me suis "C'est un mec, quoi". Je regardais pas spécialement le beau. Oui, c'est vrai, la beauté ça repose. Tes yeux glissent dessus, wizz, wizz : une belle gueule, de beaux yeux, de belles lèvres. Mais tu vois, y a rien qui accroche.

J'ai regardé l'autre, un peu. C'était juste un mec, quoi. Il avait rien de particulier à première vue. J'ai marché un peu en retrait et j'ai maté ses fesses. Elles avaient plutôt une belle forme et avaient l'air bien fermes. J'ai pensé que j'aimerais bien mettre ma main dessus, la sentir bien pleine. J'ai pensé que j'aimerais bien y mettre mes deux mains. C'est fou. Tu vois, quand j'étais plus jeune, j'aurais jeté un coup d'oeil furtif et puis j'aurais regardé ailleurs. Mais là, je m'y attardais, je le caressais déjà des yeux en fait.

Il s'est retourné et je l'ai eu dans les yeux. Nos regards se sont croisés. Il a un côté un peu sombre, me suis-je dit, il fait un peu mauvais garçon. Non, pas le style racaille, mais plutôt genre le mec raffiné, celui qui te dira des choses sales à l'oreille en parcourant ton corps de ses mains rugueuses et puissantes. J'ai regardé loin loin loin dans son oeil noir. Puis, j'ai dézoomé.

Il est beau, je me suis dit.

23 juin 2012

Mon (vrai) premier mec a un twitter. Comment je

Mon (vrai) premier mec a un twitter. Comment je l'ai trouvé je ne sais plus. Il avait un site web dans le temps, avec des photos des tableaux qu'il avait peint dans la dernière année où nous étions ensemble. Il avait des "mots" fétiches. Ses noms et prénoms, assez communs et quelques mots clefs de ma connaissance me permettent de le détecter facilement quand je me dis "tiens, qu'est-ce qu'il devient ?".

 

Mon (vrai) premier mec a un twitter. Y a rien dessus, mais ça pointe sur un tumblr. Il ne dit rien dessus. Y a des liens et des images. Il poste jamais rien, ne mets jamais à jour. C'est nase.

 

Puis aujourd'hui. Fatigue, décompression, je zone sur le web. Je me dis "tiens, qu'est-ce qu'il devient ?". Je tape le mot clef qui me conduit vers son twitter, qui me conduit sur son tumblr. Et je vois des nouvelles photos. Je me dis "tiens, y a des nouvelles photos".

Je les regarde. Des photos de "street art". Elles sont pas mal. Je repère des graffitis un peu connus. Je les défile lentement, dans un sens, dans un autre. Je le reconnais à ce qu'il aime. Je regarde distraitement les tags, les légendes. Je lis "Paris".

Paris...

Je regarde encore. Les photos ne sont pas "juste" des photos partagées. Elles sont de lui. "Prises avec..." dit la page.

 

#paris

Il est venu à Paris...

Je me demande quand... Il semble si loin, dans le temps, dans la distance. Le sud de la France n'est pourtant pas si loin. Mais sa présence à Paris me semble quelque chose de difficilement réel-isable.

 

 

4 mai 2011

(méta)physique de comptoir

Non mais n'importe quoi vraiment.

Il n'est pas beau.

Oui, bon, tu sais, la beauté, ça se discute. Vraiment, quoi de plus subjectif que la beauté ? Tu aimes les tableaux de Léonard de Vinci toi ? Moi je préfère la beauté d'un Picasso ou d'un Schiele.

Oui mais quand même. Il est un peu gros.

Ah oui. Genre, toi tu as une taille mannequin. Et puis, elle est belle sa petite brioche, non ? C'est doux, c'est chaud, c'est confortable. C'est savoureux comme un pain de campagne qui vient de sortir du four.

Il a les yeux marrons. T'aimes les mecs aux yeux bleux toi. Je me trompe ?

Il ne rentre pas dans mes cases, quoi !!!

2 avril 2011

Baisers

Alors que je longeais les quais de Seine en voiture, sur le siège passager, je me suis mise à rêvasser à mes amours passées. Au fond, le moment le plus mémorable qu'il reste de chacune d'entre elles est bien celui du premier baiser. Dans la cour du lycée avec Emmanuel, dans ce train de banlieu avec Franck (nos mais s'étaient rejointes dans le métro entre havre-caumartin et Saint Lazare mais nous avions attendu de traverser tous ces couloirs, de monter ce long escalator et de nous retrouver dans le train pour nous embrasser), devant l'église d'Auteuil (nos mains s'étaient rejointes dans le métro de la ligne 10 mais nous avions attendu d'être devant l'église d'Auteuil pour nous embrasser), devant les grilles du jardin des Tuileries...

 

24 mars 2011

You are always on my mind

Il était bizarre ce rendez-vous. Métro Marcel Sembat. Elle y voyait un signe.

Ils se sont dirigés vers ce café, oui celui là. Elle y voyait un signe, encore. Elle revoyait la scène. "Et nous deux ?"

Ils se sont assis, à une petite table ronde dans un coin. Elle était bizarre, cette rencontre. En le voyant, elle l'avait détaillé du regard. Une demi-seconde et l'information monte au cerveau. Quelle drôle de tenue... Un T-shirt jaune - mon dieu - très jaune, une veste d'une autre époque, un manteau par dessus, un pantalon beige (? ou bien une autre couleur ?). Elle aimait les hommes plutôt élégants d'habitude ou au moins avec un certain style. Ce qui le distinguait était plutôt une absence de style. Mais bizarrement, elle s'était abstenue de lui coller une étiquette, elle le regardait même plutôt avec une certaine bienveillance. Et cette indulgence n'était même pas due à sa beauté. Il n'était pas beau, il n'était pas son type. Pourtant il dégageait quelque chose de très fort et puissant, tout comme celui qui s'était trouvé en face d'elle dix ans auparavant. Les signes, ça ne trompe pas. Elle reconnaissait ce rayonnement. Sans même le vouloir, cet étranger exprimait une très forte sensualité.

Il était intimidé, sûrement. Et elle ?  Un peu plus sûre d'elle. Curieuse aussi. Ce qu'elle ne voyait pas forcément, c'est à quel point son sourire lui rappelait un autre sourire, à quel point ce regard lui rappelait un autre regard... Et son grain de peau, et son odeur (oui, il y avait eu déja quelques contacts). Non, elle n'en avait pas du tout conscience. Ou alors loin, très loin au fond d'elle même.

2 avril 2010

Vague à l'âme.

Je ne me sens pas à la hauteur.

J'ai peur de te perdre alors que je ne t'ai jamais eu. J'aimerais que tu m'aimes mais tu ne m'aimeras pas.

Je ne peux pas être plus explicite qu'explicite. Je ne peux pas être plus vraie que vraie. Je ne peux pas être plus sincère que sincère.

Je ne comprends vraiment pas pourquoi je me mets dans tous ces états. Il n'y a pas de quoi vraiment.

15 mai 2012

1ventR (II)

3 Maredsous

1 Duvel

 

Tu es en face de moi et je vois des sourires dans tes yeux. C'est arrivé assez rarement de cette manière pour que je sois sûre que tu n'es pas malheureux d'être là, de partager ces petites choses avec moi. Tu m'as bien précisé que tu ne resterais pas dormir chez moi. Je ne t'avais pas proposé en même temps et ne comptais pas le faire.

Je suis sûre que tu ne me trouves pas "intellectuelle pas drôle" ce soir.

C'est drôle, quand tu t'en vas pour attraper ton dernier train, tu ne te retournes pas, alors que je t'accompagne du regard depuis ma fenêtre. Tu ne te retournes jamais.

Maintenant je suis sûre qu'à chaque fois que nous nous quittons, il y a un risque que je ne te revoie jamais.

Il me reste les sourires de tes yeux.

 

 

 

19 février 2010

L'autre jour, une collègue que je connais depuis

L'autre jour, une collègue que je connais depuis un an, me dit au détour d'une conversation:

"Tu es très sensible..." Elle est assez jeune mais souvent elle dit des choses très sensées je trouve et là, elle m'a surprise. Parce que dans la relation que j'ai avec elle, je ne vois pas où j'ai pu laisser paraître ma sensibilité.
Et elle finit sa phrase
"... et rigolote."

Ah ah. Sensible et rigolote. ça me va ^^

17 février 2011

Tiens, voilà la mort.

Et si je parle de toi de manière désinvolte, c'est sans doute pour ne pas montrer qu'en réalité j'ai peur de toi.

J'ai toujours dit que je n'avais pas peur de mourir. Je n'ai pas peur de mourir, j'ai peur de souffrir.

J'ai toujours eu un rapport un peu particulier avec la mort. Un peu comme si la mort n'existait pas.La grande majorité de ma famille se trouve loin de moi. Un jour, un grand-père s'en va. Et puis l'autre. L'un que je n'ai jamais connu, que par de rares photos, et l'autre que j'ai vu deux ou trois fois lors de voyages dans mon pays d'origine. Ai-je été vraiment triste ? Sans doute un peu, mais surtout de voir la tristesse de mon père et de ma mère. Tristesse qu'ils ont exprimée de manière tellement différente l'un de l'autre.

Par deux fois dans ma vie j'aurais pu me rendre à des enterrements ici, en France. J'ai esquivé. Parce que la mort n'existe pas. Je ne veux pas suivre cette marche, je ne veux pas voir ces départs. Je mets de la distance. Ce ne sont pas des gens qui me sont proches. Je mets de la distance

16 avril 2011

Dans ta chambre il y avait tout un univers. Nous

Dans ta chambre il y avait tout un univers.

Nous écoutions de la musique. Satriani, Pink Floyd, Sheller. J'aimais beaucoup Les miroirs dans la boue.

Tu jouais de la guitare. Je ne savais pas en faire à l'époque et je t'écoutais religieusement. Tu chantais tout bas :

"So, so you think you can tell Heaven from Hell,blue skies from pain..."

ou encore

"Je veux vous parler de l'arme de demain..."

Tu peignais. Des tableaux à l'huile. Des monstres très humains ou des hommes sans visages. Des décors aux perspectives plus qu'étranges.

Tu me lisais des textes aussi. Tu as essayé de me lire le Voyage au bout de la nuit, et je me couvrais les oreilles avec les mains. Je n'aimais pas.

Dans ta chambre il y avait tout un univers.

Et quand nous nous allongions par terre, sur la moquette, alors le monde se mettait à tourner autour de nous.

 

26 octobre 2010

Licenciée ponctuée de pensées.

Licenciée. J'ai été licenciée.

Il y a quelques années mon ancienne boîte avait lancé un plan social. Presque tous les employés on voulu en bénéficier tant les indemnités semblaient avantageuses. Davantage de volontaires que de licenciement prévus.

Puis quelques années après, nouveau plan social. Mais les conditions n'étaient plus du tout les mêmes et les mentalités avaient changé aussi entretemps. Parmi les gens restant, personne ne voulait partir. En tout cas, pas dans les conditions proposées.

Incohérences de notre époque.

J'ai toujours été plutôt travailleuse dans les entreprises où je suis passée.

28 décembre 2009

De quoi ai-je envie?

 

De quoi ai-je envie en cette fin d'année? En réponse au post d'Anadema

Quand j'étais jeune... enfin quand j'étais bébé, j'étais plutôt du genre romantique. J'attendais celui qui partagerait toute ma vie et avec qui nous serions heureux et aurions plein d'enfants. Mais pas vraiment le Prince Charmant. Je l'ai jamais aimé  celui là, trop beau, trop lisse, trop chiant. J'ai toujours aimé les défauts chez les hommes et j'ai souvent préféré les seconds rôles.

Pendant longtemps j'ai été plutôt sage, par la force des choses, avec des parents qui ne me permettaient pas grand chose. Bizarrement le résultat a été à l'inverse de l'effet désiré. Ne sortant pas avec des garçons de mon âge, j'ai cédé aux avances d'un monsieur qui avait deux fois mon âge (voire plus?) que je pouvais voir en toute discrétion entre deux heures de cours. Le sexe et l'amour sont deux choses différentes. C'est ce que j'ai réalisé avec lui. Je me suis lancée dans cette histoire par curiosité. Mais je n'y ai rien trouvé d'extraordinaire, alors elle a duré au plus quelques mois.
Je n'en étais pas moins romantique et j'attendais toujours celui qui partagerait ma vie et blabla...

Il était déja près de moi celui qui partagerait ma vie. Je l'ai connu à dix-sept ans et nos mains se sont touchées trois ans plus tard. Il était le monde entier pour moi. Mon ami, mon amant, mon confident, ma moitié, mon complément. Cette histoire a duré cinq ans.

Après je n'ai sans doute plus cru que je rencontrerai quelqu'un avec qui je passerai ma vie....
J'ai eu quelques - petites - histoires. Peut-être que j'y croyais un peu, à certaines. Mais au bout d'un moment je me sentais prisonnière, j'avais envie de les fuir. J'étais envahie par un ennui profond et je finissais par me détacher de tout, y compris de moi même, je ne les vivais plus. Alors je m'en allais.

Puis il y a eu le Docteur. J'étais bien avec lui. Je l'aimais vraiment. Mais au bout de trois ans je suis partie. Pourquoi? Je me le demande tous les jours et je n'ai pas de réponse. Pour simplifier à très gros traits, je pourrais dire que c'est sans doute parce qu'il avait un réel pouvoir sur moi et que cela rentrait en conflit avec un besoin très fort et profond d'indépendance (lié très certainement à mon passé blablabla....). Il y a d'autres raisons et même beaucoup d'autres et le fait est que nous nous sommes séparés.

J'ai essayé d'être libre sans doute mais je n'ai jamais rien trouvé de si extraordinaire dans le sexe pour que j'aie envie de multiplier les expériences. Je veux dire avec différentes personnes. Et les fois où justement ça a été exceptionnel était avec les deux personnes que j'ai vraiment aimées. Je ne sais pas l'expliquer mais c'est comme ça.

Alors aujourd'hui?
Le libertinage ne m'attire pas vraiment. Une relation ouverte ne me dit rien. Plusieurs relations ouvertes non plus.
Qu'est-ce qui a changé alors? J'ai besoin, j'ai envie de me sentir en vie. Besoin que je ne ressentais pas à dix, vingt, trente ans... Je ne suis sans doute plus aussi naîve et fleur bleue qu'avant mais j'ai l'impression que ma "revitalisation" viendra d'une seule personne.

20 juillet 2010

Il y a une jolie lumière chez moi aujourd'hui qui

Il y a une jolie lumière chez moi aujourd'hui qui illumine mes murs entre jaune citron et vert anis et les voiles rideaux rose-fuschia-jaune. J'ai beau être un triste personnage, j'aime les couleurs vives.

Je m'assois sur mon fauteuil blanc qui tourne. Je réfléchis.

Changement de point de vue.

Zoom in>
Zoom in>
Zoom in>

An' se dit: "je dois mourir".

Cela fait des années qu'elle n'a pas fait de rencontre formidable, et elle ne va pas la faire en restant dans cette vie.
Elle trouve les gens de plus en plus égoïstes. Et vous savez à quoi on les reconnait ceux-là? Ils ne veulent absolument rien recevoir. A part peut-être une pipe sur un coin de canapé. Et là, ils sont l'impression d'avoir pris beaucoup. Les pauvres!

Ils doivent quand même exister encore, ceux qui croient à la fusion ultime, quelque part, ils sont là? Ceux qui savent que le romantisme, les sentiments, l'amour fou et la sexualité la plus violente ne sont pas incompatibles, ils existent, non?

 

 

7 mai 2009

Hawksley Workman à La Boule Noire

Hawksley Workmann à La Boule Noire
Un petit concert comme j'aime.
Hawksley Workman en forme avec un Mister Lonely non moins en forme.
Hawksley est définitivement un mec de scène. Il est bon, il est chaud. L'amour, l'amour de la musique ça se voit. Nous aussi on t'aime Hawksley.
Je ne connais pas tous les titres mais en vrac, il y avait:

We will still need a song
Clever not beautiful
Jealous of your cigarette
Your beauty must rubbing off
Smoke baby
No beginning no end

3 mai 2010

J'en ai "connu" du monde ici.Il y eu Sayz

J'en ai "connu" du monde ici.

Il y eu Sayz l'amoureux de musique, Rebecca l'étrange, la Renarde, Hendy, Tristana, la mère, Pascal et Innommée. Mégarde. Puis la jolie Allumette et sa copine Fraise. Bitchme je l'aimais bien aussi... Je ne vous cite pas tous mais le coeur y est.
Finalement peu de ceux que je lisais au début sont toujours là, et ça fait toujours bizarre de se pointer un jour et de trouver la porte fermée.
Je me sens d'humeur sentimentale ce soir. Je vous remercie, vous qui me lisez, vous avec qui j'ai eu des échanges plus ou moins longs, avec qui j'ai partagé des tristesses, des sourires.

Je vous embrasse.

18 août 2008

一 群 嗜 血 的 蚂 蚁被 腐 肉 所 吸 引我 面 无 表 情看 孤 独 的 风 景失 去 你


一 群 嗜 血 的 蚂 蚁
被 腐 肉 所 吸 引
我 面 无 表 情
看 孤 独 的 风 景
失 去 你 爱 恨 开 始 分 明
失 去 你 还 有 什 么 事 好 关 心
当 鸽 子 不 再 象 征 和 平
我 终 于 被 提 醒
广 场 上 喂 食 的 是 秃 鹰
我 用 漂 亮 的 压 韵
形 容 被 掠 夺 一 空 的 爱 情
啊 ~ 乌 云 开 始 遮 蔽 夜 色 不 干 净
公 园 里 葬 礼 的 回 音 在 漫 天 飞 行
送 你 的 白 色 玫 瑰
在 纯 黑 的 环 境 凋 零
乌 鸦 在 树 枝 上 诡 异 的 很 安 静
静 静 听 我 黑 色 的 大 衣
想 温 暖 你 日 渐 冰 冷 的 回 忆
走 过 的 走 过 的 生 命
啊~ 四 周 弥 漫 雾 气 我 在 空 旷 的 墓 地
老 去 后 还 爱 你
为 你 弹 奏 肖 邦 的 夜 曲
纪 念 我 逝 去 的 爱 情
跟 夜 风 一 样 的 声 音
心 碎 的 很 好 听
手 在 键 盘 敲 很 轻
我 给 的 思 念 很 小 心
你 埋 葬 的 地 方 叫 幽 冥
为 你 弹 奏 肖 邦 的 夜 曲
记 念 我 逝 去 的 爱 情
而 我 为 你 隐 姓 埋 名
在 月 光 下 弹 琴
对 你 心 跳 的 感 应
还 是 如 此 温 热 亲 近
怀 念 你 那 鲜 红 的 唇 印

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Dreaming my life
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