Canalblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Dreaming my life
Publicité
17 janvier 2008

Musique is ...

Avec le prof de chant on commence par chanter des Lo Lo Lo sur la gamme, puis des Li Li Li. Après on fair Mmmmmmmm et Ô o  o Ô. C'est presque amusant sauf que je chante faux. Puis après il balance la chanson qu'on va apprendre et là je rigole moins. Depuis le début, Trenet, Jonasz, des trucs de comédie musicale...
Quand est-ce qu'il nous balance un morceau de rock qui déchire ?

AC

Publicité
25 mars 2007

Encore un dimanche

Ce dimanche, Neil Young m'aide à vivre. Je me passe le DVD Silver and Gold. Neil, je l'aime surtout en live.
silver_and_gold

Questions du dimanche:
- Si je regrette plusieurs des mes amours passés, est-ce que moi je suis le regret de quelqu'un ?
- ça vous est déja arrivé de ne pas réussir à dire à une fille que vous l'aimiez ? Pourquoi ?

28 avril 2007

Yaka danser

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Lundi je serai là:

plage


Je suis en vacances !!!

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

18 mai 2007

Fly fly

Sur le vol du retour, j'ai lu un mag que je ne lis d'habitude jamais et que j'achète encore moins car je le trouve ... pas terrible.
Il m'a néanmoins permis d'apprendre qu'un CD de Nico était sorti: Frozen Borderline, et qu'il était extrêmement déprimé, ce qui m'a, bien sûr donné envie d'en savoir plus, voire de l'avoir chez moi...

Nco

J'ai aussi lu que Bjork sortait un album (oui je ne savais pas tout ça avant mais je vis coupée du monde voyez vous). Je m'en doutais un peu, comme elle sera à Rock en Seine, mais j'ai donc eu la confirmation.
En tout cas la pochette est marrante. Bjork l'est parfois aussi et j'ai pas lu l'article parce que c'est barbant.
bjork

29 juillet 2007

Encore un

J'ai pris à la médiathèque un DVD dans la série

                Ed Sullivan's rock and roll classics.

Edsnotdead

Pour commencer Elvis, puis les Beattles, les Beach Boys ... Viendront James Brown, CCR.
Mon oeil a dû briller quand je suis tombée dessus dans la section "acquisitions récentes". Que du bon. Je crois que je vais me l'offrir. Et le reste de la série aussi ?

J'aime par dessus tout voir des rock'n'roll stars s'exprimer en live, ça me fait des chatouilles dans l'estomac.

Bon dimanche les amis.

Publicité
23 juillet 2007

01:12

Je vais dormir.
Demain mon chef et le chef de mon chef seront en vacances. Cela ne veut pas dire que je me tournerai les pouces mais ça fera deux casse-pieds en moins ;-)
Le soir j'irais peut être un peu à la piscine, suivant mon humeur.

Au fait, à ceux qui ne l'ont pas encore vu, je recommande vivement le dessin animé Persépolis.
persepolis
Parce qu'il est vraiment bien.

11 juin 2007

Un geste aussi

Samedi après-midi en rentrant chez moi, je suis passée devant une canette de soda vide qui trainait par terre. J'allais poursuivre mon chemin, puis j'ai pensé à Reco alors j'ai fait deux pas en arrière et je l'ai ramassée. Sur la canette il y avait le symbole Point_emballage_recyclable qui indique qu'il s'agit d'un emballage recyclable. Alors je l'ai prise et l'ai mise dans la poubelle à couvercle jaune de mon immeuble.

10 juin 2007

Various things

Vendredi prochain ce sera ton anniversaire. Je me pose des questions.
Dans quinze jours, je vais voir Lou Reed. Il chantera Berlin alors je penserai à toi.

Ce dimanche je démarre la journée avec les Beattles. Je ne suis pas dingue de ce groupe mais j'aime bien en écouter de temps en temps. J'ai emprunté l'anthologie à la médiathèque. C'est gentil. Enfin en apparence. J'ai toujours beaucoup aimé Strawberry Fields. Sinon rien. Un peu d'angoisse. Quelquefois je me réveille avec le coeur qui bat douloureusement et je ne sais pas pourquoi.

Strawberry

12 mars 2007

Devinette 2

Pas de gagnants pour la première devinette, alors voilà la deuxième.
Devinez qui va voir Lou Reed interpréter Berlin au palais des congrès en juin et vient de ruiner son compte en banque ?

PS: vous auriez pu me prévenir quand même, je l'ai appris presque par hasard !

 

B00000637V

PS2: ça me fait un noeud dans l'estomac.

 

20 février 2007

Berlin

Pas tant de fantômes que je l'aurais pensé. Et pourtant.
Dès l'atterrissage je me rends compte que je connais Tegel comme ma poche, et le TXL qui part vers le centre ville. Tu es présent mais discret.

Tant de choses.
Mitte. Alexanderplatz, le Reichtag.

L'hotel Forum, checkpoint Charlie.

Tout a une réalité sans toi. C'est bizarre. Même ce morceau de mur à l'est, que nous avions longé ensemble.

belin

Le hasard a dirigé mes amis vers Kreuzberg. Je ne pensais plus à cette église mais sa vue m'a fait réagir. Le métro Merhingdam, l'église, Kreuzberg... C'est là que nous nous retrouvions les week-ends. Je n'osais pas trop, je ne voulais pas montrer mon émotion aux autres. Ce carrefour, ce bar, cette boulangerie, je les connaissais par coeur.
"Dites, ça vous embête si on s'avance dans cette rue? Les façades ont l'air jolies."
Le 4, le 6. Et au milieu le 5. Tu habitais là.
Funf Hornstraße.

17 décembre 2006

I'm waiting for my man

Ce n'est pas ma préférée, mais elle est sur presque tous les lives de Lou. "I'm waiting for my man". Il doit beaucoup l'aimer alors. Lou et moi n'avons pas les mêmes goûts.

Je me plonge dans le répertoire du Velvet Underground.

reed_nico

En ce moment Lou me touche davantage que David. Et la voix de Nico me donne envie de pleurer tellement je la trouve belle.

 

19 novembre 2006

Un dimanche tant bien que mal

I still see his face
As beautiful as day
It's easy to remember
Remember my love that way
All I hear is that lonesome sound
The Hounds of Winter
They hurry me down

Bientôt l'hiver. Un voyage à Berlin en février peut-être. Mon amie me prévient: il fait très froid à Berlin en février. Rire intérieur et douloureux. Je connais Berlin en février. Mais je ne me souviens pas du froid.
lovers

J'écoute Mercury falling de Sting.

23 août 2006

Do you remember?

Se souvenir encore,

Do you remember chalk hearts melting on a playground wall
Do you remember dawn escapes from moon washed college halls
Do you remember the cherry blossom in the market square
Do you remember I thought it was confetti in our hair kayleigh 
By the way didnt I break your heart?
Please excuse me, I never meant to break your heart
So sorry, I never meant to break your heart
But you broke mine

Kayleigh is it too late to say Im sorry?
And kayleigh could we get it together again?
I just cant go on pretending that it came to a natural end

Kayleigh, oh I never thought Id miss you
And kayleigh I thought that wed always be friends
We said our love would last forever
So how did it come to this bitter end?

29 mars 2006

Night Flights

outs_              La nuit, la nuit...

La nuit est à moi...

 

I'm deranged
Deranged my love
I'm
deranged down down down
So cruise me babe
cruise me baby
And the rain sets in
It's the angel-man
I'm
deranged
The clutch of life
and the fist of love
Over your head
Big deal Salaam
Be real
deranged Salaam
Before we reel
I'm
deranged

28 juin 2012

C, mais pas C.

Parfois des existences se croisent.

 

J'ai rencontré une personne de valeur. (Qu'est-ce qu'une rencontre ?)

Elle m'a fait du bien. (Qu'est-ce qu'un ami ?)

J'ai apprécié sa présence. Son regard bienveillant et sa franchise. Sa manière de voir le monde... Peu conventionnelle, mais j'ai l'impression que son monde idéal ressemble au mien. Je hais les suiveurs.

J'ai admiré son intégrité, sa manière de ne pas masquer ce qu'il est, même sa fragilité.

 

Certaines existences se croisent, mais contrairement aux apparences, elles ne se séparent pas.

 

(Que signifie apprivoiser ?)

 

 

 

 

8 juin 2010

(co)locataires IV

Chaton et moi travaillons dans la même équipe mais pas vraiment ensemble.

Quand j'arrive, les gens sont dans des bureaux à deux ou trois. Ensuite nous déménageons dans un pré-fabriqué pour quelques mois, avant de déménager sur un autre lieu avec des plateformes de bureaux en open-space. L'équipe est jeune, l'ambiance est sympathique. Nous travaillons mais nous amusons aussi. Dans l'open-space, Chaton et moi sommes dos à dos, séparés par une rangée de grosses armoires. Nous pouvons communiquer par boulettes en papiers, avions... Nous prenons nos pauses-café avec le reste de l'équipe. Parfois en groupe plus restreint. Mais notre moyen de communication privilégié reste l'e-mail en interne quand l'activité n'est pas trop intense. Nous nous envoyons de petits mots autour de nos loisirs, de nos goûts musicaux, cinématographiques. Nous nous découvrons des goûts communs.

Nous découvrons une coïncidence amusante. Un de mes meilleurs amis et un de ses meilleurs amis sont collègues dans une autre boîte, et sont devenus amis aussi. Cela nous permettra plus tard d'organiser des sorties badminton à quatre, le week-end.
De temps en temps, dans mes e-mails je lui balance des petites piques, des taquineries gentilles. Je lui suggère qu'il me plaît. Parfois il joue avec moi, parfois pas, mais pas de la même manière. Ce qui est amusant c'est que nous n'avons que quelques pas à faire pour nous voir, il suffit de passer distraitement dans le couloir pour voir la réaction de l'autre à un message fraîchement expédié.

Petit à petit, j'avance. Je tente ma chance plusieurs fois. En lui proposant des sorties après le boulot. Des restaurants, des cinémas... Des concerts (je cherche à m'adapter à ses goûts musicaux, là où ils rejoignent les miens), des balades. Il refuse. Une fois, deux fois, trois fois... Un nombre incalculable de fois...

21 juin 2010

(co)locataires XI

Pour vivre heureux, vivons cachés?

Je n'ai pas crié mon bonheur à la face du monde.
Je ne l'ai même pas soufflé, même pas murmuré.

Je ne savais pas comment nous allions nous comporter l'un vis-à-vis de l'autre dans cet "après".

Quand il est arrivé, il est venu vers moi et m'a serré la main, comme tous les jours. Ni plus froidement ni plus chaleureusement que les autres jours. Sa poignée de main n'était ni plus serrée ni plus lâche. Pas un sourire particulier, pas un clin d'oeil... Aucun signe de reconnaissance. Rien.

Cela a suffit à me faire passer d'un état d'euphorie intense à l'abattement le plus extrême. Incompréhension...

Quel est le sens pour lui des moments que nous avons passé ensemble? Quelle sera la suite si suite il y a?

Est-ce qu'il renie, est-ce qu'il regrette?

J'en passerai des moments, par la suite, à me tourmenter de questions, d'angoisses.

Nous continuerons à nous voir, et suite il y aura. Mais nous ne laisserons rien paraître. Je trouve cetta attitude puérile, de vouloir se cacher aux yeux des collègues de travail. Il y en a, des couples, dans notre environnement de travail, tout le monde le sait et ça ne dérange personne. Lui ne veut pas que cela se sache. Disons que je peux le concevoir en me faisant violence. Bien sûr qu'il faut être discrets mais dissimuler?

Ce qui me rend encore plus perplexe est que je me rends compte très vite qu'il ne souhaite pas non plus que nos amis communs le sachent. Pourquoi?

Cela me met mal à l'aise vis-à-vis d'eux. D'autant plus que je ne comprends pas la raison. La seule explication que je vois est qu'il n'assume pas notre relation, qu'il ne me trouve pas "assez bien" pour se montrer avec moi. Mon amour propre en prend un coup et j'en souffre.

7 avril 2010

Silence programmé

     Je peux être parfois assez silencieuse. Dans les soirées, quand on se divise en petits groupes, je suis souvent celle qui écoute beaucoup. Il faut dire que ça donne un certain équilibre car il y a énormément de gens qui aiment beaucoup parler et parler beaucoup et qui, quand je tente une réaction à l'un de leurs propos me coupent la parole pour rebondir eux-mêmes sur ce qu'ils disent. Ça ne me dérange pas, ou plutôt ça ne me dérange plus puisque j'arrive toujours à me faire entendre quand je le veux vraiment, et puis ça satisfait ma curiosité sans bornes en ce qui concerne "autrui". (L'autre moi mais qui n'est pas moi)

     Ce qui est surprenant, c'est que je peux aussi être assez silencieuse dans des conversations à deux. Ce qui ne signifie pas forcément que je n'ai rien à répondre à la personne en face de moi, ou que je n'ai pas d'intérêt pour ce qu'elle me dit. Mais j'ai souvent besoin de peser mes mots. J'ai toujours envie de dire la phrase juste, ou à défaut, la phrase la plus juste possible. Ce n'est pas évident quand on regarde toute la subtilité, toutes les nuances qu'il peut exister dans un seul mot. Ce n'est pas évident quand on regarde toute la subtilité, toutes les nuances qu'il peut exister dans un sentiment humain. L'un dans l'autre, j'ai l'impression quelquefois que rien de ce qui peut être dit ne sera approprié. Dans ces cas là, je préfère ne rien dire, quitte à revenir sur le sujet plus tard.

     La parole est précieuse, car elle est ce qui va transmettre mon émotion du moment, mes sentiments. Elle est précieuse pour tout ce qu'elle dit mais aussi pour ce qu'elle ne dit pas. J'aime le langage silencieux, le non verbal, l'implicite. J'aime dire quelques mots et les enrober d'un voile de silence.

     Petite, je vivais au cinquième étage d'un immeuble glauque. Enfin, personnellement, je ne le trouvais pas si glauque, je n'en avais jamais connu d'autre. Je l'aimais bien même. Il faisait partie d'un grand bloc d'immeubles formant un long L. Proche de l'angle, je pouvais voir mes petits camarades en diagonale, par la fenêtre.

     Mon père avait un travail de nuit. Alors il était très décalé par rapport à moi et à ma mère. Il rentrait le matin, mangeait un peu puis se couchait, dormait toute la journée, se levait pour se préparer, manger et repartir travailler.

     A la maison, il ne fallait pas faire de bruit, pour ne pas le réveiller. Nous parlions doucement. Je n'ai pas eu les joies d'être une enfant bruyante. Déja que ça ne devait pas être dans ma nature... Pas de jouets ou de jeux bruyants, pas de courses dans l'appartement, pas de crises de larmes ou de cris... Et pas de petits copains et copines à la maison (pour cette raison mais pas seulement).

     Les jours sans classe, je pouvais voir les autres enfants jouer sur la place: des fillettes de mon école sautant à corde ou jouant avec leurs dînettes, puis, plus tard, avec les garçons à des jeux tels que "action ou vérité". Je n'étais jamais parmi eux. Ma mère, venant d'un autre continent, et n'ayant pas choisi d'être là me protégeait affreusement du reste du monde. Elle avait laissé sa famille loin, se sentait sans doute très seule, ne parlait pas français. Elle n'avait à proximité que mon père et moi. Et de vraiment important elle n'avait que moi (au moins avant la naissance de mes frères).

     Je ne saurais dire ce qu'il se passait dans sa tête. Peur qu'on me fasse du mal, qu'on me blesse? Peut-être. Peur que je me mélange à des personnes qui n'étaient pas "à ma hauteur"? Sans doute. Nous vivions dans un quartier peu reluisant et ma mère a toujours été quelqu'un de très fier. "Ne pas fréquenter n'importe qui", "bien choisir ses amis"... des mots entendus mille fois dans mon enfance. C'est insensé.

     Mes amies étaient toutes d'origine étrangère. Asiatique, pour la plupart. C'est fou ce qu'il y a comme points communs entre l'Asie et l'Amérique du Sud quand on y pense. Beaucoup plus que ce qu'on peut croire dans une première approche. Elles étaient vives et intelligentes, ayant évolués elles aussi dans ce mélange culturel (Ça passe ou ça casse, non?). Elles étaient aussi beaucoup plus libres et faisaient tellement plus de choses que moi.

     Je lisais énormément.  Je n'en avais jamais assez. Des mots à m'en faire tourner la tête.

(...)

4 novembre 2010

(co)locataires XVII

Un jour j'ai l'impression d'atteindre le fond.

Ce week-end là nous avions une sortie avec des amis communs ainsi que des amis et des collègues de ces amis. Ils ne savent toujours pas pour nous deux. Je n'en ai toujours parlé à personne à part à mon ami de l'autre côté de l'océan. Nous passons la journée au parc Astérix.

Toute la journée, je chercherai sa présence, essayant d'être avec lui pendant les différentes attractions. Lui m'ignore royalement, maintient une distance entre nous... Enfin c'est ce que je ressens. Parmi mes amis, je vois la différence de comportement de ceux qui sont en couple. Je me sens mal. Je les envie. Je me sens encore plus mal quand je vois Chaton taquiner une petite brune, collègue d'une de mes amies. Il est fort possible qu'elle lui plaise. J'ai un peu envie de pleurer.

La journée sera triste, même si je fais semblant de m'amuser.

Le trajet du retour avec lui sera maussade.

En arrivant chez moi le soir, nous dînons. C'est à ce moment là que je craque. Lui, a l'air de ne pas comprendre ce qui ne va pas.

Je lui demande:

- Pourquoi es-tu distant ?

- Pourquoi est-ce que tu m'évites devant les autres ?

- Pourquoi mes amis prennent leurs copines par la main et moi je n'ai pas droit à ça ?

- Tu as honte d'être avec moi ?

Je ne me souviens pas avec exactitude de notre dialogue mais mon interrogatoire était de cet ordre là. Je me sens assez malheureuse et je laisse les mots sortir.

Il me répond sur un ton que je ne saurais qualifier. Il a l'air abattu aussi, mais sans doute moins que moi.

"Le problème, c'est que je pense qu'il faut qu'on arrête... Parce que je... ne t'aime pas."

Il appuie sur le "t'aime" comme s'il parlait de quelque chose qu'il ne comprend pas. C'est clair, c'est net, c'est franc. Et c'est douloureux.

Il ne m'aime pas.

A cet instant là, j'ai l'impression que c'est ce qui pouvait m'arriver de pire. Ne pas être aimée. Cela éveille en moi une angoisse profonde. C'est simplement quelque chose que je ne peux pas supporter. Si on regarde en arrière, au fond ça ne m'est jamais arrivé de ne pas être aimée par celui que je désirais. J'ai toujours réussi à toucher son coeur à un moment ou à un autre.

Ne pas être aimée me semble mille fois pire que d'avoir été aimée et de ne plus l'être. Pourquoi ? Je n'en sais rien. Avoir été aimée à un moment, c'est simplement avoir atteint son but peut-être et même si on le lâche, la réussite n'en est pas moins consommée. Petite, on ne me disait pas "Reste telle que tu es, ne t'occupe pas du regard des autres". Oh non. On me disait "Soit la meilleure en classe, soit la plus intelligente, soit la plus sage, la plus polie, la plus raisonnable ...". Tant de superlatifs, tant de sommets à atteindre n'est-ce pas la meilleure manière de faire naître cette angoisse de ne pas être aimée ?

Je me sens toute petite, un peu misérable. Inconsciemment son aveu doit me renvoyer à plein de scènes de mon passé, où, non, je n'avais pas fait assez bien. Peut-être à ce moment, si violent, avec mon père, parce que je n'avais simplement pas compris cette règle d'algébre si bête et facile à comprendre. C'est vrai que mes petits camarades de classe en étaient à peine à additionner et soustraire des fractions. Peu importe, j'aurais dû comprendre pour qu'on m'aime et qu'on soit fier de moi. Au lieu de ça, je déclenche la violence, le non-amour. J'aurais voulu mourir.

Il ne m'aime pas. Vraiment ça m'est insupportable. Je ne suis pas d'un naturel fragile pourtant. Mais la conjoncture du moment, la famille, le travail, les amis... Je ne sais quoi encore... Je suis faible. Je me dis que je ne pourrais pas... Qu'il ne vienne plus chez moi, que nous ne partagions plus ces moments ensemble, qu'il ne me prenne plus dans ses bras... me semble encore pire que de l'entendre dire "je ne t'aime pas". Alors je vends mon âme au diable.

Je lui dis:

"Ce n'est pas grave que tu ne m'aimes pas. Reste quand même avec moi. Continuons à partager ces moments ensemble. Et si un jour tu trouves quelqu'un d'autre ou que tu en as assez, et bien, quitte moi à ce moment là."

Je semble stoïque mais je suis faible à l'intérieur. Lui affiche un visage très triste. Il refuse... au début. Je négocie, l'air de rien, sans le supplier non plus. Je place quelques arguments. Même avec mon premier amour je n'aurais pas agi comme ça, alors que je l'aimais mille fois plus. Qu'est-ce qu'il m'arrive ? Je ne sais pas. Je fais simplement le pari que s''il accepte ce marché, un jour il m'aimera.

Il est encore plus faible que moi. Il accepte.

 

13 juin 2012

Surprises!

C. me disait "Je n'aime pas les surprises, car en général elles ne sont pas bonnes".

 

Un boulot qui te tue doucement... Tu as l'air si fatigué et mal-heureux.

 

Je voudrais bien une vie tranquille.

 

Une jolie petite maison, un joli petit jardin.

 

Le silence.

 

Et ni d'alarmes, ni de surprises.

 

Et surtout pas,

 

Pas d'alarmes ni de surprises.

 

 

 

PS: Mais moi, je les aime.

 

 

 

27 septembre 2011

Assez ! (IV)

Tu m'avais dit : "Ce n'est pas un rencard amoureux".

J'ai acquiescé, un peu prise au dépourvu. Et puis, je ne sais pas ce que c'est un "rencard amoureux". Je pense qu'un rencard peut-être considéré comme "amoureux" quand les deux le conçoivent comme tel.

J'avais quand même cru bon de te dire à un moment "Mais tu me plais et tu m'attires". Et tu avais répondu : "A quoi ça sert de le dire, si ce n'est pas un rencard amoureux ?". Réponse que j'avais trouvée surprenante, mais pas autant que toi tu as trouvé la mienne. "Dans les faits, ça ne change pas grand-chose, si ce n'est la perception".

Et puis tu es là, dans mon lit, allongé à côté de moi, et j'ai envie de te toucher, de caresser la moindre parcelle de ton corps, de t'atteindre. Je ne sais pas si tu dors déja. Je me dis que je n'en ai pas le droit et j'essaye d'endormir mon désir. Je lui chuchote : "ce n'est pas un rencard amoureux". Il n'est pas convaincu. Ce serait si facile, de tendre la main, de parcourir ta peau avec des millions de petits pas de mes doigts. Je sais que tu ne me rejetterais pas, parce que tu trouves ça "agréable". Mais je ne m'en sens pas le droit. Alors je reste sagement de mon côté du lit, les yeux grands ouverts dans le noir de la pièce, et le corps tout ouvert malgré ma position pudique, la peau tendue, en éveil à la moindre perception.

Tu as bougé ta jambe qui s'est collée à la mienne. J'ai senti sa chaleur, sa douceur... J'ai perçu, ressenti le contact du moindre de tes poils. Alors je m'ouvre encore, mais sans bouger d'un millimètre. Je ne sais pas si tu dors, mais moi je ne dors pas. Ce n'est simplement pas possible que tu fasses ce geste de manière inconsciente. Ta jambe est si intimement mêlée à la mienne.

Ce serait si facile de bouger et me coller à toi.

Et je ne dors pas.

5 juillet 2011

Conversation surréaliste n° 4

Il doit être quatre heures du matin. Elle, la tête reposant sur sa poitrine, pose une main sur lui et le pince doucement.

Elle : Est-ce que tu es vrai ?

Lui (après un silence) : C'est quoi cette question ?

Mais elle est loin déja. Dans son demi-sommeil, cette interrogation fait naïtre un joli et léger sourire. Elle n'y répondra jamais.

 

 

 

2 juin 2010

-Al13

La veille de notre retour en France, le violoniste appelle mon amie pour aller dîner quelque part et écouter de la musique, alors que nous dégustions une glace toutes les deux. J'espionne d'une oreille distraite et j'entends ma copine dire que nous allons passer à la maison d'abord afin de prendre une douche. Il lui demande si je ne veux pas prendre plutôt une douche chez lui (rappel de l'épisode du bain de boue ah ah ah => rire jaune).

Nouns rentrons donc le temps de nous faire belles... enfin, de mon côté, autant que faire se peut avec ce qu'il me reste d'affaires propres dans ma valise, c'est à dire pas grand chose. Bref, on fait ce qu'on peut avec les moyens qu'on a. Vers 22h, nous sortons avec mon amie et passons le chercher chez lui. Il monte à l'arrière et nous fait des compliments. Aussitôt il se met derrière moi et commence à me masser le cou et sous les cheveux. Decidémment, ce jeune homme ne sait pas garder ses mains dans ses poches. Vais-je m'en plaindre? Loin de moi cette idée.

Nous nous arrêtons à une station essence. Lui pour aller au distributeur et mon amie pour aller s'acheter des unités de téléphone. Je reste dans la voiture. La musique qui tourne est un CD de Astrid Gilberto. Il revient en premier et recommence à me caresser le cou, les bras. Ses mains sont douces et chaudes. Il me dit que j'ai l'air toute douce, puis que je suis très belle. C'est amusant. Je sais qu'il me flatte et que c'est un dragueur mais il le fait de manière tellement gentille. Et puis ça me fait plaisir et je n'ai plus que quelques heures à passer dans ce pays. Je lâche prise doucement. C'est simplement tout doux comme un flirt de vacances d'adolescents, même si nous avons passé l'âge.

Il me demande à quoi je pense. Et je réponds simplement "A rien". Et c'est la vérité, mon esprit se laisse simplement porter par la douceur de la musique et la sensualité du moment. Je l'entends qui dit doucement "Un baiser..." Je le regarde intriguée parce que je ne sais pas si c'est une requête, une question... L'intonation est tout simplement bizarre. Il répète: "Un baiser volé..." Puis il dépose un baiser sur ma joue. C'est un joli moment. Gentil et naïf.

Mon amie revient. Il lui dit "An' a l'air toute douce."  Elle rit en lui répondant: "Méfie toi!" Je ris aussi (c'est qu'elle commence à me connaître!) et nous repartons.

La soirée n'a pas été géniale en fin de compte. Nous tournons pour trouver un lieu où dîner, mais là où nous sommes, beaucoup d'endroits ne servent plus après 22h. Nous atterrissons sur une place pour prendre un verre et discutons. Mais la discussion ne me captive pas. Je préfère planer un peu en buvant une bière. Mon amie et moi avons fait beaucoup de choses dans la journée et sommes épuisées. Le moment est agréable, quand même, mais nous nous quittons de bonne heure (minuit, une heure?) Quand nous nous séparons, il m'embrasse sur la joue. Il nous dit qu'il va bientôt venir à Paris pour travailler sur un projet. On verra... si ça arrive ou pas.

17 février 2010

Un peu plus cette semaine

Un concert

L'air de rien le salue en passant.
"Ah tiens t'es là toi?"
"Tu as droit à un bisou pour la peine"
J'aime bien quand les mecs, au lieu de dire qu'on se fait la bise, disent "un bisou". C'est naïf et délicieux je trouve. J'aime les mots, le détournements de mots, même tout petits.

La musique.
J'aime la musique plus que tout sur terre. Oui, même plus que ça.

PS: Y a toujours une blondasse qui traine autour d'un musicien "hot". Merde.

10 janvier 2011

You Don't Just Want To Break Me

You want to tear me apart.


 

Regarde, l'hiver s'installe, il va faire froid pendant un moment...

 

Que j'aime Hawksley, avec la sensualité torride qu'il dégage, quel que soit le sentiment qu'il exprime, dans le désir ou dans la souffrance, dans la douceur ou dans la violence. Cette voix, ces mots, ces notes... Je frissonne.

 

Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 > >>
Publicité
Dreaming my life
Visiteurs
Depuis la création 44 164
Publicité
Derniers commentaires
Archives
Publicité