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Dreaming my life
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4 octobre 2013

I don't want to know

 Après que j'ai accepté son invitation, il m'a dit que ce serait bien que j'aie ma voiture le soir venu, car lui n'a que son scooter, il pense qu'il pourrait pleuvoir et l'endroit où nous nous rendons est un peu loin de tout.

L'idée d'un trajet en scooter avec lui, les mains autour de sa taille, de sa poitrine, ou que sais-je encore, me semble plaisante. J'ai pas ma voiture sous la main, je l'ai laissée à la cambrousse. Il me dit que, tant pis, le scooter devrait aller quand même. Au fait, je ne dois pas avoir d'arrière-pensées. Bon, je m'arrange pour récupérer ma caisse.

Le soir venu, je passe un peu en avance chez lui pour que nous jouions un peu de gratte ensemble. J'aime bien. Je lui prête même ma chérie. Il aime bien son son. Nous sommes tellement bien que nous nous retrouvons à la bourre pour filer au restaurant.

Nous allons à ma voiture. La température est douce, la soirée s'annonce belle. Devant la portière, il me propose "On tente quand même le scooter ?" Je souris. Je dis oui. Nous faisons demi-tour pour rejoindre l'engin. Et hop! je monte derrière lui. Et nous partons.

Je n'avais pas vraiment prévu ce changement. Je n'ai sur moi qu'une petite veste que j'oublie de boutonner, et un t-shirt léger en dessous. Nous filons dans le vent. Je n'ai pas l'habitude des deux-roues. Je n'ai pas mes bras autour de sa taille, mais juste une main sur son épaule, et de l'autre je m'accroche au scooter. C'est agréable quand même, de se sentir libre, de respirer. La vallée de Chevreuse, ses arbres sont magnifiques, même dans la nuit. Ma veste, fluide, s'envole presque, mon t-shirt tombe sur mon épaule. Quand je jette un oeil dans le rétro, je vois la bretelle de mon soutien-gorge qui se dévoile. J'en ai mis un joli, vert-émeraude satiné avec des motifs fins. L'air frais me caresse les épaules, le cou. Je me dis que je vais sûrement tomber malade, mais je m'en fiche. Je sens sa chaleur entre mes jambes, son dos contre mon ventre et ma poitrine. Et puis la pluie arrive. Pas une grosse pluie, non, juste une petite averse, rapide et moqueuse. Je ris de bonheur. Une goutte tombe sur mes lèvres. Elle est fraîche et sucrée comme un baiser. Les arbres sur la route filent.


La soirée est parfaite vraiment. L'endroit est classe, calme, paisible. Le dîner est bon et nous avons beaucoup de choses à nous raconter. Il me propose de partir en voyage ensemble l'année prochaine (sans arrière-pensée ?).

Quand nous repartons, j'ai l'impression qu'il est 22h30. En fait, il est presque minuit. Nous reprenons la route. Je remonte derrière lui. Et peu importe la consigne de ce soir. Dans ma tête j'imagine qu'on est un peu amoureux et je colle ma poitrine sur son dos pour ne pas avoir froid. Le paysage défile dans l'autre sens. Tout passe trop vite. Il me dépose devant ma voiture. En me disant au revoir, il suggère que nous nous revoyions sans trop tarder.

 

 

 

 

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21 avril 2010

Les mots

Un de mes anciens collègues est un gentil hardos. Nous avons fait connaissance très récemment bien que nous nous croisions sans cesse dans les couloirs. Je le connais très peu et de manière superficielle.

Et voilà qu'il m'interpelle sur messagerie instantanée par un joyeux: "Salut coquine".

Amusant, non?

13 mars 2011

We want sex equality

Hier je suis allée voir ce petit film sympathique. "We want sex equality", l'histoire des ouvrières de Ford en Angleterre réclamant l'égalité des salaires entre hommes et femmes.

Peut-être que la scène qui m'a fait le plus réagir est celle où des ouvriers sont interrogés par des journalistes. Ceux-ci demandent leurs avis sur le combat des femmes. Ils répondent : "Non, il ne faut pas payer les femmes comme nous, ce sont les hommes qui sont chargés de subvenir aux besoins de la famille, les femmes n'ont pas besoin de gagner comme nous". C'était en 1968.

Je me rappelle quand j'étais enfant, parfois mes parents se disputaient et mon père disait à ma mère qu'il allait partir. Il faisait mine de prendre ses affaires et de s'en aller. Ma mère était terrorisée. Elle était loin de sa famille, n'avait personne ici en France, ne parlait pas la langue et ne travaillait pas. Elle était très dépendante de lui. Elle le suppliait de rester et le retenait pour qu'il ne franchisse pas la porte. Bien sûr, dans son pays, elle n'aurait pas du tout agit ainsi, elle ne se serait pas laissée faire aussi longtemps. Et puis un jour, elle en a eu marre. Alors qu'il lui jouait pour la nième fois la scène, elle lui dit "D'accord, si tu veux partir, va-t'en." Et elle l'a poussé dehors. Il s'est débattu pour rester alors qu'elle essayait de fermer la porte sur lui. Après cette fois là, il ne lui a plus jamais fait cette menace.

Quand j'ai eu seize ans, ma mère a commencé à travailler. Ce qui ne plaisait pas à mon père mais elle l'a fait. Des années après, elle a passé son permis. Elle est assez indépendante aujourd'hui.

En 2011, combien de femmes sur Terre dépendent encore complètement des hommes et de leur bon vouloir ?

9 février 2011

Dreaming #12

Encore un série de rêves très "pesants". Je les enchaine, trois, quatre, cinq nuits de suite. Je n'aurais pas cru qu'il en arriverait un cette nuit, après mon concert. Et pourtant il était particulièrement intense celui là... Le rêve. Oui, le concert aussi.

J'étais avec Chaton dans un lieu où se trouvaient rassemblées beaucoup de personnes. Un séminaire sans doute. De quoi, pour quoi, mon rêve ne le dévoile pas. Et parmi les gens je le vois, mon docteur. Je ne crois pas avoir déja dit son prénom. Il s'appelle Franck - comme mon premier mec. Combien de personnes  dans le monde s'appellent Franck ? - Mais la plupart du temps je l'appelais Francky et ses amis aussi. Ce "y" à la fin de son prénom lui ajoutait un zeste de douceur, une pointe de tendresse.

Je le vois et je ne sais pas s'il m'a vue. Mais déja il s'éloigne. Alors je pars derrière lui dans un couloir.Il y a beaucoup de monde qui circule. Nous arrivons devant une porte. Je l'appelle. Il se retourne et je lui dis "Je peux te parler dix minutes ?". Contre toute attente, il accepte et me répond "Oui, attends moi un peu". Il rentre dans la pièce et j'attends. Deux femmes arrivent, des japonaises. Je me dis que l'une d'elle doit être sa femme, et l'autre plus jeune, sa fille. Elles viennent vers moi et commencent à me poser des questions, sur la vie parisienne. Je me dis que sa femme sait qui je suis. Rien de ce qu'elle dit ne le dévoile, mais je le sens, à l'intonation de sa voix qui contient une pointe de défiance ou d'animosité. Elle se dit sans doute que si elle sympathise avec moi, j'hésiterais à lui faire du mal.

Puis elles s'en vont. Francky ressort de la pièce et vient vers moi. Je lui dit de nouveau cette phrase que j'ai sortie mille fois en rêve et que je doute de pouvoir lui adresser un jour vraiment. "Je voulais te demander pardon pour la manière dont les choses se sont finies." Il me regarde, étonné. Je poursuis : "Je voulais aussi te dire que depuis que tu es parti, il n'y a pas un jour où je ne pense pas à toi. Je te le jure, je pense à toi chaque jour de ma vie."

Il est troublé. Il me répond qu'il ne s'en doutait vraiment pas d'autant que la dernière fois qu'on s'était vus on s'était "pris la tête". Je n'ai pas ce souvenir là. Il est vraiment troublé. Il s'approche de moi et m'embrasse. Je me sens alors parcourue par cette chaleur dans tout le corps, dans mon coeur et dans mon ventre. Lui seul savait la provoquer celle là, d'un simple baiser. Même simplement en rêve, je m'en souviens encore. Un jour d'ailleurs il m'avait dit "Tu vois comme c'est indécent quand on s'embrasse ? On ne pourrait pas s'embrasser comme ça dans le métro par exemple."

Je suis surprise qu'il veuille encore de moi, alors que je ne pensais qu'à lui demander pardon et exprimer mes regrets. Mais nous deux c'est simplement une évidence (pour toujours). Alors il me propose de nous isoler un peu, pour pouvoir discuter "en toute discrétion". Une jeune femme nous indique une pièce et nous y rentrons. Il y a un lit dedans mais nous n'y allons pas. Nous nous installons dans un canapé, serrés l'un contre l'autre et nous embrassons. Encore et encore. Je lui redis que je n'ai pas arrêté de penser à lui. "J'ai toujours été avec toi. Je t'ai toujours suivi, par la pensée. A Tokyo, à Berkeley, à San Jose, j'ai toujours su où tu étais, je t'ai toujours accompagné."

Il pense un moment à sa femme, à sa fille. "Qu'est-ce qu'on va faire maintenant ? Il y a des choix qui semblent impossibles à faire." Je pense à Chaton. "Très difficiles mais pas impossibles"  lui dis-je.

Je m'en sens capable mais je ne veux pas réfléchir de toutes manières. Je suis bien et je veux simplement être bien au chaud, contre lui. Mais ce foutu réveil sonne et me ramène à cette vie, cette vie dont je ne veux pas, celle où je t'ai quitté il y a dix ans déja et où tu es parti si loin de moi.

15 décembre 2010

Time

Retrouvailles, retissage de liens sur la toile. Dix ans que nous n'avions pas entendu parler l'un de l'autre. Pourtant nous avons été assez proches à la fac. Puis il est parti poursuivre ses études à l'autre bout du monde. J'étais d'ailleurs allée le retrouver et nous avions passé de chouettes vacances ensemble. Et puis le temps et l'éloignement...

Aujourd'hui il est marié, il a une fille. Elle est grande. Sur les photos, j'ai l'impression qu'il n'a pas changé. Dans les messages qu'il m'envoie j'ai l'impression qu'il n'a pas changé non plus. Le temps qui passe me laisse songeuse. Il semble presque que ces dix ans n'ont été qu'une courte pause dans notre amitié.


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10 octobre 2010

He is an angel.

Je l'ai revu. Cela devait bien faire plus de 8 ans que je ne l'avais vu. J'ai fait connaissance avec sa femme et sa fille. Il est toujours aussi beau et attirant. Sa femme est belle. Leur fille est très jolie aussi. Ils sont tous les trois très doux, calmes et gentils.

Quand sa femme me demande comment nous nous sommes connus, je lui dis simplement que nous étions des camarades de transports en commun.

Je ne me lasse pas de le regarder en fait mais je suis discrète tout de même. Il est un peu un idéal inaccessible. Mais son existence me fait simplement du bien. Le voir me donne l'impression de pouvoir me représenter l'Harmonie. Et je ne suis pas jalouse de cette petite famille. Je sais qu'un homme tel que lui ne serait pas pour moi. Cela ne collerait pas. Il est bien trop proche de la perfection.

Quand j'y pense... Il est apparu dans ma vie comme un ange. Nous avons vécu quelques minutes par jour ensemble pendant une courte période, à un moment où j'avais besoin de beauté. Nous nous sommes revus une fois pour une balade. Depuis nous échangeons un couple d'e-mails une fois par an en moyenne. Nos vies ont des points de contact très éphémères et pourtant nous nous aimons d'une certaine manière puisque le temps et la durée n'a aucune importance. C'est vraiment ça. Il est un ange.

 

23 septembre 2010

(co)locataires XV

Nous venions de faire l'amour et étions dans ce cocon un peu magique et paisible qui suit ces moments là.
J'étais blottie contre toi et les mots se sont envolés.

"Je t'aime" ai-je dit.

Je n'attendais rien en retour. Il fallait juste que je libère ces mots hors de moi, que je te les donne.

Tu as ri.

Je me suis redressée, perplexe. Je t'ai regardé. Je me sentais un peu vexée mais pas franchement, parce que je ne comprennais pas ce qui provoquait ce rire. C'était un rire doux et sincère, il avait une résonance enfantine. Sur le coin de tes yeux, ton rire a provoqué de petits plis. Il m'a blessée, ce rire, même s'il n'avait pas l'allure d'une moquerie. Parce que même si le moment était léger, l'amour pour moi, c'est sérieux.

Je t'ai demandé: "Pourquoi ris-tu ?"

Tu m'as répondu avec ce visage que je n'oublie pas: "Parce qu'on ne m'avait jamais dit ça avant".

Enfantin...

 

22 septembre 2010

(co)locataires XIV

Peu de temps après notre début ensemble, est arrivé son anniversaire, un jour de semaine.

Ce jour là, je pars tôt du travail et je lui prépare un dîner surprise avec un beau gâteau d’anniversaire que je fais spécialement pour l’occasion. Et je l’appelle, pour lui demander s’il veut passer. Il ne sort pratiquement jamais, en tout cas en semaine, donc je me dis que sa réponse à mon invitation dépendra uniquement de sa volonté.

Il refuse.

J’essaye de le convaincre. Mais il se trouve que précisément, ce soir là, un collègue l’a invité chez lui afin de dîner ensemble pour son anniversaire. Il a invité une autre collègue également. Le collègue qui invite s’appelle Ennemi. Je les connais tous les deux. Nous sommes tous dans la même équipe.

Je suis déçue. Parce que ma surprise tombe à l’eau. Et parce qu’il ne viendra pas. Parce qu’il va passer la soirée avec d’autres collègues et que je resterai seule chez moi. Parce que Ennemi ne m’a pas invitée à me joindre à eux. Ne voulant pas que notre relation soit dévoilée, Chaton ne me propose pas de venir avec lui.

Je lui raconte alors ce que je lui ai préparé. Et j’essaye de négocier qu’il passe après son dîner, même pour peu de temps. Mon appartement est sur son chemin du retour.

Il refuse.

Rien de plus normal me direz-vous. S’il s’est déjà engagé pour une soirée, qu’il ne vienne pas à celle que je lui avais préparée à l’improviste.

Oui, c’est normal. Mais cela ne m'empêche pas de me sentir triste. Sans doute parce que je ne me sens pas en sécurité.

Mon gâteau était beau, son nappage lisse et brillant. Il est resté sur le bar ce soir là.

12 septembre 2010

I want to know

Ce soir là nous nous étions retrouvés chez lui pour jouer de la guitare. Son appartement est tout ouvert, comme un studio. Nous étions dans le salon. A un moment il s'est levé pour aller chercher un câble ou son ampli, je ne sais plus. Celui-ci était de l'autre côté du lit Alors il s'est mis à plat ventre, en travers sur celui-ci et a commencé à fouiller à côté de sa table de chevet. Je n'ai pas pu m'empêcher de trouver la pose suggestive. (Ce qui me fait penser que je n'ai jamais entendu employer la locution "pose suggestive" pour un mec. Serait-ce quelque chose d'uniquement féminin. Hum, j'ai des doutes.) Toujours est-il que de là où j'étais, j'avais une vision tout à fait agréable. Lui, de profil, allongé sur son lit et son jean mettant en valeur certaines parties de son anatomie. Je n'ai pas pu m'empêcher de penser qu'il l'avait fait exprès. En effet, il aurait très bien pu faire le tour et chercher l'objet convoité en se plaçant à côté.

J'ai pris ce geste comme une invitation. Peut-être aussi à cause de la tiédeur de l'air, ce soir là. Il aurait été très simple de le vérifier. Mais je ne l'ai pas fait. Je n'avais pas envie de faire le premier pas ce soir là. Du coup je n'ai pas su. Et finalement ce que je regrette le plus est de ne pas savoir. Si jamais un jour il se passe quelque chose entre nous, il faudra que je lui demande.



 

9 septembre 2010

Sondage

Le sondage est clos, depuis le 09/09/2010 à 23h21.

Le résultat des votes est:

 

          

Oui 66.666666666666...%
Non 0%
Alors ça vient ??? 16.666666666666...%
Ne se prononce pas 16.666666666666...%
   

Il va sans dire que j'ai modéré les réponses négatives.
Il va sans dire aussi que pour l'écriture de la suite, je n'en ferai qu'à ma tête.

Mais, merci d'avoir voté :)

25 juillet 2010

Songe d'une nuit d'été

Cette nuit j'ai rêvé de mon Docteur. Mes rêves de lui ont de particulier qu'ils sont d'un réalisme étonnant. Son visage, son corps m'apparaissent avec tellement de clarté, sa voix, sa manière de parler. Et je m'en souviens toujours bien le matin au réveil. A tel point que je suis presque étonnée qu'il ne soit pas réellement là. Les rêves de cette qualité, je leur trouve une signification particulière.

Dans ce rêve nous étions présents tous les deux sous le même toit, et nous finissons bien sûr par nous croiser.

J'ai enfin l'occasion de lui dire des mots que je prépare depuis longtemps pour le jour où nous nous retrouverons (dans la vie réelle). En particulier une phrase qui est "je te demande pardon de ne pas avoir été à la hauteur de notre relation".
Je lui dit aussi que, même si nous sommes loin et plus ensemble, je l'aime toujours et "pour toujours".
"Pour toujours" c'est ce que nous nous disions, une promesse sonnant comme un peu enfantine, mais il est le seul à m'avoir dit ces mots là et il est le seul à qui je les ai dit. Pour l'un des autres il aurait sonné comme un pléonasme. Et pour tous les autres, comme un mensonge.
En lui parlant je regarde ses mains et je constate qu'il ne porte plus son alliance. J'ai une vague d'espoir et je lui dis que si jamais il voulait recommencer, je serais prête à le suivre où il veut, à ne plus être égoïste.

 

 

 

And this just feels like spinning plates
Our bodies floating down the muddy river

20 octobre 2009

Rien

Rien ou peu de chose. Ou quelques choses sans vraiment d'importance.
J'ai vu les Pixies jeudi
J'ai vu Nick Cave hier.
C'était bien.
Au théâtre je me suis trouvée presque face à face avec un certain photographe. Le père du Docteur. En fait je n'avais pas envisagé la possibilité qu'il pouvait être là. Je m'y attends en allant voir Lou Reed, Neil Young, mais pas Nick Cave. Je suis passée à côté de lui sans tiquer. C'est seulement au moment où je le dépassais que j'ai réalisé que c'était lui. Le saluer, ne pas le saluer? Oui bonsoir monsieur, c'est moi l'ex de votre fils vous vous souvenez, moi qui l'ai quitté... Gloups. Je fais comme si de rien n'était mais je me sens mal. Cette histoire me poursuit.
Mon prochain concert ce sera Cesaria Evoria.

2 mai 2010

Esquivons les ecchymoses des Esquimaux aux mots exquis

L'Art c'est ce qui permet de rêver. Et tant pis si ce n'est qu'un rectangle de bleu ou une simple phrase.

J'aurais pu passer mon après-midi à fouiller dans les rayons de CDs d'un monstre quelconque, mais j'ai préféré aller à la Maison Rouge à Bastille pour voir l'exposition Vinyls, disques et pochettes d’artistes, la collection Guy Schraenen.
Il y avait de fort jolies choses.
A un moment j'ai vu un bambin qui marchait à peine se diriger vers une pochette où était représenté John Lennon en pointant de son petit index: "ça Andy Warhol?". Joli aussi.
J'ai passé un couple de minutes à m'envoler avec deux gros ballons blancs, enfin... pas si blancs!
Et puis, j'ai découvert aussi des choses étranges musicalement parlant
. Comme Vier Personen de Laibach.

 

23 avril 2010

Sans paroles

 

       J'aime beaucoup l'univers de Sachiko Miki, que j'ai eu l'occasion de découvrir lors d'une exposition à Tokyo. J'aime sa sensibilité toute particulière, son regard sur la tristesse. Je n'aurais jamais cru que de "simples" sculptures en résine pouvaient être si expressives. J'ai été bouleversée en les regardant et... je crois qu'elles m'ont regardée aussi.

21 avril 2010

Journey through the past

    Mon père a toujours rabaissé ma mère, en lui disant qu'elle était stupide, qu'elle ne comprenait rien à rien... Et lui se gonflait d'orgueil en mettant en avant sa suprème "intelligence". Il aimait tant jouer le rôle de martyr, d'incompris, perdu dans cette masse de personnes stupides et ordinaires. Il sait beaucoup de choses, dans énormément de domaines. Est-il très intelligent pour autant? Aujourd'hui j'ai envie de dire que ... non. Il lui manque une dimension humaine, et une certaine forme d'humilité. (Et comment définir l'intelligence?)

      Ma mère n'a pas fait autant d'études que lui, par la force des choses, à cause du contexte dans lequel elle a évolué. Mais elle a un esprit vif et curieux, a envie de découverte dans divers domaines. Elle est volontaire et très dynamique. Je la trouve intelligente et sensible.

      Etrange rapport de force que le leur. Bras de fer permanent (elle ne se laissait pas faire).

      Pour rien au monde je ne voudrais me laisser dominer par une "intelligence supérieure". J'aime les hommes intelligents,  j'aime admirer l'homme en face de moi. Mais la relation doit rester d'égal à égale et aller vers l'enrichissement mutuel.

30 avril 2010

I am a bird now

Dieu que mon amoureuse est jolie!

Quand elle s'endort, elle sourit
Quand elle se réveille aussi

Quand elle sort se promener, elle se fait belle
Quand elle me dit au revoir je la trouve cruelle

Son regard est de nouveau joyeux
Mais lontain

Elle ne me dit plus que des mots sans paroles
J'ai peur qu'elle s'envole.

 

 

19 octobre 2007

Nan

Ce soir j'ai pas envie de lire vos blogs même si je suis camée de blogs. Ce soir je trouve juste qu'ils ont trop de mots, et les mots ça fatigue, surtout s'ils forment des phrases, surtout si ces phrases sont chargés de sens, et bien je suis fatiguée d'avance.

Hier je suis allée assister à un cours de chant. Il m'a plu. J'espère que je pourrais m'y inscrire mais nous sommes deux à convoiter ce créneau horaire et je suis arrivée la dernière. La voix... Instrument étrange et riche. Il porte des mots, des mots qui forment des phrases, des phrases qui peuvent être chargées de sens mais dans les chansons ça ne me fatigue pas.

Ma partie de voix préférée, c'est David B. quand il chante Lady Stardust

People stared at the makeup on his face
Laughed at his long black hair, his animal grace
The boy in the bright blue jeans
Jumped up on the stage
And lady stardust sang his songs
Of darkness and disgrace

Sinon il y a aussi WITW avec l'image

17 octobre 2007

Ma petite collègue

 

Au boulot il y a des gens que j'aime bien quand même.

Il y a ma petite collègue chinoise. Nous avons été dans la même équipe il y a trois ans mais plus maintenant. Nous déjeunons ensemble presque tous les jours, et pourtant tous les midis, on s'envoie un petit message où on se demande "tu déjeunes avec moi ce midi ?". Et la réponse est presque tous les jours oui, mais chose amusante, ce oui me fait toujours autant plaisir. Cette question montre aussi que chacune respecte l'indépendance de l'autre, c'est le contraire d'une amitié possessive (ce que je n'aime pas dans les amitiés entre nanas).
Elle est très différente de moi. Elle est plus jeune. Elle ne connait pas Lou Reed, ni Bowie. Elle aime les petits trucs kawaï qui ne servent à rien mais elle n'est pas du genre Barbie pour autant. Elle est djeuns et la phrase qu'elle dit le plus tous les jours est "C'est mortel !".
Je me demande... si on s'était connues en dehors du boulot, on ne serait sans doute pas aussi proches. Mais je l'aime beaucoup, je me sentirais moins bien sans elle. Parfois quand elle circule dans les allées de l'open space, je peux juste voir, par dessus une cloison, sa queue de cheval qui se balance sur sa tête au rythme de ses pas.  Cette vision me fait chaud au coeur, car je sais qu'elle n'est pas loin.

 

 

9 octobre 2007

J'ai perdu mes mots

Qui suis-je ?
Je suis ___, je suis ___ aux yeux ___  je mesure 1m_ et je pese __kg
Tu me définis, tu me renies.

(1) Bébé insouciant, enfant soucieuse et effrayée, adolescente, pas vraiment. Adulte toujours.
J'ai aimé l'amour premier et eternel, eternel mais passé (de mode)
Je me suis cassé, j'ai batifolé, à droite à gauche, en haut en bas, j'ai eu des histoires sérieusement légères, douloureusement éphémères.

Les mecs sont bizarres, non ?

Ouais moi aussi,
Deuxième chance
Je t'aimais toi mais pourquoi j'ai rompu bordel, parce que t'étais plus fort que moi, plus sensible plus intelligent plus tout, punaise j'avais la trouille de vivre !
J'ai toujours eu la trouille de vivre, d'être heureuse, d'avoir mal, de parler, de respirer. Retour au point (1)

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Tu es lisse tu es beau tu es gentil
Et ma vie
Elle est belle elle est lisse elle est gentille





Je ne suis pas comme ça
Je suis en colère
Quand je me lève le matin, je suis fatiguée

d'avance

Quand je pars bosser je suis un zombie
Mon coeur vibre mais c'est la résonance avec Marc, avec Lou, avec David. Avec Thom et PJ aussi. Parce qu'en vrai j'ai plus trop de batteries. La route défile. Vertige horizontal.
J'arrive.
Bonjour X, bonjour Y (je t'aime pas), bonjour Z, bonjour Michelle, bonjour JM (je t'aime pas non plus)
J'aimerais ne voir aucun d'entre vous mais vous êtes tous là. Et ça commence.

STRESS

Plus vite, plus fort, plus d'argent, moins de gens, moins de coeur, plus de tête
Money money money
On nous presse on nous stresse (Meg c'est pas terrible en fait)
J'en viens à détester tout le monde. Mon voisin de bureau de droite, mon voisin de bureau de gauche, mon voisin de cloison d'en face etc.

On est tous des gens.

Tous les jours, même refrain. Je me pose sur ma chaise et trente minutes après au plus tard, il y a quelque chose, un échange d'e-mails, de chuchotements, un coup de fil qui fait monter ma colère.
Tous les jours je ressens de la colère, de la rancune, du mépris. Mais je ne suis pas comme ça. Je suis devenue une autre.

10 octobre 2007

C'est aujourd'hui.

C'est aujourd'hui.

Nouvel Album de Radiohead le 10 oct !

 

In Rainbows

 

Disponible uniquement en téléchargement dans un premier temps et le prix est de:

Ce que vous voulez !

Disponible ici

http://www.inrainbows.com/Store/Quickindex.html

 

 

Le site semble saturé aujourd'hui, mais c'est bon d'attendre, non ?

 

26 juillet 2005

Pretty Girls don't cry

Je ne sais pas quelle musique écouter ce soir... J'ai envie de douceur...
Hier je me suis passée un Neil Young et dans ma voiture ce soir Chris Isaak.
Je pourrais écouter Lou Reed, je suis dans l'état d'esprit pour... Transformer ou Berlin... New York est trop sombre pour aujourd'hui...

En réalité si j'avais les CD je m'écouterais Dark Side of the Moon et Wish you were here

24 octobre 2022

Dancing Queen

Tiens, hier ma soeur s'est pointée avec une boîte de produits de beauté.

Tu as déjà dû le lire ici, je suppose, ma soeur, c'est un peu un anti-moi.

Elle m'a tendu la boîte et m'a demandé si certains produits m'intéressaient parce qu'elle y est allergique, donc elle les donne. Je lui demande alors pourquoi elle a acheté cette boîte. Elle me répond donc : "parce que c'était en promotion et que certains produits m'intéressent mais dans la boîte, il y a des trucs que je ne peux pas utiliser". Déjà, acheter un truc parce que c'est pas cher, c'est un concept que j'ai jamais compris. Ne pas acheter, c'est encore moins cher, en fait !

Je lui dis "Non, je ne crois pas. Je n'utilise pas de produits de beauté. J'ai pas besoin, je suis déjà belle." Bien sûr, je rigole en disant ça. Je ne me crois pas belle, je ne me pense pas belle, je ne me sens pas belle, la plupart du temps. Je peux me sentir un peu jolie de temps en temps. Mais ça ne m'obsède pas on va dire. Ma soeur passe son temps à acheter des fringues, elle se maquille, elle fait des trucs chez le coiffeur....

Quand j'étais ado, ça m'arrivait de me maquiller un peu. Léger. Mais au final, j'ai toujours trouvé que c'était une perte de temps et d'énergie.

Tiens, une fois, une seule, j'ai voulu mettre du roux dans mes cheveux. Parce que j'aime bien les roux et les rousses et sans doute un peu parce qu'à l'époque, il y avait X-files et Gillian Anderson que je trouvais bombasse. Résultat, une seule copine m'a dit : "t'as fait quelque chose à tes cheveux ?". Comme j'ai les cheveux foncés, on n'y voyait aucune différence. Peut-être un reflet ici ou là.

C'est comme un de mes mecs, une fois, il m'a sorti "tu devrais te maquiller". Pas dans le sens "t'es moche" mais dans le sens "tu serais encore mieux". J'ai ri. Un autre : 'tu devrais t'habiller plus sexy". J'lui ai répondu : j"men fous. Il était outré. (lol)

Bah, les mecs qui te disent ça, c'est comme ceux qui te disent que tu devrais t'épiler la chatte ou les jambes ou les aisselles. Ou faire un régime ou je ne sais quoi. Ils t'aiment pas vraiment comme t'es. Et puis souvent, ce sont les plus dégueus qui ont le plus d'exigences. Bref. Lâchez-nous.

Donc je prends la boîte de ma soeur, quand même pour jeter un oeil. Il y a une crème qui embellit les cheveux. Elle doit contenir la fameuse molécule d'embellissement des cheveux. Et un truc au cacao. Et une crème au miel. Et un flacon étiqueté "eau de fruit". Je me marre. On dirait de l'eau. Ils ont dû ajouter 2 trois trucs pour que ça sente quelque chose et ne fasse pas trop "eau" et paf, 7€ le flacon de 50 ml.

Et je me mets à penser au gaspillage. Bon, moi j'utilise du savon, du shampoing, du dentifrice et une crème main et visage, et ce doit être à peu près tout. Mais quand je glisse ma crème dans le panier, je pense toujours que son contenant est en plastique et je me demande si elle m'est si nécessaire... Je pense que ma soeur, qui croit acheter un truc pas cher, paye en réalité :

- le carton avec de jolis dessins dessus mais en fait non, c'est moche. Et en plus, as-tu besoin d'un carton pour mettre les autres trucs ?

- les gens qui ont bossé sur le design du joli carton et le reste

- la pub

- de l'eau

- du papier

- du plastique

- ...autres.

Je lui demande : "mais où as-tu commandé ça ?" Et puis me revient un truc en tête : " tu as entendu parler de l'instagrammeuse qui recommandait un shampoing à ses abonnées qui ont eu des problèmes de pertes de cheveux ensuite ?"

On dit pas instagrammeuse, il parait mais influenceuse.

Bref, je lui ai rendu sa boîte.

Avec mon bébé neveu, on a ratissé le jardin de mes parents. On a fait une belle montagne de feuilles mortes. Et je lui ai dit : "Viens, on saute dans les feuilles !"

Il m'a pris par les mains, on a fait une mini ronde et sauté dans les feuilles mortes en tournant. "On chôte, on chôte, on chôte", disait sa petite voix de bébé. Et après on a donné plein de coups de pieds dans le tas. Et les feuilles s'envolaient, jaunes, rouges, orangées. C'était joli. Après on a re-ratissé. Et recommencé.

14 septembre 2022

L'éducation (pas nationale) c'est pas ce que je

L'éducation (pas nationale) c'est pas ce que je pensais. Je ne m'y sens pas à ma place. Bon, je ne me suis jamais sentie "à ma place", ceci explique peut-être cela.

Non mais tu vois, tu assistes à une réunion car tu vas enseigner dans un nouveau cursus. Le mec en face de toi, il n'emploie pas le mot "formation" ou "cursus" pour les études que vont suivre les jeunes . Il parle de "produit pédagogique".

Dans ce monde tout est consommation, truc à vendre, "produit". On ne dit pas que les jeunes doivent étudier pour s'instruire, on dit qu'il doivent être "acteurs de leur formation".

Excusez-moi, tout ce vocabulaire de pute qui se vend, ça me donne envie de vomir (désolée pour les putes, c'est juste un métaphore).

J'ai envie de vomir, sans blague. Et de pleurer un peu aussi. Moi j'aimais mes profs parce qu'ils m'enseignaient des trucs. Je m'en foutais du job que j'allais faire après... Je comprenais pas tout, hein, les histoires de spin de l'électron, les orbites et patati et patata. Comprendre le monde, savoir des trucs, être émerveillée.

Là, on dit : "ouais, faut que les jeunes apprennent que dans un an, ils seront en entreprise, alors faut qu'ils apprennent à être ponctuels, ne pas porter de vêtements déchirés, et tra et tra et tralala..."

Je m'en fiche qu'ils aient des vêtements déchirés. Je voudrais qu'ils soient émerveillés. T'as vu comme c'est beau, les maths ? On dirait presque que c'est de la poésie ! T'as des nombres imaginaires. Comme au pays de Peter Pan ! T'as des irrationnels, mais ça veut pas dire qu'ils font n'importe quoi ! Et t'as vu, sinus, c'est périodique, ça veut dire que si je suis la fonction vers la droite, elle fera des vagues jusqu'à l'infini !!!! Et à gauche aussi !!!!! (bon, la salle a des murs, en fait donc, bing)

Nan, ça donne envie de chialer sa race, qu'on nous demande de produire de la chair à patrons. Je pleure un peu, là. Parce que je suis fatiguée aussi. Faire quatre heures de maths de suite à une classe, aussi mignonne soit elle, ça fatigue. Et puis, on m'a rajouté des heures, parce que y a un prof qui s'est barré. Un autre qui a levé le pied. Je dépanne une semaine ou deux. Enseigner, c'est physique. Je te promets, ça donne chaud.

J'ai plus envie, de faire de la chair à patrons.

Et puis en presque en fin de réunion, on nous a dit que dans cette école (c'est pas mon école habituelle NDLR), à la fin de l'année, les étudiants notent les profs. Ah ah ah. C'est l'arroseur arrosé, tu me diras, c'est mérité. Mais bon. Si on a une sale note en tant que prof, il se passe quoi ? On nous vire ? Ben cool. Tu sais, j'irai dans le sud du Chili faire pousser des patates. Mais ça se trouve, même là-bas, on sera plus en paix bientôt.

Bisous, lecteurs.

30 juillet 2009

L'impression d'avoir tout vécu et en même temps

L'impression d'avoir tout vécu et en même temps de n'avoir rien vécu, c'est ce qu'elle ressentait en regardant fixement le plafond. Encore un matin vaseux, se dit-elle. Pas envie de décoller. Ou alors très fort, très vite pour s'écraser sur ce sol inversé (plafond). N'importe quoi comme réveil vraiment. Et puis ces murs... Depuis combien de temps étaient-ce les mêmes?

Et à sa gauche, la même personne dans ce lit depuis dix ans. Envie de vomir. Lassitude. Ce n'est pas qu'elle ne l'aimait plus. Parce qu'en fait elle n'était pas vraiment sûre de l'avoir aimé. Mais dix ans de caprice ça commence à faire long. Il est toujours aussi beau, on ne peut pas le nier. Mais plus vraiment désirable. Lisse et beau comme le vase dans l'entrée. Elle les fracasserait bien par la fenêtre tous les deux. Violence.

Infidèle.

Elle ne l'avait jamais été. Ce serait une expérience. Rien que par la pensée, elle l'était déja. Elle se souvint de tous les visages croisés dans la semaine, des hommes plus agés aux mains rugueuses, des visages ridés, non dénués d'expression. Des hommes qui relègueraient Jim au rang de jouet.

Mille images se précipitèrent devant ses yeux.

Infidèle, elle l'était déja. Mille fois.

27 juin 2010

You're (not) alone

Il était devant moi allongé sur son lit et moi assise sur le côté. C'était un peu une prière, quand il m'a dit:
"An', j'ai toujours été seul. Toute ma vie, j'ai été seul."

De réconfort, de ma part, point.

"On est toujours seuls - ai-je répondu sur un ton sans chaleur - Nous naissons seuls, nous vivons seuls et nous mourrons seuls. Et lorsque nous sommes en couple, nous ne faisons que partager nos solitudes de manière provisoire."

Oh, je sais bien que ce ne sont pas ces mots que tu aurais souhaité entendre, mais j'étais bien incapable de te réconforter. Je n'ai jamais réussi à me réconforter moi-même.

Je te demande pardon, pour ça aussi.

 

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