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Dreaming my life
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21 avril 2020

Tout à l'heure je suis sortie me promener. Sous

Tout à l'heure je suis sortie me promener.

Sous les balcons de l'avenue, tout le monde applaudit à mon passage. Je me dis que c'est un bien bel hommage, mais je n'en demandais pas tant.

Moutons moutonnants.

Les bravos ne cessent alors que j'avance. C'est quand même triste ces histoires. Partout les rideaux sont fermés, de mes petits commerces de quartier. Le grand mec sympa qui me vend du chocolat. J'espère qu'il va bien. Le mec qui me vend du café. Il me serrait tout le temps la main. J'aime pas les codes sociaux mais il est sympa. J'espère qu'il va bien. Charlotte me vend du pain. Elle est toujours agréable. Elle me dit qu'elle va bien.

Mes muscles se ramollissent. Je le sens.

Les hélicos volent dans le ciel. Je leur ferais bien un doigt d'honneur. Sous vos applaudissements.

 

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9 avril 2020

Ennui et morale

Ou morale et ennui.

L'Ennui. Ce truc qui ronge tout le monde en ce moment, dirait-on. L'Ennui !

C'est un truc que je pige pas. Si je peux etre désespérée, je ne m'ennuie jamais (désolée, ma touche accent circonflexe ne fonctionne plus, et ça me saoule d'apprendre le raccourci clavier pour l'obtenir quand meme. Feignasse un jour, feignasse toujours). Il y a toujours un truc à faire ou ne pas faire. Sinon, simplement contempler. Les fleurs, le mur, le vide. Le vide en moi. L'ennui est une occupation comme une autre.

La Morale. Qu'est-ce que j'en ai marre de ces abrutis qui répètent à longueur de journée aux autres "Restez chez vous". Allez vous faire foutre. Y a pas assez de milice comme ça ?

La privation de la liberté. Ah la bonne blague. On est tellement contents qu'on prenne soin de nous. Faut pas qu'on tombe malade. Ouais, je suis bien contente qu'on reste tous chez soi comme des bons toutous.

"Les gens ne respectent pas le confinement". Votre morale à deux balles et vos jugements à la con, vous pouvez vous les carrer.

De toutes manières, on l'a tous bien mérité ce qui arrive. Collectivment, je parle. Oui, moi aussi j'ai peur que des gens que j'aime y passent. C'est pareil.

Et puis me dis pas que ça sert à rien la colère, que c'est contreproductif, que c'est pas le moment de demander des comptes blablablabalblablabla. Cause toujours, tu m'intéresses.

12 mars 2020

Oui l'a...

Oui l'amour me déçoit. L'amour ça sert à rien.

Là je te vois partager sur les réseaux un truc qu'il y a deux-trois ans, tu aurais partagé avant tout avec moi. Les réseaux sociaux, c'est vraiment d'la daube. C'est répugnant. Tu jettes des trucs à la volée.

J'ai envie de mots, tissés pour moi.

Des mots dits

Des mots murmurés

Des mots sales

Des mots sussurés

Des mots sucés, avec le lobe de ton oreille

Des mots sucrés

Des mots doux des mots qui claquent

 

Et puis les pétasses qui likent. C'est con.

 

18 février 2020

O.

A une période de ma vie, je couchais épisodiquement avec un mec, une aventure bof bof, qui n'a pas duré des lustres.

A chaque fois qu'on avait baisé (presque aussitôt en fait), il me demandait sur un ton presque médical :

"As-tu eu un orgasme ?"

La première fois j'ai été surprise, je ne m'attendais pas à la question si brute. J'ai répondu : "Non."

Et rebelote à chaque fois, même question même réponse.

Un jour j'ai fini par répondre : "Pourquoi tu poses la question à chaque fois ? Si tu ne fais rien de différent, pourquoi voudrais-tu que la réponse change ?"

Et surtout, je ne montrais aucun signe d'orgasme, aucune démonstration, rien.

Bon, c'était surtout pour qu'il s'interroge. La réalité c'est que j'ai l'impression que la plupart des mecs se fout de l'orgasme de sa partenaire, surtout une fois qu'il a atteint le sien, je prends ma BD, mon magazine et je passe à autre chose. Et nous, il ne nous reste que l'envie. Et puis on s'habitue, et puis on finit peut-être par s'en foutre. Parfois, on va voir ailleurs, si l'herbe est plus verte. Elle l'est rarement.

18 août 2008

Petite dédicace

Seven weeks have passed now since she left me
She shows her face to ask me how I am
She says the kids are fine and that they miss me
Maybe I could come and baby-sit sometime
She says, "Are you O.K.? I was worried about you
Can you forgive me? I hope that you´ll be happy."
I´m so happy that I can´t stop crying
I´m so happy I´m laughing through my tears

I saw a friend of mine
He said, "I was worried about you
I heard she had another man,
I wondered how you felt about it?"
I´m so happy that I can´t stop crying
I´m so happy I´m laughing though my tears

Saw my lawyer, Mr Good News
He got me joint custody and legal separation
I´m so happy that I can´t stop crying
I´m laughing through my tears
I´m laughing through my tears

I took a walk alone last night
I looked up at the stars
To try and find an answer in my life
I chose a star for me
I chose a star for him
I chose two stars for my kids and one star for my wife
Something made me smile
Something seemed to ease the pain
Something about the universe and how it´s all connected

The park is full of Sunday fathers and melted ice cream
We try to do the best within the given time
A kid should be with his mother
Everybody knows that
What can a father do but baby-sit sometimes?

I saw that friend of mine, he said,
"You look different somehow"
I said, "Everybody´s got to leave the darkness sometime"
I´m so happy that I can´t stop crying
I´m laughing through my tears
I´m laughing through my tears
I´m so happy that I can´t stop crying
I´m laughing through my tears
I´m laughing through my tears

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13 septembre 2019

Je bosse dans un lycée privé. Mais c'est pas un

Je bosse dans un lycée privé. Mais c'est pas un établissement élitiste. En gros, on peut accueillir des jeunes avec un niveau vraiment faible et puis pas faciles à appréhender. Les classes sont souvent turbulentes. Ils sont parfois insolents.

L'année dernière, un jour, ils m'ont vraiment poussé à bout (à 36, c'est pas dur, surtout quand chacun y met du sien). Bref, j'ai demandé une dizaine de carnets de correspondance et me suis dit que cette fois, c'était bon, j'allais foutre des heures de colle.

J'ai ouvert le premier carnet de correspondance. J'ai tourné les pages. Je me suis demandé comment marchait ce livret. Je suis tombée sur l'emploi du temps. J'ai vu qu'ils étaient tous blindés de 8h25 à 17h25. Mon énervement a commencé à redescendre. L'un d'eux est venu me casser les pieds pour me réclamer son carnet parce qu'il en avait besoin pour aller en récré. Je lui ai dit qu'il attende... Il a continué à me casser les pieds.

J'ai sorti mon stylo.

Et j'ai réalisé.

Que j'étais... incapable... de coller... un élève.

Mon corps s'y refusait.

Fuck l'autorité.

Je leur ai rendu leurs carnets.

Crédibilité auprès des élèves = 0

J'ai raconté à ma toute jeune collègue le lendemain. "J'ai pas réussi à mettre des heures de colle hier.

- Mais pourquoi ?

- Je sais pas. J'y arrive pas."

Elle a ri de moi.

Crédibilité auprès de ma collègue = 0

Fuck l'autorité. Ouais fuck.

 

 

25 août 2019

Le désir

Avez-vous remarqué que systématiquement, une fois la relation établie, la personne qui était censée être tout pour nous devient moins que les autres ?

On oublie de répondre à ses messages. On tarde à la rappeler. Elle fait partie des meubles de toutes manières.

On l'engueule pour des conneries. Un truc mal fait, mal rangé, un machin qui dépasse.

Les messages coquins, taquins se font rares. Vive la platitude et le terre à terre. Les mots doux et les mots d'amour, n'en parlons même pas.

Le désir s'évanouit. On ne désire pas ce qui nous appartient déjà. Un de mes mecs préférait regarder Ardisson plutôt que de baiser, malgré les manifestations évidentes de mon désir. Dépitée, je finissais par aller me coucher.

Celui qui nous attirait par des conversations intelligentes, intéressantes se met à parler météo et menu du soir. D'ailleurs, dans les moments à deux, il sort sont smartphone pour la moindre question qui se pose, alerte qui vibre ou pas.

Par contre, il n'oublie jamais de répondre aux autres. Rapidement.

Bien sûr, il ne se permet pas de faire aux autres des remarques qu'il nous ferait à nous.

Il peut dire des choses équivoques, malicieuses à d'autres nanas. Pas que la jalousie m'étouffe mais pourquoi mes perches à moi restent sans réponse ?

Pourquoi mon désir est interdit de se manifester n'importe où, n'importe quand ?

Mon désir est infini, illimité, permanent.

J'ai envie de ses mots. Intelligents, réfléchis, tendres, câlins, sexys.

J'ai envie des ses gestes. Doux, brusques, sensuels. J'ai envie de baiser tout le temps, partout.

J'ai envie d'être tendre, de lui dire quand j'ai envie que je l'aime, que je le désire, de le caresser, même sans baiser après. Je me fous que ça l'empêche de se concentrer sur le film qu'on regarde. Je m'en fous du film, en fait. Tout n'est que prétexte à l'amour et au sexe. La musique. Le roman que tu lis. Le film que tu regardes. Les mots que tu dis. Les phrases que tu échanges. Les réflexions que tu partages. Tout ça, ce sont des préliminaires. Les seuls moments où tu existes, c'est quand tu baises, quand tu meurs dans l'autre et que tu n'existes plus.

 

16 septembre 2016

Dans le roman Lunes de Fiel, il y a une phrase

Dans le roman Lunes de Fiel, il y a une phrase que j'aimais bien. C'était, il me semble "Les gens ne sont jamais aussi amoureux ou aussi indifférent qu'on le croit". Je ne peux pas vérifier, je l'ai offert, mon exemplaire.

J'aimerais vraiment savoir, parfois, ce que les gens ressentent réellement envers moi Cela me ferait des économies de temps incroyables, des heures, des semaines, des mois, des années à aimer les personnes qu'il ne faut pas, qui ne veulent pas.

Je trouve les relations humaines toujours décevantes. J'aime trop vite, trop fort. Je suis déçue, la plupart du temps, trop vite, trop fort. Je me demande si je suis vraiment capable d'aimer. Tout le monde finit par me lasser, inévitablement, une fois le sommet atteint, une fois que la personne en face ne peut pas donner plus. Je finis par trouver l'autre ennuyeux, fade, pas si beau (belle). Je finis par me dégoûter moi-même d'aimer autant, je finis par me trouver stupide de ne pas être aimée en retour, indigne d'intérêt. Qui aimerait quelqu'un qui est prêt à donner tout pour toi sans concession ? Je finis par me rouler en boule et rentrer dans une période sans lien, couper tout ce qui me relie à l'autre, aux autres.

Philippe disait l'autre jour, regretter de ne plus vivre de passion... Que tout était devenu trop lisse, trop bien rangé. Quand je le regarde, tellement toujours égal à lui même, sans aucun désordre apparent, je me demande comment il pourrait être capable d'une passion quelconque. Un peu comme quelqu'un qui me regarderait en face. Méfions nous de l'eau qui dort.

Bref, aujourd'hui, après la soirée d'hier un peu euphorique, je me sens déprimée.

17 novembre 2013

QOTSA

Dernièrement les concerts m'avaient laissée un peu sur ma faim.

Le Zénith. QOTSA.

Le concert commence fort par deux chansons énergiques. J'avais réussi à me faufiler jusqu'au milieu de la fosse. Elle devient vivante, se remue, se mélange, se soulève, s'emmêle. Je me dis que je ne tiendrai pas deux heures à ce rythme. Avec le mouvement, je finis par me retrouver au troisième rang derrière la fameuse barrière. Trois chansons plus calmes suivent, me permettant de me remettre et des récupérer l'énergie pour aller au bout. J'en profite également pour sortir de mon sac un foulard dont je me sers comme ceinture, parce que je perds mon pantalon. Quand ça repart, je suis entourée de gars et de filles en sueur. Il fait chaud, la musique est bonne. Nous nous cognons dans nos dtranses frénétiques. De temps en temps, un corps passe au dessus de nous. Ce groupe, c'est une drogue.

 

 

Nicotine, Valium, Vicodin, Marijuana, Ecstasy and Alcohol. C-c-c-c-c-cocaine !

 

 

 

 

25 juillet 2016

Une goutte d'eau.

Quand je "fais" les poubelles, je suis souvent en colère. En ce moment j'y vais moins. Par flemme. J'ai un peu honte de ne pas être plus volontaire.

La dernière fois, il y avait une bonne dizaine de poivrons. Pas des moches, moisis, commençant à tourner de l'oeil, hein. Non des beaux, brillants, bien rouges, bien verts, encore tout à fait consommables. Que leur reprochait-on ? Sans doute l'arrivage d'un nouveau stock. Quelques tomates, pas non plus grand chose à en redire. Une poignée de piments.

Mais du pain, surtout du pain. Trois ou quatre pains énormes (qui doivent faire entre trois et cinq kilos chacun). Ils coûtent combien déjà ? 6 ou 7€ le kilo, car ils sont aux graines, au pavot, complets, de seigle, de froment... Une dizaine de pains plus petits aussi, pareil, aux graines. Le tout est bio.

A chaque fois je suis en colère de tout ce qui est jeté. Voilà pourquoi on tire tout vers le bas, pour que tout parte à la benne. Le boulot de quantité de gens, les salaires au niveau des pâquerettes, le tri dans la production à chacune de ses étapes. L'élimination de tout ce qui n'est pas conforme sous tout rapports, hors calibre ou autre.

Je suis en colère et j'ai envie de pleurer aussi, de ce monde (de) malade(s).

L'autre jour sur diaspora*, un États-Unien ironisait sur un post contre le capitalisme : "c'est sûr que c'est un problème d'avoir trop à manger". Mais oui, c'est un problème, mais combien s'en rendent compte vraiment ?

Et ça c'est pour la partie consommable. Des déchets compostables, il y en a aussi plein les poubelles, mélangés avec des plastiques et autres. Quand je peux, je sauve aussi un sac de légumes en décomposition que je destine à finir plutôt en compost qui, au bout d'un an, pourra servir à faire pousser des plantes.

Des bennes, je n'en fais pas des masses. Une toute petite, d'une boutique pas bien grande. Et déjà le gâchis est énorme. Si je pense à tout ce qui est perdu, en région parisienne, en France, dans le monde, ça me file la gerbe et le tournis. Et ce que je sauve est minable : une goutte d'eau dans l'océan.

21 juillet 2016

Lonely astronaut

Je ne connais pas trop Joseph Arthur. J'ai mis quelques chansons de lui sur mon lecteur de mp3 qui tourne quasiment toujours en mode aléatoire. De temps à autre un titre inconnu attire mon attention et il se trouve être parfois un des siens. Il a style particulier je trouve. Aujourd'hui j'ai aimé écouter Lonely Astronaut. La version que je mets ici me semble nettement moins bien que celle que j'ai sur mon PC qui dure vingt minutes. Mais comme a dit Lou Reed lors d'une interview : "Something is always better than nothing".

And I'm out of reach...

3 octobre 2013

J'ai fait un rêve très doux cette nuit. Il y

J'ai fait un rêve très doux cette nuit.

Il y avait un jeune homme aux cheveux châtain clair, avec une coiffure un peu floue et des yeux clairs aussi. Il était très mince (j'aime bien les mecs très minces) et portait des jeans et un t-shirt un peu amples.

Je ne sais pas qui il est, je ne l'ai jamais croisé, ou alors sans m'en apercevoir et mon esprit l'a imprimé malgré moi.

Il m'a parlé, m'a dit des mots agréables, et nous nous sommes embrassés et serrés chaleureusement. Il dégageait une sensualité toute douce qui me rappelle mes amours de jeunesse. J'ai pu sentir la chaleur du contact dans mon sommeil, et ma peau s'en souvient ce matin.

Il m'arrive quelquefois de faire ce genre de rêves, étranges en soi, dans lequel tous les sens participent. Il m'est arrivé de sentir des goûts, des parfums, des contacts; mais en général, c'est quand je rêve de gens que j'ai connus, que j'ai touchés. Avec ce bel inconnu, c'est encore plus bizarre.


Il ne m'a même pas dit son prénom. Merci de ta visite.

13 septembre 2013

Time !

 

S'il y a un truc que je crains, c'est d'oublier. De temps à autre j'ouvre ma boîte à souvenirs. Il y a surtout des lettres. Quelques photos. Des objets sans valeur qui me rappellent un moment. Je les touche, je les regarde, je les respire et je revis ces moments. Quand j'ai l'impression d'en avoir perdu un ou de ne plus savoir où il se trouve, je suis prise d'angoisse et je suis capable de retourner ma maison jusqu'à remettre la main dessus.

Un jour, je n'aurai plus peur d'oublier. Ce jour là, j'aurai sans doute déjà oublié.

 

 

5 juin 2019

Violence

Il y a quand même beaucoup de violence dans ce brouhaha (hum, j'étais pas sûre de l'orthographe de ce mot là) et dans les réactions de certains jeunes. Il y a des cours où c'est beaucoup le bordel. Ce matin l'un d'eux faisait le mariole (c'est un truc récurrent chez lui), et quand je le reprends, ce n'est pas lui c'est untel ou untel autre. Quand je lui parle, il me tient tête. Je lui demande de sortir prendre l'air dans le couloir. Il résiste, je dois argumenter dix minutes avant qu'il s'éxecute. Puis au bout de dix minutes, il toque à la porte, veut revenir dans le cours. Je fais pas attention à lui. Deux minutes après, il recommence. Puis il finit par s'énerver et cogne dans la porte et le mur. A la fin de l'heure, la sonnerie retentit. Il se fait ouvrir par un autre élève et revient. Je pourrais laisser courir, mais je veux lui signifier qu'il ne fait pas ce qu'il veut. Tu sais ce que c'est (ou pas), tu donnes un doigt et on te bouffe tout cru. Encore une fois, il me tient tête. Il me répond très agressivement. Finalement un de ces potes lui dit "calme-toi, on sort" et l'emmène avec lui.

J'ai du mal à comprendre. D'où vient cette violence. En plus je suis très loin d'être pénible ou autoritaire (c'est peut-être le hic). Certains élèves, je les fais sortir avec moi en fin de cours et je discute avec eux pour leur expliquer pourquoi je place certaines limites et ça fonctionne. Avec celui de ce matin, impossible. Il n'a jamais rien fait (même quand je l'interromps en flagrant "délit"), ce que je lui demande (se taire, sortir,...) ne sert à rien... Il m'a même dit que j'avais une mentalité de huit ans... Ah ah.

Bref, ce matin je me suis dit qu'il était à deux dois de m'en coller une. J'ai pas peur, je ne lui laisse pas le dessus. Peut-être que je devrais, avoir peur, je veux dire. Il y a un truc aussi, de mâle dominant (classe de trente garçons !). Il n'agirait jamais comme ça avec mes collègues hommes, même les plus cool d'entre eux. Je le sais. Et ça m'exaspère, ça me fout hors de moi, ce sexisme. Je dois repenser à l'image que je vais donner à mes nouveaux élèves l'année prochaine, revoir ma stratégie. Fait chier de ne pouvoir être soi-même. J'en ai ras-le-bol des masques. Mais bon, pour les premières qui passent en terminale, c'est plus ou moins foutu côté autorité je pense, je vais encore morfler avec eux l'année prochaine. Aussi, je ne mets jamais d'appréciations négatives sur leur comportement dans les bulletins. Je sais que ça peut flinguer leur "parcoursup". Peut-être que je devrais. J'en sais rien.

 

Bref (2). En rentrant chez moi ce matin, je me disais que ça valait peut-être pas la peine toute cette énergie pour rien, dépensée pour essayer de faire rentrer des trucs dans tous ces cerveaux. Y a quoi... Peut-être 1/3 intéressés ? Qui plus est, ce matin j'avais préparé des jeux pour leur faire réviser des trucs vus dans l'année. Stupidement, je m'étais dit que ça leur plairait. J'y ai passé quelques heures ce dimanche. Je suis trop conne.

Du coup je me demande. Vais-je continuer ? Ma collègue avec qui je suis en binôme sur 80% de mes cours me demande de rester. Je pense que je vais rempiler pour un an pour ne pas la laisser tomber. Et après, je sais pas. Pour moi ça vaut clairement pas le coup de risquer de se prendre une mandale par un gamin qui pense que tu es une carpette à sa disposition. Pour moi, ça vaut pas le coup de se fatiguer à préparer des trucs pour des gamins qui dorment de manière ostentatoire devant toi, et qui t'obligent à circuler en disant "réveillez-vous machin, réveillez-vous, truc"; ça vaut pas le coup de travailler pour une autre poignée qui passe les heures à rire bêtement, ne cherche pas les exos que tu leur as préparé, pour le 1% qui bouquine un roman en classe, pour le 2% qui révise son interro de l'heure suivante...

Et les quelques autres ? Tant pis, j'ai envie de dire. Je ne me sens pas une vocation de sauveuse de l'humanité. Franchement, être prof, c'est noble. Mais moi, je suis un être vil. Je m'en balek... Comme la majorité d'entre eux.

22 février 2019

Veille de vacances scolaires, ma vie est devenue

Veille de vacances scolaires, ma vie est devenue aussi passionnante qu'un encéphalogramme plat.

Je lis Un sac de billes et je réécoute des vieux titres de Bowie. J'apprends des trucs de représentation cinématique. C'est marrant.

Bon. Au moins, avoir un boulot me permet de m'acheter tous les livres que je veux. Je renoue avec la littérature. Sinon c'est tout. Je ne consomme pas plus qu'avant. Consommer m'ennuie et puis j'ai plus le temps. Quand mes heures de classe sont finies, j'ai hâte de retourner dans ma grotte, dans le silence, sans gamins qui foutent le bazar et s'écrient "c'est pas moi madame !" sur un ton de drama queen quand tu leur adresse une remarque. C'est la comédie humaine, une salle de classe. Bref. Demain à 17h25, dehors les morveux. Vive la solitude, vive moi.

 

Coucou toi.

3 janvier 2019

School.

Je trouve les gamins hyper décevants en fait. Dès qu'ils peuvent, ils trichent. Dans les TPs que je viens de corriger (j'en avais quatre-cinq piles pour mes vacances), ils sont 80% à me donner les mêmes réponses sur les cinq dernières questions. Réponses qui viennent d'une version corrigée que j'ai (donnée par l'académie aux enseignants). C'est idiot de leur part car ces réponses sont mal formulées, parfois fausses et ils ont recopié mot pour mot, sans même comprendre ce que ça signifiait (des mots et des tournures qu'ils n'emploieraient jamais d'eux-mêmes). Les valeurs numériques sont aussi exactement les mêmes alors que c'est un TP et chacun devrait trouver un truc différent suivant les approximations ou les hypothèses qu'il fait !

Ça devrait pas, mais ça me fout en rogne. Je me demande pourquoi je perds mon temps... Apprendre ne signifie rien pour eux ? Expérimenter.. ? Qu'est-ce qui les motive ? Une note ? Se débarrasser du truc ? En foutre le moins possible ? Je suis hyper déçue !!! (Et vénère !!!)

25 juin 2016

When will I see you again ?

And the answer is... never.

 

Francky,

 

Dans ma note d'hier, je prétendais ne pas être une ressasseuse. J'ai menti.

Dans mon rêve d'hier, je t'ai dit un truc du genre "J'ai toujours su où tu étais, je t'ai suivi dans tes déplacements à travers le monde". Et c'est vrai, à part dans tes périodes de transition.

Il y a quelques semaines, ton profil sur L******* semblait montrer que tu quittais ton job, et je ne savais pas vers quoi. Aujourd'hui, en regardant de nouveau, je sais. Tu es retourné au Japon. Ce doit être assez frais. J'imagine que ta femme est heureuse. Tes photos montrent que tu changes, doucement. Et c'est elle qui te voit vieillir au quotidien.

C'est "marrant", je ressens comme un coup dans l'estomac, et mon coeur qui se serre. Je te sens plus loin encore, alors que le rêve d'hier m'avait fait sentir ta présence "proche". Ce n'est pas tant la distance. La Californie, le Japon, au fond, l'écart en kilomètres en minime vu d'ici. Elle t'adopte dans sa culture et tu décides de t'y intégrer, davantage encore en allant chez elle. La distance qui se crée entre nous n'a jamais été aussi grande.

J'ai un peu voyagé dans ma vie. Et c'est étrange, quand j'y pense, j'ai réussi à me sentir chez moi, dans tous les pays où j'ai mis les pieds... Sauf au Japon. Au delà de la barrière linguistique, j'ai ressenti que les Japonais étaient aux antipodes de nous, les Sud-Américains. Cet amour de l'ordre et cette haine du moindre chaos qui vient perturber le fonctionnement bien huilé des choses avait quelque chose d'oppressant pour moi. Cette peur de l'autre, aussi, cette mise à distance. Bien entendu, j'y ai trouvé aussi l'élégance et la délicatesse que tu dois apprécier tellement. Et puis tout ça, ce ne sont que des généralités. Je sais qu'elle doit être magnifique ta femme, sous tous les points de vue. C'est juste que c'est étrange, que je ne me sois jamais sentie chez moi là-bas, et que c'est maintenant chez toi.

Le dernier cadeau que je t'ai fait, avant que nous nous séparions était ce petit service à saké. Il me revient, ce souvenir, comme un symbole. Et un cadeau que tu m'as fait toi, en quittant Berlin, cette reproduction que tu avais sur ton mur, d'un dessin à l'encre japonaise, au dos duquel tu avais écrit "J'aimerais que l'on s'aime encore, à Paris, à Berlin, à Compiègne, sur les quais de Seine et ailleurs..."

Je lis ton CV mis à jour et c'est douloureux aussi. Tu es devenu expert dans ton domaine, un domaine très pointu dans la physique, alors que moi, dans la physique, je ne suis devenue... rien. Tu as toujours brillé par ton intelligence. Et ta grande sensibilité. C'est pour cela que tu étais aussi un amant inégalable et inégalé, une personne qui enrichissait chaque minute de ma vie aussi bien sur le plan spirituel que sur tous les autres.

Comme toujours, tu t'es investi, tu as mis de ta personne, tu as travaillé. Je me suis détachée...

Je suis heureuse de ta réussite, et si je dis que c'est douloureux, c'est qu'elle approfondit cette distance entre toi et moi. Nous avons évolué dans des directions opposées. A la fois dans les produits de tes recherches que dans ton mode de vie. Tu dois être bien friqué maintenant. Et moi j'ai choisi une forme de "pauvreté" volontaire. Tu dois être toujours aussi élégant, quand moi, je m'habille comme un sac, ai balancé pratiquement tous les cosmétiques et maquillages de mes placards. Tu dois toujours aimer le raffinement. Je recherche la simplicité (ce n'est pas contradictoire, je le sais). Le déroulé de ton CV me blesse car tu es si loin, de plus en plus loin, tu n'as jamais été aussi loin. Et je sais que je ne te reverrai jamais dans cette vie. A part dans des rêves comme celui d'hier.

J'ai toujours pensé que je devais te demander pardon, car je t'aimais, et je t'ai quitté. Je me rends compte que c'est stupide. C'est à moi que je devrais demander pardon. Et ce serait inutile, car je ne me pardonnerai jamais.

 

 

 

7 août 2018

Pa pa paouuuu

En écoutant Absolute Beginners sur youtube, j'ai lu le commentaire suivant : "Aujourd'hui, pour la première fois, je me suis dit que certaines personnes ne devraient jamais mourir". Cette phrase m'a fait monter les larmes aux yeux.

David, toute cette beauté que tu as mise au monde, travaillant avec acharnement jusque sur ton lit de mort. N'était-ce pas de l'amour tout ça ? Moi aussi, je t'aime, tellement fort et pour toujours.

 

11 juillet 2018

Cadeau...

J'ai reçu un paquet dans ma boîte à lettres aujourd'hui. En gros, dessus, des étiquettes Fnac. Déjà, j'étais mécontente. Je déteste la pub et je déteste la Fnac.


A l'intérieur, un DVD d'un film avec deux personnes que j'aime bien. Je sais tout de suite de qui il vient ce cadeau, même si il n'y a pas le moindre mot d'acompagnement. Juste un gros carton avec des logos "Fnac" et "Merci", écrit en différentes langues. Alors, je comprends, c'est un cadeau, c'est gentil, ça vient d'une bonne intention. Mais je reste mécontente. Je lui ai dit mille fois que je boycottais la Fnac pour des tas de raisons. Je lui ai redis, quand il m'a offert ce livre, la dernière fois. Il ne veut pas entendre. Cela me vexe, parce que cela signifie qu'il n'a pas compris qui j'étais. Ou pire... Qu'il a compris, mais qu'il s'en foutait. Pourtant il m'a dit aussi qu'il aimait que je sois une "idéaliste" comme il dit. J'en ai marre d'enrichir ces connards de grands patrons, et je ne veux pas que ce soit fait en mon nom. Il y a quelques semaines, pareil. Il s'en pointé en me disant "je t'ai pris du chocolat" et m'a tendu une tablette de Nestlé. Je lui ai répondu que je n'en voulais pas et j'ai commencé à lui lister une partie des raisons pour lesquelles je ne voulais rien de cette marque. Je me suis arrêtée vite car des raisons, il y en a, à n'en plus finir.

Je ne suis peut-être pas gentille mais ça me fait bouillir le sang, c'est plus fort que moi, mon côté latin. Et donc... pour son DVD, j'ai pas envie de dire merci, j'ai pas envie de le regarder. J'ai même envie de le lui rendre en fait. Le monde va mal... Et en prennant ces détails comme "anodins", ça veut simplement dire qu'on n'a rien compris. A ces grands patrons, suceurs de la terre, de la sueur de leurs frères, j'ai simplement envie de dire "allez-vous faire mettre, bien profond". Pas gentille. Pas élégant non plus. Merde.


23 mai 2018

Mes élèves me quittent les uns après les autres.

Mes élèves me quittent les uns après les autres. Dès que les relevés de notes du troisième trimestre sont bouclés, les familles décrètent ne plus avoir besoin de moi pour cette année et pas seulement sous la pression de leurs enfants. Pour la plupart d'entre celles qui travaillent avec moi, je ne me fais pas de soucis, ce n'est pas moi qui vait plomber leurs portefeuilles. D'ailleurs ce sont souvent les moins aisées qui demandent à poursuivre l'accompagnement le plus longtemps possible, jusqu'à ce que les cours de l'école se terminent vraiment.

Ce qui me fait un peu sourire, ce sont donc ces familles, pour lesquelles le plus important sont bien les notes et non la connaissance, une certaine maitrise du truc. Oui, cela arrive toujours à me surprendre. L'année dernière, dans l'une des familles, un 17 de moyenne générale valait un iPhone en cadeau (aux gamins, pas à moi, hein ;) ). Pour trois enfants, c'est pas mal comme budget.

Moi, j'm'en fous des notes. Je devrais pas le dire, mais c'est entre nous. Bon, c'est clair qu'une ado qui n'avait pas la moyenne en arrivant dans mon antre et qui finit avec une note honorable, ça fait plaisir. Mais ce qui me plait vraiment vraiment c'est quand je vois l'étincelle de plaisir du gosse qui comprend enfin un truc et qui se dit que bon sang, c'était donc ça l'histoire à laquelle il pigeait rien. Ouais pour moi, tout ça se sont des histoires. C'est bete, y a un moment où les profs n'ont plus su comment me les raconter.

Bref, bientot le chomage technique à part les anecdotiques cancres stagiaires de l'été. Je vais recommencer à envoyer des CVs.

T'as vu, mon accent circonflexe ne fonctionne toujours pas... :)

18 janvier 2018

J'ai faim. J'ai faim de sexe J'ai faim de mots

J'ai faim.

J'ai faim de sexe

J'ai faim de mots

J'ai faim de caresses douces et chaudes

J'ai faim de discussions jusque tard dans la nuit

J'ai faim de ta présence

Je crève

Je crève d'envie

Je crève d'ennui

Je crève d'attendre que tu te réveilles que tu reviennes

Je crève d'attendre que tu te détaches de ta guitare, ta thérapie

Je meurs

Je meurs d'amour je meurs d'envie

Je meurs de voir tes yeux briller comme ils ont su briller dans nos premiers

baisers

Je meurs

Je meurs d'amour je meurs de désir et d'envie

Et mon amour

                 il meurt aussi.

16 janvier 2018

Ma vie ne tient pas à un fil

Que devient-il, le beau Philippe ?

Peu de temps après notre voyage au Pérou ou peu avant, je ne me souviens plus trop du comment, du pourquoi, il a fini par avoir une amoureuse. Au final ça m'a fait bizarre mais rien de plus. Je ne suis pas jalouse, même si j'ai eu l'impression qu'il y a toujours eu ce petit truc entre nous, un truc entre l'attirance ou la tendresse. Je ne regrette pas de ne pas avoir tenté. Je sais qu'il n'est pas pour moi, il n'est pas mon complément. Je suis contente pour lui, même si j'ai l'impression qu'il va dans la relation un peu à reculons. Il me dit souvent "elle a son caractère !" avec un air un peu terrorisé. Ah ah. Il ne connait pas le mien. :) Ils cherchent à s'installer ensemble, cependant. Je pense que nous avons eu notre dernière promenade en moto tous les deux. C'était cool, c'était sur la belle qui va vite. Je crois que je ne poserai plus jamais ma main sur son épaule en me serrant contre son dos. Je suis contente d'avoir connu ces sensations là. C'était chouette.

 

Quand mon amoureux me caresse, ça va plus vite que 130km/h.

23 février 2008

Pourquoi est-il si méchant ?

Samedi soir tranquille à la maison.
Je me regarde un DVD, de musique bien entendu. C'est le Brutally Live de Alice Cooper. Ce mec est délirant. J'écoute rarement des CDs de lui (je n'en ai aucun d'ailleurs) mais quand je l'écoute, je trouve que c'est bon et quand je le vois, il me met de bonne humeur. Je suis alle le voir en concert il y a quelques années et c'était vraiment un super moment. Note pour moi-même: s'il re-passe à Paris, surtout y aller.

22 février 2008

De pire en pire

J'étais en RTT aujourd'hui.

 

Lundi en arrivant au boulot, j'ai lu tout mes e-mails et je me suis emportée. Puis je me suis sentie abbattue. Puis je me suis dit que je n'en pouvais plus, alors que j'étais à mon bureau depuis moins d'une demi heure. J'ai donc posé mon vendredi, avec pour but de ne rien faire, être n'importe où du moment que ce soit ailleurs qu'à mon boulot.
Je suis quelqu'un d'émotif sans doute. Mais je ne suis pas quelqu'un de faible. Je n'ai jamais eu peur de bosser beaucoup. J'ai déja eu des boulots où il me fallait être joignable 24h/24 et 7/7j. Et bien ce boulot était mieux que celui que j'ai maintenant. L'environnement fait tout. Je suis entourée de gens qui stressent qui flippent dès que leur chef les presse un peu du coup j'ai cinquante personnes stressées sur le dos. Stressées, pressées, flippées et particulièrement désagréables. Mes chefs qui devraient m'appuyer et faire barrage à cette pression sont encore plus flippés que les autres.
On me reproche sans arrêt la mauvaise qualité d'un outil que je maintiens, alors que ça fait plusieurs années que je le maintiens seule et avec tellement de demandes d'évolution que je me demande comment j'ai réussi à tenir le rythme.  Enfin, on dit ne pas me pointer du doigt mais c'est vraiment tout comme, et c'est bizarre je le prends personnellement, car oui, je me suis investie là dedans et j'ai bossé sur ce développement des nuits jusqu'à deux heures du matin. Par masochisme? Peut-être. Par fierté surtout et par refus de l'échec. Pourquoi  n'as tu pas demandé du renfort me direz vous? J'en demande. Mais dans ma boite, on écrème, on vire, on délocalise. Donc voilà on a viré nos plus fidèles alliés (et les plus compétents évidemment), on a coupé la boite en deux (les gens chargés de maintenir mon outil bancal en particulier), et ensuite on veut que ça marche toujours aussi bien, mais en évoluant, et en allant vite, et en étant de qualité. Bah je peux pas. Et c'est de ça qu'on m'accuse.  Toute seule je peux pas. Enfin toute seule, pas vraiment... J'ai un collègue qui bosse avec moi, mais bon tu vois le genre de collègue sympa, un peu rêveur, pas toujours très motivé. Voire pas souvent très motivé. Bon il est là et il fait des choses. Je ne peux pas lui reprocher de ne pas être une bête de travail, car c'est une attitude que je comprends. Alors je le brusque pas.
Par contre je lutte contre tous les cons qui te disent que t'as qu'à faire ci et puis après il faut que tu fasse ça et puis ASAP parce que sinon tu vois, le revenu il rentre pas et les chefs ils sont pas contents parce qu'ils toucheront pas leur belle prime. Ils te demandent de bosser vite et bien mais en s'assurant en même temps que tu n'y arrivera jamais parce qu'ils viennent te voir toutes les 5 minutes pour te demander ou ça en est et comment ça avance. Réponse: ça avancera plus vite quand tu arrêtera de ma pourrir 10 fois par heure (connard).  Je suis de plus en plus désagréable avec les gens qui m'entourent, c'est fou. Je n'ai jamais été comme ça. Même les gens sympa j'ai presque plus envie de les voir. Quand je me visse à ma chaise le matin, je n'ai plus qu'un souhait c'est qu'on ne me parle pas mais qu'on me laisse bosser tranquille toute la journée (sans prendre la moindre pause sauf pour aller pisser) pour avoir le vague espoir lointain de me sortir de toute cette merde un jour, mais même en ramant 50 fois plus vite j'y arrive pas.
Tu vois, ce qui ne m'est jamais arrivé au taff, et à peine à la fac (la seule fois était à un examen de physique subatomique ou j'avais bossé comme une tarée mais avec la peur quand même de me planter) et bien ça m'arrive aujourd'hui.

 

Je suis stressée.

 

J'étais en RTT aujourd'hui. Et je n'ai fait que penser au taff, ce putain de taff qui m'attend lundi avec tout ces brasseurs d'air qui vont me faire chier parce que leur chefs les font chier mais surement pas autant que eux me font chier.

 

Attaquer ? J'ai commencé à y penser, un peu. De loin. Mais je ne suis pas quelqu'un qui aime attaquer. Par contre  je refuse de me laisser faire. Et puis même? C'est le pognon qui gagne toujours, non ?
Je hais cette loi du fric, je hais devoir toujours faire plus vite moins cher et tant pis si c'est de la merde. C'est pas pour moi. Mais ailleurs c'est pareil, non ?

 

Je regarde les offres d'emploi et j'ai l'impression que tout ce ressemble. Je ne vois rien qui fait rêver.

3 janvier 2007

Signe de vie

J'ai encore reçu un signe (de vie ?)
N'ayant pas ma chaine ici, hier je cherchais Knives Out sur radioblog.
Et j'ai ensuite laissé tourner les titres. Mais le titre suivant a été Lettre à France de Polnareff. A une lettre près c'est la lettre à laquelle je pense.

 

Et les paroles ?

Depuis que je suis loin de toi
Je suis comme loin de moi
Et je pense à toi tout bas
Tu es à six heures de moi
Je suis à des années de toi
C'est ça être là-bas.

La différence
C'est ce silence
Parfois au fond de moi.
Tu vis toujours au bord de l'eau
Quelquefois dans les journaux
Je te vois sur des photos.
Et moi loin de toi
Je vis dans une boite à musique
Electrique et fantastique
Je vis en "chimérique".

La différence,
C'est ce silence
Parfois au fond de moi.
Tu n'es pas toujours la plus belle
Et je te reste infidèle
Mais qui peut dire l'avenir
De nos souvenirs
Oui, j'ai le mal de toi parfois
Même si je ne le dis pas
L'amour c'est fait de ça.

Il était une fois
Toi et moi
N'oublie jamais ça
Toi et moi !

Depuis que je suis loin de toi
Je suis comme loin de moi
Et je pense à toi là-bas.
Oui j'ai le mal de toi parfois
Même si je ne le dis pas
Je pense à toi tout bas...



Il est de l'autre coté de l'océan. Il pense peut-être à moi?

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