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Dreaming my life
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27 novembre 2006

La question philo pour finir le week-end

Ma prof de lettres de terminale nous assurait "le bonheur est intérieur".

Cela signifie donc qu'il y a des personnes incapables d'être heureuses car elles n'ont pas ça à l'intérieur ?

Mon herbe n'est pas assez verte.

J'ai l'impression de ne pas pouvoir me guérir de mon premier amour.

C'est lui qui a gâché toutes mes histoires.

 

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7 mars 2006

Lys et roses sauvages

   

They call me The Wild Rose - Et le Poète dit qu'aux rayons des étoiles  
But my name was Elisa Day Tu viens chercher, la nuit, les fleurs que tu cueillis ;  
Why they call me it I do not know Et qu'il a vu sur l'eau, couchée en ses longs voiles,  
For my name was Elisa Day La blanche Ophélia flotter, comme un grand lys.  
     

 

 

24 octobre 2006

www

Sur internet on peut apprendre que sa bonne copine de terminale s'est mariée en septembre 2005.

Tu étais très jolie et pleine de charme. Ta joie de vivre et ton sourire les rendait tous fous. 
J'espère que tu es très heureuse.

Jadis, avec Pierre et Gladys
On les voyait passer en robe blanche
Au ruisseau qui traînait nos rêves
Vers un écrin de joie
Nous suivions la trace des fées
C'était au mois de mai

21 janvier 2006

Nick Cave & The Bad Seeds à la Mutualité

C'était le 15 novembre 2004
J'y suis allée en connaissant Murder Ballads et un peu Abbatoir Blues.
L'entrée de Nick Cave était fracassante sur Abbatoir Blues "Oh Yeah Yeah" hurle-t'il, le diable au corps. Il tire de toutes ses forces sur le fil du micro qui n'est pas assez long pour le laisser se pencher sauvagement au dessus de la fosse. Et pouf! Le son se coupe. Nouveau départ après cinq minutes. Nouveau départ fracassant et replouf ! Le son se re-coupe "Fuck!" dit Nick. Il est en colère.
Il repart dans sa loge le temps que les techniciens règlent les problème...
A son retour il se donne à fond. C'est vrai que le son n'est pas des plus génial mais il dégage tant de force, Nick. Il est terrible, gesticule dans tous les sens, chante avec son coeur, avec ses tripes. Je ne peux pas m'empêcher de l'aimer.
Le meilleur moment du concert "Supernaturally". On tape des mains, on tape des pieds.
Hey! Ho!
Oh baby don't you go
Hey! Ho!
Oh no no no
Hey! Ho!
Oh baby, don't you go
All supernatural on me
Supernaturally

Ce qu'il me reste de ce concert. Un grand chaud au coeur, d'avoir rencontré quelqu'un de si profondemment humain. La prouesse technique n'est pas tout dans un concert, loin de ça pour moi. Et les Bad Seeds ont aussi été géniaux. Je n'ai pas grand souvenir du public. Après tout, c'était entre lui et moi ce soir là. Je n'ai jamais arrêté de l'aimer depuis.

19 septembre 2006

Qu'est ce que signifie « apprivoiser » ?

Quand j'étais en primaire, pendant mon CE2, je n'allais pas à la piscine avec ma classe car j'avais mal aux ouies.  Pendant ce temps on me laissait avec l'autre classe de CE2. L'instituteur était un anglais. Et à cette heure là, soit il chantait  des chansons à sa classe en s'accompagnant de sa guitare, soit il lisait des histoires par séances de un chapitre. Il avait un voix très belle, très douce, grave et profonde. Il nous a lu Le petit Nicolas par exemple. Et un jour il a commencé Le petit Prince. Il lisait doucement, calmement. La beauté de sa voix allait parfaitement avec la poésie et la beauté du texte.

  -Bonjour, dit le renard. ..
  -Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.
  -Je suis là, dit la voix, sous le pommier.
  -Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli..
  -Je suis un renard, dit le renard.
  Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste...
  -Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé


Il y a des choses qu'on n'oublie jamais. Pour toujours dans ma tête et dans mon coeur, le renard du petit Prince aura votre voix monsieur D.

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6 septembre 2006

Berlin (encore)

Mais non je ne le fais pas exprès.

Ce soir je m'embarque pour une séance de shopping.
Je suis une fille mais...
je déteste le shopping. ça donne chaud d'essayer des vêtements dans un cabine se rendre compte qu'on n'aime pas, passer au suivant sous les zyeux des vendeuses etc. Je le fais quand ça devient une nécessité nécessaire. Après quelques tours (furtifs) dans quelques magasins je me dirige (par hasard) vers un endroit où on vend des disques et des livres... Mauvaise foi?  On ne peut rien vous cacher.

Envie de lire tout d'un coup, ça fait tellement longtemps que je n'ai pas lu un vrai livre.
Envie de ... littérature étrangère.
Et paf je tombe sur une couverture qui m'interpelle: Le rendez-vous de Berlin de Jose Miguel Roig.
Je le retourne

«Ce soir-là, cette dernière nuit, je jurai à Marina que je la chercherais et la retrouverais un jour. Je ne savais ni où, ni quand, mais j'y parviendrais. C'était un serment enfantin, bien sûr. Elle resta silencieuse longtemps. Puis elle, qui ne m'avait jamais dit qu'elle m'aimait, me fit répéter tout bas encore et encore, jusqu'à ce que je prononce les mots correctement, "Ich liebe dich".»
C'est à Berlin que Gonzalo, une jeune Vénézuélien, retrouvera finalement Marina. Et ce rendez-vous, il l'aura attendu sept ans, huit mois et quatorze jours... À quinze ans, il était tombé éperdument amoureux de la très belle Marina, trente-cinq ans, épouse d'un client allemand de son père. Leur relation, très physique, très intense, durera quelques semaines à peine, puis la jeune femme repartira pour l'Europe.


Surprenant, n'est ce pas? Enfin, j'y vois des "coincidences" qui ne sont sans doute pas évidentes pour vous.
Berlin, la séparation, le héros est d'Amérique du Sud. Alors je l'ai pris. Quand j'ai commencé à le lire, les premières pages semblaient être écrites pour moi. Elles trouvaient une résonance dans mon coeur. C'est beau le pouvoir de l'écriture.


J'ai aussi pris un roman d'un auteur chinois Li Chi, Tu es une rivière. Et De sang froid de Truman Capote.
Bon, j'avoue, j'ai aussi pris deux albums de Bob Dylan.

19 août 2006

And if you get too far inside, you'll only see my reflection

A force de regarder le passé en face, mon miroir ne me renvoie que le fantôme du présent.
Avec tout ça j'avais presque oublié que la semaine prochaine, je vais voir Radiohead.

Mon premier CD de Radiohead je l'ai depuis fort longtemps, c'était à l'époque de OK Computer. Franck me l'avait offert. Mais après la première écoute j'avais trouvé cette musique "trop violente". Elle l'est certainement et d'une certaine manière mais je n'étais pas prête.
Des années après, j'étais avec le Docteur dans un hotel. Nous étions invités dans le sud au mariage d'un ami. Et  pendant que nous nous préparions, un clip d'eux est passé à la TV. Les images m'ont interpelée et le son aussi. C'était Climbing Up The Walls. De retour à Paris, j'ai fouillé mes tiroirs pour retrouver OK Computer. C'était le bon moment et je suis tombée amoureuse.
C'est ce dont j'ai besoin en ce moment, de m'envoler au dessus des murs, de me faire la malle, de m'évader. C'est ce que je ferais le 26. Je n'existerai plus qu'à travers mes sens, l'émotion et la musique.

9 août 2006

Private

MR. PINK
Yeah, Mr. Pink sounds like Mr. Pussy.  Tell you what, let me be Mr. Purple.  That sounds good to me, I'm Mr. Purple.

JOE
You're not Mr. Purple, somebod from another job's Mr. Purple. You're Mr. Pink.

MR. WHITE
Who cares what your name is?  Who cares if you're Mr. Pink, Mr. Purple, Mr. Pussy, Mr. Piss...

MR. PINK
Oh that's really easy for you to say, you're Mr. White.  You gotta cool-sounding name.  So tell me, Mr. White, if you think "Mr. Pink" is no big deal, you wanna trade?

JOE
Nobody's trading with anybody Look, this ain't a goddamn fuckin city counsel meeting!  Listen up Mr. Pink.  We got two ways here, my way or the highway.  And you can go down either of 'em. So what's it gonna be, Mr. Pink?

MR. PINK
Jesus Christ, Joe.  Fuckin forget it.  This is beneath me.  I'm Mr. Pink, let's move on.

8 août 2006

You! Yes, you!

J'ai besoin de parler ce soir.
Pas de chance, ça tombe sur vous.

 

Hier soir j'ai eu un choc. Alors que je surfais en connaissance de cause (oui la pire chose qui peut nous arriver quand on cherche est de trouver) à la recherche d'informations sur un ancien amoureux et bien j'ai trouvé.

 

L'ancien amoureux en question est un cerveau (un vrai, pas de ceux qui font semblant). Il a une thèse en physique. Donc je l'appelerai Docteur.
J'ai fait une recherche sur le nom du Docteur hier. Ca doit faire trois ans que je ne l'ai vu ni parlé. La dernière fois que j'avais fait ça j'était tombée sur son CV et j'avais appris qu'il était parti faire un post-doc au japon. J'avais eu un pincement au coeur d'apprendre qu'il était un peu loin. Et hier, son CV avait été mis à jour. Un détail ne m'a pas sauté aux yeux tout de suite. Dans les informations personnelles il a rajouté "Marié"

 

J'ai eu vraiment un choc.
Mon Docteur est marié. J'ai du mal à le croire et à l'accepter. J'ai du regarder cette page pendant de longues minutes. Et c'est douloureux.
J'imagine qu'il est parti et qu'il a rencontré une japonaise là bas. Je l'imagine très jolie car il a bon gout.
Mais je me dis "Trois ans..."
En trois ans il a rencontré, dragué, fréquenté et épousé une autre.
C'est rapide, non ?
Il m'avait demandé de l'épouser à Berlin et j'ai eu peur. J'ai refusé. Peur de m'engager, peur d'aller trop vite.
C'est bête quand on y pense. Il était vraiment sincère. La personne la plus sincère que j'ai aimé.
Il faisait une année à Berlin et après il est parti aux US. Il voulait que je le suive car il ne trouverait pas de boulot à Paris. J'ai refusé. J'aime Paris et je ne voulais pas partir m'installer là bas. J'étais bête.
Quand il est parti nous avons passé des heures au téléphone. Puis il s'est mis à déprimer de notre éloignement. Et je me suis mis à lui en vouloir de s'être éloigné de moi. J'ai rompu. J'aurais dû le suivre pas vrai ?

7 août 2006

And it was morningAnd I found myself mourning,For

And it was morning
And I found myself mourning,
For a childhood that I thought had disappeared
I looked out the window
And I saw a magpie in the

rainbow

,  the rain had gone
I'm not alone, I turned to the mirror
I saw you, the child, that once loved
The child before they broke his heart
Our

heart

, that I believed was lost
7 août 2006

Le passé me dévore IV

Le passé à l'air si doux parce que le temps en tamise la lumière et en estompe les contours.

L'année de mes dix-huit ans j'ai eu mon bac et j'ai quitté le lycée pour la fac. J'ai commencé un cursus scientifique alors que Lui restait au lycée un an encore car il était plus jeune de un an. Nous avons continué à nous voir. J'ai connu d'autres personnes à la fac et puis parce que j'ai eu petit boulot en même temps. Ma vie a un peu changé. Je me suis rendue compte que je pouvais plaire à des jeunes hommes plutôt charmant. C'était agréable

1 août 2006

Remember when you were young

Ce soir je cherchais un cadeau d'anniversaire pour quelqu'un que j'aime. Comme à chaque séance de shopping je fais un détour par un magasin de disques. Et ce soir, surprise Dark side et Wish you were here à 12€. Je ne les ai jamais vu à ce prix là avant. Autant je ne sourcille pas pour une paire de chaussures à 5€, autant ce genre de choses je ne peux les laisser passer. J'ai toujours eu envie de ces deux albums mais ne me les suis jamais offert, par une sorte de principe, je n'achète des disques que quand leur prix est raisonnable. Donc je les ai pris.
Et hop sans attendre sur le chemin du retour j'en glisse un dans le lecteur de ma voiture.

Dès les premières notes, je me retrouve des années en arrière. Le passé me dévore décidément. Je les ai tellement écoutés ces deux là. J'en connais la moindre vibration.

Sun is the same in a relative way but you're older.

Oh.

Il aimait Satriani, il aimait Metallica. Il aimait Pink Floyd bien sûr. Il savait en jouer quelques morceaux à la guitare. On les aimait ensemble.


How I wish you were here.

28 juillet 2006

Le passé me dévore II

Celui que je ne nomme pas s'appelle Franck.
J'ai eu envie de le nommer aujourd'hui. Il y a des tas de gens qui s'appellent comme ça. Peu importe.

Je l'ai connu au lycée et il m'attirait. Il était l'ami d'un ami donc par la force des choses nous avons fini par faire connaissance. Nous prenions le même bus, nous nous retrouvions dans la cour. Le magnétisme était toujours présent.

C'était quelqu'un de très spécial. Il aimait Satriani, Metallica, il aimait certaines sciences sous certaines formes et la poésie. Baudelaire surtout. Nous avions certains amours en commun.

Je l'ai aimé.

27 juillet 2006

Le retour

Je n'ai jamais été aussi décalée que depuis ce retour. J'ai du mal à retrouver mes repères.
Je ne comprends rien à ce que je fais au travail et je n'ai pas envie de comprendre. Je voudrais que ces murs s'écartent que ces cloisons s'éloignent à l'infini, que les téléphones ne sonnent plus que mes voisins se taisent.

Le silence me manque.

J'aimais être au milieu de nulle part, devant un lac, entourée de montagnes et sous un ciel plus ou moins bleu. J'aimais respirer le vent et ne pas voir la nuit.

30 juin 2006

Sometimes I feel

Sometimes I feel
The need to move on
So I pack a bag
And move on
Move on

C'est la chanson de David que je me chante avant chaque voyage.

Somewhere, someone's calling me
When the chips are down
I'm just a travelling man
Maybe it's just a trick of the mind, but
Somewhere there's a morning sky
Bluer than her eyes
Somewhere there's an ocean
Innocent and wild

Je file maintenant. Bon mois de juillet à tous,

Anonyme Anonymous
20 juin 2006

Journal d'une cadrette

Journée d'une cadrette
Réveil sonnant à 7h du mat' après un coucher à 1h. Six heures de vie allongée. Sept en fait car je ne pose jamais le pied au sol avant 8h. Douche, petit déj', course après une tenue acceptable. Tout ça me prend une heure. Davantage même car je fais la course sans me presser. Départ après 9h souvent, à l'arrache. Arrivée au bureau entre 9h30 et 10h après plus d'une demie heure assise au volant.
En montant je me concentre sur ce que je dois faire dans la journée et les suivantes souvent.
Les réunions commencent, conférences téléphoniques, ou - plus rarement - dans une salle avec des vrai gens.
Je me lève rarement avant 12h30, heure où je vais déjeuner. Je fais la queue 10 minutes à la cantoche. Et hop je m'assois (encore!) à table avec mes collègues. Je retourne m'asseoir à mon bureau après déjeuner et l'air de rien j'ai déja passé plus de quatre heures assise. Et sur le coup de 13h30 ou de 14h selon les jours, les réunions reprennent. Les rares moment où je ne suis pas en réunion, je m'affaire à accomplir les actions qu'on m'a collées. Donc en fin de compte je décolle rarement de ce siège de bureau. Quand je pars le soir j'ai passé 10h assise, je gagne ma voiture et je sais que chez moi je m'affalerai n'importe comment.
Le problème est que ça se reproduit tous les jours de la semaine.
J'en ai marre de vivre assise.
Ce soir je suis rentrée, j'ai posé mes affaires et je suis sortie. J'ai marché jusqu'au RER et j'ai pris la direction de Paris. J'étais debout dans le wagon et j'ai vu autre chose que cet écran. J'ai vu des gens.
J'ai rejoins ma jolie blonde et nous sommes allées dîner en parlant de tout, de rien, de voyage et d'évasion. Nous sommes sorties et nous avons marché dans les jolies rues pavées. Juste marché.

 

Just walking

10 juin 2006

Nicky

En septembre Nick Cave sera en concert Solo au Grand Rex. J'ai réservé mes places auprès de mon CE, j'espère qu'il n'y aura pas de loupé.
Je me dis que les chansons seront des plus intimes un peu comme dans "Never Shall We Part". Mais j'imagine Nick assez capable de faire un boucan d'enfer tout seul. Ce mec là, il est terrible !

Never Shall we part et moi
Un dimanche matin je dormais (pas chez moi) et dans mon sommeil, les notes de piano s'immiscent et entrent dans ma vie comme j 'entre dans l'éveil ... mélange de deux intimités. As I sat sadly by her side

As I sat sadly by her side
At the window, through the glass
She stroked a kitten in her lap
And we watched the world as it fell past
Softly she spoke these words to me
And with brand new eyes, open wide
We pressed our faces to the glass
As I sat sadly by her side

1 juin 2006

Le passé me dévore I

J'avais 17 ans.
Cette année là au lycée j'ai fait connaissance avec un garçon qui est devenu un ami. Pierre.
Pierre était sociable, plein de vie, bavard, drôle. Il habitait la ville voisine de la mienne donc on prenait la même ligne de bus scolaire.
Le matin le bus était déja bien plein quand je montais à bord. Pierre y était. Parfois à côté d'un mec qui s'appelle Fabien. Parfois à côté de quelqu'un qui ne s'appelle pas. Parfois aussi à côté d'autres, qu'il avait connu dans son collège.
Qu'est ce qui fait qu'une personne nous accroche ?

Quand j'ai cette image en tête, le seul mot qui me vient à l'esprit est "associal".
L'image la plus ancienne de lui: lui dans ce bus accordéon montant au lycée, assis à côté de Pierre, le dos droit et fixant devant lui. Rêvant peut-être déja à autre chose ?
Associal. Comme le jugement de ma première impression avec des années de retard.
Il portait cette veste vert-beige-kaki-je ne sais quelle couleur au juste mais on s'en fiche.
Quand je me tenais à côté de Pierre pour discuter, lui ne me regardait pas.

Qu'est ce qui fait qu'une personne nous accroche ?
Le fait de le deviner d'un autre monde. Not of this earth

Magnétisme aussi.
Physiquement il me plaisait. Sur le trajet du lycée j'aimais me rendre compte qu'il était là.  Parfois présent et parfois pas. Parfois avec Pierre et parfois pas. J'étais proche de lui quelquefois dans ce bus où tant d'élèves s'entassaient. Et je lui soufflais mentalement "regarde moi, regarde moi, s'il te plait regarde moi". Mais la télépathie ça ne fonctionne pas très bien.

 

29 août 2005

Pixies (encore)

Il suffit de se passer un petit disque et hop ! un regain d'énergie.

J'ai envie de parler encore de mon concert.
Pour moi un concert est un moment vraiment privilégié entre un groupe et moi (les autres n'existent pas). C'est un moment de communion presque, un moment où on s'oublie. C'est un moment d'épuisement physique absolu et en même temps notre esprit s'élève. Le musique finit par toucher vraiment tous nos sens.
Et jeudi je me disais... Quand même, j'ai de la chance. Les Pixies n'existaient plus et ils se sont réunis et ils jouent pour moi. Quelque chose de magique.

6 mai 2006

May

Je ne sais pourquoi tout les ans c'est la même chose.
Après un certain enthousiasme à l'arrivée du printemps, ma joie retombe. Les petites fleurs du mois de Mai s'accompagnent chez moi d'une certaine tristesse. Je me sens prise d'un vague à l'âme inexplicable.
Dû à l'éternel retour des choses ?
Envie d'être déja ailleurs et attente du départ pour de longues vacances ?
Je ne sais pas. Mais je me sens assez impuissante face à ça.

2 mai 2006

Un poême pour Mai

Mai

Le mai le joli mai en barque sur le Rhin
Des dames regardaient du haut de la montagne
Vous êtes si jolies mais la barque s'éloigne
Qui donc a fait pleurer les saules riverains ?

Or des vergers fleuris se figeaient en arrière
Les pétales tombés des cerisiers de mai
Sont les ongles de celle que j'ai tant aimée
Les pétales fleuris sont comme ses paupières

Sur le chemin du bord du fleuve lentement
Un ours un singe un chien menés par des tziganes
Suivaient une roulotte traînée par un âne
Tandis que s'éloignait dans les vignes rhénanes
Sur un fifre lointain un air de régiment

Le mai le joli mai a paré les ruines
De lierre de vigne vierge et de rosiers
Le vent du Rhin secoue sur le bord les osiers
Et les roseaux jaseurs et les fleurs nues des vignes

28 avril 2006

Un peu d'histoire - Le fusil de chasse II

Un matin - je ne me souviens plus quel jour c'était, juste qu'il faisait beau - je monte dans le fameux bus et là, surprise, il n'était pas à sa place habituelle. Mon regard plonge alors dans le fond du bus. Il est bien là. J'avance encore alors et je m'assois tout près de lui.
J'avais
Le fusil de chasse avec moi. Je l'avais déja lu en entier mais j'aimais en relire certains passages, même si là je passais plus de temps à regarder le jeune homme.
Dix minutes après nous arrivons à la gare. Chose étrange, il monte dans le wagon de tête, comme moi.
Deux arrêts plus tard je descends du train pour prendre le RER sur la voie d'en face. Il descend aussi et monte dans mon wagon. J'ai toujours
Le fusil de chasse dans mes mains. Je suis sur le point de m'asseoir quand il vient vers moi. Je suis surprise quand il me tend un bout de papier.
"Vous avez perdu votre marque-page"
Je le regarde et prends le papier. Je n'avais pas de marque-page.
Il s'assoit à côté de moi.
Je lis sur ce petit bout de papier "Je m'appelle Raphaël" et son numéro de téléphone. J'ai du mal à réaliser ce qui m'arrive. Il vient vers moi, noue le contact. Je ne m'attendais pas à une chose pareille. Je me demande si je dois me faire l'illusion que cet ange me drague? Ce n'est pas possible. Je me dis qu'il pourrait faire craquer n'importe quelle fille. J'ai dû réfléchir au moins une minute, à toute allure, une minute sans rien dire mais qui m'a parue super longue, tellement je me sentais embarrassée. Puis je l'ai regardé et lui ai dit "Moi c'est An' ".
Alors nous avons entamé la conversation.
Raphaël est quelqu'un de très sympathique, et très intelligent. Je comprends très vite qu'il ne me drague pas. Il sort d'une rupture après une longue relation lui aussi. Nous nous racontons un peu. Il me dit qu'il avait remarqué que "j'avais l'air d'avoir envie de faire connaissance". Je l'avais regardé tellement quil s'en était rendu compte, même si je faisais de mon mieux pour rester discrète. Je lui fait remarquer que le coup du marque-page était amusant. Il me raconte qu'il aime bien faire connaissance avec des gens (des jeunes filles) et qu'il le fait quelquefois (mais pas souvent non plus) et toujours d'une manière différente.  Je trouve que c'est un peu étrange mais amusant. Raphaël me plait. Il devient mon compagnon sur le trajet du matin. Nos conversations sont agréables. En dehors de ce trajet, nous sommes sortis quelquefois ensemble, pour des promenades parisiennes. Très peu en fin de compte. Et puis et puis il a déménagé, j'ai déménagé. Nous nous donnons des nouvelles une fois par an à peu près et c'est toujours aussi sympa.
Je suis incapable de me souvenir avec précision du visage de Raphaël. Je me souviens juste qu'il était très beau, presque parfait. Qu'il avait de magnifiques yeux bleus. Et qu'il ressemblait à mon premier amour.

Le petit bout de papier est resté calé sur la page de notre rencontre.

26 avril 2006

Un peu d'histoire - Le fusil de chasse II

Je ne sais plus trop ce que je faisais à l'époque où j'ai reçu Le fusil de chasse. Je devais commencer mon premier job sans doute, parce que tous les matins, je prenais le train à la même heure. Et pour aller à la gare, tous les matins, je prenais le bus de chez moi.

Bizarre n'est-ce pas ? Parfois vous faites le même trajet qu'une autre personne tous les jours de votre vie mais ne vous croisez jamais... question d'horaire, de vue, de hasard ou de vie. Et puis un jour vous vous rencontrez.

Oui c'est ça. C'était l'époque où je débutais dans mon premier vrai boulot et je devais suivre une formation au tout début.  Et donc un matin je prends le bus mais là quelque chose m'interpelle. Je vois un jeune homme et je reste ébahie... Il est très très beau. Il est grand, fin, élégant. Mais ce qui me choque c'est qu'il ressemble vraiment beaucoup à celui que je n'arrive pas à oublier. C'est simple, le visage est le même mais sans les imperfections. On dirait qu'il est parfait, on dirait que c'est un ange. C'est ça, c'est lui mais en beaucoup plus beau.

Je suis tellement bouleversée.

Je m'assois juste devant lui et en même temps derrière le conducteur de bus. Derrière le chauffeur il y a une vitre avec un rideau noir en dessous. Alors je le regarde par l'intermédiaire de son reflet. J'essaye de regarder ailleurs mais je n'y arrive pas. Malgré moi mes yeux reviennent vers ce visage. C'est presque indécent de regarder ainsi je trouve, même si dans le fond ce n'est qu'une vitre que je regarde.
Quand nous descendons du bus vers notre train, nos chemins se séparent, il va dans un autre wagon.
Le lendemain je prends le même bus, et il est encore là. Le jour d'après aussi et celui d'après aussi. Il prend le même bus tous les jours. Et le même train aussi. Et tous les jours il s'assoit dans la partie avant du bus. Je me place alors stratégiquement de manière à pouvoir furtivement le regarder. Je ne lui veux rien en fait. Je ne sais pas si vous pouvez comprendre ce que je ressentais, je voulais juste pouvoir le regarder, m'emplir les yeux de sa beauté et en même de temps de sa ressemblance avec mon ex.

9 août 2005

Pyramid song (bis)

Je relis ce texte et je me dis qu'il colle à la perfection avec la musique et la voix qui l'accompagnent.
Quand cette harmonie est atteinte, la chanson devient une pure beauté.
C'est fou comme ce texte reflète un état d'esprit presque permanent chez moi. Quand je me retrouve seule, je suis en permance hantée par mes anciens amours et mon passé.
Radiohead, c'est mon groupe préféré.

20 avril 2006

Un peu d'histoire - Le fusil de chasse

Bizarre.
Il était plein de rancune. Envers de choses qui pouvaient paraitre risibles (j'ai bien dit paraitre). Il en voulait à la France et donc une fois son diplome en poche il l'avait quittée (il est français) pour ce pays qu'en fait il n'aimait pas davantage. Peut-être que déja je me suis aperçue que ça tête prenait trop le controle sur son coeur. Mon amie le trouvait parfois antipathique. Amer. J'étais entre étonnée et perplexe. Mais enfin, on discutait.
Le week-end suivant mon amie devait partir je ne sais plus où et donc je devais rester seule chez elle pendant les deux jours avant mon retour en France.
Elle m'a proposé de demander à Bruno de m'emmener diner vendredi soir et de me conduire à l'aéroport le dimanche.
Les moments où nous retrouvions seules, nous discutions jusque tard le soir. Je souffrais énormément.

Donc le jour où elle est partie, Bruno est venu me chercher chez la maman libanaise. Et nous devions aller dans un restaurant qu'il connaissait. Il était un peu tard et nous avons été pris aux piège des rues à sens unique de la ville. Arrivés devant l'endroit recherché, nous avons trouvé la porte fermée et nous sommes rabbattus sur un italien. Le chagrin remontait à la surface. Nous discutions de tout et de rien, je ne sais plus très bien. Ses mains s'agitaient dans tous les sens sur la table. On aurait dit les ailes d'un papillon. Il n'était pas très à l'aise. Les larmes me sont montées aux yeux. J'étais impuissante devant ma peine. Alors je luis ai expliqué dans quelle situation j'étais.  En fait mon amie lui avait raconté mais il gardait le silence sur le sujet par discrétion. Nous avons dîné puis sommes partis nous promener dans la ville. La nuit facilitait nos échanges. Je me suis confiée à lui. Il était très compréhensif. Ensuite il m'a ramenée chez la maman libanaise. 
Le lendemain (samedi) il est venu me chercher aussi, nous nous sommes promenés, discuté, écouté des chansons "girlie" dans la voiture, c'était amusant. J'ai commencé à le découvrir aussi.
Il a commencé à sa confier à moi.
A un moment, peut-etre plus intime que les autres je lui ai demandé ce qu'il ressentait pour moi. Sa réponse a été "A peu près rien"
Je me suis sentie le coeur léger. J'aimais cette réponse. Il était cet inconnu à qui je disais tant de choses et en même temps nous restions encore étrangers. A peu près rien était ce que je ressentais aussi pour lui. Nous étions simplement deux âmes en peine. Mais une telle franchise ne pouvait qu'être un bon départ pour unr relation entre nous. A peu près rien était aussi ce qu'il ressentait vis à vis de tout le monde... Enfin, pas tout à fait. Il savait ressentir souvent de la colère, de la rancune, de la jalousie. En fait il enviait ma peine car lui n'avait jamais aimé. Cette confidence me semblait tellement incroyable... N'avoir jamais aimé, comment était-ce possible? Je me souviens de mes amourettes de bac à sable, de mon cancre en primaire, de tant de petites histoires, de mes chagrins de lycée et de lui enfin. Ne pas avoir aimé était sans doute le chose la plus inconcevable et la plus triste que je pouvais imaginer à cette époque. Et en même temps, pour lui l'amour était la plus belle chose et elle lui semblait inaccessible.
Dimanche enfin, il est venu me chercher pour la dernière fois et nous avons pris la direction de l'aéroport.
Nous avons pris un dernière verre ensemble tout en discutant toujours puis le moment de nous séparer est arrivé. Je lui ai dit au revoir avec un pincement au coeur, même si j'étais pressée de fouler de nouveau l'autre  terre, celle où Lui était aussi. Je sais que Bruno était un peu triste aussi. Nous avions passé si peu d'heures ensemble et avions partagé tellement.

De retour en France j'ai repris mon stage. Bruno et moi avions échangé nos e-mails et sur les coups de 17h mon coeur devenait léger car je savais que j'allais avoir de ses nouvelles. Nous sommes devenus très amis. Il a tout su de la fin de Notre histoire.
Nous nous racontions tout. J'ai eu quelques histoires qui au bout de quelques semaines se soldaient par une rupture. Je n'arrivais plus à aimer. C'était douloureux. Je me demandais si un jour je pourrais aimer à nouveau. Bruno, lui, essayait de sortir davantage et se demandait si un jour il saurait aimer. Nous discutions toujours beaucoup, par e-mail, par téléphone, par lettres. Et un jour il m'a parlé de ce roman, Le fusil de chasse. "Aimer, être aimée". J'avais été aimée de nouveau, plusieurs fois même, et j'étais tellement désolée de ne pouvoir le rendre. Quitte à souffrir, je voulais AIMER encore une fois.
Un jour j'ai reçu un petit colis des Etats-Unis. Dedans, il y avait ce petit livre rose
Le fusil de chasse - Yasushi Inoué.
Je l'ai beaucoup aimé. J'étais surprise de découvrir autant de finesse dans un si petit roman.
Depuis j'ai ré-appris à aimer, à souffrir aussi.
Bruno est toujours mon ami, de l'autre côté de l'océan. Et il a découvert l'amour aussi.

 

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