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Dreaming my life
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10 juin 2020

Une petite cantate du bout des doigts...

De Barbara, j'aime beaucoup aussi cette chanson : https://youtu.be/AuzG5DOcaso mais en un peu plus lente que dans cette vidéo.

Si j'aime tant chanter aussi, c'est que les chansons (ou la musique) nous mènent sur le chemin du souvenir et font revenir des instants qu'il fait parfois plaisir de ne pas oublier.

Ce matin, je bricolais un truc. Je chante souvent quand je bricole. Je chante souvent tout court d'ailleurs. De Radiohead à Starmania, je suis arrivée à Barbara, et cette petite cantate, et puis l'Aigle Noir.

Quand j'étais ado, on entendait souvent l'Aigle Noir sur RTL, la radio qu'on écoutait à la maison. Tout gosses qu'on était, on saisissait déjà le magnifique du truc.

J'avais un petit copain (petit parce qu'il n'était pas grand) au collège. C'était le petit frère d'une de mes camarades de classe, une jolie magrébine aux yeux de gazelle. Lui, il avait deux ans de moins que nous, il était petit donc, rondouillet, les cheveux bouclés et de jolis yeux tirant sur le vert, un petit chérubin quoi. Il s'appelait Samir.


Et, je ne sais pourquoi, il m'adorait. Il me cherchait toujours, et disait toujours des trucs sympas sur moi. Il devait etre un peu amoureux quoi. Il m'encourageait dans mes betises (de fille sage et première de la classe). Quand je draguais mon prof de musique par exemple...  Et puis je sais pas, on chantait l'Aigle noir et il s'est mis à improviser des paroles, c'était plus l'aigle noir qui apparaissait mais moi (oui, oui avec tout le côté magnifique, le diamant bleu et tout ça...)

Sa soeur me regardait d'un air réprobateur et disait à son frère "N'importe quoi...!" Samir lui répondait insolemment : "T'es jalouse parce qu'elle est plus belle que toi". Ah ah ah... Après, la soeur venait me dire "Je veux plus que tu parles à mon frère, tu as une mauvaise influence sur lui." La vérité, c'est que je ne faisais rien. Je le laissais juste traîner avec nous, c'était une petite amitié cool quoi. Donc on s'en foutait, on continuait à trainer ensemble, on rigolait bien.

Après, je suis allée au lycée et lui est resté au collège. Et j'ai déménagé. On s'est perdus de vue. Et donc Barbara m'a fait penser à ça. Merci Barbara.

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27 octobre 2021

Le bonheur ce sont ces minutes passées, vites

Le bonheur ce sont ces minutes passées, vites passées, à s'embrasser, avec les êtres qu'on a vraiment aimés, pour la première fois.

- dans la forêt

- devant l'église d'Auteuil

- dans l'entrée de mon appart

 

La chaleur ce sont nos doigts qui se croisent, pour la première fois quand nous faisons tous les deux le premier pas.

- dans le train Paris-Mantes-la-Jolie

- dans le métro sur la ligne 10

- au parc des Buttes-Chaumont

 

 

25 octobre 2021

Faire cours et blablabla... Les nombres complexes

Faire cours et blablabla...

Les nombres complexes et blablabla...

Les gamins sur leur smartphone pendant que tu causes et blablablabla... "Mais madame, on a le droit, on est en BTS !"

Les gamins qui causent entre eux pendant que toi tu causes blablabla...

Mais ça intéresse qui, les nombres complexes, pourquoi tu fais ça, à parler, à travers ce masque, à essayer de couvrir le bruit environnant ?

Les nombres complexes, ça m'intéressait moi, quand j'avais leur âge... Tu te rends compte un nombre, qui, quand tu mets au carré, te donne -1 ! Un truc inoui, magique !

Mais en attendant, blablabla...

Les gamins, ils s'en foutent de ce que tu racontes. Et après, il vont te dire que c'est trop dur. Qu'ils ne comprennent pas. Et puis, je suis qui, pour leur dire de se taire et m'écouter. Je devrais peut-etre, moi, me taire, et les écouter. Ou pas. Ou partir. Ou rentrer chez moi et dormir. Ou rentrer chez moi et gratter. Ou rêver. Tout plutot que blablablater.

Il est nul mon job en fait.

25 octobre 2021

Quand on est jeune, on espère peut-etre que tout

Quand on est jeune, on espère peut-etre que tout s'éclaircira, que tout s'expliquera, un jour, l'absurdité de la vie. Parfois on traverse des moments d'apaisement alors on se dit que... peut-être... Mais non, il se passe un truc, des trucs, parfois de gros trucs, une montagne de gros trucs ou de simples petits trucs et meme si t'es plus jeune du tout, que t'es meme dans la pente vieille, mais qu'au final, t'as peut-etre meme pas dépassé les 60% de ta vie, ou les 70% ou les... ou les... 80% (enfin bref, tu m'as comprise) et que le reste à vivre te semble long et t'espère juste ne pas trop souffrir... Et tu te dis que non, tout ne s'éclaircit pas, rien ne s'explique, et tout est toujours aussi absurde, insensé.

 

Moi aussi, j'ai croisé un automobiliste stupide et extremement violent.

13 avril 2021

Je regarde une photo et une vidéo de mon neveu

Je regarde une photo et une vidéo de mon neveu qui vient d'avoir 14 mois avec mes parents qui lui prennent la main chacun d'un coté et ça me fait un truc tout drole, la perception du temps qui passe, de ce que nous avons vécu, de ce qui sera (ou ne sera pas). Lui saute, comme monté sur ressorts (boing boing boing) et eux, leurs épaules un peu basses et leurs cheveux presque tout blancs. Ils ont l'air contents.
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29 décembre 2020

J'aime bien cette chanson. Le texte est simple

J'aime bien cette chanson.

 

Le texte est simple mais superbe. Il te parle, je suis sûre

Porque no engraso los ejes   Parce que je ne graisse pas les essieux
me llaman abandonao       On m'appelle abandonné
si a mi me gusta que suenen       Si moi j'aime qu'ils grincent
pa' que los quiero engrasar      Pourquoi voudrais-je les graisser ?

Es demasiado aburrido       C'est suffisamment ennuyeux
seguir y seguir la huella       Suivre et suivre les traces
andar y andar los caminos       Aller et aller sur les chemins
sin nada que me entretenga       Sans rien pour me divertir

No necesito silencio,      J'ai pas besoin de silence
yo no tengo en quien pensar       Je n'ai personne à qui penser
Tenia, pero hace tiempo,      J'avais mais il y a longtemps
ahora ya no tengo más      Maintenant je n'ai plus

Los ejes de mi carreta       Les essieux de ma charette
nunca los voy a engrassar       Je les graisserai jamais.

9 septembre 2020

Internet et le boulot

Je passe mon temps à lire des trucs sur internet. Ce qui m'empêche d'avancer sur mon travail.

On serait donc tentés de dire qu'internet m'empêche de bosser.

C'est sûr que c'est une forme de liberté, la vie sans internet.

Tiens, je me souviens du temps où j'étais étudiante. J'allais à la BNF et je m'installais pour étudier et réviser mes partiels. Je me mettais dans la salle "littérature étrangère". J'adorais cette salle. Et bien, inévitablement, il y avait toujours un moment où je me levais et allais me perdre dans les rayons et je finissais happée par des romans britanniques, allemands, états-uniens ou que sais-je encore. Je pouvais me perdre des heures, tout en me disant "il faut que je retourne étudier".

Au final, c'est pas internet qui m'empêche de bosser, mais le boulot.

19 mai 2020

7 juin 2010

J’aime aussi garder des petits choses qui me rappellent des moments passés. Des tickets de cinéma, des lettres, des livres, des billets de train, d’avion, une K7 avec un enregistrement de mon amoureux de fac qui jouait avec son groupe, des préservatifs usagés… (mais nan, je rigole!!!)

Il y a aussi des chansons, des morceaux de musique qui seront à jamais associés à une époque, à un moment.

Souvenirs visuels, souvenirs auditifs, les plus faciles à retenir. Souvenirs olfactifs aussi. Il m’arrive d’aller sentir le Live Jazz dans une parfumerie car il me rappelle un amour passé, mais ce ne sera jamais la même odeur que celle qu’il avait en le portant sur lui.

Quand nous nous sommes séparés avec mon premier grand amour, je suis partie quinze jour aux Etats-Unis pour oublier un peu. En faisant du shopping, j’ai pensé à lui, en voyant un beau T-shirt et je l’ai pris. En rentrant, une des dernières fois que nous nous sommes retrouvés, près d’un étang où nous avions l’habitude d’aller (un lieu à nous, et presque seulement à nous), je lui ai proposé l’échange: « Je t’ai apporté ce T-shirt, en cadeau des Etats-Unis. Mais en échange, je voudrais celui que tu portes sur toi. »

Il a été surpris, mais il a compris et nous avons conclu l’échange sur place. J’ai gardé son T-shirt jusqu’à aujourd’hui. Et de temps à autre je l’ai sorti de mon placard pour me rappeler son odeur qu’il avait réussi à capturer. Et puis un jour, il n’a plus senti que le papier dans lequel il était enveloppé.

16 mai 2020

Memories - les mecs

Je suis en train de regarder la deuxième saison de After Life de Ricky Gervais. C'est assez sympa.

Dans l'épisode d'aujourd'hui, y a un truc qui m'a rappelé un souvenir marrant.

Lors de ma dernière année de fac en 98, je venais de rompre avec mon premier amour. Je l'aimais toujours et on se séparait. Quelque temps après, mais genre, vraiment pas longtemps (quelques semaines), un camarade de classe qui était un copain, me propose d'aller au ciné ensemble. Je lui plaisais. J'ai dû penser à refuser pour ne pas créer de situation ambigüe. Mais il était mignon, sympa et aller au ciné voir un film, c'est cool. J"ai donc été sincère avec lui en lui disant "Ok, on y va. Mais tu sais, je viens de rompre avec Franck et je ne suis pas prête pour une autre histoire". Il acquiesce. Je me dis que c'est bon, il m'a comprise.

Pendant le film, il se colle à moi et me prend la main. Je remets sa main à sa place et lui dis gentillement : "non".

Pourquoi a-t-il tenté, alors que c'était trop tôt, de toute évidence ? Pourquoi avoir crû que quelque chose était possible, alors que je l'avais prévenu du contraire ?

13 août 2018

Mille vies

Quand on va faire un truc qu'on n'a jamais fait avant, mille questions se posent.

Vais-je y arriver ? Ai-je les compétences ? Et si ça ne me plaît pas ?

Ma liberté me manque déjà. L'appât ? Un salaire fixe, même pas mirobolant. Très limite, même. L'idée d'être peut-être utile. Ou pas. Bref... Ma liberté me manque déjà.

 

10 juillet 2018

(co)locataires XXI

Chaton était souvent désagréable avec moi.

Je réalise que c'est parce qu'il n'est pas heureux. Ce qu'il fait, il le fait par obligation, non par plaisir. Il aime certainement l'informatique et tout ces trucs qu'il faut dérouler. Mais il n'aime pas le pourquoi ni le pour qui. Ce qui le rend désagréable dans son travail. J'étais aussi comme ça, quand je rentrais lessivée d'une journée de boulot.

 

5 juillet 2019

Je me fais un sang d'encre...(II)

Quoi de plus naturel que d'écrire, quand on se fait un sang d'encre ?

Je crois que je deviens cinglée.

Comme mon père.

Il avait des accès de jalousie. C'était un connard.

Je suis une connasse.

C'est que j'ai peur. Peur de le perdre.

Ce qui n'excuse pas d'être une connasse.

Mais je ne lui dis pas. Que je suis jalouse. Je prends sur moi. Je me détruis de l'intérieur. En silence. Pourquoi ça arrive maintenant, subitement ? J'ai vécu plus de deux ans dans une absolue sérénité.

15 mars 2022

Et voilà...

J'ai fini mon roman de Bukowski et je me dis que ce gars un peu j'm'en foutiste, alcoolique, bourru, était peut-être une personne cool.

Et ce matin, j'entends un de mes étudiants dire à un de ses camarades qu'il va sans doute voter pour un candidat dont le nom commence par Z.

Le gamin a 20 ans, purée...

17 février 2022

Un grand soleil noir...

J'ai passé l'aspirateur.

J'ai fait une lessive.

J'ai lu un poème.

J'ai erré par ci, par là.

J'ai répondu à des e-mails.

Tout ça m'a semblé bien plus passionnant que ce TP que je dois rédiger. J'ai pas envie d'enseigner.

Oui, je sais, c'est sympa, les électrons qui se baladent sur un écran en faisant des sinusoides. Ou des carrés. Ou des trianges. Ou autre chose. Mais bosser pour etre payée, quelle drole d'idée.

6 juin 2013

Brouillon2

Il y a eu tous ces maux

Que je n'ai pas compris,

Ces doux leurres,

Ces douceurs

 

Ces gens qui vont,

Ces gens qui viennent,

Ceux que j'ai congédiés

Et ceux que j'ai remerciés.

 

Il y a eu des motels,

Des miroirs aux plafond,

Des relations mortelles

Infusant leurs poisons


Il y a eu du venin,

De serpentants chemins,

Ces repentants lendemains,

Du désespoir sans fin.

22 novembre 2012

Un de mes camarades de guitare est sympa (et

Un de mes camarades de guitare est sympa (et mignon (et marié (mais c'est pas le sujet (c'est rigolo les parenthèses imbriquées (j'espère que je vais pas me tromper dans le nombre de parenthèses fermées (sinon tant pis)))))).

Bref, nous avons discuté un peu de nos goûts musicaux l'autre soir pendant le cours. Il m'a parlé de groupes que je ne connaissais pas.

Avide de nouveau son, je suis allée écouter le soir même. Et puis j'ai eu envie de partager avec lui mes impressions, lui parler d'un autre album également.

7 février 2022

FI !

Oscilloscope, signaux sinusoïdaux, circuits RLC, passe-bande, passe bas... Ouais. J'ai jamais kiffé cette partie de la physique.

 

Peut-être parce que je suis nulle en trucs de terrains. J'ai toujours kiffé la théorie, mais plutôt la méca, tout ça.

 

En licence ou en deug, je sais plus (les niveaux qui n'existent même plus ah ah, c'est dire qu'on est vieux), j'avais un prof d'électronique qui était tout le temps bourré. Et moi je ne comprenais rien à son cours. N'y vois pas de lien de cause à effet. C'est pas parce qu'il était bourré que je ne comprenais rien, c'est juste que j'étais une quille et que je ne bossais pas la matière sans doute ou pas de la bonne manière.

 

Un jour, on avait un TP noté. Donc sur la table, oscillo, composants, circuits. A l'oscillo, ça faisait des trucs, des courbes... Pas du tout des trucs cohérents avec les questions de l'énoncé. Je stressais, à cause de la note, bien sûr. Je touchais à tous les boutons, mais rien, rien de rien, non, je ne comprenais rien.

Mon voisin était Francky, celui qui est docteur en physique maintenant. Ouais, il touchait sa bille. Et il était amoureux de moi. Quand il a fini son TP, il lui restait un peu de temps, il s'est approché de mon oscillo et à commencé à regarder avec moi et à tripoter mes boutons (non, pas mes boutons, ceux de l'oscillo, espèce de vicelard).

Et moi... Je me suis énervée... Je lui ai dit, en gros "fous-moi la paix, laisse-moi tranquille". Et il a répondu en s'énervant un peu : "mais... je veux t'aider !" et j'ai dit "Naaaaaaan !!!!!"

Oui. Tu savais pas mais : j'ai un sale caractère. Et : je déteste ne pas arriver à faire un truc toute seule, par moi-même. Donc j'ai eu une sale note. Mais c'était MA sale note. Et en plus, je déteste tricher. J'ai jamais triché à l'école.

 

Bref, je dois bosser sur les oscillos pour mes étudiants.

6 février 2022

La douceur de certaines chansons fait oublier

La douceur de certaines chansons fait oublier quelques minutes l'affreux monde. EN 2001, je crois, je suis allée au Brésil. J'ai rencontré une jeune femme, amie de mon chéri de l'époque. Il y avait un concert de Gal Costa sur la plage. Je ne connaissais pas. Je ne l'ai pas vu. L'année dernière, elle passait à Paris et j'avais prévu de la voir. Le concert a été annulé.

 

2 février 2022

La police d'internet me tue. C'est vrai qu'il

La police d'internet me tue.

C'est vrai qu'il faut pas dire n'importe quoi sur internet, bordel !

T'imagines, t'es dehors, tu prends un café, tu parles à une copine, et là, y a un gars, je sais pas moi, le serveur du bistrot (sauf que j'ai pas le droit d'aller au bistrot, mais imagine quand meme), il arrive et te dit avec un air réprobateur : "quelles sont VOS SOURCES ????"

Faut pas dire n'importe quoi sur les réseaux sociaux ! En fait, c'est mieux de fermer ta gueule, tout le temps..

Ceci dit, c'est meme pas vrai... Le nombre de fois qu'on m'a dit dans ma vie : "t'es pas très causante, toi. Tu fais la gueule ? Tu nous aimes pas ?". Mais pas tant que ça en fait. Les gens adorent s'écouter parler. Bref. La police des réseaux sociaux me tue. De toutes façons, je suis d'accord, les réseaux sociaux, c'est de la m _ _ _ _. (je m'autocensure, à bas la liberté d'expression, merde !!!! Oups... J'ai dit merde ! Ah, fuck, je l'ai redit  !)

Bon après-midi, je vais aller m'acheter des abricots séchés et des noix, comme une bobo.

1 février 2022

Le boulot, c'est pas pour moi.

Pourquoi faut-il toujours qu'on travaille avec des cons ? Des égoïstes, des branleurs, des mythos... Etant prof, on n'échappe pas à cette règle.

Si tu poses la question, je fais partie de la catégorie des branleurs. Moins j'en fous, mieux je me porte. Mais ce que je fais, j'essaie de le faire bien et si possible pour le bien de mes poussins (je sais c'est nul, mais mes étudiants, je les appelle parfois comme ça).

Bref, les collègues, quoi...

Au final, on s'en fout. Ash to ash, Dust to dust, fade to black... Roar.

20 janvier 2022

Prof. Dans le boulot de prof, on va dire qu'il y

Prof.

Dans le boulot de prof, on va dire qu'il y a des trucs sympas quand même. Enseigner une matière que tu aimes bien, essayer de faire passer des concepts dans leurs crânes, résoudre des exercices avec eux, c'est cool. Je veux dire, quand ils ne bavardent pas entre eux sans arrêt, ne dorment pas leurs têtes sur la table, ne passent pas la séance complète le nez dans leur portable pendant que toi tu parles aux murs.

J'aime bien la physique. C'est mon domaine, on va dire. Même si j'aurais préféré étudier littérature, arts plastiques ou musique.

Les maths j'aimais moins, mais je préfère enseigner les maths à la physique. Parce qu'il y a moins d'interprétation, on va dire. L'enseignement est assez linéaire, pas de surprises. A part les statistiques. Je déteste. Mais pour moi, c'est pas des maths. Tout comme le traitement du signal, c'est pas de la physique (et j'en ai pas mal au programme).

Disons, que ça, ça va. Je ne suis jamais heureuse ou ravie de me lever pour faire cours. Que nenni. Mais on va dire que ça passe. Et je suis toujours contente que la séance s'achève, surtout depuis qu'on doit faire cours avec ce ***BIP*** de masque, qui ne ménage pas les cordes vocales. (Note à moi-même : je devrais essayer de faires des cours en growls, ce serait rigolo, genre, rrrrrrrla coOOOhmpoOOOsAHHHHNTEUUH deeeeeeeeee la ViIIIIIteSSSSe suRRRRRRRRRRRR l'aXXXXEU DAAAAAAIS ABSCISSSSSSSEUUUUUUUUUUUEUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUEUEUEHUUE.)

Mais il y a un truc qui est hyper pénible, c'est évaluer. Mettre des notes.  Bon préparer les interros chez soi au calme, ça va. Se dire, tiens, je mets des questions de cours hyper faciles, ils auront plein de points. Je mets après une application pas compliquée, coolos, ils vont faire ça les doigts dans le nez. Et puis un exo un peu plus dur pour voir ceux qui ont vraiment tout compris... Voilà, youpi, tralala.

Pendant l'éval. Bon tu surveilles. Il y a des questions à la noix.

Genre dans l'énoncé tu mets :"Représenter sur deux graphes distincts, la fonction tralala et la fonction trololo".

"Madame, ça veut dire quoi, deux graphes distincts ?

Bref.

Après un cours sur logarithme népérien et fonction exponentielle, je leur demande de me tracer les courbes de ces fonctions.

Première copie rendue, je vois : deux droites. Logarithme népérien : une droite. Exponentielle : une droite.

Mon cerveau a vrillé.

Un autre gars, pas du tout assis à coté du premier. Pas du tout son pote, ni rien, me tends sa copie... Avec, en représentation de ces fonctions : deux droites.

Je argh... Je gargllll...

Bref, la correction des copies pour moi, c'est pas une partie de plaisir. Parfois, j'ai eu envie de rire de désespoir et parfois de chialer.

Après c'est nul, tu dois compter les points (bon, j'ai optimisé cette partie) et saisir les notes dans l'outil pas convivial du tout que tu ne peux que le faire note par note.

Après c'est aussi nul parce que t'as les pleurnicheries, et meme en essayent de trouver des points partout pour pas mettre (trop) de sales notes, et bien ils pensent que t'es une peau de vache parce que là c'était quand meme un peu bon, meme si c'était très faux et puis la fonction exponentielle meme si elle est pas trop droite, on peu dire que si, vue de loin et avec la lumière éteinte.

J'aime pas quand ils pleurnichent. J'ai l'impression que c'est injuste, meme quand leurs copies ne sont pas bonnes. Certains ne foutent pas grand chose, c'est certain. Mais bon, ils font un truc qu'ils kiffent pas pour la plupart. Parce qu'ils veulent devenir "ingénieur".

Et puis après, il y a le salaire dans le métier de prof. Moi je suis pas ambitieuse comme avant. Je m'en fous un peu. J'ai eu ce que je voulais avoir. Mais les jeunes profs qui débutent, sérieusement, je les plains. Ils galèrent pour trouver des apparts etc. Et ils travaillent beaucoup. Pour moi, les profs, c'est des saints (enfin, de ce point de vue là, et pas tous mais bon, tu m'as compris). Sauf moi.

Bref prof quoi.

La semaine prochaine, il y a les conseils de classe. Argh.

18 janvier 2022

Souci de Syrie, une chanson en si.

Je suis un souci
Un sous-citoyen.
C'est ce que disent les gens bien
C'est ce que disent les gens bons
Les bons citoyens
Mes concitoyens.

Il faut se soucier des autres.
Se soucier de ci-
Se soucier de ça
Se soucier des autres
Si bons citoyens...

C'est ce qu'ils me disent quands ils sortent de leurs courses devant la biocoop, à côté du gars qui est là et qui fait la manche depuis toujours.

Il faut se soucier des autres, se soucier de ci, se soucier de ça, me disent-ils, sans s'apercevoir, un jour, qu'il n'est plus là.

10 janvier 2022

Aujourd'hui j'ai de nouveau un peu d'espoir. Il y

Aujourd'hui j'ai de nouveau un peu d'espoir. Il y a plein de "petites" choses.

J'ai fait une marche en forêt. J'ai vu un super chêne.

J'aime bien la chanson de Sting I'm So Happy I Can't Stop Crying.  Il y a cette phrase qui ressort un peu : "Everybody's got to leave the darkness sometime".

 

I saw that friend of mine, he said,
"You look different somehow"
I said, "Everybody's got to leave the darkness sometime"
I'm so happy that I can't stop crying
I'm laughing through my tears
I'm laughing through my tears
I'm so happy that I can't stop crying
I'm laughing through my tears
I'm laughing through my tears

 

 

9 janvier 2022

49

49.

J'aime bien 49. C'est 7². C'est divisible par 1, par 7 et 49. C'est pas encore 50, c'est pas un nombre carré, mais c'est un nombre au carré.

Aujourd'hui, j'ai pleuré, encore.

Ce matin, ma mère est venue vers moi et m'a serrée dans ses bras, et m'a embrassée. Elle m'a serrée fort, en me souhaitant un bon anniversaire. Et j'ai pleuré, car j'ai senti son amour, sa tendresse. Je pense que ça faisait deux ans, qu'on ne s'était pas embrassées, par précaution, meme si je n'ai jamais arreté de voir mes parents. Mais on ne s'embrassait pas à cause de ces conneries de distanciation sociale et de gestes barrières. Alors, je sais pas, elle est venue vers moi et m'a serrée.

Moi je m'en fous un peu de tomber malade et de claquer. On va tous finir comme ça de toutes manières. Un jour t'es là, et le jour d'après, c'est fini. Mais tout ce temps j'ai eu peur que ma mère tombe malade, de la contaminer. Elle, j'ai pas envie qu'elle parte. J'ai pas envie qu'elle souffre. Nous ne sommes coupables de rien pourtant. Mais oui, la peur et la culpabilité, s'il arrivait quelque chose. Elle a dû en avoir sa claque et elle m'a embrassée. Putain, j'ai chialé.

6 janvier 2022

Plus un jour ne passe sans que je pleure. Je

Plus un jour ne passe sans que je pleure.

Je pourrais garder ça pour moi, murée comme je suis déjà dans plein de (res)sentiments, depuis toujours. Mais l'écrire me fait déjà un peu de bien, me libère, me soulage. Les caractères qui s'enchainent dédramatisent un peu les choses, mettent en évidence l'absurdité de la vie (ma vie), sa vacuité. Poussière.

D'accord, poussière. Mais poussière d'étoiles.

 

Tiens, je devrais passer l'aspirateur.

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