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Dreaming my life
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17 novembre 2025

Ecrire

Je suis incapable de dire si cette dépression est due à cette rupture. Ou si elle en est la cause.

Cela faisait deux ans que je flottais. Sans désir. Sans désir de toi peut-être, ou en tout cas, pas comme il aurait dû être. J'attendais tant de toi, et tant de choses sans réponse. Juste portée par une sorte de vie quotidienne, dans laquelle je tentais de donner le meilleur. Tentais de m'occuper des mes enfants. Mes grands enfants. Je n'étais plus trop centrée sur toi. Je n'étais plus centrée sur rien à vrai dire. Comme une manière de me punir, la vie m'a dit : "tiens, tu n'en voulais plus, une autre en veut". Mais je n'ai jamais imaginé ma vie sans toi, peuplée par ce silence absolu. Oui, je n'étais sans doute pas intéressante, un fantôme, une larve, une loque. Résultat aussi de mots d'amour restés sans réponse. Tu te recroquevilles, dis-tu quand tu penses que les gens te rejettent. Et moi donc ? Sauf à la fin, dans un ultime sursaut de survie.

Etait-ce une dépression latente que ton départ a fait exploser ? Tu m'as laissée sans désir. Sans désir de rien. Écrire même est un violence. Bon, c'est normal.   Sans souffrance pas d'expression. Pour moi.

J'ai envie de crever. Ce sera pas la première fois, ce sera pas la dernière.

Me détacher de toi. Il faut y parvenir. Pour ma survie. Tu écris sur "tes réseaux", "c'est fou ce que la vie nous offre quand on se donne la peine de l'écouter". Ou un truc comme ça. Oui, sauf que tu n'as plus voulu rien entendre de moi. Tu m'as reproché de ne plus te parler. Mais quand je te parlais tu étais sourd. Et muet. Et zut alors. J'avais tenu une semaine sans aller regarder. Parfois j'ai juste besoin de savoir que tu existes. Même si ça fait mal.

Mon compte en banque dégringole. Je m'en fous. J'ai encore de la marge. Je m'en fous.

Cette dépression, peut-être l'as-tu sentie sur ces années. Qui veut vivre avec quelqu'un sans désir ?

Personne.

Je vivais par toi.

Je vivais pour toi.

Il faut vivre pour soi, disent les coaches, les psy, les charlatans, les donneurs de leçon. Quelle idiotie. J'ai toujours vécu pour et par les autres. Parfois j'écris. Parfois je chante. Mais c'est quoi la vraie vie ? C'est vibrer avec l'autre. Quel qu'il soit. Toi, lui, elle. Benjamin Biolay.

Ecrire. Chanter. Composer. Faire du Gimp, traffiquer des photos à la con. Se dire que c'est beau. Ou pas. J'adore les couleurs saturées. J'ai envie de vomir. Mon coeur.

J'ai envie de vomir mon coeur. L'image, l'odeur, le goût de ta tendresse des débuts est encore bien présente. Leur fuite me procure une sensation de dégoût insaisissable. Une perte d'humanité. Une violence. Je ne peux pas mourir. Je suis une non personne.

 

PS : souvent je préfère me dire que tout est de ma faute. Même si j'ai le goût de la trahison dans la gorge. Mais si je me dis que c'est moi, la responsable, cela te lave de toute faute, c'est moins dur que de me dire que j'ai aimé la mauvaise personne.

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27 juin 2025

Séduire

Séduire, c'est facile. Flirter, un jeu d'enfant.

Un prof de français, en conseil de classe. Je lui adresse quelques sourires, je le regarde dans les yeux. Après plusieurs années à se croiser, il me demande mon prénom et la matière que j'enseigne. Je sais, ça fonctionne. Simple, stupide basique. La séduction.

Un regard sur mon décolleté.

Je lui montre que j'ai un cerveau et une sensibilité. Je lui parle du thème de l'examen de français de l'année prochaine. Je lui dis que je suis en train de lire un livre en rapport avec le sujet. Les animaux dénaturés de Vercors. "Ah, c'est très beau, me dit-il, en extase, tu me diras si tu aimes, je vais le rajouter à ma liste d'oeuvres."

Oui, séduire, c'est facile.

L'amour, le vrai, c'est un roc, un mur, indestructible. Il se construit au fil des jours et est présent, peu importe les attaques, les distractions, les doutes. L'amour vrai défie le temps, n'est pas fait de mensonges et de cachoteries.... Cela te semble moralisateur, ce que je dis ? Ce n'est pas du tout ça. C'est spirituel.

25 juin 2025

Images

Il y a des images qui ne s'effacent jamais de nos mémoires.

Francky, assis par terre, ce samedi soir où nous fêtions son je ne sais quel anniversaire. La guitare à la main. Il m'envoie un baiser quand je me redresse, après lui avoir glissé à l'oreille : "je m'en vais", alors qu'il n'est même pas minuit. Ses yeux sont à moitié fermés. Il a bu et sans doute fumé de l'herbe, il plane un peu. Moi, je n'ai ni l'un ni l'autre. Il y avait une fille bizarre, assise sur un tabouret à sa fête. Elle semblait stone.

Francky m'aimait. Le savais-je ? Je suis repartie au bras de Franck, l'autre Franck, qui était mon copain de l'époque. Je suis partie tôt de la fête, parce que mes parents ne me laissaient pas faire ce que je voulais, même si j'étais déjà largement majeure, mais bon,  plus de vingts après la rencontre de l'ovule et du spermatozoïde, ils pensaient avoir encore tous les droits sur moi. Docile, j'ai laissé faire jusque tard.

Les choses n'ont pas changé. Certaines de mes étudiantes, majeures aussi, sont suivies à la trace par leurs mères. Les garçons ne sont pas non plus très autonomes.

Si j'avais été libre, j''aurais sans doute eu d'autres amours dans ma vie que ceux que j'ai eus. Je suis consciente de beaucoup de choses depuis toujours. La psychanalyse aide aussi à confirmer les mots et les idées qui sont déjà là.

Je n'ai jamais présenté à mes parents que des amoureux "agréés". C'est à dire, qui, je savais, allaient leur plaire.

Francky, je ne l'ai jamais présenté. Pourtant, à l'époque, il était ce qu'il y avait eu de plus proche de moi.

Mon guitariste, je ne l'ai pas assumé. Nous n'avons pas assumé notre relation, chacun de notre côté. Est-ce ce qui nous a détruit ? Pourtant, c'est celui que j'ai le plus aimé "pour moi", "pour lui". Il laisse cette plaie béante de son absence. Et pourtant il a été ma famille plus qu'aucun autre. Ma famille, plus que ma famille. Mon amoureux, mon amant fou, mon ami bizarre, mon âme, mon coeur.

 

1 juin 2025

Clapton

Pour Noël, ou son anniversaire, je sais plus... Je lui ai offert deux places pour Clapton à Bercy hier.

J'aime pas Bercy.

Je sais, quand on est en train de rompre, ça sert à rien de couvrir celui qu'on aime de cadeaux, ça le fait pas revenir, ça l'empêche pas de partir. C'est dé-bi-le.

Mais t'as l'énergie sauvage du désespoir, alors tu tentes tout ce que tu pourrais tenter.

Clapton, c'est un truc parmi mille entre nous. On a bossé souvent des trucs de Clapton pendant ses cours "Wonderful tonight", "Tears in Heaven"... et puis on était allés voir le documentaire Tears in Heaven, dans une petite salle de cinéma à Paris, à sa sortir. On avait été touchés, tous les deux. J'étais dans ses bras, en regardant ce film. Et bien sûr, la guitare de Clapton... Il adore Clapton.

 

J'avais l'espoir que le 31 mai, hier, notre crise serait passée et nous pourrions aller voir ce concert comme un couple d'amoureux de nouveau. Accessoirement, j'ai payé 200€ chaque place. Ouais, on pourrait dire qu'on s'en fout, de l'argent mais ça ajoute à la suite.

 

Dans le mot qui accompagnait le cadeau, j'avais écrit un truc du genre "depuis des années, j'attendais que Clapton passe, pour pouvoir t'y emmener, cela me paraissait comme une évidence, que nous irions tous les deux, en amoureux... Voici les deux places, vas-y avec qui tu veux."

 

Depuis avril, nous ne nous sommes pas vus. Sa communication est toujours obscure, quand il y en a. Il a complètement changé ses comportements "en ligne". Cela ne ressemble pas du tout à qui il était "avant". Il a tellement changé, mais pas seulement envers moi. Envers tout le monde, depuis qu'il est avec cette femme.

J'ai demandé à le voir, pour discuter avec lui. Il m'a dit oui, pour le principe... Puis il a refusé une date, un autre... En me disant qu'il fallait qu'il soit moins "sous pression". Bien sûr, ,il ne pense qu'à lui. On ne s'est ni revus, ni appelés. Communiqué par e-mail et SMS uniquement.

Parfois, je lui envoie un mot, il me répond en m'envoyant une photo des groseilles de son jardin. Ce qui me fait vriller. J'ai l'impression de devenir folle. Mais quasiment impossible de lui soutirer des mots, des pensées, des sentiments. Dans ma tête, c'est l'implosion.

 

Alors je me demandais, "que va-t-il faire des places de concert ? L'emmener elle ? (ce serait hyper odieux) Emmener un ami ? (ce serait moins pire, mais quand même dégueulasse pour moi) Ne pas y aller du tout ? ((le mépris pour mon cadeau)"

C'était un week-end de 4 jours et je ne savais pas s'il serait là ou pas.

Je ne pensais pas le relancer, mais tu sais, quand on est débile comme je le suis en ce moment, on fait n'importe quoi.

Alors vendredi, je lui ai envoyé un mot : "Tu ne comptes pas me proposer d'aller voir Clapton avec toi ?"

Il me répond : "Je n'y serais pas allé sans toi. Mais j'étais pas sûre que tu voudrais y aller, vu le contexte."

Moi : "Donc, si je ne t'avais pas posé la question, tu aurais juste laissé perdre les places ?"

Lui : "Je ne pense pas. Tu veux y aller seule, ou avec quelqu'un d'autre ?"

Moi : "Avec toi."

Lui :"Je ne suis pas sûr d'être rentré mais je te fais signe, si je suis là à temps ? C'est à quelle heure ?"

Moi : "Connaissant Bercy, ce ne sera pas avant 21h"

Lui : Il y a 90% de chances que je puisse être là. C'est bien dimanche ?

Moi : ...

Il n'a même pas noté la date... Il a les billets depuis six mois... :(

Moi : C'est samedi.

Lui, Quel crétin ! Je fais connerie sur connerie en ce moment (je confirme d'après d'autres anecdotes). Alors ça fait 50% de chances que je sois rentré.

Je ne saurais trop dire, ce qui m'est passé par la tête à ces instant. Trop de choses sans doute.

Moi : J'en ai rien à foutre des chances. Je ne suis pas un pion. Je ne joue pas au loto. Arrête maintenant de m'écrire, de m'envoyer des photos (oui, il m'envoie toujours des photos, même quand je ne le sollicite pas en premier) ou même, ce que tu n'as pas fait depuis longtemps, de m'appeler.

Je lui ai dit Adieu.

Je ne sais pas, si j'ai mérité un traitement aussi désinvolte et irrespectueux de sa part. J'aurais tendance à dire que non. Mais peut-être que je suis une connasse. Va savoir. Est-ce qu'il y peut quelque chose ? J'en sais rien. J'ai l'impression de n'avoir jamais compris qu'il était. J'ai toujours crû en sa sincérité, et sa loyauté.

Et j'ai vu Clapton, seule (vive les billets numériques). Un concert à 400 boules, seule. Est-ce que c'était bien ? Bof, le son de Bercy, la taille de la salle. J'avais un fauteuil vide à ma gauche et un autre à ma droite, des connards qui n'ont pas cessé de discuter derrière moi pendant tout le concert. Le groupe était bon.

 

 

 

13 mai 2025

Struggle

To struggle.

 

Jung il disait qu'il fallait écrire pour pas devenir dingo. Ou autre chose. Je sais pas ce qu'il disait, vu que j'ai fait qu'écouter des trucs rapportés.

To struggle.

Etre comme un poisson échoué sur un banc de sable.

To struggle.

J'ai envie d'appeler Yann, de lui dire "mais dis-moi que tu veux plus du tout de moi". En mode "achève-moi, même crever c'est plus doux que cette torture. Mais quand je lui demande "on n'ira plus jamais ensemble chez notre luthier et ami ?", il me répond "je sais pas".

Quand je lui demande : 'mais on n'ira plus jamais dans notre gîte en Bretagne, on n'aura pas une maison ensemble ?", il me répond : "je sais pas".

Quand je lui demande : "mais tu crois pas que toi et moi, on vivra ensemble un jour ?" il me répond "au vu du lien qu'il y a entre nous, ce serait pas complètement aberrant".

Comment ne pas devenir dingue ?

To struggle.

J'ai écrit une chanson, ça s'appelle Plumes.

 

 

 

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21 avril 2025

Borderline

Il faut écrire. Pour ne pas devenir folle, il faut écrire.

 

Je suis au bord de la folie. De plus en plus. J'étudie, je lis, je cherche, je cogite, je réfléchis. Comment il fonctionne ? Comment je fonctionne ? Qu'est-ce qui a disfonctionné ? Qu'est-ce qui peut le faire revenir ? Il m'envoie des signaux ambigus. Me dit que je dois avoir raison de ne pas douter. De mes sentiments. Et même des siens.  Je suis au bord de l'implosion cérébrale. Je n'y comprends riens. Je touche à la folie. Je décèle des choses. De son côté, comme du mien.

Du sien :

- évitement. Ne jamais se confronter trop à ses propres sentiments ni à ceux des autres. Ne pas affronter les problèmes. Ne pas y faire face. Les fuir.

- immaturité affective et comportementale. Réactions enfantines.

- méfiance vis-à-vis des autres. Y compris ceux en qui il devrait pouvoir se reposer.

Sortir de ce cerveau. Se trépaner. Mourir. Ne pas voir demain. Ne pas voir un jour de plus sans lui. Réfléchir. Comment le faire revenir ? Comment ?

Revivre le passé. Dans une boucle infinie. Tourner. Comme dans un manège. Comme dans la foire des ténèbres. Sombrer. Ne pas boire d'alcool. Ne pas pleurer. Ne pas lui écrire. Ne pas le harceler. Ne pas le stalker. Ne pas attendre.

Comment le faire revenir ? Comment ? Comment ne pas devenir folle ? Comment remonter le temps et corriger ses erreurs ? Comment ? Comment ne pas perdre son amour ? Comment le détourner de la crise de la soixantaine ?

Comment ne plus rien sentir ? Comment ne plus réfléchir ? Comment ne plus être stupide et regretter quelqu'un qui ne veut plus de moi ?

Comment oublier qu'il m'a touchée mercredi 9 avril, à 3h du matin, mais que ses actes semblaient ne plus avoir la tendresse du passé ?

Comment ne pas sombrer, comment ne pas vriller ?

Ecrire, c'est la seule manière.

 

21 décembre 2024

Crampes

J'ai jamais eu peur de prendre des crampes en amour. Ou plutôt, si, j'en ai peur, sans doute comme tout le monde, mais j'y vais quand même. Parce que je ne suis pas dans la "séduction" mais dans la "vérité". Je veux que l'autre le sache, si je l'aime. Je vais pas faire semblant. Alors j'y vais. Quand l'autre te jette, ben ça fait mal, c'est comme ça, c'est là vie.

Ben, en ce moment je me prends crampe sur crampe. Ouais, ça fait mal. C'est comme ça, c'est la vie. Je ne veux pas qu'il soit écrit que je n'aurais pas tout fait pour sauver mon amour, que j'aurais laissé des choses non dites. Je reconnais aussi mes torts. J'en ai. Je ne suis pas seule, mais j'ai mon lot.

Je me prends des crampes. Peut-être qu'aussi, je me dis, que plus vite je serai à terre, à l'agonie, et bien plus vite je me relèverai. Pour l'instant j'encaisse. Milion dollar baby à côté c'est peanuts. C'est pas Angelina Jolie qu'il aurait dû prendre Clint, c'est moi. Putain, j'encaisse, j'ai maaaaaaaaaaaaaaaaal.

Y avait un gars, y a un 20 ans, il avait un blog qui s'appelait "j'ai mal". Si tu repasses par là, bise et j'espère que tu vas mieux.

Je me suis mise à lui parler alors qu'il est pas là. On va m'enfermer ? Si oui, j'espère qu'il sera dans la même camisole que moi, comme ça, on pourra continuer à discuter.

Allez, salut.

4 avril 2025

Encore

J'étais avec une copine hier. Et je marchais dans la rue. Et paf, en face de moi, j'ai encore vu Sonia. Deux jours de suite. C'est incroyable. Nous sommes passées à des centimètres l'une de l'autre en nous ignorant royalement. C'est ça, être digne ? Dans mes rêves, je lui éclatais la tête. Mais j'ai dit à ma copine, "'c'est elle". Elle n'a pas fait vraiment attention. Mais elle m'a dit de ce qu'elle a perçu "non ???" Elle semble vraiment plus vieille. Je l'ai vue cernée. Et moche. Je me suis encore dit "elle est trop moche". Comment est-ce possible ? Et avec la complicité que nous avions. Je n'y comprends rien. Mais rien. Il est con, le gars, ou quoi ? :)

Oui. :)

1 avril 2025

Vomir

Je crois que j'ai croisé Sonia ce soir. Elle habite la même ville que moi. Je suis sûre à 99%, vu qu'elle a tourné un peu la tête en passant à côté de moi et qu'elle s'est dirigée vers la mairie, y est entrée, et je sais qu'elle travaille là.

Et bien, je ne l'ai jamais trouvée jolie, mais là, je me suis dit "mais elle est trop moche, en fait". Non, ce n'est pas par jalousie. C'est sincère. Elle a les cheveux tout gris. Je ne l'ai pas reconnue tout de suite, à cause de sa coupe un peu changée. Mais j'ai reconnu ses yeux de taupe. Elle est plus jeune que moi de deux ans mais fait plus vieille.

Et là, je me dis "tu m'as quittée pour ça ?"

Sans compter qu'elle ne me ressemble pas. Que vous ne devez pas avoir cette complicité enfantine qui nous était propre.

Vomir.

Est-ce donc vrai que les mecs te quittent toujours pour quelqu'un qui est moins bien que toi ?

C'est la deuxième fois que je me fais larguer pour une moche. Super l'estime de moi. Merci, bravo.

Et là, par un mec qui m'envoyait des salves de textos encore quelques semaines avant.. Qui ne m'a jamais dit que ça n'allait pas avec moi. Qui ne m'a jamais fait de reproches et ne m'a jamais demandé de changer quoi que ce soit.

Vomir.

Je me suis pris une grosse torgnole dans la face en croisant Sonia.

Oh, je sais qu'elle le travaillait depuis des années, lui faisait des allusions pour l'exciter. L'amour ne résiste pas à ça ? Je crois que si. Mais mon mec, il avait ses fantômes, ses traumas. Maintenant, c'est moi. Je ne m'en remettrai jamais.. Sera-t-il plus heureux ? Je ne crois pas. Il ne résoud pas les problèmes, il s'en défait. J'étais un problème, il s'est défait de moi. Il n'a pas essayé de nous réparer, si quelque chose était cassé. Il m'a jetée.

Vomir, j'ai envie de vomir.Cela fait 4 mois, presque 5 que je vomis tous les jours. J'ai tellement maigri. Je me sens faible. I feel stupid and contagious. Smells like teen spirit.

 

17 mars 2025

Zinzin

Avec la psy, on a dérivé pour arriver sur le mot liberté.

Putain.

J'ai parlé de trucs et d'autres. J'ai chialé. Mais chialé, pas comme chialé du désespoir d'avoir perdu mon mec. Chialé d'un truc lourd, enfoui, loin. Loin. Dire des trucs qu'on a jamais dit. Chialer son enfance. Chialer sa vie.

Bim ! 80€.

Ouais.

Y a des mots qui font pleurer.

J'ai mal. J'ai mal de Yann. Je comprends que j'ai fait des trucs mal. Mais il suffit pas de regretter et dire qu'on fera mieux pour que l'autre revienne. J'ai besoin d'aide. Comment tu pars sans te retourner ? Je ne suis donc rien ?

 

Je deviens dingo.

 

La cartomancienne

N'est pas une magicienne

Les cartes de son oracle

Ne font pas de miracles.

 

Pourtant elle ne cesse de dire

Ton autre va bientôt revenir

Regarde les cartes que j'ai tirées

L'univers va te le ramener.

 

C'est beau les algorithmes.

19 décembre 2024

Rien

Sspa la grande forme. En plus du train dans la face, j'ai chopé une grippe toute moisie. Au début, j'ai crû que j'étais en train de mourir de désespoir, mais au final, non, c'était une putain de vieille grippe. Ah ah, t'as vu comme je suis mélodramatique. Pourtant, c'est vrai que j'ai crû ça..

Ma copine me dit "waaah, t'es une dure !". Je sais pas ce qu'elle perçoit de

moi. Je suis tout le temps à deux doigts de pleurer. Je lui ai répondu "je suis dure comme un spaghetti trop cuit".

Bref/ C'est la merde.

Il y a deux ans, il m'offrait une guitare pour Noël et là, il m'a laissé béton. J'veux bien échanger les deux derniers mois de ma vie contre cette guitare. On recommence, et on dit qu'il m'aime toujours ?

Bon, bah, j'écoute Almost Blue et je chiale.

On peut pas passer en html dans le nouveau canalblog, sa mère ? Pffff :(

Bref, j'ai jamais aimé Noël de toutes façons, ni la Saint Syl, ni rien.

 

16 décembre 2024

Aujourd'hui

Aujourd'hui, la psy m'a demandé si j'étais capable de me regarder avec compassion.

Compassion ? Pouah ! Très peu pour moi. Déjà je n'aime pas ce mot.

Elle m'a dit qu'il fallait se regarder avec bienveillance. Mais comment se regarder avec bienveillance, quand on est incapable de retenir celui qu'on aime ?

16 décembre 2024

Aujourd'hui (2)

Aujourd'hui, il passait habituellement me voir, entre ses cours du matin et ses cours du soir.

A 14h, il m'a écrit "tu veux que je passe te voir ?"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et j'ai dit non.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai dit non.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Non.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est l'heure où on migrait habituellement de la table vers le canapé pour un café dans les bras l'un de l'autre et j'ai le cœur serré.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je n'ai pas le choix. Je ne décide de rien.

 

9 décembre 2024

9 décembre 2024

Troisième séance de psy aujourd'hui.

 

J'ai pleuré en riant. J'ai ri en pleurant. J'ai pleuré plus qu'à la deuxième séance mais moins qu'à la première.

 

Je l'ai vu aujourd'hui.

 

Je lui ai parlé hier au téléphone, à 2h du matin. Je lui ai dit que je me sentais mal. Il m'a écoutée, m'a dit qu'il comprenait.

 

Je vais vriller. Je vais vriller, s'il est à la fois mon bourreau et mon ami. C'est juste pas possible. J'ai hyper mal dormi.

 

Ce matin, l'idée suivait son chemin. Chez la psy, j'ai formulé les choses. Avant d'y aller, j'ai sorti une de ses guitares de mon placard avec l'idée de lui rendre. Puis je l'ai remise. C'est au dessus de mes forces, de me défaire de lui.

 

Mais après, il est venu. On a déjeuné ensemble, comme "avant".

 

Je lui a dit :

"Je suis contente de te voir."

 

Je l'ai regardé, comme pour me remplir de lui. Il avait des cernes. J'ai continué :

"Je vais te laisser partir..."

 

Je vais le laisser partir... Il me dit qu'il est inquiet pour moi. Je lui réponds qu'il ne peut pas me frapper pour ensuite s'inquiéter si je vais bien... Il ne me serre plus dans ses bras. Son corps est étranger. Je ne veux pas de ça. Je ne veux pas d'un ami. Je le laisse partir et je pars vers un pays qui s'appelle Naufrage.

 

 

Je pars vers un pays qui s'appelle Naufrage

Je vais devoir m'armer de temps et de courage

Traverser les tempêtes, affronter les orages

Mes larmes et mes sanglots comme unique bagage

Je pars vers un pays qui s'appelle Naufrage

 

Le bateau que je prends s'appelle Amant Ravage

Il prend l'eau de partout, c'est son dernier voyage

Et ni la traversée, ni les beaux paysages

Ne f'ront perdre l'horizon de ton joli visage

(ô ton regard sauvage)

Le bateau que je prends s'appelle Amant Ravage

 

 

Il a pleuré. J'ai pleuré aussi. Il a pris des affaires à lui que j'avais mis dans un sac et qu'il n'avait pas voulu prendre la dernière fois. Dedans, il y trouvera aussi ses cadeaux de Noël. Je sais, Noël, c'est de droite.

 

Il m'a dit plein de trucs avant de partir. A certains, j'ai répondu "je m'en fous". Ma psy a dit qu'il fallait penser à moi avant tout. Je m'en fous aussi.

 

J'ai perdu je ne sais combien de kilos, ce mois-ci. Pourquoi faire un régime, quand une peine de cœur fait le boulot ?

 

Quand je suis partie de chez la psy, sa dernière phrase a été "on ne sait pas de quoi demain sera fait".

 

Et lui, un peu avant de partir, il m'a dit exactement la même fucking phrase. On ne sait pas de quoi demain sera fait. J'm'en fous. J'ai envie de crever la bouche ouverte. Lis pas ça. S'il-te-plaît. J'vais pas me flinguer, j'ai pas de flingue.

 

J'ai réservé un gîte pour y passer la semaine de Noël. Seule. J'ai même pas envie de voir ma famille. On ira à la mer tous les deux mais je serai toute seule. C'est un gîte où on est déjà allés ensemble. On ira sur les rochers où on avait l'habitude d'aller. J'irai au resto qu'on aimait bien visiter, s'il est ouvert l'hiver. Je marcherai le long de la côte seule avec lui. Je laisse partir en le gardant avec moi. Dans mes pensées, dans ma tête, dans mon cœur, sur mes lèvres. J'aurai un ami imaginaire. Je vais devenir folle. Celui qui était mon meilleur ami m'a trahie. Celui qui était mon amant en baise une autre, alors je peux bien sombrer dans la folie.

 

17 septembre 2024

Plume

Que ma main soit chaude et légère
Pour t'effleurer de douceurs éphémères

Café.
"Tu m'as beaucoup frotté hier.
- Oh ?
-
- Tu appelles ça "frotter" ?
- Oui, pourquoi ? C'était quoi ?
- "Caresser". C'était désagréable ?
- Ben, ça frotte, quoi.
- D'accord. Je ne le ferai plus."

Légère
Légère
Légère
Que ma peine soit légère
Et passe par dessus
Les étagères.
29 novembre 2024

Almost blue

Se passer Almost Blue en boucle. En me souvenant de ce qui était probablement notre première nuit ensemble, dans la cabane des ours. Avant de nous endormir, blottie dans tes bras, je t'avais demandé de me chanter Almost Blue. Et tu me l'avais chanté, tes bras autour de moi. Padada... Padadada dadada dadaaa. Ta voix était chaude et confortable, comme tes bras. Chet Baker me tue, comme le souvenir de toi.

28 novembre 2024

Naufrage

Tu dis que tu ne m'abandonnes pas car tu n'abandonnes pas les gens.

 

Je te dis que je dérive et tu me réponds que ce n'est pas ce que tu veux, que je dérive.

 

Tout est vain.

 

Pourtant, tu as pris délibérément, un chemin, qui, tu le savais, me ferait souffrir. Malgré l'amour que je te porte. Malgré l'amour qu'on s'est portés. Tu as toujours été centré sur toi, tu n'as jamais pensé qu'on pouvait revenir. Moi j'avais jamais pensé qu'on était partis.

 

Et l'autre, là. Qui attend son tour depuis des années. C'est l'euphorie, avec elle ? C'est comme nous à nos débuts ? Sait-elle seulement qui tu es, qui tu es vraiment ? Sait-elle ce qu'elle me prend. Bon, je sais que ce n'est pas elle, c'est toi, toi qui part. Elle est insignifiante, elle n'existe pas. Elle n'existera plus, de toutes manières, après que tu te sois recentré sur ta guitare. Comme moi. Je m'en fous d'elle. C'est toi qui me brises. Je ne suis que poussière tellement tu m'as brisée menu.

 

Dire à l'autre qu'on l'aime ne l'a jamais empêché de partir. Se laisser mourir non plus.

 

Je suis pas allée bosser aujourd'hui. J'irai pas demain.

 

Je me sens comme si j'étais rien. A woman of no importance. Je me sens moche, je me sens conne, je me sens insipide, je me sens dérisoire, je me sens vide, je me sens peu attirante. Pourtant, t'as bandé, lundi quand je me suis entourée de tes bras. Je l'ai senti. Et tu t'es décollé vite fait, comme si tu avais peur de lui être infidèle alors qu'il y a quelques mois, tu étais tout pour moi.

 

Je l'ai pas senti venir, le truc. Je nous pensais au dessus de tout ça. Je me suis trompée. Toujours n'existe pas.

 

J'écris à ma copine : "il a passé le week-end avec elle". Je suis dévastée. Elle me répond : "Han, le train dans la face !". Elle est drôle, oui, je me suis pris un TGV dans la gueule. J'ai ri, j'ai ri. Et j'ai pleuré, en même temps.

 

Je n'ai goût à rien. Et je te regarde à longueur de journée, partout. Sur youtube, sur insta, sur twitter, sur facebook, partout. Et je deviens schizophrène car je suis aussi derrière tous ces comptes là, avec toi et sous ton nom. J'ai la tête qui vrille. Je regarde tes photos. Je regarde nos messages. Je regarde notre histoire et pourquoi. Pourquoi pourquoi pourquoi. Je pleure sur le carrelage de la cuisine. Je me souviens que tu aimais t'asseoir là, j'ai envie de lécher le sol. Je demande pardon. Je pleure, encore. J'ai peur de vriller.

 

Je t'ai vu mercredi. T'as une sale mine. Tu dois dormir mal. Tu as des rides. Tu es fatigué. Tu te remettras plus vite que moi. Ta culpabilité est plus légère que ma douleur. Tu regardes des vidéos sur commen être viril. Tu veux plaire à l'autre meuf. Tu manges des bananes. Tu veux être performant. J'ai envie de hurler.

 

Mes collègues me disent "ok, tu vas mal, pas de souci". Ils sont hyper gentils mais ne savent rien. Ils voient juste que je me décompose, je me décompose, je dérive, je perds pied.

 

Je pleure encore. Parfois, je gémis juste.

 

De toutes manières, même s'il revenait (ce qui n'arrivera pas), je suis brisée, il m'a brisée.

 

"Je prie tous les Dieux qui n'existent pas de te ramener vers moi". => Il met un coeur.

 

Un coeur, putain. Un putain de coeur. J'suis trop conne. Bon, allez.

 

 

 

 

 

30 juillet 2024

Beauté vs laideur

J'ai retrouvé ma pochette de partitions "de voyage". Il faut bien admettre que maintenant, je n'ai pas du tout envie de bosser les mêmes morceaux qu'en 2019. En ce moment, j'ai envie de bosser du Pink Floyd et les chansons de Lô et Doherty.

 

Pink Floyd, Is there anybody out there ?, un des premiers morceaux "cools" que j'ai appris, ces arpèges, le déroulé des doigts de la main droite, les accords à la main gauche. Appris avec mon ancien et premier prof et fini et joué en public en duo avec mon deuxième et, pour l'instant, dernier prof. Là, je bosse Hey you. Encore des sortes d'arpèges en vue. C'est joli, pas trop difficile. La beauté ne réside pas dans la difficulté, dirait-on. Ce qui est beau dans la musique, c'est l'Espace (tellement vrai chez Pink Floyd), ce sont les silences. D'ailleurs mon prof dit ne pas apprécier les guitaristes dont le sport préféré est de remplir le vide avec le plus de notes possibles, jouées très fort et très vite. Chacun ses goûts, hein, ça dépend du mood aussi. (T'as vu, je mets des mots anglais, c'est pas pour faire branché, c'est juste que j'aime bien le mot mood, avec son double O. Comme flood, comme wood, comme fool ou wool.... Vive le double O !)

 

Je me souviens de mes virées chez Gibert quand j'étais étudiante. C'était au sous-sol, la musique de sauvages. Il y avait souvent des promos, et je regardais toujours les albums des PF, mais eux, n'étaient jamais en promo. Et puis un jour, bing ! J'ai acheté The Wall, Dark Side et WYWH. Après, d'autres trucs, mais j'ai un peu moins aimé.

 

The wall, le film, c'est un souvenir aussi, escapade nocturne chez mon premier amoureux, ses parents n'étaient pas à la maison, on s'est matés The Wall.

 

L'Espace, les silences, les pédales, David Gilmour, la douceur, la folie, la violence, la pureté du son dans le silence...

 

Le monde est laid, ou plutôt, certains humains le sont. On peut surenchérir, c'est certain. Vomir des insultes à longueur de journées. Ou pas. N'oublions pas la beauté, et les silences. Cela ne veut pas dire qu'on oublie d'être lucides, mais qu'on se préserve un peu. Personne ne dira mieux qu'Oscar Wilde "il faut soigner l'âme par les sens et les sens par l'âme" (citation de mémoire et sans doute approximative).

 

And the sun is eclipsed by the moon...

 

28 juillet 2024

Train of thoughts

Je repensais à Alain, je repensais à Francky. Peut-être un peu à Pascal aussi.

 

Parce que c'est ma vie.

 

Elle parlait du lâcher prise, Françoise.

 

Mon gravillon a l'air cool, dans cette émission de télévision. Quand je le vois, je me dis qu'on aurait pu jouer à danser, collés-serrés, lui et moi. Il a une belle peau. Je me souviens qu'il transpirait beaucoup. Sa voix était bien douce. Ses manières aussi. Le présentateur lui fait remarquer qu'il plaît aux femmes. Il répond malicieusement "ah bon, peut-être que je devrais en profiter alors". Bien sûr que tu plaisais. Sans doute que tu plais encore. Tu ME plaisais. J'aurais pu me laisser séduire. En fait j'étais déjà séduite. Malgré la distance, la douceur, le climat, il y avait je ne sais quoi. Il aurait été facile de tomber dans tes bras. Ils avaient l'air de miel, comme ta voix.

 

Tu as 69 aujourd'hui, si je compte bien. On regrette toujours ce qu'on ne fait pas, pas vrai ? Peut-être, peut-être pas. Tu restes un doux rêve, de l'autre côté de l'océan. Tes lèvres, je sais à quel point elles doivent être douces, comme si j'y avais vraiment goûté.

10 juillet 2024

IRL

La vraie vie, c'est quand quelqu'un que tu aimes va mal et que tu t'inquiètes pour lui, et pries pour qu'il aille mieux (pas besoin de religion pour ça).

La vraie vie, c'est quand quelqu'un te manque et que tu te demandes s'il pense à toi.

La vraie vie c'est quand tu espères que jamais aucun taré ne leur fera de mal.

La vraie vie c'est aimer.

La vraie vie, c'est jouer aux tracteurs dans des tas de sable avec des moules en silicone. La vraie vie, c'est chanter des chansons.

La vraie vie, c'est faire pousser des plantes et les appeler par leurs prénoms. "Tu es jolie, Ipomée, tu sens bon, Mélilot. Qu'est-ce que tu fabriques, Cornichon ?"

La vraie vie, c'est rêver, apprendre à rêver. Rire aux éclats, parfois pleurer. La vraie vie, c'est aimer.

Hommes en costumes, avides d'argent et de pouvoir, vous n'êtes que des cadavres.

17 juin 2024

Refaire sa vie

Je lisais la biographie d'un mec. Je tombe sur l'expression "il refait sa vie avec XXX avec qui il s'installe en telle année, à tel endroit".

C'est étrange, dans le contexte "il refait sa vie", comme si ça vie avait été détruite, défaite, par une relation qui a certainement été belle, aurait pu être encore plus belle et dont il a certainement été le bourreau. Bon, je ne juge pas (trop) la relation ici, car je n'y étais pas, donc je n'en sais rien, je commente juste la formule utilisée dans cette "biographie". Comme si une vie pouvait être faite, défaite (échecs !) et refaite. La vie n'est pas un long fleuve tranquille, il y a des cassures et parfois on repart. Et puis comme dit Ricky Gervais "Life is a bitch and in the end, you die".

 

21 novembre 2024

20 novembre 2024

J'ai un un tel sentiment de gâchis parce que ce que nous avions était magnifique et je ne comprends pas que nous puissions le laisser partir sans nous "battre" pour essayer de le "sauver". Même ce que nous avons aujourd'hui est magnifique mais je me sens amputée d'une partie de moi.

Lundi quand tu m'as prise par la taille, j'avais tellement envie de m'enrouler en toi. Ce que nous avions était beau et intense et joyeux.

Je porte une grande culpabilité et un sentiment de défaite qui m'est insupportable. Je suis consciente que je me suis montrée froide souvent, distante. Pourquoi ? Ce n'est pas toi que je rejetais, mais la situation dans laquelle nous étions enfermés. Si j'avais été libre de toute entrave, nous aurions eu nos instants qui, dans le contexte, étaient trop éphémères, fugaces et ont fini par devenir dérisoires (alors que mes sentiments ne l'ont jamais été).


Mais ces entraves, nous les avons alimentées et aujourd'hui encore. Je suis habituée, en quelque sorte, des relations dans lesquelles je suis "prisonnière" et ce, depuis toujours, et toi aussi, à ta manière. Tout cela, lié au poids de nos familles, de nos mères (entre autres choses). Nous aurions dû nous libérer, ensemble, mais sommes restés dans nos cages respectives en nous touchant du bout des doigts.

J'ai un tel sentiment de gâchis à cause de tout ce que je n'ai pas fait, pas donné pour préserver notre lien. Et pourtant, je voulais tout te donner, et même maintenant. J'ai manqué de courage. Cette lâcheté si caractéristique de ma part, comme quand j'ai vu ma mère se faire tabasser sans rien faire. Je SUIS cette personne qui manque de courage, et même si tu penses  que ça n'a rien à voir, j'ai choisi (mais c'était bien au dessus de moi) de rester prisonnière des apparences.

Pourtant, je regarde en arrière et je pense aussi, à combien de fois, il aurait suffit que tu dises un mot pour que je vienne te rejoindre, et je ne parle pas de ces plages isolées où tu partais dans le Finistère, ni à ces moments où c'était facile. Je parle des moments où il aurait fallu briser quelque chose pour permettre à notre relation de prendre sa place. Il aurait suffit de "viens" et je serais venue. Il y avait trop de "si tu veux", "si tu peux" et "si ça ne blesse ou gêne personne". Si ça ne se voit pas. Pendant le confinement, j'ai attendu que tu me dises "viens", même si c'était interdit et que tu étais seul. Je n'attendais que ça, de pendre ma voiture et te rejoindre.

Oui, je me sens responsable, coupable et fautive. Et pourtant, j'ai aussi l'impression que je suis restée très souvent sans réponse(s).  Oscar Wilde dit, dans le Portrait : "Il n'y a rien de plus important que les mots". Tant de fois, je me suis dit "pourquoi, il ne me répond pas". Je sais que toi et moi n'aimons pas de la même manière, tu n'es qu'un Ourson Mignon, dis-tu. Même aujourd'hui, je ne comprends pas et j'attends ces réponses de ta part.

Au début tu m'avais dit que tu aimais cette relation qui te libère. Et oui, ensemble nous étions libres d'être nous mêmes et ENTIERS. Mais nous ne nous sommes pas libérés de la situation qui nous permettait de vivre cette liberté au quotidien.

Pour arriver à atteindre notre bonheur, il aurait fallu se donner mutuellement le courage de briser des choses. Mais ce sont ces choses qui nous ont brisés. Cette impression que tu m'as toujours vue comme la femme d'un autre, quand j'étais libre pour toi. Je voulais être ta femme à toi. Je suis ta femme, dans mon cœur, dans mon corps, dans ma tête, je t’appartiens. Parce que je suis LIBRE de t'appartenir.

Peut-être que tu as eu peur, peut être que ça fait peur, moi, mes idées d'élévation, mes hypothèses, mon amour trop grand. Alors qu'au final, mon bonheur est fort simple. Être dans une pièce avec toi et une ou deux guitares. Ça, et l'éternité. Pourquoi, j'ai laissé ce bonheur filer, alors que c'était si simple et que nous deux, c'était évident, et chargé de sens. Et c'est toujours évident.  Et je le désire toujours ardemment. Une éternité à te tenir la main.

Liras-tu, tout ça ?  Des mots, des mots, des mots, à n'en plus finir. Je t'attends.

16 février 2025

Quand reverrai-je ?

Je souffre toujours énormément.
J'essaye d'être courageuse, de prendre sur moi mais j'ai toujours horriblement mal.
 
Je devine les moments passés avec elle.
 
Ce soir j'ai tenté une deuxième scène ouverte...
La première je l'ai passée à chialer dans le noir en écoutant les chansons des autres. Toutes me faisaient penser à toi. Quand je suis passée, j'ai fait mes deux chansons à moi en tenant debout.
Ce soir, je suis passée en premier. J'ai eu mal, tout le temps. Je ne trouve plus de joie dans la musique. Je ne trouve plus de joie dans les autres. Je ne trouve plus de joie. Cette fois, quand j'étais sur scène, j'ai sentie une crampe dans le ventre. Et j'ai dû continuer malgré tout. Etait-ce une crampe de faim ? Etait-ce une crampe d'angoisse ? (J'ai pensé à ton visage en disant la phrase d'Ulysse 'mais quand reverrai-je ?") Ce n'était pas le stress de la scène qui me passait bien au dessus. De retour à ma place, j'ai fixé le vide et parfois les musiciens.
Une fois à la maison, revoilà cette sensation de nausée. De nausée et de faim en parallèle. C'est horrible. Tu me manques. Je me tords de douleur. Je ne peux travailler pour demain. Je m'accroche à mes souvenirs de toi. Tous les mots sont inutiles.
6 juin 2024

A penny for your thoughts

Va-t-on mourir ?

Oui.

 

 

En ce moment, je suis de jury d'examens. Je déteste ça. On va loin de chez soi. On arrive, on rencontre des collègues qu'on ne connaît pas. Des étudiants passent à la chaîne et présentent le projet sur lequel ils ont travaillé. T'es sensé les évaluer alors que tu ne les connais pas. Certains sont très nerveux. D'autres non. J'essaie toujours de trouver le meilleur dans ce qu'ils font. Certains collègues vont chercher la moindre petite bête et ne lâchent des points que péniblement. C'est pour cela qu'on est deux à évaluer, il paraît.

 

Ambiance de fin d'année. Musique. Soleil.

"Jardiner", c'est mon nouveau "hobby". J'aime peut-être plus que la guitare. Parce que les mains dans la terre, tu ne pense à rien. Ou en fait, si tu penses mais de manière apaisée. Ou presque. Toucher la terre, c'est agréable. J'achète pas de plante en pot. Je sème des graines. J'en achète, j'en vole dans la rue, je récupère des mes fruits et légumes. Quand je vois le petit point vert pointer hors du sol, je suis ravie. Quand elle grandit, grandit, grandit, je suis ravie. Je leur parle, je les déplace, je les arrose. Parfois j'oublie leurs prénoms. Tu étais Melon ou Pastèque, toi ? Es-tu Ipomée Rouge ou Ipomée Bleue ? Tu es jolie, je t'aime.

 

Je sais, c'est cruche ce que je raconte. Pendant ce temps, il y a des gens qui meurent.

 

Mais de mes pensées, tu n'as pas envie de connaître les autres.

 

 

 

11 février 2025

Je lui ai offert

Je lui ai offert mon exemplaire d'Alcools d'Apollinaire, il y a longtemps. En pensant qu'un jour, nous ferions bibliothèque commune. On ne trouve plus cette édition, avec la couverture que j'aimais bien.

Je lui ai offert mon CD de Fantasy Life of Poetry and Crime, commandé sur le site de Peter Doherty en Angleterre et qu'on ne trouve pas ici.

Je lui ai offert mon exemplaire de Jardins Sucrés, de Trondheim. Ce bouquin est épuisé et je l'adorais. Mais je l'adore bien plus encore et je me dis que lui offrir ce que je préfère est un signe fort. S'en est-il seulement rendu compte ? Je lui ai donné tout ce que j'aimais le plus. Une partie de moi regrette. Une autre pense que c'est ce qu'on fait, quand on aime. Même quand l'autre ne nous aime plus.

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