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Dreaming my life
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5 août 2005

Coton

Il y a des matins où j'aimerais ne jamais sortir de ce sommeil si chaud et sécurisant.
Je suis pourtant contente de ce que je suis professionnellement parlant, et heureuse de vivre dans une société où les femmes sont libres et peuvent travailler (pas toujours sur un pied d'égalité avec les hommes ...) peuvent réussir. Mais il y a des fois où je suis très faitguée. J'aimerais juste rester flâner...
Nous n'avons pas assez le temps de vivre.

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12 avril 2006

Un peu d'histoire - Le fusil de chasse

J'avais 25 ans quand lui et moi nous sommes séparés. Quand, comment et pourquoi, c'est une autre histoire.
C'était pendant mon stage de fin d'études.
J'étais en dessous de tout, en dehors de tout. Je ne pouvais que pleurer à longueur de journée. Je rentrais le soir et me jetais sur ce lit sans plus vouloir bouger, les week-ends aussi.
Une amie faisait son stage de fin d'études aux Etats-Unis et m'a proposé de venir passer une semaine avec elle pour me changer les idées. Ma mère, (presque) toujours de bon conseil, m'a conseillé d'accepter.
Je suis partie.
Je suis arrivée chez elle. Elle logeait dans une famille Libanaise très sympathique. La jeune fille était espiègle et la maman amusante.
Mon amie a été adorable avec moi. Nous allions presque tous les soirs diner dehors, je la retrouvais de temps en temps pour sa pause déjeuner. Je découvrais un nouveau pays pour moi et de nouvelles têtes. Quelque part oui, ça me changeait les idées, mettait ma douleur en sourdine.
Le dimanche où je suis arrivée elle m'a présenté à des collègues. Nous avions rendez-vous à midi dans le quartier chinois. Je ne sais plus, il y avait deux couples, une jeune fille, mon amie, moi. Il y avait aussi Bruno.
Elle m'avait parlé de lui avant. Elle ne le trouvait pas spécialement agréable. Et l'autre fille non plus visiblement. Il est arrivé en dernier. Je l'ai regardé attentivement puisqu'on avait attiré mon attention sur lui. Son visage n'avait rien de désagréable. Il était grand et droit. Rien de particulier. Le brunch s'est passé.
Je n'ai plus trop les détails des choses en tête.  Mon amie a eu l'idée d'inviter Bruno à diner chez elle un soir.  Elle lui a demandé de venir m'attendre à la gare après ma journée de touriste et leur journée de travail à eux.
Je ne savais plus trop à quoi il ressemblait. Je ne l'avais vu qu'une fois. Puis une grande voiture rouge s'est arrêtée pas très loin.  Il est descendu. Je ne sais pas, sur le coup, je me suis sentie bien. C'était quelque chose d'anodin, un jeune homme qui vient me chercher à la gare en voiture... mais ça me faisait plaisir qu'on fasse attention à moi, même pour quelque chose d'anodin.
Nous avons rejoint mon amie chez elle et avons préparé le diner tous les trois en discutant.
Je l'ai trouvé un peu bizarre.

 

3 août 2005

Long may you run

Je regarde souvent en arrière c'est vrai. Mais seulement certaines périodes de ma vie. J'évite de retourner dans mon enfance, car je ne l'aime pas. Ma vie a réellement commencé à 20 ans, suivie à 25 ans d'une agonie violente et douloureuse. Aujourd'hui je suis en vie et capable d'aimer.


    We've been through
    some things together
    With trunks of memories
    still to come
    We found things to do
    in stormy weather
    Long may you run.

    Long may you run.
    Long may you run.
    Although these changes   
    have come
    With your chrome heart shining
    in the sun
    Long may you run.

25 mars 2006

Le fusil de chasse - Yasushi Inoué

Aimer, être aimée ! nos actes sont pathétiques.
A l'époque où j'étais en seconde (...), nous fûmes questionnées sur l'actif et le passif des verbes. Frapper, être frappé ; voir, être vu. Parmi bien des exemples de cette sorte brillait ce couple de mots : aimer, être aimé.
Comme chaque élève examinait le questionnaire (...), l'une d'elles, non sans malice, mit en circulation un bout de papier, et la fille qui se trouvait derrière moi me le fit passer. Quand je l'eus sous les yeux, j'y trouvai la double question suivante : Désires-tu aimer ? Désires-tu être aimée ? Et sous les mots "désires-tu être aimée" de nombreux cercles avaient été tracés à l'encre, au crayon bleu ou rouge. Au contraire, sous les mots "désires-tu aimer" ne figurait aucun signe. Je ne fis pas exception, et j'ajoutai un cercle de plus au-dessous de "désires-tu être aimée". Même à 16 ou 17 ans, alors que nous ne savons pas tout à fait en quoi consiste "aimer" ou "être aimée", nous autres femmes, nous semblons connaître déjà d'instinct le bonheur d'être aimées.
Mais, au cours de cette composition, l'élève assise à côté de moi prit le bout de papier, y jeta un coup d'oeil, puis, sans hésiter, elle traça un grand cercle, d'un coup de crayon appuyé, à l'endroit où ne figurait aucun signe. Elle, elle désirait aimer. Même aujourd'hui je me rappelle très bien qu'à ce moment je me sentis déconcertée, comme si l'on m'eut attaquée soudain par traîtrise ; toutefois, au même instant, j'éprouvai un léger sentiment de révolte, à cause de l'attitude intransigeante de ma compagne. C'était une des élèves les plus ternes de notre classe, une fille effacée, plutôt renfermée. Je ne sais quel avenir a été le sien, avec ses cheveux tirant sur le châtain, et qui restait toujours seule. Mais aujourd'hui (...), après plus de 20 ans déjà, le visage de cette fille solitaire s'impose à moi, comme s'il ne s'était écoulé qu'un temps très bref.
Quand leur vie prend fin, quand elles reposent en paix, le visage tourné vers le mur de la mort - la femme qui peut prétendre avoir pleinement goûté le bonheur d'être aimée et la femme qui peut affirmer qu'elle a aimé, si malheureuse qu'elle ait vécu -, à laquelle Dieu accorde-t'il le repos véritable, la paix éternelle ? Mais en est-il une sur cette terre qui puisse prétendre devant Dieu qu'elle a aimé ? Oui, il doit y en avoir. Cette fille à la chevelure décolorée était sans doute l'une de ces rares élues. Malgré ses cheveux arrangés sans goût et ses vêtements peu soignés, malgré son corps sans grâce, elle peut s'enorgueillir d'avoir aimé !


Comme je la hais ! Comme je voudrais oublier son image ! Mais je ne puis me défaire du souvenir de son visage, qui ne cesse de me hanter, quelque effort que je fasse pour m'en débarrasser. Pourquoi faut-il que m'accable cette insupportable angoisse, à l'heure où j'affronte la mort, une mort qui sera là dans quelques heures ? Je reçois le châtiment mérité par une femme qui, incapable de se contenter d'aimer, a cherché à dérober le bonheur d'être aimée.

20 juillet 2005

Elephant

Au réveil je ne suis ni heureuse ni malheureuse pas encore stressée. Je suis simplement moi pour quelques minutes. Je ne pense à rien. Ce doit être le seul moment de la journée où ça m'arrive.
A l'extérieur tout est gris.
Chez moi tout est gris aussi.

La musique de mon réveil est rouge.

When problems overwhelm us
and sadness smothers us,
where do we find the will
and the courage
to countinue?

 

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7 mai 2017

Au final tout va bien. Tout retrouve une certaine

Au final tout va bien.

Tout retrouve une certaine forme d'équilibre. Les angoisses ne meurent pas, elles se déplacent, se reportent. Le manque est autre, toujours présent. Je suis affamée de quelque chose qui n'existe pas. Insatiable, donc.

J'aime et je pense que je suis aimée. Sa présence comble ce vide, quand il est là. Je n'ai plus peur.

Je ne vous ai pas dit à quoi il ressemblait. Il a un sourire magnifique, et des très jolis yeux bleus. Ses cheveux sont gris, un peu longs, avec quelques mèches blanches. Ses cheveux sont tout fous et j'adore passer ma main dedans. Il a la peau douce et chaude. Très douce. Elle sent je ne sais quoi. Son gel douche, son odeur, un mélange des deux. J'adore le respirer. J'adore le toucher. Il a un sourire magnifique. Je sais, je l'ai déjà dit.

 

22 septembre 2015

Mais c'est dommage, Philippe. Il n'y aura sans

Mais c'est dommage, Philippe. Il n'y aura sans doute jamais rien entre toi et moi. Tu es bien trop sérieux, pas assez fou. Quelque part ça a du charme, un gars qui ne fait rien à la légère, qui veut faire les choses dans les règles. Mais toutes ces règles sont dépassées. Je ne pourrai pas t'aimer et tu ne voudras pas t'envoler juste un moment avec moi.

3 février 2017

J'ai une personne qui me tient la main en

 

J'ai une personne qui me tient la main en marchant à côté de moi.

J'ai une personne que je peux serrer dans mes bras.

J'ai une personne qui m'embrasse avec amour.

J'ai une personne que je peux regarder dans les yeux pendant des heures.

J'ai une personne avec qui échanger des propos sensés et insensés.

J'ai une personne qui se projette dans un avenir avec moi.

J'aime cette personne.

 

12 janvier 2017

Quand je le retrouve, j'ai toujours cette

Quand je le retrouve, j'ai toujours cette sensation d'être face à un corps étranger, et je me demande "Est-ce bien lui ? Est-ce que je ne me trompe pas ?" Il faut que je réapprivoise ce toucher, ce contact, ces baisers, que je me familiarise de nouveau avec cette proximité.

Je le retouche, le re-respire, le re-regarde, lui re-souris.

Oui c'est bien lui. Son contact m'apaise, ses caresses me font un bien fou, tout autant que ses mots, des milliers de mots que nous échangeons en permanence, des sentiments, des pensées. L'heure de se séparer vient toujours trop vite.

28 novembre 2016

#NSFW

L'autre soir j'étais à moitié nue (ou à  moitié habillée, selon si t'es optimiste ou pessimiste). Je portais mon pull en coton bleu large, super ajouré, faisant un style de résille ou de côte de mailles, et qui révélait plus qu'il ne couvrait le débardeur noir à fines bretelles qu'il y avait en dessous.

Dans la salle de bain, je me suis penchée un peu sur le lavabo et à un moment j'ai levé la tête pour me regarder. J'ai vu mes jambes nues, et ma poitrine en premier plan sous mon pull. J'ai trouvé mon corps et mon visage jolis, mon expression aussi. Je suis amoureuse.

Je t'ai imaginé derrière moi, en train de me baiser. J'ai visualisé la scène. J'ai toujours aimé trouver un miroir, en écran, un reflet pendant le sexe. Le tableau est toujours joli. Excitant, sans doute, mais surtout beau. Et là, c'est un tableau dans ma tête, où tu es derrière moi et nous sommes beaux tous les deux. Ensemble, tes mains sur moi, avec deux corps qui n'en font plus qu'un.

11 février 2016

Look up here, I'm in heaven

Je partage ici ce texte, écrit courant janvier. Il est loin d'être parfait, rédigé d'un seul trait, je ne l'ai presque pas relu ni corrigé pour conserver l'émotion du moment.

 

Ce n’est que jeudi soir que j’apprends la nouvelle. Je suis loin de tout et volontairement déconnectée.

“Tu n’as peut-être pas appris la nouvelle, me dit ma mère au bout du fil. Tu sais qui est mort ?

- David Bowie, ai-je répondu, sans réfléchir, le cœur et le ton froid.

- Devine qui est mort ?” reprend-elle.

Elle n’a pas entendu ma réponse. La ligne est mauvaise et puis parfois elle ne se donne pas la peine d’écouter. Je trouve quand même le “devine” un peu léger pour annoncer une si grave nouvelle.

“David Bowie, redis-je, d’une voix blanche.

- Tu idolo maximo”, précise-t-elle.

Il ne reste presque plus de place pour le doute. Ce doit être lui.

“David Bowie.

- David Bowie est mort”, continue-t-elle.

Je ne sais si elle continue de parler toute seule ou si c’est une réponse à ma réponse. Cela sonne bizarre à mes oreilles, tout de même. Je ne sais plus si David était toujours “mi idolo maximo” après toutes ces années. Je pense à Lou, parti il y a deux ans.

“Quand est-ce arrivé ?

- Je crois que c’était lundi.”

Je me sens le cœur sec. Lundi j’étais quelque part dans la Cordillère des Andes, nauséeuse, avec un mal de crâne, faible et respirant avec peine, partie à l’arrache pour pleurer sur la mort d’une personne rencontrée une dizaine de fois dans ma vie. Déconnectée, je n’étais pas devant mon écran pour être parmi les premières à apprendre le décès de “mi idolo maximo”.

“Je n’étais pas là pour me recueillir à l’heure de sa mort, déclarerai-je plus tard, au cours d’une conversation, un peu comme si j’annonçais une faute.

- Qu’est-ce que ça peut faire ? Tu te recueilles maintenant.”

Mon cœur n’a pas battu à l’unisson avec des millions d’autres fans, il n’est s’est pas serré brusquement en déchiffrant la nouvelle au détour d’une page web. Mes yeux ne se sont pas mouillés. Ils restent désespérément secs ceux-là. J’ai l’oreille collée à ce téléphone, enveloppée de la douce chaleur de ce climat tropical. Peut-être que je n’ai plus de cœur. J’ai pleuré, pourtant, en apprenant le décès de Lou, et mon cœur s’était rempli d’une profonde tristesse (Sad Song).

Peut-être que l’hypersensibilité de Lou dépasse le génie de Bowie, après tout.

'You can’t even start to guess how much your music has meant to me, all over the years". Je ne peux même pas commencer à imaginer le nombre de fois qu’il a dû entendre ce genre de phrase. Elle est pourtant tellement vraie.

David était mon ami, mon amant des années sombres, mon compagnon de larmes et de sourires quand je chantonnais pratiquement toutes ses chansons. Il m’a accompagnée pendant tellement de soirées douloureuses et solitaires, de sa voix, de son esprit, de son regard. J’avais un poster de lui dans ma chambre, dans mon petit deux pièces, juste en face de mon lit. J’aimais tellement ce regard si étrange dans ce visage volontairement si lissé (il deviendra quoi, mon poster de Bowie ?). Un nombre incalculable de fois, je me suis couchée en le regardant dans les yeux, sa musique défilant sur ma chaîne (Oh you, pretty thing !).

Je t’ai tellement aimé David, c’est bizarre de penser que tu n’es plus là, même si tu n’étais plus tellement présent.

“De toutes manières, David et moi ne communiquions plus trop dernièrement” dirais-je, plus tard.

On m’a regardé, l’œil amusé, comme si c’était un trait d’humour noir. Ils ne comprennent rien les autres. Bien sûr que nous communiquions. La dernière fois c’étais en 2003, lors de ton Reality tour.

“Je ne le reverrai plus sur scène.” ai-je ajouté, avec un pincement au cœur. Car elle est là, la vraie douleur. Celle de ne plus jamais te voir. Une nouvelle tournée, c’est ce que nous espérions tous, tes fans. Mais dans le fond de mon cœur, et malgré tout l’espoir, je savais qu’elle n’arriverait jamais. La dernière était seize ans en arrière.

Je n’oublierai jamais, David, la première fois que je t’ai vu. Tu es apparu sur la scène des Arènes de Nîmes et tu étais comme un ange, vraiment. Vraiment, il y avait comme une auréole de lumière autour de toi. Tes yeux, ton sourire, tes cheveux, tout accrochait le regard. Ce soir là, j’ai compris ce que les mots “magnétisme” et “charisme” signifiaient vraiment. J’ai aussi compris que tant de personnes tombaient folles amoureuses de toi. Tu n’étais pas parfait, tu étais bien plus. Tu dégageais cette Aura. "Nothing remains… "

“C’est bizarre, j’ai dit en raccrochant le téléphone. Je viens d’apprendre la mort de Bowie et j’ai le cœur sec, je n’ai même pas envie de pleurer… ou… peut-être un peu.” Mes yeux se sont humidifiés et j’ai commencé à chantonner Life on Mars?.

C’est en écrivant ces lignes que je pleure un peu enfin. J’écoute de nouveau Where are we now pour la première fois. Et mon coeur saigne, David, de savoir que tu n’es plus là, que tu n’écriras plus. Mais je continuerai de t’écouter, toujours. Nothing is changed, everything is changed. Et je t’aimerai, toujours (and I’ll love you till tuesday).



Repose en paix, mon amour.

 

 

8 février 2016

Ce matin dans ma playlist, une chanson a accroché

Ce matin dans ma playlist, une chanson a accroché mon oreille. Je ne connais pas trop Dominique A. L'album m'a été recommandé par un ami. La voix n'est pas déplaisante, elle a quelque chose de particulier. Le texte, je ne sais pas. Il faudra que je regarde de plus près.

On irait pas au Paradis
Juste jusqu'au bout de la nuit
Le temps d'entrouvrir l'entre-vie
Sur une autre vie
Sur une autre vie

 

Un extrait ici.

27 septembre 2015

Le désir

 

Ce soir là, le désir naquit d'un triangle... un petit trianglé, dessiné par le bas des pans de sa chemise qui s'écartaient un peu et le haut de la ceinture de son pantalon... un petit triangle, créé par inadvertance et qui laissait percevoir quelques centimètres de peau, quelques centimètres de poils, doux et chauds.

Il parlait, mais au diable si elle entendait quoi que ce soit de son discours. Blablabla... Laisse-moi regarder ce petit triangle là. Blablabla... Lui, parlait en fixant tour à tour chacun des amis présents ce soir là. Et quand son regard revenait sur elle, elle remontait vers son visage, ses yeux, sa bouche et elle faisait semblant de l'écouter attentivement. Et dès qu'il tournait là tête elle retournait reluquer ce bout de ventre. C'était indécent, elle le sentait bien mais ne savait pas faire autrement. c'était comme un aimant pour ses yeux.

Il tourna de nouveau la tête vers elle. Blablabla... Elle le fixa droit dans les yeux. "Je te désire, lui répondit-elle dans sa tête. Je te désire très fort."

Entendit-il quoi que ce soit par la force de la télépathie ? Il se redressa un peu sur sa chaise et posa sa main sur son ventre, masquant ainsi le petit triangle.

 

3 août 2015

Je peux réaliser des choses, lancer des projets,

 

Je peux réaliser des choses, lancer des projets, les faire avancer. Tout devient problèmatique quand il s'agit d'interagir avec d'autres personnes. Les autres, c'est toujours l'enfer. Même quand on fait les choses de manière bénévole, il y a toujours des problèmes de pouvoir, d'ego, des divergences d'opinion.

 

 

22 juillet 2015

Imagine que tous les jours, tu vas acheter une

 

Imagine que tous les jours, tu vas acheter une baguette, au même endroit. Tous les jours, tu files un euro (On arrondit à un euro, ok, on n'est pas là pour discuter du prix du pain. Et puis, fais comme tu veux, après tout, t'as le droit) au mec ou à la nana de la boulangerie. Donc tout va bien, tu as ta baguette, la boulangerie te compte comme client régulier.

Et puis imagine qu'un jour, tu ne sais pas pourquoi, la boulangerie embauche quelqu'un pour t'appeler. La personne t'appelle, une fois, deux fois... quinze fois pas jours. Bon, je ne sais pas pour vous, mais je ne réponds pratiquement jamais aux numéros inconnus. Puis au bout de la 1249121055ème fois, tu réponds parce que quand même, c'est étrange cette persévérance. Et là, la personne au bout du fil te demande si tu as deux minutes à lui accorder, c'est pour faire un point avec toi. La boulangerie Machin voudrait savoir ce que tu penses de son produit. Si au lieu d'une baguette par jour, tu voudrais pas plutôt une tradition, ou un pain au céréales, ou une flûte parce que c'est moins cher. Ou dit qu'il voudrait te remercier, en t'offrant un pain au chocolat (ou une chocolatine) parce que t'es un client trop fidèle depuis des années)...

 

Absurde, non ?  :)

 

3 juillet 2015

Philippe (encore)

 

Il me présente sa nouvelle moto. Elle est très chouette. Avant de monter, il me montre les deux poignées à l'arrière pour me tenir. "Ah, me dis-je, il ne veut plus que je me tienne à lui." Soit. Il démarre, je monte. Je me tiens aux poignées.

"Il vaut mieux quand même que tu t'accroches à moi, me dit-il, car l'accelération est assez forte.

- Ok." Et je ne bouge pas. On part vraiment et en effet la force me fait partir en arrière. Un peu, beaucoup... Alors je mets ma main sur lui. Un peu, beaucoup... Il joue aussi, sans doute, à me donner des sensations. C'est grisant. Les paysages qui défilent sont ceux de mon adolescence puisque nous sommes dans mon coin. Je mets ma main sur sa poitrine cette fois. Je remercie l'été puisqu'il a troqué son blouson de cuir contre une petite veste légère qui est ouverte sur une chemise toute aussi légère. J'ai ma main sur son coeur, posée doucement, je n'ose pas m'accrocher fort malgré les changements de vitesse qui me donnent envie de rire au vent... Ma main sur son coeur, c'est une sensation douce, légère, agréable, aérienne...

 

 

 

2 juillet 2015

Il a de jolis yeux, mon prof de guitare. Dommage

 

Il a de jolis yeux, mon prof de guitare. Dommage qu'on ne les remarque presque pas, à cause de ses lunettes.

C'est bizarre le mois de juillet. Tout s'arrête, plus de cours de guitare, plus de cours de langues, plus de yoga, plus rien. Les amis avec qui on échangeait tous jours ne sont plus là. Je n'aime pas trop les vacances d'été, surtout au début, ça fait comme un choc. Après, on s'y habitue, un peu, et puis septembre est déjà là.

29 avril 2015

J'avais mon Lou

En regardant la pochette de l'album Songs for Drella, je me rends compte d'une ressemblance qui m'avait échappé jusqu'à présent. Tu lui ressembles, le regard, l'expression sont très proches. Dans ce live où il porte des lunettes, c'est encore plus flagrant. La mâchoire aussi, les lèvres me font penser à toi...

 

 

 

 

5 février 2015

Cela fait un moment que je n'ai pas écrit ici.

Cela fait un moment que je n'ai pas écrit ici. Mes émotions sont embrumées, j'arrête un peu de trop penser. J'agis un peu, à mon échelle car voter de toutes manières ne sert pas, le pouvoir viendra d'en bas.

Je n'ai rien à dire en vérité, rien qui ne soit pas évident. Cette vie ci, je l'ai ratée, j'attends la suivante, la prochaine. Je m'imprègne de mes erreurs, pour ne pas les reproduire.

Ecrire vraiment est un travail qui coûte. Tout m'ennuie, je m'ennuie moi-même. Alors j'agis, un peu, pour que ma vie ne soit pas trop absurde, même si elle l'est, inévitablement, par essence.

 

Bisous.

6 novembre 2014

Dreaming my...

Les années passent et il devient un super copain. Elle est trop sympa d'ailleurs, cette relation sans maquillage et sans masque. Tu rigoles avec lui, même à ses blagues lourdingues, tellement grosses que c'est finalement pour ça qu'elles sont drôles. Et puis un jour tu te rends compte qu'il est loin d'être débile après une conversation un brin profonde à côté de sa caisse, tard le soir.

Tu l'appelles quand tu passes dans son coin, juste pour prendre un café ou même faire un peu causette, tu n'as pas peur de lui demander de t'aider pour ci et ça et il fait de même avec toi.

Et puis un jour tu fais un rêve un peu érotique et il est dedans. Alors tu commences à le regarder autrement, à cause de cet idiot de rêve. Ou est-ce le contraire ? Il ne ressemble toujours à rien avec ses fringues trop larges, sa coiffure n'importe comment mais tu te vois en train de le dé-saper. Faire l'amour avec lui, t'imagines ça comme un truc un peu fun, mais quand même un peu sérieux, parce que dans le fond, le sexe, ça ne peut pas être autrement. Et puis tu le vois bien un peu cochon quand même, parce que c'est un super copain alors tu le connais bien.

La dernière fois que tu l'as vu, il avait un super sourire et un joli éclat dans les yeux quand il s'est approché pour te dire bonjour. Il a peut-être fait le même rêve que toi.

10 juillet 2014

Éros tique (I)

Cher Philippe,

Je prends la plume aujourd'hui pour te confier des pensées qui m'obsèdent depuis quelque temps. Tu es mon ami et pourtant, je n'ose pas t'en parler quand je suis face à toi. Paradoxalement, j'aimerais  beaucoup pouvoir saisir l'expression de ton visage quand tu liras ces lignes.

Quelle que soit la première réaction que provoqueront mes mots, j'espère qu'elle ne te fera pas renier  l'amitié que nous avons l'un pour l'autre. J'ai confiance en ton intelligence et foi en la force du lien  qui existe entre nous, cela n'arrivera pas ou alors sera de courte durée.

Je vais aller droit au but.

J'ai envie de te faire l'amour.

À chacune de nos rencontres, lorsque nous discutons, je te regarde dans les yeux autant que je peux pour  ressentir l'étincelle qui passe de toi à moi. Cette petite lumière insolente m'allume en permanence. Je t'écoute parler avec plaisir, ta voix est douce et rassurante. Elle est comme une caresse sur ma peau au rythme du mouvement de tes lèvres. Ton visage est agréable, pas vraiment beau ni vraiment étrange, mais il a ce nez qui me surprend, tout en longueur et en finesse.

 Je ne sais pas par quel miracle tu ne te sens pas totalement nu quand tu es face à moi. Car je te  mate... un peu, beaucoup, énormément. Ton corps me semble parfait, autant que je peux le percevoir à travers l'obstacle de tes vêtements.

 Je n'ai jamais eu d'amant au corps parfait. Il y a eu le long, fin, aux épaules carrées, le pas très  grand aux rondeurs touchantes, et puis les autres dont je ne saurais plus dire ce qui les distinguait. Tous ces corps, je les aimais.

 Mes yeux scannent ton corps en permanence. Et je n'y vois aucun défaut. Il semble avoir été taillé avec  art par les mains d'un amoureux du corps masculin. Je crois que je ne l'aurais pas fait autrement. Tu es  finement musclé sans que cela ne soit une agression par les yeux. Quand je suis en face de toi, mes yeux  glissent sur ta poitrine, dessinant la forme de tes pectoraux suggérée par le tissu qui les  recouvre. Ce relief est captivant, il me donne envie de tendre la main en formant une corbeille qui  épouserait l'un d'eux exactement. Je voudrais tenir ton cœur dans son creux. J'imagine comme il serait agréable de poser ma tête sur ce galbe parfait, écouter la chaleur des battements de ce cœur. Et, vois comme la nature est bien faite, ma tête est juste au niveau de ta poitrine, ton mètre-quatre-vingt-dix est la hauteur parfaite pour que je puisse m'y blottir, puiser l'énergie des vibrations de ton corps, m'envelopper de la puissance de tes épaules.

 Quand je suis sur ta moto, c'est sur ta nuque que je m'attarde, le tout petit espace découvert entre on casque et ton blouson, quelques centimètres carrés au pouvoir hautement suggestif. Et lorsque nous nous promenons à pied, il suffit que tu me devances de quelques pas pour que je détaille le reste, ton dos magnifique, tes fesses, tes jambes, tes mollets.

Je ne sais pas comment tu ne sens pas totalement nu, car dans ma tête, tu l'es déjà. J'ai déjà serré ton corps contre le mien, déjà parcouru de mes mains ta poitrine, tes épaules, tes bras. J'ai déjà empoigné à pleines mains tes fesses à travers ton jean's. J'ai déjà fait tomber ta chemise, ton T-shirt, peu importe ce que tu portes, j'ai déjà joué la scène des milliers de fois. Pardonne-moi ce regard impudique, j'ai envie de te faire l'amour, Philippe. J'ai envie de parcourir de mes doigts chaque centimètre de ta peau nue, j'ai envie de caresser de mon souffle toute la longueur de ta colonne vertébrale. J'ai envie de voir ton sexe se dresser sous mes caresses, de l'embrasser. J'ai envie de te baiser, avec tendresse, mais te baiser.

(...)

 

 

 

16 juin 2014

Je mate

 

Hier j'ai marché quelques heures dans les rues de Paris. J'aime bien dernièrement réapprendre à bouger, laisser tomber de plus en plus la voiture, mais aussi les transports en commun. Les distances sont souvent plus petites qu'on ne les perçoit sur un plan de métro et s'il y a bien d'une chose dont je dispose, c'est de temps.

Je croise le regard de mille personnes, je mate les fesses et les jambes des hommes qui me dépassent en courant ou à vélo. Oui j'aime bien mater, mater beaucoup, mater dans tous les sens, ce n'est pas un sport réservé aux hommes.

Et le soir en rejoignant pour dîner un groupe d'ancien collègues, je me suis retrouvée assise en face de Philippe. Quand il a retiré sa veste, le col de son polo s'est légèrement entrouvert, laissant apercevoir un échantillon de son torse, quelques poils qui doivent être doux et chauds. J'ai maté aussi. Et cette vision m'a émue.

 

 

10 avril 2022

Cherry tree

Aujourd'hui, je marchais vers la cabane et, sous le cerisier, j'ai levé la tête. Une mésange charbonnière chantait fort et joli. Une autre lui répondait, depuis un autre arbre,  plus loin. C'était très beau. Le cerisier est très fleuri cette année. L'oiseau a piqué une fleur dans son petit bec et est parti avec.

Cette scène était merveilleuse.

18 décembre 2023

Amphi

Se retrouver sur les bancs de l'amphi.

Pas étonnant, j'ai pensé à toi avant d'aller me coucher.

Dans les rangs du fond, il y avait ma copine de fac, Isabelle, et d'autres, je ne sais qui. Peut-être ma copine d'aujourd'hui. Elles me disent "Francky est ici, avec sa copine" et me montrent une place qui semble effectivement occupée. Je voudrais m'asseoir à côté, mais il n'y a pas de place. Je demande aux filles de se pousser. J'ai un sac avec des livres et des cahiers.

Puis Francky arrive et il s'assied dans la rangée d'à côté. Elle est pleine. Je demande à se voisins de se décaler pour pouvoir m'installer à côté de lui. Personne ne veut ou ne semble comprendre. Le cours commence et le prof d'amphi nous interpelle, car on met le bazar. Au final un gars de la rangée de derrière accepte de bouger et s'avance d'un rang. Bizarrement, cela libère la place à côté de Francky, il se décale et je peux me mettre à côté de lui (je sais, c'est physiquement impossible, mais dans le rêve, c'est ce qui s'est passé). Et voilà, j'ai de nouveau 20 ans et je suis un cours à la fac à côté de Francky. Je fronce les yeux et il se moque, car je cligne beaucoup (je me suis aperçue bien plus tard, que le labo qui fabriquait mes lentilles de contact avait fait une erreur dans mes paramètres, ce qui m'a perturbé la vision pendant pratiquement tout mon parcours de fac). Il se moque gentillement, il m'aide à lire. Mais sur ma feuille, j'ai pas de place pour écrire, car il y a déjà des graphiques et des formules dessus. Alors je prends un cahier avec des pages vierges. J'essaye de reproduire ce qui est au tableau, une sorte de nu avec beaucoup d'arabesques et je me demande, "c'est quoi cette lettre ?" (Peut-être un truc avec mes étudiants qui n'arrivent pas à reconnaître et à apprendre les lettres grecques... Cette semaine l'un d'eux a dit "un y à l'envers" pour désigner un lambda...)

Mais je suis à côté de Francky alors je suis heureuse. Je lui dis que je suis contente de le retrouver. Et dans mon corps réel, je suis heureuse de le retrouver encore une fois. J'ai chaud dans mon sommeil et je ne veux pas que la vie interrompe. Mais j'entends déjà le brouhaha des gamins dans la cour de l'école de l'autre côté de la rue. Et je sais que le rêve sera bientôt fini. Alors, je le retiens, je le retiens, je le retiens. Reste avec moi, Francky.

19 novembre 2023

Je suis née dans une famille qui m'a souvent

Je suis née dans une famille qui m'a souvent donné envie de hurler. De manière plus ou moins violente, douloureuse. Et après une période où les choses te semblent plus ou moins apaisées, cela recommence, cela revient. A se demander d'où vient autant de folie dans si peu de personnes (et peut-être y compris dans moi-même). Rien ne va, rien ne va jamais bien. Il y a toujours de la colère, de la haine des uns envers les autres, parfois de la trahison. Des rancunes qui remontent, des reproches.

On ne laisse pas les anciens être vieux en paix. On ne laisse pas les petits être insouciants et sereins et en parfaite sécurité (même s'ils semblent l'être, savent-ils seulement la folie des adultes qui les entourent ?) Cette vie est à vomir, le comportement des humain horrifiant. A tous les niveaux. Quand la société entière va mal, on pourrait espérer trouver la paix dans notre microcosme. Il n'en est rien.

Et les amis ou assimilés... mais quoi, que... ? 

L'amour et la tourmente. La solitude.

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