J'ai envie de me rouler en boule, encore une fois.
Comment quelqu'un qui me répondait toujours à tout, au moindre message, laisse maintenant mes questions sans réponse. Il me balance quelques boutades puis me laisse dans un silence assourdissant.
J'ai mal.
Je discute avec une psychanalyste et avec une psychologue. Je dépense des tunes là dedans, mais je ne vais pas mieux.
J'écoute des trucs sur Freud, sur Jung. Au début, tu te dis, ah oui, ça m'aide, puis ça finit par atteindre ses limites, et écouter ça te rend marteau. Parce que même si tu comprends ou tu crois comprendre l'autre et toi même, tu ne peux rien faire, tu n'as pas le pouvoir, tu peux rien changer. L'autre est libre. Mais il est libre d'être dans sa prison, en réalité, libre d'être prisonnier de ses blocages, de ses dysfonctionnements. Il est dans une relation qui l'angoisse, et il t'a rejetée pour ça.
Et moi, j'ai envie de me rouler en boule et de hurler.
L'autre jour, je me suis vraiment roulée par terre. J'étais au sol et je pleurais. Pleurais.
Est-ce que le manque, c'est de l'amour ?
La psy dit, il y a l'état amoureux, ça c'est le truc du début.
Il y a l'amour, le vrai, celui qui vient quand on s'est délesté du sentiment amoureux.
Et il y a l'attachement, celui qui fait écho à l'attachement qu'on avait à la mère, enfant et qui est vital.
Alors, j'ai quoi ?
Je ne sais pas, mais je ne suis bonne à rien. Je suis censée corriger des copies d'examen, là, et j'y arrive pas. Je suis une loque, un sous-humain, je ne suis rien.
Et ce n'est pas un manque de confiance en moi, comme veulent l'entendre les autres.
Mais ça sert à quoi, que le soleil soit doux, que les fleurs soient belles, si la personne que tu aimes n'est pas avec toi ? Si elle est malade de quelque chose, et que tu ne peux rien faire, car c'est ce quelque chose, qui t'a mis à distance ?
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