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Dreaming my life

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5 février 2024

Amour etc.

Un jour, à la fac, on n'était plus dans la même classe, je crois, j'ai appelé Francky.  Tu te souviens, à l'époque, on appelait sur les fixes, il n'y avait pas de portables. J'ai dû lui bredouiller deux-trois trucs, je voulais prendre de ses nouvelles. Puis, il m'a interrompu assez brusquement avec un "Pourquoi tu m'appelles ?" J'ai dû bredouiller un truc. Puis je ne l'ai plus jamais appelé.

Des années plus tard, alors que nous étions ensemble, je lui ai rappelé ce coup de fil et la brutalité ressentie. Il m'a dit : "J'étais amoureux de toi, tu étais avec quelqu'un d'autre et j'étais malheureux. Je préférais ne plus avoir de lien avec toi."

 

Sinon, j'ai écrit une chanson. Pour une fois, je la trouve assez jolie et aboutie, un peu délirante. Mais je ne sais pas composer de musique. J'aimerais bien que quelqu'un me pose des notes dessus mais je ne voudrais pas qu'elle m'échappe. Tu vois le truc ?

Sinon, c'est quand, la fin ?

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15 janvier 2024

Comment font les gens pour ne pas s'effondrer ?

Comment font les gens pour ne pas s'effondrer ?

Comment font les gens pour ne pas être déprimés ?

Je voudrais craquer, mais même ça, je n'y arrive pas. Ce monde me hante. La nuit, je m'allonge et je n'arrive pas à m'endormir avant des heures tardives.

 

Moi qui avait toujours eu le sommeil facile et profond.

Je tourne.

Je me retourne.

Je ne pense même pas vraiment. Mais j'ai le coeur lourd. Les rêves se font attendre. Et le matin arrive déjà.

4 janvier 2024

18 décembre 2023

Amphi

Se retrouver sur les bancs de l'amphi.

Pas étonnant, j'ai pensé à toi avant d'aller me coucher.

Dans les rangs du fond, il y avait ma copine de fac, Isabelle, et d'autres, je ne sais qui. Peut-être ma copine d'aujourd'hui. Elles me disent "Francky est ici, avec sa copine" et me montrent une place qui semble effectivement occupée. Je voudrais m'asseoir à côté, mais il n'y a pas de place. Je demande aux filles de se pousser. J'ai un sac avec des livres et des cahiers.

Puis Francky arrive et il s'assied dans la rangée d'à côté. Elle est pleine. Je demande à se voisins de se décaler pour pouvoir m'installer à côté de lui. Personne ne veut ou ne semble comprendre. Le cours commence et le prof d'amphi nous interpelle, car on met le bazar. Au final un gars de la rangée de derrière accepte de bouger et s'avance d'un rang. Bizarrement, cela libère la place à côté de Francky, il se décale et je peux me mettre à côté de lui (je sais, c'est physiquement impossible, mais dans le rêve, c'est ce qui s'est passé). Et voilà, j'ai de nouveau 20 ans et je suis un cours à la fac à côté de Francky. Je fronce les yeux et il se moque, car je cligne beaucoup (je me suis aperçue bien plus tard, que le labo qui fabriquait mes lentilles de contact avait fait une erreur dans mes paramètres, ce qui m'a perturbé la vision pendant pratiquement tout mon parcours de fac). Il se moque gentillement, il m'aide à lire. Mais sur ma feuille, j'ai pas de place pour écrire, car il y a déjà des graphiques et des formules dessus. Alors je prends un cahier avec des pages vierges. J'essaye de reproduire ce qui est au tableau, une sorte de nu avec beaucoup d'arabesques et je me demande, "c'est quoi cette lettre ?" (Peut-être un truc avec mes étudiants qui n'arrivent pas à reconnaître et à apprendre les lettres grecques... Cette semaine l'un d'eux a dit "un y à l'envers" pour désigner un lambda...)

Mais je suis à côté de Francky alors je suis heureuse. Je lui dis que je suis contente de le retrouver. Et dans mon corps réel, je suis heureuse de le retrouver encore une fois. J'ai chaud dans mon sommeil et je ne veux pas que la vie interrompe. Mais j'entends déjà le brouhaha des gamins dans la cour de l'école de l'autre côté de la rue. Et je sais que le rêve sera bientôt fini. Alors, je le retiens, je le retiens, je le retiens. Reste avec moi, Francky.

28 novembre 2023

Nous avons tous nos peines. Certaines plus graves

Nous avons tous nos peines. Certaines plus graves que d'autres. Mais la mienne m'appartient. Ce n'est pas rien.

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24 novembre 2023

Tous les jours, je me dis que le monde va mal.

Tous les jours, je me dis que le monde va mal. Tous les fucking jours.

Aujourd'hui j'ai fait un truc que je fais de plus en plus rarement, parce que je redeviens une femme des cavernes et j'aime passer la plupart de mon temps chez moi, ou à la campagne chez mes parents. J'ai eu envie de ne pas cuisiner et manger autre chose que ce qu'il y a dans mon frigo, donc on est sortis prendre une pizza ce midi. Et là BIM !

Oui, le monde va mal, c'est la décadence totale. A ma droite, deux nanas qui parlaient Instagram et TikTok et filtres et maquillage. Celle qui était le plus collée à mon oreille parlait fort de surcroit, avec un manque d'élégance parfaitement répugnant. Je n'entendais guère mon interlocuteur, d'ailleurs, je crois que je m'entendais peu moi-même. C'était tout ce que je déteste, un verbiage incessant, un flot vomitif de paroles, le tout auto-centré et tellement creux. Je me suis dit que oui, le monde allait mal mais ce n'était pas étonnant. Je ne sais pas s'il y a une forme de snobisme à dire ça, dans ce contexte. Je trouve qu'on ne cherche plus la beauté, l'élévation... (non, un filtre TikTok n'est pas une recherche de beauté...). Bref, je vire vieille conne. Ou je l'ai toujours été.

Mais moi aussi, je peux parler pour ne rien dire, ou des choses idiotes. Le mardi, dans la classe en face de la mienne, il y a un prof roux. J'ai toujours kiffé les rouquins. Je ne sais pas ce qu'il enseigne. Ce serait cool qu'il fasse lettres. Mais au final, on s'en fout, je ne lui parlerai sans doute jamais.

21 novembre 2023

Y

Pourquoi continuer à vivre ?

Je vais me contenter d'être là.

20 novembre 2023

Tu le connais, toi, l'oubli ? Moi jamais Moi

Tu le connais, toi, l'oubli ?

Moi jamais

Moi jamais

Moi jamais

19 novembre 2023

Je suis née dans une famille qui m'a souvent

Je suis née dans une famille qui m'a souvent donné envie de hurler. De manière plus ou moins violente, douloureuse. Et après une période où les choses te semblent plus ou moins apaisées, cela recommence, cela revient. A se demander d'où vient autant de folie dans si peu de personnes (et peut-être y compris dans moi-même). Rien ne va, rien ne va jamais bien. Il y a toujours de la colère, de la haine des uns envers les autres, parfois de la trahison. Des rancunes qui remontent, des reproches.

On ne laisse pas les anciens être vieux en paix. On ne laisse pas les petits être insouciants et sereins et en parfaite sécurité (même s'ils semblent l'être, savent-ils seulement la folie des adultes qui les entourent ?) Cette vie est à vomir, le comportement des humain horrifiant. A tous les niveaux. Quand la société entière va mal, on pourrait espérer trouver la paix dans notre microcosme. Il n'en est rien.

Et les amis ou assimilés... mais quoi, que... ? 

L'amour et la tourmente. La solitude.

16 novembre 2023

Nicolas me fait un peu penser un Jean-Luc, il lui

Nicolas me fait un peu penser un Jean-Luc, il lui ressemble vaguement, avec son air de poussin qui vient de sortir de l'oeuf, un peu timide, un peu maladroit.

Jean-Luc était avec moi à la fac, mais j'avais jamais trop fait attention à lui. Il était mignon avec ses tâches de rousseur mais nous n'avions que peu échangé.

Après la fac, j'étais dans un salon de recrutement. Oui, l'horreur, j'ai fréquenté ce genre de trucs à l'époque où je cherchais mon premier job. Et au détour d'un stand, je tombe nez à nez sur lui. La rencontre fait plaisir, on se sourit, on discute vite fait et on s'échange nos numéros.

Il m'appelle, un ou deux jours après, je suis contente. Il me demande ce que je vais faire le week-end et je lui sors un truc stupide, du genre 'je vais faire du saut à l'élastique" et puis je me marre, parce que c'est juste que mes week-ends sont aussi vides que mes semaines. Il en rit aussi et nous prévoyons de nous retrouver.

Samedi, on se retrouve sur les Champs Elysées. Oui, l'horreur, j'ai fréquenté ce genre de lieu à l'époque. Nous nous sommes promenés, puis arrivés en bas de l'avenue, nous avons trouvé une sorte de square et nous nous sommes assis sur un banc. Ses bras écartés sur le dossier m'invitaient à me blottir dedans. Et puis, il m'a dit qu'il avait mal au ventre. Je lui ai demandé s'il avait faim. Il m'a répondu qu'il avait mal au ventre parce qu'il était stressé. Oh mais pourquoi ? "ça m'arrive quand je suis avec une fille que j'aime bien". Il était vraiment mignon, Jean-Luc. Et notre histoire avait commencé ainsi. Cela n'a pas vraiment duré longtemps, deux ou trois mois peut-être. Il y a eu des moments doux et tendres. On a été ensemble sans même y penser, sans préméditer et on s'est séparés un peu de la même manière.

Jean-Luc et ses yeux rieurs, ses jolies tâches de rousseur...

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