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Dreaming my life

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9 décembre 2024

9 décembre 2024

Troisième séance de psy aujourd'hui.

 

J'ai pleuré en riant. J'ai ri en pleurant. J'ai pleuré plus qu'à la deuxième séance mais moins qu'à la première.

 

Je l'ai vu aujourd'hui.

 

Je lui ai parlé hier au téléphone, à 2h du matin. Je lui ai dit que je me sentais mal. Il m'a écoutée, m'a dit qu'il comprenait.

 

Je vais vriller. Je vais vriller, s'il est à la fois mon bourreau et mon ami. C'est juste pas possible. J'ai hyper mal dormi.

 

Ce matin, l'idée suivait son chemin. Chez la psy, j'ai formulé les choses. Avant d'y aller, j'ai sorti une de ses guitares de mon placard avec l'idée de lui rendre. Puis je l'ai remise. C'est au dessus de mes forces, de me défaire de lui.

 

Mais après, il est venu. On a déjeuné ensemble, comme "avant".

 

Je lui a dit :

"Je suis contente de te voir."

 

Je l'ai regardé, comme pour me remplir de lui. Il avait des cernes. J'ai continué :

"Je vais te laisser partir..."

 

Je vais le laisser partir... Il me dit qu'il est inquiet pour moi. Je lui réponds qu'il ne peut pas me frapper pour ensuite s'inquiéter si je vais bien... Il ne me serre plus dans ses bras. Son corps est étranger. Je ne veux pas de ça. Je ne veux pas d'un ami. Je le laisse partir et je pars vers un pays qui s'appelle Naufrage.

 

 

Je pars vers un pays qui s'appelle Naufrage

Je vais devoir m'armer de temps et de courage

Traverser les tempêtes, affronter les orages

Mes larmes et mes sanglots comme unique bagage

Je pars vers un pays qui s'appelle Naufrage

 

Le bateau que je prends s'appelle Amant Ravage

Il prend l'eau de partout, c'est son dernier voyage

Et ni la traversée, ni les beaux paysages

Ne f'ront perdre l'horizon de ton joli visage

(ô ton regard sauvage)

Le bateau que je prends s'appelle Amant Ravage

 

 

Il a pleuré. J'ai pleuré aussi. Il a pris des affaires à lui que j'avais mis dans un sac et qu'il n'avait pas voulu prendre la dernière fois. Dedans, il y trouvera aussi ses cadeaux de Noël. Je sais, Noël, c'est de droite.

 

Il m'a dit plein de trucs avant de partir. A certains, j'ai répondu "je m'en fous". Ma psy a dit qu'il fallait penser à moi avant tout. Je m'en fous aussi.

 

J'ai perdu je ne sais combien de kilos, ce mois-ci. Pourquoi faire un régime, quand une peine de cœur fait le boulot ?

 

Quand je suis partie de chez la psy, sa dernière phrase a été "on ne sait pas de quoi demain sera fait".

 

Et lui, un peu avant de partir, il m'a dit exactement la même fucking phrase. On ne sait pas de quoi demain sera fait. J'm'en fous. J'ai envie de crever la bouche ouverte. Lis pas ça. S'il-te-plaît. J'vais pas me flinguer, j'ai pas de flingue.

 

J'ai réservé un gîte pour y passer la semaine de Noël. Seule. J'ai même pas envie de voir ma famille. On ira à la mer tous les deux mais je serai toute seule. C'est un gîte où on est déjà allés ensemble. On ira sur les rochers où on avait l'habitude d'aller. J'irai au resto qu'on aimait bien visiter, s'il est ouvert l'hiver. Je marcherai le long de la côte seule avec lui. Je laisse partir en le gardant avec moi. Dans mes pensées, dans ma tête, dans mon cœur, sur mes lèvres. J'aurai un ami imaginaire. Je vais devenir folle. Celui qui était mon meilleur ami m'a trahie. Celui qui était mon amant en baise une autre, alors je peux bien sombrer dans la folie.

 

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3 décembre 2024

Sonia,

 

J'ai crû que j'allais t'écrire une lettre d'insultes, ou une lettre de prières, ou une lettre de désespoir.

 

En fait, Sonia, je vais te dire merci.

 

Merci car, tu m'as pris ce que j'avais de plus cher et plus précieux et en fait, je ne me rendais pas compte que tout ça était un mensonge.

 

Merci parce que tu m'as pris celui à qui je pensais tous les matins en me réveillant et tous les soir en m'endormant. Merci parce que tu m'as pris, celui que je respirais, celui que je vénérais, celui que j'adorais. Merci de m'avoir montré comme il était facile pour lui de passer à autre chose, après nos huit ans passés ensemble, avec des moments pas toujours constants dans l'intensité du bonheur, mais quels humains sont capables de planer en permanence 50 pieds au dessus du sol ?

 

 

Merci de m'avoir montré que le dévouement et l'attachement que j'avais envers lui ne pesaient pas grand chose, et que du jour au lendemain, je n'aurais plus le droit de mettre sa main dans la mienne, mes lèvres sur les siennes et que mes caresses dans ses cheveux le rendraient indifférent.

 

 

Merci de m'avoir montré que je n'étais rien. Je sais, c'est pas de ta faute. Quand quelqu'un nous plaît, on attaque, enfin, je crois. C'est lui, le seul responsable, parce qu'il a saisi tes perches, comme si se laisser séduire était inévitable et immaîtrisable (ça se dit ?)

 

 

Merci de me faire me rendre compte, qu'il n'a jamais essayé , si certaines choses n'allaient pas entre nous, de me parler, de me le dire, parce qu'il avait si peu confiance en notre amour.

 

Merci Sonia, de me faire mal, si mal. Merci de me montrer qu'il pouvait me faire mal, si mal.

 

Merci de me montrer que je ne suis rien aujourd'hui, en face de toi. Et que donc, je n'étais jamais rien, que j'étais toujours en sursis, depuis le début.

 

 

Merci d'avoir tissé ta toile, sur toutes ces années, tu as bien trouvé le bon moment, pour t'immiscer. Merci de l'avoir poussé à me dire que, malgré que j'étais la relation qui avait eu le plus de sens pour lui, il s'éloignait de moi, car il ressentait une réelle proximité avec toi.

 

 

Merci Sonia de me détruire et de me faire pleurer ce soir, car mon coeur est en miettes.

 

Merci d'avoir éloigné de moi celui auprès de qui je pensais être enterrée un jour. Tu m'as rappelé que quand je lui ai dit ça, un jour, il ne m'a rien répondu.

 

Merci de m'avoir fait voir tant de vérités en face. Car rien ne vaut la vérité.

 

La vérité c'est que je l'aimais, que je l'aime encore et que lui ne m'aimait pas.

 

Sonia, merci.

2 décembre 2024

Il vient toujours me voir mais ne me touche plus. Je ne m'y habitue pas. Est-ce vraiment fini ? Je suis peut-être dans une forme de déni. Ou alors : ça ne peut pas être fini.

 

J'ai crû devenir folle. Est-ce que je remonte ou vais-je creuser encore ?

La psy cause pas trop. Bon, je cause beaucoup, c'est mon travail.

Je dors avec lui dans mes rêves. Je vis avec lui dans mes rêves. Dreaming my life. On revient toujours à ça.

29 novembre 2024

Almost blue

Se passer Almost Blue en boucle. En me souvenant de ce qui était probablement notre première nuit ensemble, dans la cabane des ours. Avant de nous endormir, blottie dans tes bras, je t'avais demandé de me chanter Almost Blue. Et tu me l'avais chanté, tes bras autour de moi. Padada... Padadada dadada dadaaa. Ta voix était chaude et confortable, comme tes bras. Chet Baker me tue, comme le souvenir de toi.

28 novembre 2024

Naufrage

Tu dis que tu ne m'abandonnes pas car tu n'abandonnes pas les gens.

 

Je te dis que je dérive et tu me réponds que ce n'est pas ce que tu veux, que je dérive.

 

Tout est vain.

 

Pourtant, tu as pris délibérément, un chemin, qui, tu le savais, me ferait souffrir. Malgré l'amour que je te porte. Malgré l'amour qu'on s'est portés. Tu as toujours été centré sur toi, tu n'as jamais pensé qu'on pouvait revenir. Moi j'avais jamais pensé qu'on était partis.

 

Et l'autre, là. Qui attend son tour depuis des années. C'est l'euphorie, avec elle ? C'est comme nous à nos débuts ? Sait-elle seulement qui tu es, qui tu es vraiment ? Sait-elle ce qu'elle me prend. Bon, je sais que ce n'est pas elle, c'est toi, toi qui part. Elle est insignifiante, elle n'existe pas. Elle n'existera plus, de toutes manières, après que tu te sois recentré sur ta guitare. Comme moi. Je m'en fous d'elle. C'est toi qui me brises. Je ne suis que poussière tellement tu m'as brisée menu.

 

Dire à l'autre qu'on l'aime ne l'a jamais empêché de partir. Se laisser mourir non plus.

 

Je suis pas allée bosser aujourd'hui. J'irai pas demain.

 

Je me sens comme si j'étais rien. A woman of no importance. Je me sens moche, je me sens conne, je me sens insipide, je me sens dérisoire, je me sens vide, je me sens peu attirante. Pourtant, t'as bandé, lundi quand je me suis entourée de tes bras. Je l'ai senti. Et tu t'es décollé vite fait, comme si tu avais peur de lui être infidèle alors qu'il y a quelques mois, tu étais tout pour moi.

 

Je l'ai pas senti venir, le truc. Je nous pensais au dessus de tout ça. Je me suis trompée. Toujours n'existe pas.

 

J'écris à ma copine : "il a passé le week-end avec elle". Je suis dévastée. Elle me répond : "Han, le train dans la face !". Elle est drôle, oui, je me suis pris un TGV dans la gueule. J'ai ri, j'ai ri. Et j'ai pleuré, en même temps.

 

Je n'ai goût à rien. Et je te regarde à longueur de journée, partout. Sur youtube, sur insta, sur twitter, sur facebook, partout. Et je deviens schizophrène car je suis aussi derrière tous ces comptes là, avec toi et sous ton nom. J'ai la tête qui vrille. Je regarde tes photos. Je regarde nos messages. Je regarde notre histoire et pourquoi. Pourquoi pourquoi pourquoi. Je pleure sur le carrelage de la cuisine. Je me souviens que tu aimais t'asseoir là, j'ai envie de lécher le sol. Je demande pardon. Je pleure, encore. J'ai peur de vriller.

 

Je t'ai vu mercredi. T'as une sale mine. Tu dois dormir mal. Tu as des rides. Tu es fatigué. Tu te remettras plus vite que moi. Ta culpabilité est plus légère que ma douleur. Tu regardes des vidéos sur commen être viril. Tu veux plaire à l'autre meuf. Tu manges des bananes. Tu veux être performant. J'ai envie de hurler.

 

Mes collègues me disent "ok, tu vas mal, pas de souci". Ils sont hyper gentils mais ne savent rien. Ils voient juste que je me décompose, je me décompose, je dérive, je perds pied.

 

Je pleure encore. Parfois, je gémis juste.

 

De toutes manières, même s'il revenait (ce qui n'arrivera pas), je suis brisée, il m'a brisée.

 

"Je prie tous les Dieux qui n'existent pas de te ramener vers moi". => Il met un coeur.

 

Un coeur, putain. Un putain de coeur. J'suis trop conne. Bon, allez.

 

 

 

 

 

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26 novembre 2024

Aujourd'hui je suis triste pour toujours et ma guitare est mouillée.

25 novembre 2024

Une rupture et un café

 

25 novembre 2024

En vrai, quelqu'un qui te fait souffrir, il te fait pas souffrir comme ça. Il se dirige d'abord vers un chemin qui te fera souffrir, tout en sachant qu'il te fera souffrir. Et il choisit de s'y engager. Parfois c'est plus fort que lui, ok, mais donc, c'est un faible. Sa faiblesse est plus forte que vos liens. Alors. Pourquoi "rester amis" ? Je n'y crois pas, je n'y ai jamais crû et je n'y croirait jamais. Quelqu'un qui te quitte pour une autre ne t'as jamais aimée.

25 novembre 2024

Je suis sortie à 10h30 de chez moi. J'ai appelé Yann en route. Dans le plus grand des calmes, il m'a dit avoir passé le week-end avec elle, et que c'était bien. Je l'ai entendu.

Elle, c'est Sonia.

J'ai raccroché car je cherchais le n°11, la pluie était torrentielle, j'étais trempée. Je n'arrivais pas à trouver le 11. J'ai appelé la psy qui m'a guidée. En cherchant les numéros le nez en l'air, j'ai foutu mon pied dans un fleuve de pluie. Mes bottes ont pris l'eau, ainsi que mes chaussettes. J'étais trempée, lamentable, perdue. Je me suis mise à pleurer avant d'arriver chez elle.

Yann m'a dit que... Ce qu'il vivait avec elle n'enlevait rien de ce qu'il avait avec moi. C'est ce qu'ils disent tous.

 

 

J'ai donc sonné chez la psy. Ma première psy. Hourra, tralala, ça se fête. Trinquons à ma déraison. J'ai donc sonné chez la psy déjà en larmes. Les lunettes embuées, de pluie et de larmes. Les cheveux ruisselants.

Quelle scène pathétique. Vive moi.

 

J'ai parlé, parlé, parlé, pendant une heure. 80€. Schtink ! Ah ah ah. En vrai, ça fait du bien.

Elle a posé quelques questions. Mais j'ai parlé. J'ai pleuré. Mais qu'ai-je dit que je n'avais pas formulé déjà moi-même ? Je suis dévastée. Je reviens la semaine prochaine.

Le cabinet est cosy, dans une petite maison. La dame est sympa, on dirait une mamie. Elle écoute. Elle écoute. Pathos, pathos, quand tu nous tiens.

Ce qui est éphémère n'a jamais existé. Personne ne me fera douter de ça. Est-ce que j'ai envie de crever ? Non. Parce que crever, c'est comme vivre : ça sert à rien.

24 novembre 2024

Mon coeur bat

à l'idée de te retrouver demain.

 

Je ne te le dirai pas car tu ne m'entends plus.

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