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Dreaming my life

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3 décembre 2024

Sonia,

 

J'ai crû que j'allais t'écrire une lettre d'insultes, ou une lettre de prières, ou une lettre de désespoir.

 

En fait, Sonia, je vais te dire merci.

 

Merci car, tu m'as pris ce que j'avais de plus cher et plus précieux et en fait, je ne me rendais pas compte que tout ça était un mensonge.

 

Merci parce que tu m'as pris celui à qui je pensais tous les matins en me réveillant et tous les soir en m'endormant. Merci parce que tu m'as pris, celui que je respirais, celui que je vénérais, celui que j'adorais. Merci de m'avoir montré comme il était facile pour lui de passer à autre chose, après nos huit ans passés ensemble, avec des moments pas toujours constants dans l'intensité du bonheur, mais quels humains sont capables de planer en permanence 50 pieds au dessus du sol ?

 

 

Merci de m'avoir montré que le dévouement et l'attachement que j'avais envers lui ne pesaient pas grand chose, et que du jour au lendemain, je n'aurais plus le droit de mettre sa main dans la mienne, mes lèvres sur les siennes et que mes caresses dans ses cheveux le rendraient indifférent.

 

 

Merci de m'avoir montré que je n'étais rien. Je sais, c'est pas de ta faute. Quand quelqu'un nous plaît, on attaque, enfin, je crois. C'est lui, le seul responsable, parce qu'il a saisi tes perches, comme si se laisser séduire était inévitable et immaîtrisable (ça se dit ?)

 

 

Merci de me faire me rendre compte, qu'il n'a jamais essayé , si certaines choses n'allaient pas entre nous, de me parler, de me le dire, parce qu'il avait si peu confiance en notre amour.

 

Merci Sonia, de me faire mal, si mal. Merci de me montrer qu'il pouvait me faire mal, si mal.

 

Merci de me montrer que je ne suis rien aujourd'hui, en face de toi. Et que donc, je n'étais jamais rien, que j'étais toujours en sursis, depuis le début.

 

 

Merci d'avoir tissé ta toile, sur toutes ces années, tu as bien trouvé le bon moment, pour t'immiscer. Merci de l'avoir poussé à me dire que, malgré que j'étais la relation qui avait eu le plus de sens pour lui, il s'éloignait de moi, car il ressentait une réelle proximité avec toi.

 

 

Merci Sonia de me détruire et de me faire pleurer ce soir, car mon coeur est en miettes.

 

Merci d'avoir éloigné de moi celui auprès de qui je pensais être enterrée un jour. Tu m'as rappelé que quand je lui ai dit ça, un jour, il ne m'a rien répondu.

 

Merci de m'avoir fait voir tant de vérités en face. Car rien ne vaut la vérité.

 

La vérité c'est que je l'aimais, que je l'aime encore et que lui ne m'aimait pas.

 

Sonia, merci.

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2 décembre 2024

Il vient toujours me voir mais ne me touche plus. Je ne m'y habitue pas. Est-ce vraiment fini ? Je suis peut-être dans une forme de déni. Ou alors : ça ne peut pas être fini.

 

J'ai crû devenir folle. Est-ce que je remonte ou vais-je creuser encore ?

La psy cause pas trop. Bon, je cause beaucoup, c'est mon travail.

Je dors avec lui dans mes rêves. Je vis avec lui dans mes rêves. Dreaming my life. On revient toujours à ça.

29 novembre 2024

Almost blue

Se passer Almost Blue en boucle. En me souvenant de ce qui était probablement notre première nuit ensemble, dans la cabane des ours. Avant de nous endormir, blottie dans tes bras, je t'avais demandé de me chanter Almost Blue. Et tu me l'avais chanté, tes bras autour de moi. Padada... Padadada dadada dadaaa. Ta voix était chaude et confortable, comme tes bras. Chet Baker me tue, comme le souvenir de toi.

28 novembre 2024

Naufrage

Tu dis que tu ne m'abandonnes pas car tu n'abandonnes pas les gens.

 

Je te dis que je dérive et tu me réponds que ce n'est pas ce que tu veux, que je dérive.

 

Tout est vain.

 

Pourtant, tu as pris délibérément, un chemin, qui, tu le savais, me ferait souffrir. Malgré l'amour que je te porte. Malgré l'amour qu'on s'est portés. Tu as toujours été centré sur toi, tu n'as jamais pensé qu'on pouvait revenir. Moi j'avais jamais pensé qu'on était partis.

 

Et l'autre, là. Qui attend son tour depuis des années. C'est l'euphorie, avec elle ? C'est comme nous à nos débuts ? Sait-elle seulement qui tu es, qui tu es vraiment ? Sait-elle ce qu'elle me prend. Bon, je sais que ce n'est pas elle, c'est toi, toi qui part. Elle est insignifiante, elle n'existe pas. Elle n'existera plus, de toutes manières, après que tu te sois recentré sur ta guitare. Comme moi. Je m'en fous d'elle. C'est toi qui me brises. Je ne suis que poussière tellement tu m'as brisée menu.

 

Dire à l'autre qu'on l'aime ne l'a jamais empêché de partir. Se laisser mourir non plus.

 

Je suis pas allée bosser aujourd'hui. J'irai pas demain.

 

Je me sens comme si j'étais rien. A woman of no importance. Je me sens moche, je me sens conne, je me sens insipide, je me sens dérisoire, je me sens vide, je me sens peu attirante. Pourtant, t'as bandé, lundi quand je me suis entourée de tes bras. Je l'ai senti. Et tu t'es décollé vite fait, comme si tu avais peur de lui être infidèle alors qu'il y a quelques mois, tu étais tout pour moi.

 

Je l'ai pas senti venir, le truc. Je nous pensais au dessus de tout ça. Je me suis trompée. Toujours n'existe pas.

 

J'écris à ma copine : "il a passé le week-end avec elle". Je suis dévastée. Elle me répond : "Han, le train dans la face !". Elle est drôle, oui, je me suis pris un TGV dans la gueule. J'ai ri, j'ai ri. Et j'ai pleuré, en même temps.

 

Je n'ai goût à rien. Et je te regarde à longueur de journée, partout. Sur youtube, sur insta, sur twitter, sur facebook, partout. Et je deviens schizophrène car je suis aussi derrière tous ces comptes là, avec toi et sous ton nom. J'ai la tête qui vrille. Je regarde tes photos. Je regarde nos messages. Je regarde notre histoire et pourquoi. Pourquoi pourquoi pourquoi. Je pleure sur le carrelage de la cuisine. Je me souviens que tu aimais t'asseoir là, j'ai envie de lécher le sol. Je demande pardon. Je pleure, encore. J'ai peur de vriller.

 

Je t'ai vu mercredi. T'as une sale mine. Tu dois dormir mal. Tu as des rides. Tu es fatigué. Tu te remettras plus vite que moi. Ta culpabilité est plus légère que ma douleur. Tu regardes des vidéos sur commen être viril. Tu veux plaire à l'autre meuf. Tu manges des bananes. Tu veux être performant. J'ai envie de hurler.

 

Mes collègues me disent "ok, tu vas mal, pas de souci". Ils sont hyper gentils mais ne savent rien. Ils voient juste que je me décompose, je me décompose, je dérive, je perds pied.

 

Je pleure encore. Parfois, je gémis juste.

 

De toutes manières, même s'il revenait (ce qui n'arrivera pas), je suis brisée, il m'a brisée.

 

"Je prie tous les Dieux qui n'existent pas de te ramener vers moi". => Il met un coeur.

 

Un coeur, putain. Un putain de coeur. J'suis trop conne. Bon, allez.

 

 

 

 

 

26 novembre 2024

Aujourd'hui je suis triste pour toujours et ma guitare est mouillée.

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25 novembre 2024

Une rupture et un café

 

25 novembre 2024

En vrai, quelqu'un qui te fait souffrir, il te fait pas souffrir comme ça. Il se dirige d'abord vers un chemin qui te fera souffrir, tout en sachant qu'il te fera souffrir. Et il choisit de s'y engager. Parfois c'est plus fort que lui, ok, mais donc, c'est un faible. Sa faiblesse est plus forte que vos liens. Alors. Pourquoi "rester amis" ? Je n'y crois pas, je n'y ai jamais crû et je n'y croirait jamais. Quelqu'un qui te quitte pour une autre ne t'as jamais aimée.

25 novembre 2024

Je suis sortie à 10h30 de chez moi. J'ai appelé Yann en route. Dans le plus grand des calmes, il m'a dit avoir passé le week-end avec elle, et que c'était bien. Je l'ai entendu.

Elle, c'est Sonia.

J'ai raccroché car je cherchais le n°11, la pluie était torrentielle, j'étais trempée. Je n'arrivais pas à trouver le 11. J'ai appelé la psy qui m'a guidée. En cherchant les numéros le nez en l'air, j'ai foutu mon pied dans un fleuve de pluie. Mes bottes ont pris l'eau, ainsi que mes chaussettes. J'étais trempée, lamentable, perdue. Je me suis mise à pleurer avant d'arriver chez elle.

Yann m'a dit que... Ce qu'il vivait avec elle n'enlevait rien de ce qu'il avait avec moi. C'est ce qu'ils disent tous.

 

 

J'ai donc sonné chez la psy. Ma première psy. Hourra, tralala, ça se fête. Trinquons à ma déraison. J'ai donc sonné chez la psy déjà en larmes. Les lunettes embuées, de pluie et de larmes. Les cheveux ruisselants.

Quelle scène pathétique. Vive moi.

 

J'ai parlé, parlé, parlé, pendant une heure. 80€. Schtink ! Ah ah ah. En vrai, ça fait du bien.

Elle a posé quelques questions. Mais j'ai parlé. J'ai pleuré. Mais qu'ai-je dit que je n'avais pas formulé déjà moi-même ? Je suis dévastée. Je reviens la semaine prochaine.

Le cabinet est cosy, dans une petite maison. La dame est sympa, on dirait une mamie. Elle écoute. Elle écoute. Pathos, pathos, quand tu nous tiens.

Ce qui est éphémère n'a jamais existé. Personne ne me fera douter de ça. Est-ce que j'ai envie de crever ? Non. Parce que crever, c'est comme vivre : ça sert à rien.

24 novembre 2024

Mon coeur bat

à l'idée de te retrouver demain.

 

Je ne te le dirai pas car tu ne m'entends plus.

21 novembre 2024

Alors que je remontais de l'école, ce matin, le froid et la neige m'ont saisi le cœur et j'ai enfin pu pleurer.

Arrivée chez moi, la crise a pris de plus belle, sans s'arrêter. Pleurer, pleurer, avoir mal. Il aime quelqu'un d'autre que puis-je y faire ? Pleurer, pleurer encore. Envoyer un message au travail pour dire qu'on ne viendra pas cet après-midi. Partir à la dérive. Reprendre pied. Écrire un poème et s'y noyer.

Tristesse, douleur. Un amour qui meurt n'a jamais été vrai. Et c'est pour cette raison, qu'il faut le pleurer. Parce qu'on s'est trompé.

 

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