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Dreaming my life

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17 mars 2025

Zinzin

Avec la psy, on a dérivé pour arriver sur le mot liberté.

Putain.

J'ai parlé de trucs et d'autres. J'ai chialé. Mais chialé, pas comme chialé du désespoir d'avoir perdu mon mec. Chialé d'un truc lourd, enfoui, loin. Loin. Dire des trucs qu'on a jamais dit. Chialer son enfance. Chialer sa vie.

Bim ! 80€.

Ouais.

Y a des mots qui font pleurer.

J'ai mal. J'ai mal de Yann. Je comprends que j'ai fait des trucs mal. Mais il suffit pas de regretter et dire qu'on fera mieux pour que l'autre revienne. J'ai besoin d'aide. Comment tu pars sans te retourner ? Je ne suis donc rien ?

 

Je deviens dingo.

 

La cartomancienne

N'est pas une magicienne

Les cartes de son oracle

Ne font pas de miracles.

 

Pourtant elle ne cesse de dire

Ton autre va bientôt revenir

Regarde les cartes que j'ai tirées

L'univers va te le ramener.

 

C'est beau les algorithmes.

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25 février 2025

Je t'appelais "mon chéri", "mon amour", parfois "mon ange" ou "petit ange". J'avais toujours trouvé un peu grotesques les couples qui se donnaient des petits noms sirupeux. Mais l'amour que je te porte les faisait s'envoler tout seuls.

 

Voilà plus de trois mois que ma vie s'est écroulée. Rien ne bouge vraiment. Ce qui était vrai alors est vrai maintenant. Je pense à toi chaque seconde de ma vie. Je me réveille en détresse, je m'endors en priant de te rejoindre. Parfois je dors beaucoup mais je me réveille épuisée. Parfois, je n'arrive pas à fermer l’œil et les nuits sont blanches.

 

Quand, dans la nuit, je me réveille, le premier réflexe est de voir si j'ai un message de toi, quelque part. C'est mon premier réflexe depuis dix ans. Maintenant, mes espoirs se heurtent à du vide.

Tu dis que je suis assez intelligente pour savoir que peut-être, je me raconte des histoires, en disant que tu es l'homme de ma vie et que nous nous réunirons un jour. Je ne sais pas. Je ne vois pas de futur sans toi. Ni de présent d'ailleurs. Tu es en moi. Je te porte. Tu m'entoures.

La douleur est tellement intense, que, bien sûr, ma raison me dit que je dois, que je devrais te laisser partir... Je n'y arrive pas.

J'essaye de me faire violence, mais mon corps refuse. Et mon corps est plus fort que moi. Ce matin, j'ai pensé à abandonner l'idée d'être avec toi. J'ai été prise aussitôt de nausées horribles.. Mon corps ne veut pas. Comme mon corps se refuse à tout tant que tu n'es pas près de moi.

Je me rends compte que c'est bien plus que de l'amour que je te porte. C'est une passion dévorante et déchirante - en ce moment. Il est peut-être étrange pour un humain comme toi de s'entendre dire ces mots là. Mais ils sont vrais. Au delà des sentiments, au delà de la raison, mon corps entier t'aime et refuse de te perdre et il rejette cette alternative.

Tu es quelqu'un de très spécial. Tu es tellement et tant de choses indescriptibles. Les gens avec qui j'ai parlé de toi ne réalisent pas. Pour eux, ou pour la plupart, sans doute, tu es le mec un peu marrant, un peu bizarre, qui est génial dans un domaine. Mais tu es bien plus que ça. Sinon je ne ressentirais pas une telle détresse de te perdre.

Quand je regarde les vidéos de Yohann, je lis beaucoup de choses dans ta posture, sur ton visage, même quand tu portes des lunettes sombres. Tu dois trouver que c'est étrange, je ne te connaissais même pas à l'époque.

Ce que je sais, c'est que jamais - pour moi- quelqu'un n'égalera ta sensibilité, ton intelligence dans bien des domaines et ton ouverture d'esprit. Ni non plus dans l'affection et dans la tendresse que tu es capable de donner, quand tu as envie de donner,quand tu ne te bloques pas en raison de tes peurs, de tes fantômes. Cet amour dont tu es capable, il  m'a comblé tant de fois, il m'a rendue si heureuse.

La psy me demande de faire des exercices de respiration, d'ancrage, pour "laisser partir". Même devant elle, mon corps se refuse. Je ne peux pas.

Je sais, tout ce que je dis est sans doute lamentable. En termes de stratégie de "reconquête", faire pitié n'est sans doute pas très brillant. Et puis, il y a la distance. Je ne t'ai pas vu depuis décembre. Pourtant, en t'écrivant, je sens cette sincérité de moi vers toi comme une force. Je te l'ai dit souvent, je n'ai pas peur de me dévoiler devant toi (ou peut-être un peu maintenant ?) et il n'y a rien de plus valorisant pour moi, quand toi, tu te dévoiles devant moi et me confies des choses que tu ne dis à personne d'autre.

Je me désespère et pourtant j'espère.

Je t'espère toujours.

Le temps me semble long sans toi.

Chaque seconde est une éternité.

Le vent souffle fort.

Je t'aime.

16 février 2025

Quand reverrai-je ?

Je souffre toujours énormément.
J'essaye d'être courageuse, de prendre sur moi mais j'ai toujours horriblement mal.
 
Je devine les moments passés avec elle.
 
Ce soir j'ai tenté une deuxième scène ouverte...
La première je l'ai passée à chialer dans le noir en écoutant les chansons des autres. Toutes me faisaient penser à toi. Quand je suis passée, j'ai fait mes deux chansons à moi en tenant debout.
Ce soir, je suis passée en premier. J'ai eu mal, tout le temps. Je ne trouve plus de joie dans la musique. Je ne trouve plus de joie dans les autres. Je ne trouve plus de joie. Cette fois, quand j'étais sur scène, j'ai sentie une crampe dans le ventre. Et j'ai dû continuer malgré tout. Etait-ce une crampe de faim ? Etait-ce une crampe d'angoisse ? (J'ai pensé à ton visage en disant la phrase d'Ulysse 'mais quand reverrai-je ?") Ce n'était pas le stress de la scène qui me passait bien au dessus. De retour à ma place, j'ai fixé le vide et parfois les musiciens.
Une fois à la maison, revoilà cette sensation de nausée. De nausée et de faim en parallèle. C'est horrible. Tu me manques. Je me tords de douleur. Je ne peux travailler pour demain. Je m'accroche à mes souvenirs de toi. Tous les mots sont inutiles.
11 février 2025

Je lui ai offert

Je lui ai offert mon exemplaire d'Alcools d'Apollinaire, il y a longtemps. En pensant qu'un jour, nous ferions bibliothèque commune. On ne trouve plus cette édition, avec la couverture que j'aimais bien.

Je lui ai offert mon CD de Fantasy Life of Poetry and Crime, commandé sur le site de Peter Doherty en Angleterre et qu'on ne trouve pas ici.

Je lui ai offert mon exemplaire de Jardins Sucrés, de Trondheim. Ce bouquin est épuisé et je l'adorais. Mais je l'adore bien plus encore et je me dis que lui offrir ce que je préfère est un signe fort. S'en est-il seulement rendu compte ? Je lui ai donné tout ce que j'aimais le plus. Une partie de moi regrette. Une autre pense que c'est ce qu'on fait, quand on aime. Même quand l'autre ne nous aime plus.

9 février 2025

Je suis déçue de lui.

Mais je ne suis pas en colère après lui. Ou seulement un peu de temps en temps.

Qui n'a jamais désiré une autre femme que la sienne ?

Je sais pas.

Jamais il ne m'a fait de reproches ou dit que quelque chose n'allait pas. Et paf, il disparaît.

J'ai mal. J'ai envie de crever souvent, mais de manière de plus en plus sourde. Parfois je passe plusieurs heures sans pleurer puis ça revient.

Il est partout autour de moi. Il a vécu partout autour de moi. Il est partout. Je le vois assis sur le sol de la cuisine. Je le regardais d'un air réprobateur parce que souvent c'est sale (je passe pas trop souvent la serpillère) et je lui disais "te mets pas là, c'est sale". Aujourd'hui, je voudrais le voir assis là. Et même je me mettrais à côté de lui.

Pourquoi cette meuf a voulu précisément le mec que j'aime ? Pourquoi ? Alors qu'il est balourd, s'habille n'importe comment et fait des blagues parfois bizarres, garde des traces de dentifrice sur sa tronche et parfois sur ses vêtements après s'être brossé les dents ? Pourquoi ??? Pourquoi, alors qu'il y a 5092485920 mecs ou plus qui existent, elle a voulu celui-là ? Oui, parce que je sais... que si elle était pas entrée en chasse, il ne serait pas parti. Il est ce genre de mec là. J'ai envie de crever. De ce mec qui ressemble à rien. Qui a des comportements bizarres, qui ronfle comme un ours et pousse des gloussements bizarres dans son sommeil. J'ai mal, putain de bordel de merde, j'ai trop mal.

 

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4 février 2025

BS

J'ai tellement envie de rien, que je passe mon temps à regarder ses réseaux.

C'est traître, parce qu'il y a des trucs qui se lancent, des vidéos. Alors je les écoute, parce qu'elles font du bien, même si je sais que c'est du BS.

Y a la voyante, qui te dit que ton mec est parti avec une autre, mais qu'il va revenir, te demander pardon et blabla.

Puis, comme t'a regardé, une autre la suit, avec une autre voyante, qui te dit pareil mais avec d'autres cartes et d'autres mots.

Puis une autre, une autre. C'est bien fait les algorithmes.

Puis t'as des coach bien-être, motivation, tralala qui enchaînent. Ceux qui te disent que pour qu'il revienne, tu dois l'ignorer. Ceux qui te disent, que t'es la meilleure et que c'est lui qui a perdu parce que tu l'aimais. Et d'autres qui te disent qu'il te respecte pas alors laisse tomber. Des pétasses trop maquillées et flitrées qui te disent que c'était un connard et que si tu souffres et bien tu en sortiras plus forte et tralala.

Puis de nouveau les cartomenciennes. Il va revenir, vous allez vous pardonner et vivre heureux ever after.

Au bout d'un quart d'heure comme ça, ton cerveau vrille. Mais ça t'empêche de pleurer à torrents pendant des heures. T'as pas envie de bosser, t'as pas envie de guitare, t'as pas envie de lire. T'as juste envie de mourir. Ou d'écouter la dame, là qui te dit qu'il va revenir. Et ton cerveau vrille de plus en plus. Parce qu'il reviendra pas.

26 janvier 2025

I try

J'essaye de l'oublier. Et en même temps, je ne veux pas.

 

La psy me demande de faire des exercices de respiration pour laisser partir ma douleur. Je ne veux pas. Je ne peux pas.

 

Quand il a commencé à poster les baskets de la meuf lors d'une promenade en forêt, j'ai crû que j'allais crever. J'ai tout coupé.

 

Mais il me ré-écrit. Toujours. Alors j'espère, et je reviens, et je lui écris de longs messages. C'est pour son ego ? C'est pour me garder sous la main, au cas où ? Je ne sais pas. Mais il ne m'aide pas à le laisser partir. Je voudrais qu'il revienne mais en même temps, il m'a laissée tomber, il m'a laissée crever. Pourquoi revenir ?

 

Et puis même s'il me contacte, il me dit parfois des mots qui me donnent de l'espoir, mais en même temps, il ne va pas laisser l'autre. Il ne le dit pas, mais je le sais, je le sens qu'il veut vivre cette relation. Il m'a écrit une fois qu'il se sentait un peu perdu. Que faire ? Rien. Je ne peux rien faire. Je ne VEUX rien faire. Tu le sais, toi, ce que c'est n'avoir plus envie de rien dans ta vie ? Que les choses qui te faisaient plaisir ne t'attirent même plus ? Que tu veux juste t'allonger et attendre que le temps passe ?

 

Mon père, il a connu ma mère enfant, ils habitaient dans la même rue. Il a toujours été amoureux d'elle. Elle s'est mariée jeune, a eu deux enfants, a divorcé. Mes parents se sont mariés à 27 ans. Ma copine me dit "sinon tu fait comme ton père, tu attends comme une murène". Elle me fait toujours rire, même quand je suis désespérée, avec ses images à la con. Sauf qu'attendre quelqu'un quand tu as 18 ans et l'attendre quand tu en as 52, c'est pas pareil. Et si j'apprends qu'il se marie ou s'installe avec elle, j'aurais encore plus envie de me flinguer.

 

20 janvier 2025

Disparaître

Je m'évanouis de plus en plus.

 

Je mange la moitié de ce que je mangeais avant, au maximum. Et à chaque fois, mon corps en rejette la moitié. Mon estomac ne supporte pas. Désolée, lecteur, si ça te dégoûte. C'est ma vie. Je dors beaucoup. Je traîne mes chaussons d'une pièce à l'autre, comme un fantôme. J'ai envie de rien. Je me sens rejetée, impuissante. Je pleure beaucoup.

 

Hier, j'ai dit qu'il fallait que je reprenne goût à la vie. Et ce qui peut me donner goût, c'est la musique. En écouter, et en jouer. Alors j'ai décidé de participer à une scène ouverte dans une ville pas trop éloignée de la mienne. Dans un cabaret. J'avais l'habitude des scènes ouvertes organisée par ma ville. J'avais fini par m'en lasser car le chef faisait passer ses potes en premier. Nous, on arrivait tôt et on passait à la fin et tous ceux qui avaient joué leur trucs (souvent de qualité médiocre, mais les scènes ouvertes c'est fait aussi pour ça) s'étaient plus ou moins barrés, sauf les tarés qui se faisaient un gros bœuf à la fin, en mode tiens, regarde, on est bons, nous. J'avais fini par ne plus y aller depuis bien longtemps.

 

Là où je suis allée hier, c'était cool. Mais vraiment une ambiance différente. Déjà la moyenne d'âge n'était pas 25-30 ans mais... beaucoup plus. :D Et puis, tout le monde sauf moi à chanté de la belle chanson française. Ouais, j'suis un peu brebis galeuse, mais je savais pas.

 

L'organisateur tirait les noms vraiment au hasard, pas de copinage. Ce qui est cool et plus respectueux de tout le monde. Chacun a fait deux chansons. En plus, tout le monde dans la salle écoutait les autres, ça ne papotait pas dans les rangs. Et ça, c'est appréciable.

 

Je suis passée en avant dernier de la première partie (une pause au milieu). Et j'ai chanté I'll be your mirror du Velvet Underground et Fantasy Life of Poetry and Crime de Peter Doherty et Frederic Lô.

 

Avant de passer, j'ai pleuré en écoutant certaines chansons émouvantes. Et je me suis demandée ce que je venais foutre là. Tout le monde était super bon. Il y avait des pros, aussi des compositeurs, j'avais un peu honte. :D Heureusement, après, il y en a qui ont fait des trucs nuls, on oublié leurs paroles et fait des couacs, et ça, ça réconforte. Je sais, c'est méchant, mais on se sent rassuré, quoi. En même temps, ils ont toute ma sympathie.

 

Quand j'ai été appelée, je me suis réaccordée, j'ai réglé la hauteur de mon micro, tout ça. Fallait bien se réaccorder parce que ça pelait dans la salle et la température, ben voilà, ça fait bouger les cordes. Il paraît que je me suis fait attendre. C'est ça les stars, que veux-tu.

 

Je me suis trompée d'accord à un moment mais j'ai pas fait comme certains "MERDEEEEUH je me suis trompééééééé". Que Nenni. Il faut partir du principe que le public n'y connaît rien. Donc j'ai fait un grand sourire, j'ai laissé une mesure en suspens et hop ! ni vu ni connu, j'ai repris. J'ai été écoutée religieusement. Ce qui change vraiment de mes autres scènes ouvertes.  Je ne voyais pas la personne qui m'accompagnait car elle était vêtue de sombre. Mais derrière, il y avait un mec qui avait déjà chanté deux chansons rigolotes. Il avait des cheveux blancs et un pull clair, donc je le voyais bien. Il avait l'air d'apprécier mes chansons, alors je me suis accrochée à lui pendant que je jouais, je l'ai regardé. Il faut toujours chercher un soutien dans le public, et si on n'y voit rien car la salle est trop sombre, on regarde au loin.

 

J'ai été chaleureusement applaudie. Ce qui m'a fait plaisir. Ma première scène ouverte seule, sans mon amour derrière ou pas loin, sans mon duo, sans avoir invité pratiquement personne et sans les gens de ma ville que je connais, à force.

 

Pendant la deuxième partie, j'ai pleuré encore. Encore. Encore. Sur des chansons tristes et sur des chansons joyeuses. J'ai eu des haut-le-cœur vers la fin. Je suis un désastre. Heureusement, il faisait sombre. A la fin j'avais à peu près bonne figure et j'ai échangé deux mots avec mon "soutien" du public. Il a l'air sympa. Tout le monde avait l'air sympa. Et assez intello aussi, ça me plaît. Je sais, je suis une connasse intello. Pourquoi crois-tu qu'on me quitte ? Les gens ont la trouille de moi. Pourtant j'essaye de rester simple et humble, d'avoir de l'humour. Mais le côté connasse ressort souvent. C'est dans mes gênes, faut croire.

 

Après, je suis rentrée. Il faut croire que cette sortie m'a demandé une force au dessus de moi. Arrivée chez moi, je me suis effondrée en larmes. J'ai vu que Y. avait mis une photo de son week-end avec sa nouvelle meuf. Dévastée au carré. Je reconnais son manque de tact. Je me suis effondrée de nouveau plus bas encore. J'ai vidé mon estomac, bien plus que je ne l'avais rempli depuis le matin. Je me suis roulée en boule de nerfs pendant peut-être un quart d'heure. Que faire quand ton corps ne t'obéit plus ? Que faire quand tu veux aller mieux mais que tu y arrives pas ? J'ai pensé à son indélicatesse et j'ai dit STOP. J'ai supprimé tous mes liens vers lui (oh, je sais, est-ce que ça empêche quelque chose ?). J'ai fermé mes téléphones et j'ai pensé. Vais-je me laisser détruira par quelqu'un qui m'a jetée comme une vieille paire de pompes du jours au lendemain ? Après 8 ans ensemble. Il a toujours pris ce que je lui donnais. Mais il ne m'a jamais donné de place. La psy, l'autre jour, elle a utilisé le mot "engagement". Bon sang, mais c'est bien sûr.

 

Non. Je ne vais pas me laisser détruire. Je me relève. Watch out, me voilà. Faut que j'alimente mon corps petit à petit. Ce qui ne commence pas super bien, mais on va y aller. Je sais pas. Peut-être acheter de la glace chocolat-pistache ?

 

J'ai écouté un enregistrement de ma scène ouverte. J'ai trouvé que ça balançait bien. J'ai écouté un certain nombre de fois. Ce qui m'a rendue un peu heureuse, si c'est possible. C'est déjà ça, je prends. J'ai pas envie de corriger mes copies, là, mais je vais y aller. Je vais arrêter de regarder l'autre qui poste les baskets de sa meuf lors de leur balade en forêt. Je vais essayer. J'avais déjà pensé, ce week-end "s'il voulait être avec moi, il SERAIT avec moi". Voilà. Il est pas là. Parce qu'il ne veut pas. Cela ne dépend pas de moi. Alors Fuck OFF.

 

 

 

 

 

 

18 janvier 2025

NAUFRAGE

NAUFRAGE

 

 

Je pars vers un pays qui s’appelle Naufrage
Je vais devoir m’armer de temps et de courage
Traverser les tempêtes, affronter les orages
Mes larmes et mes sanglots comme unique bagage
Je pars vers un pays qui s’appelle Naufrage

 

Le bateau que je prends s’appelle Amant Ravage
Il prend l’eau de partout, c’est son dernier voyage
Et ni la traversée ni les beaux paysages
Ne f’ront perdre l’horizon de ton joli visage
(ô, ton regard sauvage)
Le bateau que je prends s’appelle Amant Ravage

 

Je finirai sans doute le trajet à la nage
Et quand j’arriverai se perdra ton image
Qui m’aura poursuivie tout au long du voyage
Dans mille et un reflets, dans mille et un mirages
Je finirai sans doute le trajet à la nage

 

Tu étais ma maison tu étais mon rivage
J’aurais vogué longtemps vers la fin du voyage
Trouverai-je une terre trouverai-je un ancrage ?
J’aurais erré longtemps je serai d’un autre âge
Tu étais ma maison tu étais mon rivage

 

J’vivrai dans un pays qui s’appelle Naufrage
Car même dans l’oubli tu s’ra dans les parages
Tu seras chaque grain de sable sur la plage
Tu seras le bruissement du moindre coquillage
J’mourrai dans un pays qui s’appelle Naufrage

9 janvier 2025

Les gens...

Les gens ne sentent rien, ne voient rien.

Mon collègue me dit ce matin : "je te trouve bonne mine, tu as pris des couleurs et tu as perdu du poids".

Bonne mine => j'ai des yeux de pandas tellement j'ai pleuré.

Tu as pris des couleurs => je suis un fantôme.

Et tu as perdu du poids => je fais deux fois moins de repas et quand je mange un peu je finis par avoir la nausée.

Il poursuit "tu as du partir en Bretagne, tu aimais bien aller là-bas".

Oui, j'ai eu envie de me jeter des rochers, j'ai eu envie de me noyer dans la mer tourmentée... J'ai vu toutes les plages que nous aimions, les coins où nous avons tourné et il n'était pas là.

La semaine dernière, une dame a disparu. Son manteau était resté sur les rochers en bord de mer...

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